Archives de catégorie : #Rock

Rock au Château ! à Nantes

Le Château des Ducs de Bretagne de Nantes se met à l’heure du rock et honore la scène musicale nantaise. Outre une exposition qui retrace 55 ans de l’histoire rock’n’roll de la scène nantaise, Rock ! Une histoire nantaise est aussi une programmation de conférences et surtout de concerts et DJ sets jusqu’au 6 juillet.

De ses origines au début des années 60 avec la naissance de groupes qui se produisent dans les salons, les brasseries pour faire danser la population et surtout aux Salons Mauduit qui organisent les premiers concours de guitare amplifiée où viennent se produire les pionniers du rock nantais. L’histoire se poursuivra à la fin des années 60 dans la trentaine de bals de la région, puis pendant les années 70 avec des groupes comme Tri Yann, nationalement connu, Zig Zig et Téquila, le Téléphone local. C’est à cette période que nait réellement le rock nantais. Les années suivantes verront l’émergence de nouveaux groupes grâce à la multiplication des salles et les festivals. Une scène qui dans les années 90 est très hétéroclite qui va des facétieux Elmer Food Beat à la pop intimiste de Dominique A, dont on peut voir une reconstitution de sa chambre dans laquelle il s’enregistrait et créait lui-même ses pochettes de disque, à la pop easy listening de Philippe Katerine ou encore vers les Dolly qui flirtent avec le grunge. Les années 2000 voit un écosystème s’installer et se structurer pour une programmation audacieuse dans des salles privées et publiques qui permettent à la scène locale de toujours jusqu’aux références nationales actuelles comme Christine and the Queens, Pony Pony Run Run, et la musique électro de C2C ou de Madeon de s’exprimer.

Par le prisme de la scène nantaise et grâce à de nombreux prêts et un remarquable travail de recherches d’archives musicales, l’exposition permet de suivre l’évolution des styles musicaux depuis les années 60, d’écouter et de comprendre les influences et interactions entre les styles, les groupes, les artistes, etc. Comment une ville comme Nantes s’est transformée en un véritable vivier favorisant les groupes émergents qui composent la scène musicale française.

Neuf grandes sections chrono-thématiques dessinent le parcours de l’exposition des années 60 à nos jours, dans une scénographie immersive tout en musique, avec plus de 120 titres en écoute, grâce à un système auditif original. Ici comme dans un festival rock on se promène avec son gobelet à la main. Mais pas bière, un astucieux système d’amplificateur pour écouter les titres de Dolly, sans déranger le voisin qui lui-même peut écouter un bon vieux Tri Yann. Au centre de ce parcours est installée une reconstitution d’un célèbre disquaire de Nantes

Une exposition originale et totalement inédite qui permet de découvrir la grande rivale de Rennes dans le domaine des scènes musicales régionales.

INFORMATIONS PRATIQUES
Rock ! Une histoire nantaise
Commissariat : Laurent Charliot
Du 24 février 2018 au 10 novembre 2019
Au Château des Ducs de Bretagne
Musée d’histoire de Nantes
4, place Marc Elder
44000 Nantes
http://www.chateaunantes.fr/fr/evenement/rock

Feu! Chatterton : En attendant L’Oiseleur

Nous les avions quittés lors d’une nuit brûlante en juillet dernier. L’une des dernières représentations de Feu! Chatterton avait été caniculaire. Nous avions payé notre entrée 7€, pour un concert solidaire atypique dans un lieu qui l’était encore plus, l’Amour à Bagnolet est un ancien garage, entrepôt presque en ruine, ce soir là, le baromètre dépassait sans conteste les 50°. Les musiciens étaient en eau, le public pressé et dansant se liquéfiait littéralement. Chaleur étouffante, moiteur ambiante… la prestation d’Arthur Teboul est restée époustouflante.

