Tous les articles par Christophe Billard

De sa passion pour l’art, découverte très jeune, Christophe Billard a tiré un fil rouge conducteur qui l’a tout d’abord accompagné dans sa carrière bancaire durant près de 25 ans. Diplôme de l’ESSEC en poche et VSNE accompli dans le négoce de matières premières à Hong Kong, Christophe rejoint la Société Générale et s’embarque pour des “septennats” (involontaires) successifs, à des postes de senior management, en France et surtout à l’international, au sein de l’Inspection Générale et de la Banque Privée & Gestion de Fortune. Si ses ports d’attache sont respectivement Singapour, Tokyo et Londres, l’art demeure toujours en toile de fond: sujet de discussion passionnée avec des clients asiatiques, partenariats et Mécénat avec des institutions artistiques dans le cadre de la politique commerciale dont il est en charge, promotion d’un extraordinaire musée privé d’un client Japonais à Nagoya, début de collection personnelle de lithos et de peintures contemporaines. En 2008, la rencontre avec Jean-Michel Alberola au Japon marque un tournant et se traduit par un engagement plus profond dans le secteur de l’art: première collaboration de Mécénat personnel avec la co-production du film ‘Koyamaru’ de J-M. Alberola; découverte de l’imprimerie d’art Idem à Montparnasse, l’un des derniers ateliers de lithographie en Europe, aidant à tisser des liens entre Idem et l’Asie et apportant un soutien philanthropique à l’entité. Détaché de la banque depuis 2016, Christophe est devenu Président de l’Association des Amis d’Idem et Membre du Conseil d’Administration du Fonds de Dotation d’Idem en 2017. Marié, père de deux enfants, navigant régulièrement entre Londres où il est installé et Paris, Christophe se consacre désormais à œuvrer à l’intersection des mondes de la banque et de l’art, cherchant à rejoindre une fondation d’art en France ou en Europe.

Philippe Mohlitz, Pilleur de Rêve

Superbe découverte au Musée des Beaux Arts de Bordeaux. Une promenade en noir & blanc – à une exception près – et une immersion dans un univers fantastique et onirique.

Au travers d’une série de gravures, Philippe Mohlitz invite à se promener, à rēver, à se perdre dans un monde imaginaire et fantasmagorique. La cinquantaine de gravures, au dessin précis et riches de détails (NB: qui prennent toute leur valeur sous le foyer des loupes judicieusement mises à disposition), dépeignent des paysages fantastiques, d’étranges machines, ou bien encore de luxuriants décors de mondes disparus, ou rêvés peut-être.

Philippe Mohlitz est un artiste français, né en 1941 et installé à Bordeaux. Considéré comme un maitre de la gravure au burin, son oeuvre demeure empreinte de mystère après plus de quarante ans de création.

Exposition présentée par le Musée des Beaux Arts de Bordeaux dans le cadre du partenariat avec la Fête Nationale de l’Estampe (26 mai 2018).

Philipe Mohlitz
 » Pilleur de rêves  »
Musée des Beaux Arts de Bordeaux
jusqu’au 4 juin 2018
http://www.musba-bordeaux.fr

Antoine Poupel : “Dans tous mes états…”

Antoine Poupel, artiste photographe français d’origine Havraise, est exposé à la galerie Nichido à Paris jusqu’au 19 mai. Presque une ‘retrospective’ pour cet artiste à l’imaginaire et la sensibilité féconds. D’ailleurs le simple titre de son exposition est bien choisi : tout à la fois questionnement sur lui même, remise en question à un moment de sa vie; mais aussi états des lieux sur son travail, notamment eu égard à l’évolution de la technologie sur ces 35 dernières  années – du Polaroïd à l’argentique puis au numérique. Laissons l’artiste nous expliquer en quelques mots.

Mowwgli: Bonsoir Antoine. Merci de nous accueillir chez Nichido Galerie pour cette nouvelle exposition. Qui vous met, semble-t’elle, « Dans tous vos états … » De quels états parlons-nous ?

P.:Deux états, le psychologique lié à la vie, et l’état du travail à un moment, celui du présent, en revenant sur une histoire de mes images de 1982 à 2017. Finalement ces deux états s’imbriquent, l’œuvre est influencée par la vie, et la vie est bousculée par l’obsession de l’œuvre.

Mowwgli: Des petits Polaroïds aux grands tirages, 35 ans de carrière et de travail. Ça a passé vite ou au contraire le temps s’est égrené lentement?

P.:Le temps, quelle question ! En essayant de vivre le moment présent, en passant de projets en projets, il y a une forme d’éphémérité, de disparition; seules les échéances viennent vous le rappeler. La vie passe trop vite quand elle est passionnante. L’artiste se renouvelant est en mutation. N’oublions pas qu’une photographie c’est en général un centième de seconde. Imaginez que si on a fait cent « bonnes » photos, c’est une seconde de « réalité ». Et que cette image photographique va vivre à travers le regard des autres, qui prendront le temps du regard et de sa projection mentale.

