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L’Institut pour la Photographie lance son premier événement cet automne

En septembre dernier, nous apprenions l’inauguration d’une institution de référence internationale dans le domaine de la photographie initiée par la Région Hauts-de-France en collaboration avec les Rencontres d’Arles. En juillet, c’est l’adresse de l’Institut qui était dévoilé : ce sera à Lille, que ce nouveau lieu dédié à la photographie sera domicilié. Aujourd’hui, ce sont les premiers événements qui se dévoilent…

Présidé par Marin Karmitz et dirigé par Anne Lacoste, L’Institut pour la Photographie est conçu comme une plateforme et un lieu de ressources, de diffusion, d’échanges et d’expérimentations afin de développer la culture photographique auprès du grand public et de soutenir et valoriser la recherche et la création. Son programme scientifique et culturel est fondé sur la complémentarité et l’interactivité de cinq axes principaux :
Contribuer au rayonnement de la Photographie en proposant une programmation culturelle étendue avec l’organisation d’expositions, de rencontres, de conférences et d’ateliers…
Préserver, transmettre et valoriser en constituant un fonds photographique sous forme de dépôt ou de don, les archives des grands figures de la photographie.
Ouvrir de nouvelles perspectives à la recherche en initiant un programme de recherche qui vise à développer les approches diverses de la photographie. Quatre bourses annuelles seront allouées chaque année.
Sensibiliser à l’image photographique en développant l’éducation photographique et la culture visuelle auprès d’un public toujours plus large.
Valoriser le livre comme objet en créant une activité dans le domaine de l’édition avec une bibliothèque et une librairie de référence.

Avant les premières programmations d’expositions et d’événements photographiques prévues au printemps 2019, l’Institut propose un colloque de trois jours, gratuit et ouvert à tous. Cet événement réunit historiens de l’art, conservateurs, artistes, spécialistes et chercheurs d’autres disciplines afin d’aborder des questions liées aux enjeux actuels de la conservation, de la recherche et de la conquête des publics.

MERCREDI 17 OCTOBRE
La conservation et la valorisation du patrimoine photographique

↳ Archives nationales du monde du travail, Roubaix

JEUDI 18 OCTOBRE
« Les images comme ressource » ou les différentes modalités et méthodologies autour des fonds d’archives photographiques

↳ Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains, Tourcoing

VENDREDI 19 OCTOBRE
L’image photographique à la conquête des publics : de la diffusion à la sensibilisation

↳ Le Nouveau Siècle, Lille

INFORMATIONS PRATIQUES
L’Institut pour la Photographie
151 Avenue du Président Hoover
59555 Lille
https://www.institut-photo.com

Dominic Turner primé au Prix 2018 du festival photo InCadaqués

Le nom du lauréat du Prix du festival international de photo InCadaqués vient d’être révélé. C’est l’artiste irlandais, Dominic Turner, qui remporte cette édition 2018 avec ses images d’une grande poésie réalisées par des procédés anciens.

Le public pourra découvrir son exposition « False Friends » à l’occasion du festival qui se tiendra du 20 au 30 septembre 2018 à Cadaqués, en Espagne. Le photographe a choisi une sélection de ses photographies pour les partager avec nous en avant première.

There are times when I wander through the world around me with the wide-eyed hesitancy of a tourist. Surrounded by such apparent absurdities, who or what are we to trust? 
Each of these photographs are hinged on the idea of perspective and how this informs the way we understand and interact with the world around us. Sometimes we see things only on a superficial level and fail to appreciate the deeper significance. Other times we read too much into situations and project exaggerated negative or positive attributes to what are essentially anodyne scenarios. This is indeed to be human, but it would seem in these times, it is getting harder and harder to discern the fact from the fiction.

https://www.dominicturner.ie
https://www.incadaques.com

InCadaqués. International Photo Festival. 2018 edition

 

 

Kasia Stręk, lauréate du Prix Camille Lepage 2018

La quatrième édition du Prix Camille Lepage vient d’être attribuée à Kasia Stręk pour son projet de reportage sur les conséquences du manque d’accès à l’avortement en Égypte, pays où cet acte est illégal. Son prix lui sera remis lors de la soirée du jeudi 6 septembre au Campo Santo à Visa pour l’image Perpignan.