Concert l’Amour, Juillet 2017

Aujourd’hui, le groupe français annonce la sortie de son deuxième album intitulé L’Oiseleur, et la tournée de concerts qui va avec. L’Oiseleur sort dans les bacs le 9 mars 2018. En attendant, on peut déjà découvrir leurs deux nouveaux titres « Souvenir » et « L’ivresse ».

Leur tournée démarre le 16 mars par Nancy, quadrillera l’hexagone et s’arrêtera à Paris le 9 et le 10 avril au Bataclan.

https://www.facebook.com/feu.chatterton/
Dates des concerts :
https://www.facebook.com/pg/feu.chatterton/events/?ref=page_internal

Le Top 100 des meilleurs albums de l’année 2017 !

Chaque année, le label Rough Trade publie la sélection des 100 meilleurs albums de l’année. La tache n’est pas aisée, le choix s’est donc porté sur les albums qui ont été le plus demandés dans les stores de Rough Trade, en effet quoi de mieux que de se fier à la demande des clients ?

Aujourd’hui, nous avons souhaité partager avec vous le Top 10 des albums. Pour les plus pugnaces, vous trouverez la liste complète avec les 80 restants en fin d’article :

1. Aldous Harding – Party

2. Ryan Adams – Prisoner

3. Björk – Utopia

4. Big Thief – Capacity

5. Colter Wall – Colter Wall​

6. Cigarettes After Sex – Cigarettes After Sex

7. The Big Moon – Love In The 4th Dimension

8. Jane Weaver – Modern Kosmology

9. Thundercat – Drunk

10. Here Lies Man – Here Lies Man

Voir le TOP 100 :
https://roughtrade.com/gb/albums-of-the-year/2017

Back to the 60s Rock : Cream

2 novembre 1967 : il y a 50 ans. Sortie du 2ème LP du groupe britannique CREAM : Disraeli gears. Des hymnes tels que Strange brew, Sunshine of your love, Tales of Brave Ulysses vont aboutir au succès de ces trois musiciens exceptionnels : Eric Clapton, Jack Bruce et Ginger Baker.

Strange Brew 00:00,0
Sunshine Of Your Love 02:45,0
World Of Pain 06:53,1
Dance The Night Away 09:56,1
Blue Condition 13:27,2
Tales Of Brave Ulysses 16:53,1
Swlabr 19:41,1
We’re Going Wrong 22:11,2
Outside Woman Blues 25:33,1
Take It Back 27:57,1
Mother’s Lament 31:02,1

Back to the 60s Rock : Ten Years After

Le 27 octobre 1967, il y a 50 ans… Le groupe Britannique Blues-Rock Ten Years After sort son premier LP éponyme. Ten Years After est devenu célèbre à Woodstock en août 69.

00:00 I Want To Know
02:10 I Can’t Keep From Crying Sometimes
07:33 Adventures Of A Young Organ
10:08 Spoonful
16:15 Losing The Dogs
19:18 Feel It For Me
21:58 Love Until I Die
24:06 Don’t Want You Woman
26:45 Help Me

Les Stones par Dominique Tarlé à l’espace éphémère de la galerie de l’Instant

En 1971, les Rolling Stones décident de se réfugier au calme à Villefranche-sur-Mer pour la création de leur dixième album : Exile on Main Street. Un seul photographe aura la chance d’approcher le groupe dans une telle intimité, il s’agit de Dominique Tarlé qui est alors un tout jeune photographe passionné de rock. Il a 22 ans, et photographie les plus grands comme The Who, Jimmy Hendrix, Led Zeppelin avant de devenir le photographe officiel des Stones…

Pour célébrer la venue des Rolling Stones à Paris au mois d’octobre avec leur tournée « No Filter », La Galerie de l’Instant relate de cette expérience unique vécue entre le jeune photographe et le groupe mythique. L’exposition « Stoned in Paris » est présentée dans un espace ephémère à St Germain des Prés.