Mowwgli: En regardant vos œuvres : 3 thèmes majeurs semblent récurrents : les femmes; la couleur et surtout le Japon. Pouvez vous nous en dire plus? 

P.: La femme et le corps, vivant, mort ou représenté est une trame obsessionnelle dans mon travail. La couleur, si vous sous-entendez hors noir et blanc, est utilisée pour ses qualités à partir des années 2000. Quant au Japon, j’y ai beaucoup voyagé, exposé, ai des attaches et m’a inspiré durant une quinzaine d’années. Dans l’exposition, il y a quelques images tirées de la série Saison5.

Mowwgli: Photos; photos peintes ou ‘scratchées’; songez vous à passer à d’autres technique, la peinture par exemple ?

P.:J’ai une formation école des Beaux Arts et mon diplôme tournait autour des relations entre la photographie et la peinture. J’ai longtemps pratiqué le monotype photographique (1), et mon travail sur le support photographique est pictural, mais sans la matière peinture. Je suis par ailleurs attiré par la vidéo, qui nous permet sons et mouvement, et suis fasciné par les possibilités des imprimantes 3D.

Mowwgli: D’autres projets en cours (Cf. Votre autre exposition au Havre) ou à venir ?

P.:Une exposition personnelle « répétitions » a lieu en ce moment au Havre dans le cadre du festival photo « Are you experiencing ». Ce sont des images de répétitions superposées de la nouvelle création « Cocagne » du centre chorégraphique nationale le Phare du Havre. J’ai aussi un projet de livre sur le Crazy Horse, où j’ai eu l’occasion de suivre son histoire de 1990 à nos jours. Ce faisant, j’ai eu la merveilleuse opportunité de réaliser de nombreuses images inédites – car l’accès est interdit aux hommes – et pouvoir faire partager ainsi des moments d’intimité, de la vie quotidienne mais aussi des moments plus sensuels des danseuses de cet endroit mythique de la vie parisienne.

Artiste mondialement reconnu, Antoine Poupel a exposé aux quatre coins du monde, souvent au Japon et à Paris, mais aussi à Séoul, Moscou, Berlin, New York … Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections privées, corporate et de musées. Antoine Poupel a été classé parmi les 101 meilleurs artistes contemporains par la revue “Art Absolument”.

Dans tous mes états …
Jusqu’au 19 mai 2018
Galerie Nichido
61 rue du Faubourg St Honoré
75008 Paris
http://www.nichido-garo.co.jp/paris/

(1) : Le Monotype est une oeuvre unique à caractère spécifiquement photographique, qui subit divers traitements, qui la met à la frontière du photographique et du pictural.

Rencontre avec Blanca Li : Elektrik’ au Théâtre 13ème Art

Rencontre avec Blanca Li, artiste aux multiples talents, à l’occasion de la présentation de son dernier spectacle ‘Elektrik’ au Théâtre 13ème Art, Place d’Italie dans le 13ème arrondissement de Paris.

Avec Elektrik, Blanca Li signe sa troisième production autour de la danse electro, style urbain survolté, concentré d’énergie mais ô combien précis. Un style bien français, puisque né en région parisienne dans les années 2000, et qui depuis a beaucoup évolué, enrichissant sa gestuelle, pour essaimer dans le monde entier. Blanca Li fut l’une des pionnières dans le domaine, repérant de jeunes danseurs (amateurs à l’époque), donnant ses lettres de noblesse à la danse électro qui a inspiré sa première création ‘Elektro Kif’ en 2010 puis le film ‘Elektro Mathematrix’ en 2015.

Mowwgli : Blanca, quelle est la trame de cette nouvelle création? Quelle(s) émotion(s) cherchez vous à créer auprès du public?

B.L. : Je ne suis pas sûre des émotions « à créer » chez le public. En revanche, j’ai une intention très claire, très simple : communiquer la joie que j’éprouve moi-même en regardant ces danseurs; partager le plaisir de danser, l’énergie que cela génère. En fait, j’ai juste envie de partager ‘mon’ émotion et donner envie au public de ressentir ce même contentement communicatif.

Mowwgli : Comment avez vous recruté ces danseurs qui ont l’air de prendre beaucoup  de plaisir à danser sur scène? Comment se passaient les répétitions? 

B.L. : Vraiment? (Rires de Blanca).

