Namasigue, un village sans hommes
Un documentaire signé Mahé Elipe

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Au sud de l’Honduras dans la région de Choluteca, un village nommé Namasigue abrite une petite collectivité de femme vivant sans hommes. Il est le reflet de la situation économique, politique et sociale du Honduras étant pour le moins instable, beaucoup sont les hommes qui ont migrés vers le nord, lorsqu’ils n’ont pas été emprisonnés voire assassinés.

Aussi ce petit village recueille une majorité de femmes qui ont dû s’adapter à vivre sans l’aide de ces derniers. Elles ont donc trouvé leur salut grâce à la culture de la noix de cajou appelée “marañon”.

La précieuse noix très en vogue aux Etats-Unis et en Europe, grâce à ces biens faits nutritifs, réclame une culture fastidieuse et minutieuse que ces femmes s’acharnent à entretenir jour après jour.

Ces dernières sont à l’origine de la création d’une coopérative nommée Crepaimasul, permettant à 5 villages de la région de Choluteca, de s’associer afin de commercialiser la culture de la noix de cajou biologique à l’étranger.

Vivant dans des conditions précaires à savoir sans eaux courantes ni électricité, elles ont néanmoins réussi à trouver un équilibre entre femmes et enfants, avec des journées rythmées par les tâches quotidiennes et la culture du précieux fruit.

Ouvrières de la terre, leur ordinaire commence à l’aube et s’éteint au crépuscule dans la cacophonie des cris vivifiant des enfants.

Ce reportage, met en lumière le quotidien de ces femmes qui font de chaque jour une épreuve. A leur côté, elles m’ont offert la douce intimité des mères de famille combiné à celle des travailleuses laborieuses. De cette offrande, j’ai saisie des moments sans artifice, ni mise en scène, des instants de réalité dans la chaleur et la confidence du foyer familial.

Reflet de ces femmes fières, aux pieds sur terre, tenant entre leurs mains, leurs précieux, leurs trésors, qui leurs permet de perdurer et subsister.

BIOGRAPHIE
Mahé Elipe est née en 1991 en région Parisienne.
Elle suit ses études à Toulouse, passant d’une Licence en Arts Appliqués, à l’université du Mirail, à une école de Photographie l’ETPA en 2012, lui permettant ainsi d’aiguiser son oeil aux arts visuels.
Elle décide ensuite de s’installer à Paris pour s’adonner complètement à sa passion, où elle travaille en parallèle en tant qu’assistante Photo dans le monde de la mode et réalise en parallèle ses premiers reportages sociaux et documentaires.
Ses mots d’ordres étant le social, l’art et la communication, elle s’interroge beaucoup sur la place de l’humain dans la société, en tirant profit du médium qu’est la photographie.
Mahé construit alors ses images en se nourrissant de la culture de ceux qu’elle rencontre. C’est notamment au cours de ses voyages, en Europe de l’Est, ou encore aux Etats-Unis et en Amérique Latine qu’elle retranscrit par l’image, une partie de l’histoire des sujets qu’elle rencontre.
Mahé Elipe est membre du studio Hans Lucas depuis novembre 2016.

www.mahelipe.com
mahe.elipe@gmail.com

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