David Nicolas Parel : Le Muscle, en scènes et coulisses

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Deux raisons de vous rendre au 50 Foch : vous inscrire comme bodybuilder ou voir l’exposition du travail que David Nicolas Parel mène depuis quatre ans sur l’univers musclé des compétitions internationales du culturisme. Époustouflant.

Le culturisme ? David Nicolas Parel l’a pratiqué dès l’âge de 20 ans pour venir à bout de l’obésité que lui avaient laissée les fastfoods de son adolescence. Pendant cinq ans, le jeune homme qui le soir se fait abdos et triceps en salle passe ses journées d’un job à l’autre : serveur, agent de sécurité, réceptionniste d’hôtel, caissier d’une salle de cinéma sur les Champs-Elysées, moniteur de fitness dans le Marais, employé de banque à Genève, critique de cinéma, ouvrier de manutention, sélectionneur de films, vendeur en sex-shop, toutes activités qui ne l’empêchent pas de se tourner vers l’écriture de scénarios et de réaliser en 2007 un  court-métrage, « Le Seuliste », dont il est l’unique interprète.

Son deuxième film, « Body » revient au culturisme tel que le vit son jeune frère Gary qui, dix ans après lui, s’engage dans le cycle tendu de l’entraînement et des compétitions. Le décalage entre le sport-spectacle et la tension de l’entraînement conduira à une investigation photographique du culturisme, dans sa parité hommes-femmes. La visibilité offerte par ses parutions en presse finit par aider David Nicolas Parel à forcer des portes réputées. Le reportage de la session européenne de l’Arnold Classic de Madrid  en 2014 lui vaut de suivre l’équipe organisatrice de l’événement dans le circuit international des compétitions initiées par Arnold Schwarzenegger. Il y en aura huit, d’abord à Columbus, Ohio, USA, siège officiel de l’événement, en Afrique du Sud et jusqu’à Hong Kong.

La rencontre avec l’acteur-bodybuilder-gouverneur de Californie, perpétuellement entouré d’une garde rapprochée de conseillers et d’agents, n’a cependant lieu qu’en février 2017 à Columbus. La figure mythique de Schwarzenegger participera à la consécration artistique du jeune photographe : exposée à Zurich et à Paris à l’hiver 2016-2017, la série finaliste du Swiss Photo Award 2016 sera présentée à Arles en 2017 à la fondation Manuel Olivera Ortiz. Saga noir-et-blanc d’une beauté nommée puissance, mélange édifiant d’effort et de sensualité, Most Muscular devrait bientôt trouver l’éditeur assez avisé pour monter la première monographie du travail d’un photographe suisse désormais suivi par le demi-dieu du culturisme.

INFORMATIONS PRATIQUES
Most Muscular
David Nicolas Parel
Jusqu’au 28 février 2018
50 Foch
50, avenue Foch
75016 Paris
http://www.davidnicolasparel.com

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