L’Association Camille Lepage – On est ensemble a été créée le 20 septembre 2014, quelques mois après la mort de Camille Lepage en Centrafrique. Cette association a pour but de promouvoir la mémoire, l’engagement et le travail de Camille. CDP Éditions – Collection des photographes a eu la gentillesse de publier le dernier travail de Camille Lepage. L’intégralité des ventes de ce livre a été reversée au profit de l’Association Camille Lepage – On est ensemble. Cette initiative permet donc à l’association de soutenir une partie de ce prix, doté de 8 000 €, pour encourager le travail d’un photojournaliste engagé au long cours. Pour la deuxième fois, la Société des auteurs des arts visuels et de l’image fixe (SAIF) s’engage aux côtés de l’Association Camille Lepage – On est ensemble pour financer le prix.

Kasia Strek, membre du collectif lyonnais ITEM, est photographe polonaise basée entre la France et la Pologne. Elle découvre la photographie lors de sa première année des études à l’Academie des Beaux-Arts. Avec une bourse individuelle elle voyage ensuite pour étudier la photographie documentaire à Queensland College of Art à Brisbane en Australie.

Permettant d’allier l’art, les problématiques sociales et sa recherche sur la nature humaine, la photographie documentaire devient progressivement son principal moyen d’expression.

Sa pratique se concentre sur des sujets liés aux inégalités sociales, aux questions environnementales et aux droits des femmes. Elle partage son travail entre des missions pour la presse, les ONG et le développement de projets personnels.

Elle a récemment passé plusieurs mois aux Philippines à travailler sur le développement touristique du pays et l’impact des activités humaines sur les communautés défavorisées et travaille actuellement sur un projet à long terme sur l’accès à l’avortement dans les pays où la procédure est partiellement ou totalement illégale.

INFORMATIONS PRATIQUES
camillelepageaward@gmail.com
https://www.visapourlimage.com/festival/prix/prix-camille-lepage
http://www.collectifitem.com/kasia-strek/

Appel à candidatures pour la commande photographique nationale

Photographes, du 1er au 15 septembre, vous pourrez soumettre vos dossiers pour participer à la prochaine commande photographique nationale sur le thème « Flux, une société en mouvement ».

Ouvert à une diversité de pratiques photographiques, cet appel à candidatures s’adresse aux photographes auteurs évoluant dans le champ large de l’image et les invite à se saisir de ce thème en ayant à cœur de se faire l’écho de notre monde et de ses enjeux contemporains.
Échanges, données, informations, migrations, travail, finance ou mouvements, les flux s’écoulent et structurent nos sociétés, nos vies, et nos corps. De la modernité – flux – au rejet des mutations contemporaines – contre-flux, les photographes sont invités à concevoir des propositions artistiques qui interrogent cette notion plurielle.

OBJECTIFS
Dans la continuité des grandes commandes de l’État dans le domaine de la photographie, ce projet a pour but de reconnaître et d’encourager la vitalité de la création contemporaine dans le champ de la photographie.

L’appel à candidatures « Flux, une société en mouvement » vise à sélectionner quinze photographes. Ces derniers seront dotés chacun d’un financement de 10 000 euros afin de conduire leur projet. Cette somme intégrera la rémunération et le paiement des droits d’auteurs. Un contrat de commande sera établi par le Centre national des arts plastiques.

Les photographes seront accompagnés dans leur projet par les directeurs artistiques du CRP/ Centre Régional de la photographie Hauts-de-France et de Diaphane pôle photographique en Hauts-de-France ainsi que par le responsable des collections photographiques du Cnap.

RESTITUTION
Cette commande constituant un corpus, une exposition de restitution ainsi qu’une publication rendront compte du travail effectué. Une sélection d’un nombre de tirages déterminé, pour chaque photographe, sera effectuée par les directeurs artistiques partenaires et le responsable des collections photographiques du Cnap, en vue de la restitution de leurs travaux.
Les œuvres réalisées dans le cadre de la commande photographique nationale 2018 rejoindront le Fonds national d’art contemporain, collection gérée par le Centre national des arts plastiques.