Les danseurs d’abord: À la base, ce sont tous des lycéens, jeunes danseurs amateurs. Issus pour certains d’entre eux de milieux moins favorisés que d’autres ou aux origines familiales, scolaires et sociales parfois compliquées. Mais tous dans la partage de la culture électro, passionnés et qui ont beaucoup travaillé leur style. J’ai pu leur donner la chance de se faire connaître, d’ouvrir des portes et les laisser éclore dans le milieu de la danse. Par leur travail personnel, leur engagement et leur volonté, ils ont aussi su attraper des opportunités et gagner en maturité, chacun avec ses spécialités et sa gestuelle propre.  Pour devenir, aujourd’hui, des danseurs professionnels complets collaborant dans divers groupes. Ils ont toutefois gardé une habitude propre à ce style de danse urbain: le goût du challenge et de la compétition. Et une très forte individualité.

Conséquence pour la chorégraphe que je suis : la difficulté de conjuguer l’individualité et l’esprit de groupe; préserver des moments où le soliste s’exprime et est fier de montrer ses spécialités,  mais sans que le goût du défi et du challenge ne prenne le pas sur l’appartenance à la troupe.

À cet égard, vous aurez noté qu’Elektrik s’ouvre sur une musique classique, tous les danseurs portent le même costume ainsi qu’un masque. On ne sait donc pas qui est qui; et cela a peu d’importance. La fin du spectacle est tout autre, mais, là, je vous laisse découvrir.

Mowwgli : Elektrik s’inscrit-il dans une suite logique du spectacle Elektro Kif de 2010 et du film Elektro Mathematrix de 2015?

B. L. : Il n’y pas vraiment de trame ou de suite. Juste trois spectacles qui accompagnent la progression des danseurs. Ils ont beaucoup grandi vous savez, et aussi gagné en technique et maturité. Comme je le disais, je les ai aidés à émerger, à passer d’amateur à professionnel, à être reconnus dans le milieu. Cela aussi est un plaisir et un partage, une grande joie; avec pour lien commun, la danse. Ma passion, notre passion.

Mowwgli : Une suite à Elektrik, un nouveau projet bientôt, Blanca ? 

B. L. : (long rire de Blanca) … un millier de projets. Après le 13ème Art, Elektrik devrait partir en tournée, à l’instar de ce qu’avait eu la chance de faire Elektro Kif avec une tournée mondiale de 2011 à 2014. Il rejoindra mon précédent spectacle ‘Solstice’ créé pour le Théâtre National de Chaillot qui est en tournée actuellement tout comme ‘ROBOT’ – mon autre spectacle qui fait danser sur scène robots japonais et danseurs en chair et en os – et qui connaît de beaux succès dans le monde. Je pars d’ailleurs à Taïwan dans 10 jours présenter ROBOT à Kaoshiung à partir du 25 avril. Et puis il y a aussi ‘Déesses & Démones’ que je présente fin juin au Festival International de musique et de danse de Grenade – retour dans mon pays natal.

Pour la création, plein d’idées en-tête mais pour l’heure je me concentre sur la création d’une pièce classique commissionnée par le Ballet National de l’Uruguay pour fin 2018 et aussi un autre grand projet; mais là, chut: trop tôt pour en dire plus. Mes danseurs m’appellent d’ailleurs pour le spectacle …

Mowwgli : chère Blanca, avant de vous laisser partir rejoindre vos danseurs pour la représentation de ce soir, si vous deviez résumer Elektrik en 5 mots ou chiffres? 

B. L. : 3 (3ème spectacle de danse électro) – 8 (8 super beaux danseurs) – Électro – Énergie – Joie & Plaisir … D’ailleurs, ça fait 6 non? Merci et à tout à l’heure dans la salle!

Blanca Li est une artiste franco-espagnole. Elle est chorégraphe, danseuse, réalisatrice de films et comédienne. Née à Grenade (Espagne), Blanca Li est tout d’abord gymnaste et rejoint l’équipe nationale à douze ans. Elle part à dix-sept ans à New York et étudie pendant cinq ans à l’école de Martha Graham; elle vit ainsi là-bas, en direct, la naissance du hip hop. De retour en Espagne, elle monte sa première compagnie de danse contemporaine à Madrid. Etablie en France à partir de 1992, elle crée la Compagnie Blanca Li en 1993 et poursuit depuis une carrière riche, multiforme et internationale, inscrivant de nombreuses créations à son répertoire et connaissant maints succès dans ses tournées mondiales.

Blanca Li a vu sa carrière internationale récompensée par de nombreux prix et décorations, avec notamment la Médaille d’Or des Beaux Arts (2009) décernée par le Roi d’Espagne aux vingt personnalités marquantes des arts et de la culture. Blanca Li est aussi, en France, Chevalier de la Légion d’Honneur (2014), Officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres (2007) et Chevalier dans l’Ordre National du Mérite (2004). Blanca Li est mariée et mère de deux garçons.

