Carte blanche à Erick Gudimard : La Nuit de l’Instant

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Pour cette dernière carte blanche j’aimerais parler de La Nuit de l’Instant, et des œuvres multiples qui la composent : installations, films, diaporamas, vidéo, performances… à la croisée des images et des pratiques. Surtout je veux remercier toutes les personnes qui ont rendu possible l’aventure depuis maintenant 9 ans – je ne peux pas les citer tous – mais la Nuit de l’Instant est une aventure partagée avec tout un quartier et ce qui fait aussi sa beauté.

Avec vous je voudrais partager quelques souvenirs, des émotions artistiques et des rencontres humaines. Le premier souvenir c’est l’installation de Lisa Lucciardi (Le Tribut) la première année de la Nuit de l’Instant ou l’adéquation entre l’espace proposé et l’artiste et le travail de l’artiste prenait tout son sens. Ensuite je me souviens particulièrement des tanks de l’ONU, projetés par Olivier Crouzel (United Nation) sur les murs du quartier du Panier en 2011. À cette époque le Panier n’était pas encore un parc d’attraction pour touristes, rempli par des artistes businessman du street art. L’image d’un char d’assaut posé toute la nuit dans une petite place du quartier a marqué ma mémoire. Plus près de nous, le film photographique de Philippe Terrier Hermann et la performance vocale d’Edward Barrow (The American Tetralogy que nous allons remontrer pour l’ouverture du Centre Photographique Marseille) ; et la même année le remarquable travail de Randa Maroufi (The Park) et la fantastique performance de l’artiste coréen Byungjun Kwon (This is me) ont laissé une empreinte très forte parmi les spectateurs de la Nuit de l’Instant. Enfin, et tout cela évidemment reste très subjectif, le film gai et profondément poétique de Flavie Pinatel (Les Chants de la Maladrerie) qui donne des banlieues une image radicalement différente de celles communément admises.

Et pour finir un coup de cœur global pour tous les artistes de Glasgow qui sont venus cette année à Marseille,dans le cadre de MP 2018 Quel Amour et en partenariat avec Street Level Photoworks. Rendez-vous à tous à Hambourg l’année prochaine !

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