ÉLIGIBILITÉ
L’appel à candidatures à la commande photographique nationale « Flux, une société en mouvement » est ouvert à toute personne physique majeure française et étrangère résidant en France, évoluant dans le champ de la création photographique et souhaitant porter un témoignage pertinent sur le thème. Les candidats devront avoir un statut de photographe ou d’artiste professionnel. Cette commande n’est pas ouverte aux étudiants en cours de cursus. Le parcours professionnel des candidats devra être validé par des expositions ou des publications portées par des lieux ou par des éditeurs professionnels.

CANDIDATURE

Les candidats doivent envoyer leur dossier artistique accompagné de leur note d’intention/projet au Cnap exclusivement par voie électronique, du 1er septembre (0h) au 15 septembre 2018 (23h59) au plus tard.
Le dossier numérique est constitué d’un seul fichier « .pdf » ne dépassant pas 5Mo avec pour objet : Commande photographique « Flux, une société en mouvement ».

Il doit être envoyé à l’adresse email suivante : flux.commande2018@gmail.com

Ce dossier comprend dans l’ordre :
1 – Une documentation artistique présentant le travail déjà réalisé (10 pages A4 couleur et/ou noir & blanc maximum) ;
2 – Une note d’intention/projet rédigée en français explicitant les motivations en relation avec le thème de la commande (1 page A4 maximum) ;
3 – Un curriculum vitae ou une biographie (1 page A4 maximum) ;
4 – Un court texte résumant la biographie et le projet du candidat (1000 signes maximum)
5 – Une lettre de candidature signée par laquelle l’auteur s’engage à respecter les délais imposés à la commande.

COMITÉ DE SÉLECTION

Un comité de sélection se réunira pour choisir quinze candidats à qui il attribuera une commande.

Ce comité de sélection est composé de 10 membres :

• Deux représentants du ministère de la Culture
• Deux représentants du Centre national des arts plastiques
• La directrice du CRP/ Centre Régional de la photographie Hauts-de-France
• Le directeur de Diaphane pôle photographique en Hauts-de-France
• Quatre personnalités qualifiées désignées en raison de leur expertise dans le domaine de la création photographique ou du thème de la commande dont deux photographes/artistes ayant déjà bénéficié d’une commande : Héloïse Conésa (Conservatrice en charge de la photographie contemporaine à la BnF), Léa Bismuth (curatrice), Chimène Denneulin et Myr Muratet (artistes lauréats de la commande « La jeunesse en France »).

SÉLECTION
• Le comité de sélection se réunira le 31 octobre 2018. Les résultats seront communiqués en novembre 2018 sur le sites internet du Cnap et du ministère de la Culture.
• Les lauréats auront jusqu’au 31 octobre 2019 (délai de rigueur) pour rendre leur commande.
• Chaque photographe est rémunéré à hauteur de 10 000 € toutes charges comprises.
• Les modalités du projet du lauréat sont définies avec lui dans un contrat de commande établi par le Centre national des arts plastiques.

CALENDRIER

• 11 juin 2018 : ouverture de l’appel à candidatures
• 1er-15 septembre 2018 : période de candidature
• 31 octobre 2018 : jury
• Novembre 2018 : proclamation des photographes sélectionnés
• 31 octobre 2019 : rendu des projets
• 2020 : Présentation des expositions et édition d’un ouvrage des œuvres photographiques résultant de cette commande

CONTACTS

Délégation à la photographie
Marion Hislen, Déléguée à la photographie
marion.hislen@culture.gouv.fr

Centre national des arts plastiques
Pascal Beausse, Responsable de la collection photographie
pascal.beausse@culture.gouv.fr

CRP/ Centre Régional de la photographie Hauts-de-France
Muriel Enjalran, Directrice
contact@crp.photo

Diaphane pôle photographique en Hauts-de-France
Fred Boucher, Co-directeur
fred@diaphane.org

Prix Elysée 2018-2020, les nominés annoncés

Les noms des huit photographes nominés pour le Prix Elysée 2018-2020 sont révélés. En provenance du monde entier, ces huit artistes reçoivent une contribution de 5000 CHF et intègreront la publication de livre dont la sortie est prévu pour janvier 2019. Le nom du lauréat de cette troisième édition du prix sera connu au printemps prochain. En attendant, voici la présentation des nominés.