Les photographies de Dominique Tarlé sont à l’opposé de la légende sulfureuse du groupe. Loin d’une vie de débauche, elles présentent les musiciens comme une famille presque comme les autres, dans une superbe Villa, bien sûr, et avec quelques substances créatives, aussi, mais finalement plus proche de nous que l’on pourrait l’imaginer, entourée d’enfants, d’épouses, d’amis, et surtout vivant dans la musique en permanence !

De toute la carrière du groupe, c’est-à-dire en plus de 50 ans, aucun autre photographe n’a témoigné d’une telle intimité avec une telle discrétion, à tel point que Keith Richards le surnommait le « rideau », tant il était invisible à ses yeux et à ceux de ses complices. Pour Dominique Tarlé cette expérience fut unique, tant par l’amitié des artistes, leur confiance, que par la qualité de la musique présente à longueur de journée. Pour lui qui ne pensait rester qu’une après-midi et passa finalement plus de six mois à leur côté, ce séjour fut proche de l’extase, ou selon ses termes, ”une tranche de Paradis bien rock n’roll” !

INFORMATIONS PRATIQUES
Stoned in Paris 
Dominique Tarlé
Du 29 septembre au 29 octobre 2017
galerie éphémère de la Galerie de l’Instant
4 Rue de Bourbon le Château
75006 Paris
Ouvert tous les jours de 11h à 20h
En ce moment à la Galerie de l’Instant
« Un français à New York »
Jean-Pierre Laffont
Du 15 septembre au 29 novembre 2017
46, rue du Poitou
75003 Paris
Ouvert le lundi de 14h à 19h, du mardi au samedi de 11h à 19h et le dimanche de 14h30 à 18h30
https://www.lagaleriedelinstant.com

Back to the 60s Rock : Procol Harum

En septembre 1967, après les Beatles, les Rolling Stones, Kinks, Animals, Pretty Things, Them ou encore Yardbirds… Un nouveau groupe anglais sort son premier LP. Il s’agit de Procol Harum. Leur single « A whiter shade of pale » (sur la vidéo à 35:09) sorti en mai 1967 fait le tour du monde et 50 ans après. Les Procol Harum font parti des groupes précurseurs majeurs du rock progressif.

Bonne découverte.

Steven Wilson à la musique dans la peau, il le prouve avec « To The Bone »

L’album « To The Bone » sorti le 18 aout dernier est, en cette rentrée, la nouvelle pépite de Steven Wilson, l’ancien leader de Porcupine Tree.

Le prolifique Steven Wilson, auteur, chanteur, compositeur et multi-intrumentiste n’est pas connu du grand public et pourtant il remplit les salles du monde entier. En trente ans de carrière, déjà, le britannique s’est petit à petit imposé comme une valeur sûre de la scène musicale indépendante. Tout d’abord à travers ses diverses formations (Porcupine Tree avec Richard Barbieri, No Man avec Tim Bowness,  Blackfield avec Aviv Geffen) et désormais en solo, on ne saurait le réduire à la seule étiquette « rock progressif » car l’artiste anglais se plaît depuis vingt ans à brouiller les pistes entre rock progressif, psychédélique, space rock, métal, composant des morceaux-fleuves pour public averti, quand il ne travaille pas dans l’ombre de ses idoles (il a remixé King Crimson, Yes, Emerson Lake & Palmer, etc.), il est sans conteste un producteur avisé et un infatigable touche-à-tout.

À peine deux ans après le plébiscité « Hand. Cannot. Erase .» (2015), une tournée internationale, l’EP « 4½ »(2016), et plus récemment la sortie de Blackfield V (sortie en février dernier), notre insatiable Steven a trouvé le temps de composer et d’enregistrer son cinquième album solo : « To The Bone ». Où trouve-t-il le temps ? En maintenant une qualité, toujours au rendez-vous.

