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Soucieux de répondre à l’envie du public du Prix Kolga (décerné depuis 2002) d’être plus généralement « éduqué à l’image », les organisateurs de Kolga Tbilisi Photo, Beso Khaindrava et Nino-Ana Samkharadze, ont élaboré (avec l’aide précieuse de Tina Schelhorn, Teona Gogichaisvhili, Gregor Beltzig et Claudia Zanfi) un programme d’expositions alliant photographes de stature internationale et talents géorgiens.

Plusieurs vernissages par jour ont rythmé l’édition 2018 de Kolga Tbilisi Photo. Disséminées à travers la capitale géorgienne, les expositions étaient présentées dans des lieux parfois inattendus, du container posé dans la cour d’un hôtel branché à un porche décrépi, d’un ancien hôtel particulier aux salles en rotonde d’une banque en passant par une usine désaffectée.

Les visiteurs purent découvrir des écritures photographiques personnelles et variées, allant du reportage de guerre à la narration poétique.

Côté portrait, il y eut les diptyques de Max Cardelli, les plans serrés de Levan Kherkheulidze et les polaroïds de Thomas Dahmen photographiant…le petit monde de la photographie.

Les danois Laerke Posselt et Mads Greve confièrent voir dans leur projet commun une forme d’autoportrait.

On put aussi déambuler dans le Paris de Henri Cartier-Bresson, plonger dans l’univers onirique du « Petit Chaperon Noir » imaginé par Sarah Moon… mais aussi tomber en arrêt devant les images coup de poing de Jan Grarup ou encore de Meinrad Schade témoignant d‘un monde en conflit. Badri Vadachkoria et Daro Sulakauri relatèrent chacun des pans de l’histoire culturelle et géopolitique contemporaine de la Géorgie. Ce que fit aussi Nanuka Zaalishvili à travers son inventaire d’arrêts de bus construits sous l’ère soviétique.

Bill Owens nous ramena quant à lui dans le San Francisco des années 60 au cœur des manifestations contre la guerre du Vietnam ou la ségrégation.

Une mention très spéciale revient à Vanessa Winship et George Georgiou pour leur subtile évocation des Etats-Unis d’aujourd’hui. La vision intimiste de la première complétant l’étonnante étude démographique du second, réalisée à travers des tirages XXL de parades américaines. On notera que c’est à Tbilissi que ce regard croisé put être organisé pour la première fois.

www.kolga.ge

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