Pierre Faure, lauréat de la 1ère Bourse des Amis du Musée Albert-Kahn

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L’association des amis du musée Albert-Kahn a lancé en 2017 sa première bourse destinée aux photographes engagés dans un travail en accord avec les valeurs humanistes incarnées par Albert Kahn et prônant l’ouverture au monde et le dialogue des cultures. Le jury a désigné Pierre Faure comme lauréat avec son reportage sur la montée de la pauvreté en France, intitulé « France Périphérique » !

Pourquoi as-tu eu envie de candidater à la Bourse des Amis du Musée Albert-Kahn ?

Depuis 2012 je documente la montée de la pauvreté en France, j’y consacre environ 200 jours par an. C’est essentiellement grâce aux prix et bourses que je peux poursuivre ce projet. Il m’a semblé que mon projet correspondait à la thématique de la bourse: « découverte des territoires et des populations ».
C’est aussi la possibilité de rencontrer certains membres du jury lors des lectures de portfolio (organisé à la Voz’galerie) qui m’a incité à candidater.

En quoi ton travail se reconnaît–il dans les valeurs portées par Albert Kahn ?

Afin de mener ce travail sur la montée de la pauvreté je vais à la rencontre de personnes issues de milieu très différents : tziganes, sans abri, petits paysans, personnes isolées, jeunes en rupture familiale, familles mono-parentale…et ceci dans toutes les régions de France métropolitaine. Je passe beaucoup de temps avec les personnes, je retourne les voir régulièrement pendant plusieurs mois, plusieurs années pour certaines. Il me semble que cela correspond aux valeurs d’ouverture sur le monde et de découverte des territoires et des populations portées par Albert Kahn.
J’ai aussi consulté les autochromes du Musée Albert-Kahn, celles d’Auvergne en particulier, je crois que mon travail s’inscrit dans une certaine continuité avec ces archives. La démarche, en tout cas, est la même.

Si tu rencontrais Albert Kahn aujourd’hui, qu’aurais-tu envie de lui dire, de quoi parleriez-vous ? 

Je lui dirais que son projet de documenter la vie des peuples du monde se poursuit de nos jours.
Je pense qu’on ferait un état du monde, en comparant le passé et le présent.
Je lui demanderais de me raconter ses voyages.
Et enfin je lui proposerais de faire son portrait, pas facile car c’était un homme très discret.

La plupart de tes sujets sont en France, est-ce que tu penses un jour aller explorer d’autres parties de la planète ?

Oui j’y pense, j’en ai très envie mais je dois d’abord finir ce travail de fond. j’en ai encore pour quelques années.
J’aimerais partir vers l’Est, Turquie, Arménie, Turkmenistan, sans sujet particulier, juste voyager.

Quels sont tes projets ?

La bourse Albert Kahn me permet de poursuivre mon projet dans le Nord. J’y suis en résidence jusqu’à la fin de l’année. C’est d’ailleurs grâce à Christine Ollier rencontrée lors de ces lectures de portfolios que j’ai pu entrer en contact Paul Leroux directeur du Château Coquelle, lieu de la résidence.
Après ça je devrai me rendre dans le Grand-Est (2019), Bourgogne et Bretagne (2020,2021),…

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