Archives de catégorie : #Musique

Clara Luciani irradie de sa voix, les festivals de l’été

C’était la belle surprise de ce printemps. Dans les bacs sortait « Saint Victoire » le premier album de la jeune marseillaise Clara Luciani, après un EP diffusé l’an passé. Sa voix ne nous est pas inconnue puisqu’elle était membre du groupe La Femme, cet ovni musical français.

C’est avec un premier single que l’on découvre Clara Luciani. « La Baie » est une excellentissime reprise de Metronomy, titre tout aussi puissant que le groupe britannique nous avait fait le plaisir de sortir en 2011. A partir de là, une fois que l’oreille est accrochée, on ne peut que se décider à écouter l’album dans son intégralité. C’est le premier titre « La Grenade », qui nous fait comprendre que la reprise « La Baie » n’est pas un bien heureux accident. Au fil des pistes, la voix grave et chaude de Claire Luciani se dévoile un peu plus et sa tessiture nous enveloppe…
C’est sans conteste, l’album qui accompagnera notre été 2018 ! Car même si il a été écrit sur un chagrin d’amour, on assiste ici à une renaissance et à une célébration d’une « Victoire ».

Si vous êtes en Belgique ou en Suisse pour ce mois d’août, elle sera le 15 Août au Brussels Summer Festival, le 26 au Festival Les Solidarités de Namur et enfin le 30 elle sera à Bulle, Suisse.

Pour consulter le calendrier de sa tournée :
https://www.difymusic.com/clara-luciani

La Playlist de Philippe et Marion Jacquier : Sibusile Xaba

Pour leur dernier jour de carte blanche, nos invités de la semaine Philippe et Marion Jacquier, de la galerie Lumière des Roses, partagent avec nous leur playlist musicale qui n’est autre que l’intégralité de l’album « Open Letter to Adoniah » de Sibusile Xaba !

A guetter lors de son prochain passage parisien !

Carte blanche musicale de Philippe et Marion Jacquier

Pour leur troisième carte blanche, nos invités de la semaine Philippe et Marion Jacquier, de la galerie Lumière des Roses, nous parlent de musique. Et plus particulièrement de la nouvelle scène jazz sud-africaine…

Le frère de Philippe est DJ à CapeTown. Il m’informe régulièrement sur la nouvelle scène jazz en Afrique du Sud. Dernière grande découverte lors du festival Banlieues bleues en Seine-Saint-Denis : SIBUSILE XABA, le nouveau messie du jazz et du folk de la nation arc-en-ciel. (Rendez-vous demain pour découvrir la playlist).

https://www.facebook.com/voomvoommusic

Carte blanche musicale à Daniel Templon

Si l’on me demande ce que j’aurais aimé faire d’autre que le métier de galeriste, ma réponse est sans hésiter : architecte ou chef d’orchestre. Construire, créer, diriger, faire surgir de l’ordre, de l’harmonie, de la beauté.  J’ai toujours eu cette fascination pour le chef d’orchestre « rien dans les mains, rien dans les poches, tout dans la tête », et simplement d’un geste et d’un regard il produit ce qui peut s’appeler l’émotion suprême.  A défaut d’être devenu chef d’orchestre, la musique  m’accompagne presque quotidiennement.

