Dans le bain révélateur de Ludovic Sauvage

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Vision infra rouge chez l’artiste qui part en général d’un corpus d’images glanées, ici des couchers de soleil qu’il a agrandis et posées sur de grands stickers (comme il l’avait fait à l’issue de sa résidence à HEC et au Parc Floral de Paris).

Les vitres teintées de la galerie occultant la vue extérieure l’on se trouve plongés dans une atmosphère artificielle, tandis que le crépitement sonore de l’âtre renvoie à d’autres images éculées. Posés au sol des surfaces réfléchissantes jouent avec nos reflets et perception.

Comme une sensation domestique avec ces lavabos et luminaires, même si les trépieds métalliques dans leur aspect autoritaire introduisent une distance. Manipulations et phénomènes optiques pour ce côté face et son revers dans l’autre pièce de la galerie et cette moquette rouge qui appelle d’autres clashs cinématographiques, d’autres télescopages, d’autres espaces temps…Manipuler le temps, se jouer des surfaces et des supports, interroger le cheminement de l’image comme une nostalgie en circuit-fermé d’un temps fantasmé plus que vécu.
Un jeune artiste très prometteur qui signe sa 1ère exposition en galerie.

INFOS PRATIQUES :
Ludovic Sauvage
Mindless Pleasures
Du 3 février au 1er mars 2018
Galerie Escougnou-Cetraro
7, rue Saint-Claude
75003 Paris
http://escougnou-cetraro.fr

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