ELEKTRIK
Une production Blanca Li; soutenue par Access Industries
Du 27 mars au 14 avril 2018
www.blancali.com
Théâtre le 13ème Art
Place d’Italie, Paris 13ème
www.le13emeart.com

Barbican : Another kind of life ; photography on the margins

Après la rétrospective consacrée à J-M. Basquiat, le Barbican tape fort de nouveau avec sa dernière exposition “Another kind of life; photography on the margins”.

Invitation à une découverte, à une exploration, à un voyage? C’est un tour que cette exposition unique propose en réunissant 20 photographes, d’Inde au Chili, des États Unis d’Amérique au Japon, de Suisse au Nigeria. Travail de photographes, certes, depuis les années 50s. Travail de journalistes, d’artistes aussi, à la limite de l’objectivité derrière leur appareil. Artistes qui montrent, mettent à nu et révèlent un univers très (trop) souvent dissimulé de contre-cultures et de communautés vivant en marge de notre monde normé et bien ordonné. Minorités écartées par leurs différences sexuelles, d’identité physique, de race et dont la marginalisation ultime devient souffrance et fascination. Travail documentaire et artistique quelquefois emprunt de voyeurisme, d’empathie aussi, mais suscitant toujours un questionnement et des émotions fortes.
“ Another kind of life” : Un demi siècle de photos extrêmes, émouvantes, troublantes qui ne vous laissent pas repartir sans une marque, quelle qu’elle soit. Une experience riche et transformatrice.
“Another Kind of Life: Photography on the margins”
Barbican, Londres
Jusqu’au 27 mai 2018
Visuels issus du catalogue de l’exposition

A LIRE : 

Les résidences d’artistes de la Fondation d’entreprise Hermès au Palais de Tokyo

Belle et simple soirée que la Fondation d’Entreprise Hermès offrait au Palais de Tokyo lors du vernissage de l’exposition “Les Mains sans Sommeil”.

La Fondation Hermès donnait à voir le résultat des résidences de neuf jeunes artistes dans ses manufactures, neuf jeunes artistes émergents qui se sont imprégnés des valeurs chères à Hermès et qui ont été inspirés par les matériaux de prédilection de la marque: cristal, soie, faïence, maroquinerie. Saynètes sur notre mode de vie contemporaine et ses excès, objets ‘reinventés’ et reproduits, œuvres d’art et d’artisans fruits de recherches plastiques centrées sur le language, le dessin, le volume.

Le programme est placé sous la supervision et le parrainage d’artistes “mentors” confirmés tels Jean-Michel Alberola, Ann Veronica Janssens et Richard Fishman.

Coup de cœur particulier pour les œuvres de Io Burgard, Bianca Argimon, DH McNabb, Anastasia Douka, entre autres (Cf. Photos)

Bel hommage aux artisans d’art, aux métiers d’exception, à la tradition et à la transmission d’un savoir-faire ainsi qu’à la créativité de jeunes artistes. On attend d’ores et déjà l’exposition résultante du troisième cycle; Françoise Pétrovitch sera l’une des artistes marraine de ce cycle.

Cette exposition au Palais de Tokyo marque la fin du deuxième cycle et l’ouverture du troisième cycle du programme. Les parrains du troisième cycle du programme de résidences sont les artistes : Michel Blazy, Isabelle Cornaro et Françoise Petrovitch.

Les résidences d’artistes au cœur des Manufactures Hermès, depuis 2010 :
http://www.fondationdentreprisehermes.org/Savoir-faire-et-creation

INFOS PRATIQUES :
Les Mains sans sommeil
9 artistes résidents des Manufactures Hermès
Jusqu’au 7 janvier 2018
Palais de Tokyo
13, avenue du Président Wilson
75116 Paris
Ouvert de midi à minuit, tous les jours sauf le mardi
http://www.palaisdetokyo.com

Actualités de la Fondation Hermès :
• Programme New Settings
Arts de la Scène
Seize spectacles soutenus par la Fondation présentés dans plusieurs institutions d’Île-de-France
Du 13 septembre au 21 décembre 2017
• Exposition Noriko Ambe
Under The Big Tree
A loft at Hermès, Singapour
Du 22 novembre 2017 au 11 février 2018
• Exposition Rosa Maria Unda Souki
On The Corner of Londres
And Allende Streets (1938-1954)
Atelier Hermès, Séoul, Corée du Sud
Du 7 décembre 2017 au 4 février 2018
• Exposition Fujiko & Ukichiro Nakaya
Greenland
Le Forum, Tokyo, Japon
Du 22 décembre 2017 au 4 mars 2018
• Exposition Jean-Luc Moulène
En Angle Mort
La Verrière, Bruxelles, Belgique
Du 19 janvier au 31 mars 2017
http://www.fondationdentreprisehermes.org

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