Ma première passion, avant la découverte de la peinture, c’était la musique. Le jazz dès l’âge de quatorze ans, puis la musique contemporaine, suivie de peu par la musique classique. J’ai aimé passionnément le jazz. Avec mon argent de poche, j’allais aux concerts à l’Olympia. J’ai vu Duke Ellington, Count Basie, Ray Charles, John Coltrane, Sonny Rollins, Cecil Taylor, Thelonious Monk. J’attendais les artistes à la sortie pour qu’ils me signent un autographe. J’étais même abonné à la revue mensuelle américaine Downbeat. Il y avait une émission sur Europe no 1, le dimanche soir, animée par Frank Ténot et Daniel Filipacchi, « Pour ceux qui aiment le jazz ». Il fallait reconnaître le nom des musiciens dont on passait les disques, ce qu’on appelle le blind test. Outre le fait que j’avais une bonne oreille, grâce aux informations fournies par Downbeat, je trouvais souvent la réponse avant tout le monde. Je gagnais des disques. J’ai même été invité un soir à Europe no 1 par les deux animateurs. Et puis j’ai découvert la musique contemporaine. Boulez régnait en maître à l’époque. Il avait créé le Domaine musical. Pendant des années, tous les dimanches, j’ai écouté « La Tribune des critiques » sur France Musique. On peut dire qu’Antoine Goléa, Armand Panigel, Jacques Bourgeois, Jean Roy m’ont appris la musique classique. Puis ce fut l’opéra. Le premier que j’ai vu de ma vie en 1973, seul – et à trois reprises ! –, fut le Parsifal dirigé par Horst Stein au palais Garnier, mis en scène par August Everding. Ce fut une révélation. J’ai été fasciné. Je le suis toujours. Parsifal c’est le sommet de l’art lyrique, le testament de Wagner. Depuis, je vais voir tout ce que je peux, avec la même passion, à Paris, mais aussi à New York, Salzbourg, Aix, Milan, Berlin et bien sûr Bayreuth.

Pour rien au monde je n’aurais raté le centenaire à Bayreuth en 1976, l’année du Ring de Chéreau et Boulez. Ce fut un des plus beaux moments de ma vie, et quand je regarde aujourd’hui à la fin du Crépuscule, la scène de l’immolation de Brunehilde (chantée par Gwyneth Jones) et l’embrasement de Walhalla, j’en frissonne encore. Bayreuth reste le lieu magique où ceux qui aiment l’opéra rêvent d’aller encore et toujours.

Peinture et musique, chez moi, ces deux passions, ces deux pulsions, scopique et phonique, s’entremêlent. Non que je pense à Courbet lorsque j’écoute La Mer de Debussy ou à Guernica avec Le Sacre du printemps, mais s’installe une émotion de même intensité, de même registre. Pleurer sur Isolde ou rester en arrêt comme fasciné devant La Tempête de Giorgione, la Bataille de San Romano de Paolo Uccello ou un triptyque de Bacon : ce sont les mêmes cordes qui vibrent. Quel bonheur d’être seul dans sa voiture avec France Musique ou des CD… Si toutes les époques et tous les styles me touchent, de Monteverdi à Messiaen, de Scarlati à Berg en passant par Mozart, Beethoven et Strauss, en plaçant en avant, comme le « père » de tous, Jean-Sébastien Bach, la forme que j’aime le plus, c’est l’opéra. Et comme dans mon métier de galeriste, je ne pratique pas d’exclusive : on peut aimer Bach en se réveillant, Mozart dans la matinée, Beethoven ou Messiaen dans l’après-midi, Verdi le soir, Debussy ou Fauré avant d’aller dormir… et Wagner tout le temps.

La Playlist de Selma Bella Zarhloul

Pour cette dernière journée de carte blanche, notre invitée de la semaine, Selma Bella Zarhloul, curatrice indépendante, partage avec nous sa playlist pour préparer votre été en beauté !

Pour la route, tout l’album Nebraska de Bruce Sprinsgteen mais s’il fallait en choisir une, State Troopers

Si vous ne savez pas quoi lire :
The booklovers de The Divine Comedy

Pour muscler votre mémoire, oubliez mots croisés et sudoku, révisez votre alpahabet:
Alphabet Lyrics de Blackalicious

Si vous vous apprêtez à prendre la mer :
Will there be enough water de The Dead Weather

Pas d’idées pour le barbecue? :
Mr Chicken de Deluxe

Repu, vous prendrez bien un verre sous les cocotiers :
A Felicidade de Vinicius de Moraes, Maria Creuza y Toquihno

