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Depuis le 12 mars dernier, le Musée national de l’histoire de l’immigration propose au public de découvrir Mondes Tsiganes, une exposition qui propose de revenir aux origines de la représentation des Tsiganes au travers de documents et photographies historiques et de (re)découvrir le travail de Mathieu Pernot réalisé sur plus de 20 ans sur une famille tsigane : Les Gorgan. A l’occasion, un ouvrage est également publié aux éditions Actes Sud.

Mondes Tsiganes donne à voir une autre vision des Tsiganes et permet de comprendre les origines d’une discrimination qui perdure encore aujourd’hui

Cette exposition, riche de plus de 800 photographies, montre comment s’est créée, au fil du temps, l’image des populations tsiganes, Roms, Manouches et Gitans et met en lumière leur histoire, trop souvent simplifiée. A travers les représentations du XIXe et du XXe siècle, l’exposition révèle la répétition, la persistance et la circulation de certains motifs : la bohémienne, le montreur d’ours, le « peuple de la frontière » impossible à circonscrire, les nomades…

Dans l’exposition, des séries d’images reflètent la diversité des parcours de vie singuliers et révèlent des productions inédites de photographies. Émile Savitry, photographe et ami du célèbre guitariste Django Reinhardt, qu’il a accompagné pendant sa carrière, Jan Yoors, photographe d’origine belge qui a quitté sa famille pour vivre avec des Tsiganes, Jacques Léonard, photographe d’origine française qui a saisi le quotidien intime des Gitans de Barcelone, ainsi que Matéo Maximoff, d’origine rom et manouche, qui s’est attaché à poursuivre le récit de l’histoire de sa famille en images.

En conclusion et en contrepoint à cette première approche, le Musée présente la série Les Gorgan de Mathieu Pernot. Initié en 1995, ce travail s’inscrit comme une nouvelle étape du regard photographique sur les populations tsiganes. L’oeuvre de Mathieu Pernot relate vingt années de travail et d’échanges avec la famille Gorgan, un clan gitan rencontré à Arles pendant ses études. Reprenant d’abord les codes de la photographie documentaire et ethnographique, ses photographies nous interrogent sur la nature de notre regard sur cette communauté. La neutralité des images et la distance établie avec les sujets excluent toute forme d’exotisme. 

INFORMATIONS PRATIQUES
• Mondes tsiganes
Du 13 mars au 26 août 2018
Palais de la Porte Dorée

Musée national de l’histoire de l’immigration 
293, avenue Daumesnil 
75012 Paris
http://www.histoire-immigration.fr
• Mondes tsiganes
Une histoire photographique, 1860-1980
Actes Sud
Sortie le 14 mars 2018
19,6 x 25,5 cm, 192 pages
29 euros

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