Pavillons France, Luxembourg, Liban à la 57è Biennale de Venise, avant-première

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Exception culturelle à plus d’un titre, c’est une française, Christine Macel qui est maîtresse de cérémonie pour cette 57è Biennale de Venise,  « une biennale avec les artistes, par les artistes, pour les artistes » comme le résume cette jeune et brillante intellectuelle. Au total 84 pays présents et 120 artistes de toute génération incarneront son mot d’ordre qui claque comme un vent humaniste « Viva Arte Viva Arte Viva Arte ».

Morceaux choisis.

Le Pavilllon Français : Studio Venezia de Xavier Veilhan

Lors d’une conférence de presse pilotée par l’Institut français et les ministères des Affaires étrangères et de la culture et communication, Xavier Veilhan dévoile les contours de son installation immersive, transformant le pavillon français en studio d’enregistrement musical à la façon de Schwitters, ouvert aux musiciens professionnels du monde entier.Accompagné par le commissaire Lionel Bovier et l’artiste Christian Marclay (Lion d’Or à la 54è Biennale de Venise pour sa video The Clock) l’artiste répond au projet de Christine Macel en invitant plus d’une centaine d’artistes nombre d’entre eux des créateurs français ou vivant en France et sur le continent africain pendant toute la durée de l’événement. Une proposition ouverte et généreuse autour des temporalités musicales et sonores en osmose avec les arts plastiques à l’instar des expériences du Bahaus ou du Black Mountain College.
http://www.institutfrancais.com

Pavillon Luxembourgeois : Thank you so much for the flowers de Mike Bourscheid

Après le Mudam, c’est au tour du Casino- forum d’art contemporain d’organiser et coordonner la participation luxembourgeoise en partenariat avec le Ministère de la Culture, Palais Cà Del Duca (Canal Grande). Sélectionné par un jury international l’artiste Mike Bourscheid vivant à Vancouver transforme le pavillon en un cadre domestique intimiste où il déploie une narration décalée et excentrique autour des clichés liés au genre, à l’identité sexuelle, au travestissement. Protagoniste de sa fiction il se met en scène dans des rituels affublé de costumes de sa propre fabrication. Il expose ses tenues et ses sculptures pour mettre en avant les temps morts entre les performances et jouer de ces artefacts. Sous cet humour burlesque et absurde se cache une réflexion sur la pratique artistique et ses périphéries et la place de l’art dans notre quotidien.

Commissaire : Kevin Muhlen, directeur du Casino
http://www.casino-luxembourg.lu/

Pavillon Libanais : le Soleil Noir de Zad Moultaka

Compositeur et plasticien, l’artiste libanais imagine dans l’Arsenale Nuovissimo un monument à Samas, le dieu du soleil et de la justice des Babyloniens en faisant chanter un monumental moteur de bombardier adossé à un mur étincelant tel le veau d’or pour tenter de conjurer le crépuscule annoncé de cette civilisation du Moyen Orient et ses vestiges. Une dramaturgie mécanique et sonore qui prend sa source dans les textes sacrés sumériens. Qui est Samas aujourd’hui ? Ce veau d’or toujours vivant ? Ce chant des bombes qui recouvre tout le reste ? comme le souligne Emmanuel Deydé, historien et critique d’art, commissaire de cette aventure hors norme qui signe le retour du Liban à la Biennale de Venise. Un partenariat privilégié avec l’IRCAM a été pensé pour l’occasion.
http://pavillonlibanvenise2017.com

INFORMATIONS PRATIQUES
57è Biennale de Venise
Du 13 mai au 26 novembre 2017
Journées professionnelles du 10 au 12 mai 2017
http://www.labiennale.org

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