N’oubliez pas d’aller admirer le jardin :
Meet me in the garden de Dent May & His Magnificent Ukulele

Pour éliminer les chips, le rosé, les cacahuètes, le saucisson….
Are you gonna be my girl ? de Jet

Pour une danse à deux sous les étoiles :
Lucky Guy de Rickie Lee Jones

Un dernier verre avant de reprendre la route
One bourbon, one scotch, one beer de John Lee Hooker

 

Carte blanche de Selma Bella Zarhloul : Jack White

Aujourd’hui, notre invitée de la semaine, Selma Bella Zarhloul, curatrice indépendante partage avec nous un de ses coups de cœur musicaux avec Jack White qui a sorti cette année son nouvel album « Boarding House Reach ».

J’aime le rock’n’roll, l’idée du rock’n’roll, et son esthétique. Depuis deux ans, je rassemble à ce sujet des images, des textes, des paroles de chansons en vue d’un projet d’exposition dont la forme est encore à trouver. La photographie est un formidable vecteur de changements sociétaux et on ne l’utilise pas assez dans le champ de l’art de cette façon. Selon moi, la photographie raconte une société avant d’être une image et on a tendance à l’oublier pour ne retenir que l’icône. Le rock’n’roll depuis sa naissance jusque aujourd’hui a favorisé, et contribué à l’émergence d’un style de vie. La permanence et l’inscription de ce style de vie dans le paysage humain du vingtième siècle permet de comprendre beaucoup de choses, de comportements, d’idéaux.

J’en viens donc à mon choix musical, qui s’incarne en la personne de Jack White.
J’admire cet homme pour ce qu’il accomplit avec détermination et élégance. D’abord fondateur et leader de The White Stripes, puis membre de The Raconteurs, il crée ensuite The Dead Weather (ma formation préférée), et ajoute une carrière en solo. Batteur et guitariste virtuose, producteur de talent, entrepreneur de génie, musicologue, esthète, dandy… généreux, curieux de la musique folk et blues, il exhume des morceaux et des artistes oubliés ou méconnus.
Il revendique de n’utiliser aucun outil digital pour composer, enregistrer et jouer dans son fief de Nashville (Third Man records) où il a son studio d’enregistrement, un magasin et une scène de concert de façon à être complètement autonome et indépendant et surtout maîtriser toute la chaîne de production. `

Et pour entretenir la flamme, contrer l’ennui et parmi ses petites folies :
Il s’est amusé a tenter de battre le record du disque le plus rapidement sorti au monde. Lors de sa dernière tournée en solo, il tournait avec deux groupes de musiciens, l’un masculin, l’autre féminin. Il choisissait le jour même quelle formation serait sur scène le soir.
bon, vous l’aurez compris, j’ai semé l’objectivité quelque part en route mais tout de même… Et, last but least, Jack White aime la photographie. C’est donc naturellement que Third Man Records a collaboré avec The Impossible Project (Polaroid maintenant) pour une édition particulière de couleur jaune et noire au rendu étrange. Plus disponible hélas.
Reste la musique pour se consoler.

Mes albums favoris : Horehound de The Dead Weather, Under the great northern light (Live) des Whites Stripes, et Lazaretto de Jack White.

http://jackwhiteiii.com

La Playlist de Sylvie Hugues et Mathilde Terraube

Pour cette dernière journée de carte blanche, nos deux invitées de la semaine, Sylvie Hugues et Mathilde Terraube, les deux directrices artistiques du festival du Regard qui ouvre ses portes aujourd’hui partagent avec nous leur playlist. On vous conseille de vous installer confortablement avec plus de 5 heures de musique pour vous accompagner !