Laia Abril pour son projet « On Mass Hysteria »

Le travail de Laia Abril se concentre sur la fragilité des droits des femmes et la libération des femmes. Désormais, elle s’intéresse à l’hystérie. Identifiée dans l’Antiquité comme la « reine des névroses », l’hystérie était au centre des controverses médicales au XIXe siècle et, aujourd’hui encore, associée aux femmes. En comparant le phénomène de l’hystérie de masse à différentes périodes historiques, l’artiste nous montre qu’ils reflètent les préjugés misogynes de leur époque.

Née en 1986, à Barcelone, Espagne, vit et travaille en Espagne.
www.laiaabril.com

Alexandra Catière pour son projet « MMXX (après Dante) »

Connue pour son approche singulière du portrait, Alexandra Catière cherche à révéler ce qu’il y a de plus intemporel et universel en nous. De tradition humaniste, ses images captent des sensations, des atmosphères. Dans ce nouveau projet, elle souhaite expérimenter de certains procédés tout en revenant à l’origine de la photographie et au travail de révélation dans la chambre noire.

Née en 1978, à Minsk, Biélorussie, vit et travaille en France.
www.alexandracatiere.com

Nicola Lo Calzo pour son projet « Binidittu »

Nicola Lo Calzo, pour qui la Méditerranée n’a jamais été une frontière, veut nous faire redécouvrir un migrant, Biniditttu, surnom de l’ermite saint Benoît le More, fils d’esclaves africains qui naquit en Sicile au XVIème siècle. Lorsqu’il mourut, le frère afro-sicilien était devenu une icône. Canonisé en 1807, il fut le premier saint noir de l’Eglise catholique et choisi comme saint patron de Palerme. Binidittu est une réflexion sur l’accueil des migrants sur les côtes de Mare nostrum, une allégorie pour notre temps.

Né en 1979, à Turin, Italie, vit et travaille en France.
www.nicolalocalzo.com

Alinka Echeverría pour son projet « The blue of distance »

Le cyanotype est un procédé d’impression ancien qui produit un tirage photographique de couleur cyan-bleu, dont découle le terme “blueprint”.  C’est aussi un mot souvent utilisé dans le discours politique ou économique ainsi qu’en science et en psychologie. Alinka Echeverría prévoit d’utiliser ce procédé pour créer une série d’images allant des photographies scientifiques ou iconiques aux images personnelles, en conservant uniquement les contours ou « lignes de force ». Son projet a pour but de nous faire réfléchir à l’impact de l’utilisation de telles images, qui, même si elles ne sont pas propres à notre propre expérience, semblent gravées dans notre conscience collective.

Née en 1981, au Mexique, vit et travaille à Londres.
www.alinkaecheverria.com/

Mathieu Asselin pour son projet « VIH Timeline »

Mathieu Asselin se propose de faire le récit photographique de l’histoire de l’épidémie de sida et du VIH, non plus par bribes, mais à l’échelle mondiale. Il compte tracer une ligne de temps qui suivra le voyage du virus, du point zéro jusqu’aux traitements antirétroviraux en passant par les luttes de ceux qui ont été touchés par cette maladie. Actuellement, l’auteur travaille sur les déplacements du VIH, ses mutations, mais aussi les représentations et les combats auxquels il a donné lieu, et qui ont profondément marqué l’histoire contemporaine.

Né en 1973, à Aix-en-Provence, France, vit et travaille aux Etats-Unis et en France.
www.mathieuasselin.com

Claude Baechtold pour son projet « Tout ira bien »

Après le décès de leurs parents, Claude Baechtold et son frère en quête de réconfort fouillent de fond en comble la maison familiale, mais rien : pas un mot d’adieu ni un conseil pour affronter la vie sans eux. Claude Baechtold a cherché en vain dans leurs affaires une lettre qu’ils lui auraient laissée. Elle aurait commencé par : Tout ira bien.

Né en 1972, à Lausanne, vit et travaille en France.
www.riverboom.com/

Gregory Halpern pour son projet « Omaha Sketchbook »

Depuis l’élection de Donald Trump, la relation de Gregory Halpern à l’hyper masculinité dans son pays est devenue de plus en plus pesante. Après un premier album réalisé en 2009, il est prêt à retourner à Omaha (Nebraska) pour photographier la manière dont les garçons apprennent à devenir des hommes. Omaha Sketchbook est non seulement une étude du lieu mais aussi une réflexion sur le pouvoir et la violence, une méditation sur le sentiment d’inadéquation, le malaise et la peur vécus par quelqu’un qui n’a pas été élevé pour adorer la virilité.