To the Bone marque néanmoins un changement important. L’album n’est pas articulé autour d’un seul concept, Steven Wilson déclare : « Mon cinquième album est, de bien des façons, inspiré par les albums de pop progressif hyper ambitieux que j’ai adoré durant ma jeunesse (pensez à So de Peter Gabriel, Hounds Of Love de Kate bush, Colour Of Spring de Talk Talk et Seeds Of Love de Tears For Fears). Au niveau des paroles, les onze pistes proviennent du chaos paranoïaque de l’époque actuelle, dans laquelle la vérité peut apparemment être une notion flexible, des observations de la vie quotidienne des réfugiés, terroristes et fondamentalistes religieux, et une dose bienvenue de certaines des évasions les plus joyeuses, aux yeux écarquillés, que j’ai créé dans ma carrière à ce jour. Quelque chose pour toute la famille ! »

Ceux qui attendent de « To The Bone » une nouvelle pièce progressive aux morceaux complexes risquent d’être déçus, Il est avant tout un album de pop avec quelques accents 80’s. Pas de trouvaille exceptionnelle ici, mais une collection d’excellentes chansons, digne du grand mélodiste qu’est Steven Wilson.
Cela commence avec le titre To the Bone qui impose dès le départ une rythmique syncopée pour mieux se terminer en ballade, suivi de Pariah, très beau duo avec Ninet Tayeb (déjà présente sur son précédent album). Certaines pièces comme Nowhere Now, The Same Asylum as Before, People Who Eat Darkness rappellent, grâce à de belles mélodies et de bons riffs de guitare, les grandes heures de Porcupine Tree.

Basée sur une ligne de basse sombre et une rythmique lente, l’excellent Song of I, en duo cette fois-ci avec Sophie Hunger, chasse sur les terres de Massive Attack et de certains titres récents de Peter Gabriel. Les amateurs de rock prog et de guitares pourront trouver matière à contentement avec Detonation qui développe un rock bien progressif sur plus de 9mn. Un vrai régal.
Au final, « To the Bone » n’a pas l’aspect majestueux de ses prédécesseurs mais il prouve, une fois encore, tout le talent d’un des créateurs les plus importants de la scène internationale actuelle. Steven Wilson sera en concert à l’Olympia le 12 mars prochain et les ventes s’emballent déjà.

Back to the 60s Rock : Crusade de John Mayall & the Bluesbreakers

1er septembre 1967 : il y a 50 ans… Sortie du 4ème LP de John Mayall & the Bluesbreakers :  » CRUSADE « . Ce groupe est l’un des pionniers du British blues. Après un LP avec Eric Clapton le 22 juillet 1966, un autre avec Peter Green le 17 février 1967, celui-ci est réalisé avec le guitariste Mick Taylor (qui remplaça Brian Jones des Rolling Stones de 1969 à 1974).

Bonne découverte.

Queens of the Stone Age : Sortie de Villains

Voici l’un des événements musicaux de la rentrée : la sortie du septième album du groupe américain Queens of the Stone Age. Intitulé « Villains », ce nouvel opus, dans les bacs depuis la semaine dernière est attendu par les fans depuis 4 ans, il succède à « …Like Clockwork ». Un soulagement donc puisqu’en mars 2016, le groupe annonçait faire une « pause ». L’attente fut moins longue que prévue !

En 20 ans, un grand nombre de musiciens a collaboré à l’aventure QOTSA ; seul le leader et chanteur Josh Homme est le dénominateur commun à tous les albums.
Une évolution musicale, tout en gardant le même ADN, le groupe a ainsi flirté avec le heavy metal jusqu’au rock alternatif. On se souvient notamment de l’excellent Songs for the Deaf qui a été composé comme un album-concept et qui a séduit grand nombre d’amateurs de musique alternative. La présence de Mark Lanegan du groupe Screaming Trees et Dave Grohl de Nirvana a sans doute été un bel atout à ce succès.

Ce nouvel album est produit par Mark Ronson, une surprise puisque le producteur de Bruno Mars ou d’Adele s’aventure dans un style musical nouveau. « Villains » se compose de 9 titres dont le single découvert en juin dernier : « The Way You Used To Do ».

http://www.qotsa.com