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À l’âge de 24 ans, j’étais jeune brocanteur tout en étant étudiant à l’école du Louvre. C’est à peu près à cette période que j’ai commencé à côtoyer la performance et à en rencontrer les artistes, comme notamment Nam June Paik. Il est devenu rapidement un ami dont j’admirais profondément le travail.

C’est quelques années plus tard en allant dans son atelier à New-York en 1988, que je lui ai acheté une première oeuvre : « Sister ». Je me souviens que dans une interview avec Ardisson, il avait expliqué : « C’est comme ça que je vois la télévision, pour moi la Télévision c’est trop lent, l’homme aura la possibilité de pouvoir regarder un film en quelques secondes ».

Aujourd’hui, considéré comme le pape de l’art vidéo, cette oeuvre fait partie de ce qui est majeur dans son oeuvre. C’est une histoire d’amour de plus de 30 ans… Je l’ai exposé à de nombreuses reprises et je prends chaque fois un plaisir fou à l’installer, à la manipuler pour quelle vive à nouveau.

Dans l’exposition V.I.E à la galerie W (5 rue du grenier Saint Lazare), Nam June Paik est l’arbre dont les ramifications s’étendent aux artistes d’aujourd’hui. L’exposition ne traite pas que de la vidéo en soi mais bien de ce qui s’en dégage. Les artistes utilisent la vidéo, l’image, les nouvelles technologies pour questionner la notion d’interaction, de langage, de transmission, de perception. Lorsque l’on découvre l’exposition on est aussi bien amusé, qu’étonné, ému ou encore séduit. Je suis vraiment heureux de cette nouvelle collaboration avec Eric Landau et sa galerie.

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