Né en 1977, à Buffalo, vit et travaille à New York.
www.gregoryhalpern.com

Luis Carlos Tovar pour son projet projet « My father’s garden (Proof of life) »

Le point de départ de l’œuvre de Luis Carlos Tovar est une photographie, mais paradoxalement, une photographie qu’il n’a jamais vue. C’est la « preuve de vie » de son père, pris en otage par les FARC en Colombie. Tovar a d’autres traces pour remplir les silences de son père – les titres des livres qu’il lisait dans la jungle, les papillons turquoises qu’il gardait entre les pages des livres, et les paysages amazoniens qu’il tente de recréer dans son jardin. Cela lui permet d’imaginer la douleur de son père, mais jamais de la comprendre pleinement.

Né en 1979, à Bogota, Colombie, vit et travaille en France.
www.luiscarlostovar.com/

INFORMATIONS PRATIQUES
3ème Prix Elysée – 2018-2020
Musée de l’Elysée Lausanne
http://prixelysee.ch

 

ING Unseen Talent Award, les 5 photographes nominés révélés

Les noms des 5 photographes nominés de la sixième édition du ING Unseen Talent Award viennent d’être révélés ! Il s’agit de Dávid Biró (1992, Hongrie), Jaakko Kahilaniemi (1989, Finlande), Pauline Niks (1982, Pays-Bas), Eva O’Leary (1989, Irlande) et Alexey Shlyk (1986, Biélorussie). Le conseiller artistique de cette édition est l’artiste pluridisciplinaire britannique Isaac Julien.

Les jeunes photographes vont pouvoir, dans le cadre d’un programme de résidence de deux mois, se consacrer pleinement à leur nouveau projet créatif sur le thème « Nouveaux horizons: Explorer la promesse et les périls de l’avenir« , sous la bienveillance d’Isaac Julien. Les travaux réalisés seront exposés durant la foire Unseen Amsterdam en septembre prochain. A cette occasion, le lauréat et le Prix du public seront annoncés lors de la cérémonie d’ouverture.

Le lauréat succédera à Andrea Grützner, photographe germanique, qui avait remporté l’édition 2017 dont le thème était « Terrain Commun » avec son sujet « Hive ». C’est le jeune artiste français Robin Lopvet qui avait remporté le vote du public.

Le jury 2018 sera composé d’Emma Bowkett (FT Weekend Magazine, directrice photo), Florian Ebner (Centre Pompidou, département photographie), Fiona Tan (artiste) et Sanne ten Brink (Conservatrice en chef ING Collection).

INFORMATIONS PRATIQUES
Exposition 6 ème édition ING Unseen Talent Award
Du 21 au 23 septembre 2018
Unseen Amsterdam
Keizersgracht 520H
1017 EK Amsterdam, Pays-Bas
https://unseenamsterdam.com/

Naissance de Pi•nk, agence succédant à Picture Tank

L’automne dernier, l’annonce de la liquidation judiciaire de l’agence coopérative de Picture Tank, avait de nouveau fait trembler le monde de la photographie. De nombreux photographes et collectifs  se retrouvaient ainsi orphelins… Par pugnacité, une cinquantaine de photographes se sont à nouveau réunis pour créer une nouvelle agence : Pi•nk !

Photographes auteurs, photojournalistes et photographes documentaires offrent ainsi un accès à un fonds d’archives de près de 100 000 photographies. Les images seront diffusées par la Saif Images via le portail PixPalace.