La Playlist de Sylvie Hugues

La Playlist de Mathilde Terraube

A suivre les albums complets de :

et


INFORMATIONS PRATIQUES
Festival du Regard
Du 8 juin au 8 juillet
Thème : Adolescence
12 photographes exposés (expositions personnelles) : Claudine Doury (invitée d’honneur), Coco Amardeil, Martin Barzilai, Delphine Blast, Jerôme Blin, Françoise Chadaillac, Siân Davey, Guillaume Herbaut, Gil Lefauconnier, Reiko Nonaka, Marion Poussier et Thibaud Yevnine
+ Exposition collective : « les ados vus par… » : Sabine Weiss, Bernard Plossu, Françoise Nunez, Marc Riboud, Michael Ackerman, Denis Dailleux, Ingar Krauss, Jean-Claude Gautrand et Jean-Christophe Béchet.
Cergy Pontoise
http://www.festivalduregard.fr

Cartes blanches à Sylvie Hugues et Mathilde Terraube

Aujourd’hui, nos deux invitées de la semaine, Sylvie Hugues et Mathilde Terraube, partagent avec nous leur troisième carte blanche. Les deux directrices artistiques du festival du Regard qui ouvre ses portes en fin de semaine nous parlent respectivement de l’artiste Georges Rousse  et de musique avec la tournée de Mike Skinner et The Streets.

Carte blanche à Sylvie Hugues : Georges Rousse

Dans ma carte blanche de mardi je parlais du manque de soutien dont pâtissent les photographes français dans leur propre pays, contrairement aux espagnols, américains, suisses ou allemands… très soutenus et promus par les institutions et les curateurs.
Georges Rousse n’a pas attendu de soutien pour prendre son envol à l’étranger. Corée, Chili, Etats-Unis, Japon, Inde… il est actuellement au Pérou où il prépare une grande exposition au Musée d’Art Contemporain de Lima avec une belle installation constituée d’une cabane d’un pueblo démontée puis reconstruite dans le musée pour être le lieu d’une installation. Tandis qu’au pueblo une cabane toute neuve sera reconstruite. En 2016, dans le cadre du Festival du Regard, nous avions eu la chance de travailler avec ce grand monsieur qui dépasse non seulement les frontières géographiques mais également les frontières entre les disciplines Plasticien ? Artiste ? Comment le définir ? Georges Rousse qui est resté humble malgré son succès, se déclare photographe. Ce magicien de l’anamorphose dans l’espace nous avait proposé une rétrospective que nous avions aménagé dans un édifice remarquable, un ancien manège à chevaux du XIXème siècle surmonté d’une sublime charpente en bois (un coque de bateau inversée). Un grand moment, je vous assure, que celui de monter des cubes de 4 mètres de haut dans un lieu classé, pour y accueillir ses oeuvres. Deux ans après, à la veille de l’ouverture de notre troisième édition du festival, je me souviens de cette période avec bonheur et je me dis qu’après l’effervescence du festival, je m’offrirais bien un petit billet d’avion pour Lima !

Carte blanche à Mathilde Terraube : Mike Skinner et The Streets

Pour cette nouvelle carte blanche, Mathilde a souhaité nous parler de la tournée 2018 de Mike Skinner et son groupe The Streets. Leur dernier album studio date pourtant de 2011, mais le groupe britannique se réunit pour une nouvelle tournée 2018 – 2019 « The Darker The Shadow The Brighter The Light ».
https://www.facebook.com/TheStreets/

INFORMATIONS PRATIQUES
Festival du Regard
Du 8 juin au 8 juillet
Thème : Adolescence
12 photographes exposés (expositions personnelles) : Claudine Doury (invitée d’honneur), Coco Amardeil, Martin Barzilai, Delphine Blast, Jerôme Blin, Françoise Chadaillac, Siân Davey, Guillaume Herbaut, Gil Lefauconnier, Reiko Nonaka, Marion Poussier et Thibaud Yevnine
+ Exposition collective : « les ados vus par… » : Sabine Weiss, Bernard Plossu, Françoise Nunez, Marc Riboud, Michael Ackerman, Denis Dailleux, Ingar Krauss, Jean-Claude Gautrand et Jean-Christophe Béchet.
Cergy Pontoise
http://www.festivalduregard.fr