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Isabelle Lévénez se considère comme une artiste plasticienne. Elle est plus connue pour son travail vidéo et ses installations. Elle s’inspire, pour mieux se les réapproprier, des performances filmées des années 1970 (Acconci, Nauman, Abramovic, Pane). Elle s’auto-filme et restitue ainsi directement une expérience sensible pour le spectateur. Le corps ou plutôt sa présence est omniprésent. Il s’invite dans le travail de l’artiste, suggéré jusqu’à l’effacement.

C’est son travail de dessin qui a été récompensé cette fois-ci, un travail qui accompagne très souvent ses productions vidéos comme des diptyques indissociables. Le corps est encore présent, plus imaginé que représenté pour laisser la place à des translations subtiles. « Je désire que le spectateur me suive là où je l’emmène. Pour aller ailleurs », dit Isabelle Lévénez.
L’artiste se joue aussi de l’écriture. Elle convoque Perec, Beckett et Kafka pour tracer, selon Isabelle Lévénez, l’insensible écart entre la pensée et les mots devenus symboles. Ses lignes sont alors plus des graffitis (on pense à Cy Twombly), des incantations magiques. L’association des images et de l’écriture entraînent une nouvelle fois le regardeur à s’évader ailleurs.
On aura compris que le travail d’Isabelle Lévénez, d’une grande maîtrise technique, est de l’ordre de l’intime, de l’invisible et de l’impermanence.
Isabelle Lévénez, lauréate du prix décerné conjointement par le salon DDessin et l’Institut Français de Saint-Louis du Sénégal voit son travail récompensé par trois semaines de résidence d’artiste à l’Institut. Une édition numérique personnelle sera consacrée au travail de la lauréate. Cet eBook sera édité par Tribew dans la collection WorkOf.
Isabelle Lévénez est représentée par la H Gallery (Hélianthe Bourdeaux-Maurin)
Pour plus d’information sur le travail de l’artiste

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