Liste des photographes :

Jean-Marc Armani
Alain Biaussat
Alexa Brunet
Philippe Conti
Andrea Eichenberger
Eric Garault
Florence Joubert
Eric Larrayadieu
Alban Lécuyer
Guillaume Pazat
Alain Soldeville
Franco Zecchin
Marie Babey
Emmanuelle Blanc
Sandra Calligaro
Cyrus Cornut
Fico
Yves Gellie
Frédérique Jouval
Alain Le Bacquer
Philippe Lesprit
Elena Perlino
Stéphanie Tétu
Julie Balagué
Julie Bourges
Marc Cellier
Bastien Defives
Eric Flogny
Marie Genel
Stéphanie Lacombe
Florence Lebert
Patrick Mourral
David Richard
Rafaël Trapet
Benjamin Bechet
Pierre-Yves Brunaud
Claire Cocano
Jean-Lionel Dias
Alexandra Frankewitz
Julie Guiches
Pascal Lafay
Ludovic Le Couster
Guillaume Murat
Xavier Schwebel
Laurent Villeret

INFORMATIONS PRATIQUES
http://www.pink-photographies.com

La 10ème édition du Prix Carmignac du Photojournalisme dédiée à l’Amazonie et aux enjeux de sa déforestation

L’appel à candidature pour participer à la 10ème édition du Prix Carmignac du Photojournalisme est lancé. Vous avez jusqu’au 7 octobre pour déposer vos dossiers sur le thème de l’Amazonie et des enjeux liés à sa déforestation.

Présidée par Yolanda Kakabadse, Ministre de l’Environnement en Équateur (1998-2000) puis présidente du WWF (2010-2017), cette édition entend soutenir un projet d’investigation photographique capable de rendre visibles les bouleversements qui touchent l’Amazonie pour alimenter la réflexion sur les conséquences de la déforestation massive.

En 2009, la Fondation Carmignac crée le Prix Carmignac du Photojournalisme. Dirigé par Emeric Glayse, le Prix Carmignac du Photojournalisme a pour mission de soutenir, chaque année, la production d’un reportage photographique et journalistique d’investigation sur les violations des droits humains dans le monde et les enjeux environnementaux et géostratégiques qui y sont liés. Sélectionné par un jury international, le Lauréat reçoit 50 000 euros lui permettant de réaliser un reportage de fond sur le terrain avec le soutien de la Fondation Carmignac qui finance ensuite, à son retour, une exposition itinérante et l’édition d’un livre monographique.

Le jury sera composé de :
Yolanda Kakabadse
– Ministre de l’Environnement en Équateur (1998-2000) puis présidente du WWF (2010-2017)
Simon Baker – Directeur de la Maison Européenne de la Photographie (MEP)
Clinton Cargill – Directeur de la photographie de Bloomberg Businessweek
Alessia Glaviano – Directrice de la photographie de Vogue Italia et L’Uomo Vogue
Magdalena Herrera – Directrice de la photographie de Geo
Yuri Kozyrev – Photojournaliste
Kadir van Lohuizen – Photojournaliste

Date limite d’envoi des dossiers :
Dimanche 7 Octobre 2018 à minuit (GMT)
http://www.fondationcarmignac.com/fr/photojournalisme/la-mission

Retrouvez l’interview de Lizzie Sadin, lauréat du 8ème Prix Carmignac du Photojournalisme :

8ème Prix Carmignac du Photojournalisme : Rencontre avec Lizzie Sadin autour de la traite des femmes népalaises

Arles 2018… Lettre à Sam Stourdzé
Où sont les photographes plasticiens ?

François Delebecque est photographe plasticien. Il fait le triste constat que cette nouvelle édition des Rencontres d’Arles ne représente pas ou trop peu la photographie plasticienne. Il a donc souhaité envoyer une lettre à Sam Stourdzé, directeur du festival, pour lui confier ses impressions partagées. Aujourd’hui, ce courrier est resté sans réponse, mais nous souhaitons la partager avec vous.

Cher Monsieur Sam Stourdzé, 

Ceci est un plaidoyer pour la photo d’auteur et de création que j’ai trouvée terriblement absente de cette 49ème édition des Rencontres.
Qui suis-je pour vous formuler un point de vue un rien critique ? Juste un ardent praticien de la photographie dite « plasticienne » et de création, depuis un certain stage avec Les Krims, Duane Michals, Christian Vogt et Paul de Nooijer aux Rencontres en…1976 (tous les quatre dans le même stage intitulé « le fantastique en photographie »).

Sans être rétrograde, les Rencontres sont pour moi dédiées à la photographie de création (sous toutes ses formes).

Hors force est de constater -et cela a été largement initié par votre prédécesseur (on le sait issu du reportage)- que les Rencontres sont devenues majoritairememt une vitrine de la photo documentaire (et de reportage), qui pour moi sont magnifiquement servies à Sète et Perpignan, mais ne devraient pas tant envahir Arles, même si dans une évolution très contemporaine elle se mâtine de caractéristiques très créatives.

Certes nous laissons actuellement aux jeunes un monde dans un état physique et humain désastreux, ce qui incite certains depuis 5-7 ans à documenter ce monde à tours de bras, et qui sont mis en avant un peu trop ces temps-ci. Mais outre le fait que ces constats sont alarmants et désespérants ils sont peu actifs dans la proposition créative.

Il y a un pouvoir de constat mais pas de pouvoir de suggestion et d’élévation dans la photo documentaire.

Il me semble que vous conforterez et gagnerez encore en public (qui finance donc 54% du budget de 7M€) avec une proposition découvrante, élevante, (je n’ose dire ambitieuse) où les propositions créatives apporteront ces grains d’élégance et d’admiration qui provoquent parfois ces transports de l’âme et de suggestion de dépassement de soi, et d’acquiescement du plaisir à découvrir ce constant renouvellement des pratiques créatives quand elles sont intègres à un comportement artistique entier.
Dans cet ordre des choses connaissez-vous le travail plastique et photographique de Christine Mathieu (.com) (galerie Ségolène Brossette), la force tellurique des « Sentinelles » d’Alain Cornu(.com) (bientôt chez Thierry Bigaignon), les dernières évolutions du travail de portraits sous l’eau inspirés par « Souffles, breath project » d’Ana Bloom(.com), les abstractions colorées de Fred Atlan (.fr), les volumes taille réelle reconstitués à partir de photos 10-15cm assemblées à l’agrafeuse de Cyril Hatt(.com), les portraits à la nostalgie communicative de Charlotte Mano(.com), les nouvelles mythologies des paysages habités de Nicolas Dhervillers(.com), les travaux portant sur le corps par ces trois femmes Alix Marie (.com), Dragana Jurisic (.com) où Rachel de Joode (.com) pour un débordement sculptural, et si vous tenez à traverser l’atlantique les recherches de Matthew Brandt(.com).
(Je ne suis affilié à aucune de ces galeries ni artistes (depuis, j’en connais quelques uns) et ce sont simplement des travaux dont la force m’ont marqué et que vous devez sûrement connaître vous et/ou votre équipe).

J’imagine que les charges d’un directeur du plus grand festival de la photo (créative) du monde vous oblige à jouer de diplomatie à tous les étages, à défendre et imposer un point de vue, à équilibrer un budget, à trouver de nouveaux lieux d’expositions et tout ce travail d’équilibriste qui vous passionne -je l’imagine- tout au long de l’année; j’aimerais juste retrouver à Arles un peu plus d’élévation créative … qui existe dans nos rangs.

Je vous prie de croire à mes considérations les plus artistiques.

François Delebecque

Marta Gili quitte la direction du Jeu de Paume

Après la Maison Européenne de la Photographie et la Fondation Henri Cartier-Bresson, c’est au tour du Jeu de Paume de changer de direction. En effet, l’annonce officielle du départ de Marta Gili a été communiquée hier soir : après douze ans à la tête du Jeu de Paume, elle a souhaité mettre fin à ses missions de directrice.

Ce sont 180 expositions monographiques et thématiques, dans le domaine de la photographie historique et contemporaine, ainsi que de la vidéo et de la création en ligne qui ont été présentées sous sa direction en 2006.

Comme le précise le communiqué : « De nombreux projets dédiés à la création contemporaine l’attendent en Espagne, à Barcelone notamment. Elle quittera ses fonctions mardi 16 octobre 2018, après l’ouverture des expositions « Dorothea Lange », « Ana Mendieta » et « Alejandro Cesarco ». »

EN CE MOMENT AU JEU DE PAUME

Gordon Matta-Clark : Anarchitecte

Bouchra Khalili : Blackboard

Daphné Le Sergent. Géopolitique de l’oubli Satellite 11 : une programmation d’Agnès Violeau

PROCHAINEMENT

Dorothea Lange : Politiques du visible

Ana Mendieta : Le temps et l’histoire me recouvrent

Alejandro Cesarco. Apprendre la langue (présent continu I) Satellite 11 : une programmation d’Agnès Violeau