Archives de catégorie : #News

Poursuivons le rêve de Jean Tinguely ! Campagne de mécénat participatif pour la restauration du Cyclop

Le cyclop a besoin d’être restauré

La localisation du Cyclop au coeur de la forêt soumet l’oeuvre monumentale de Jean Tinguely à des conditions de conservation extrêmes – taux d’humidité considérable, très grandes variations de température -, obligeant à une surveillance et un entretien constants de l’ensemble.
La Face aux miroirs du Cyclop est restée plusieurs années en béton projeté, avant que Niki de Saint Phalle ne décide de la recouvrir de miroirs – un matériau qu’elle affectionnait particulièrement, à la fois pour son miroitement et son pouvoir réfléchissant.
Le chantier se déroule de 1987 à 1991. De nombreux assistants, amis et artistes se succèdent autour d’un noyau de fidèles. Les techniques sont mises au point au fil de l’eau, chacun apportant sa touche dans le traitement du visage du monstre.

Mais, quelques années plus tard, les miroirs présentent des problèmes d’adhérence et de résistance aux conditions climatiques. Les dégradations s’accélérant, la pose d’un filet s’impose à partir de 2012. Des études lancées en partenariat avec le Laboratoire de recherche des monuments historiques vont permettre alors de constater que les matériaux utilisés à l’époque étaient peu adaptés et que la technique de découpe des miroirs avait fragilisé leur couche de tain, altérant progressivement leur qualité réfléchissante.

La décision de remplacer l’ensemble des miroirs de La Face aux miroirs a été mûrement pesée, fruit d’un dialogue nourri entre le Cnap, l’ayant droit de Niki de Saint Phalle, des restaurateurs, des ingénieurs spécialistes du métal, du béton, du verre et l’association qui gère Le Cyclop
pour le compte du Cnap.
Un travail approfondi a été mené sur différents matériaux (miroir et joint-colle) en chambre de vieillissement. Il permet d’identifier ceux qui sont les mieux adaptés aux conditions d’exposition du monument. Des tests de découpe et de pose ont été également réalisés.
Un relevé photographique des miroirs est effectué afin de respecter leur découpe initiale.

Après ces années d’études et d’échanges, la restauration va pouvoir enfin commencer et remettre l’oeuvre en résonance avec son environnement, répondant ainsi au désir de Niki de Saint Phalle de voir éternellement des miroirs scintiller au Cyclop – comme c’est le cas au Jardin des tarots (Garavicchio de Pescia Fiorentina, Italie).

Le Cnap lance une campagne d’appel aux dons qui consiste à récolter 15 000 euros pour restaurer la langue du Cyclop. Chaque don compte et permet de bénéficier d’une déduction fiscale et de contreparties.

Vous souhaitez participer au projet ? https://www.commeon.com/fr/projet/poursuivons-le-reve-de-jean-tinguely

Un destin exceptionnel

Le Cyclop s’apparente à une tête sans corps, avec un oeil unique qui scrute les alentours.
Pendant 25 ans, de 1969 à 1994, Jean Tinguely réalise cette sculpture hors norme.
Construite essentiellement à partir de matériaux de récupération, elle mesure vingt-deux mètres de haut et pèse près de trois cents tonnes.
Sa face est recouverte de 400 m² de miroirs.
Les plus grands artistes représentatifs de différents courants artistiques du 20e siècle (Dada, Nouveau Réalisme, art cinétique ou encore art brut) ont participé à sa création : Eva Aeppli, Arman, Philippe Bouveret, César, Seppi Imhof, Pierre Marie Lejeune, Bernhard Luginbühl, Giovanni Podestà, Jean-Pierre Raynaud, Larry Rivers, Jesús Rafael Soto, Daniel Spoerri, Rico Weber.
Le visiteur est invité à pénétrer dans Le Cyclop et à actionner diverses machines, à déclencher des sons, à assister à une pièce de théâtre…
Jean Tinguely décide, en 1987, de faire don de l’oeuvre à l’État qui s’engage à assurer sa protection. Elle est alors inscrite sur l’inventaire du Cnap qui en assure désormais la conservation et la restauration. L’association Le Cyclop veille, quant à elle, à l’entretien de la sculpture, accueille les publics et propose une programmation culturelle et artistique.
Pour que Le Cyclop brille à nouveau, contribuez à la restauration de sa langue, et poursuivez le rêve de Jean Tinguely !

INFORMATIONS PRATIQUES
Le Cyclop est situé dans le prolongement du n°66 rue Pasteur (côté bois)
91490 Milly-la-Forêt
www.lecyclop.com
http://www.cnap.fr

La FIAC dévoile la liste de ses galeries participantes

Pour sa 45e édition, qui se déroulera du 18 au 21 octobre 2018 à Paris, la FIAC est heureuse d’accueillir au sein des espaces prestigieux du Grand Palais une sélection exigeante de galeries d’art moderne, d’art contemporain et de design parmi les plus emblématiques de la scène internationale.

La sélection des exposants, réalisée par un jury de galeristes reconnus pour leur expertise, reflète une volonté de rendre compte de la diversité de la création artistique depuis le début du XXème siècle. Allant des maîtres modernes aux tendances les plus émergentes – notamment représentées par le Secteur Lafayette – la sélection 2018 ne manquera pas d’attirer, une fois encore, les collectionneurs et professionnels du monde entier et de réjouir les amateurs autour d’une programmation culturelle et festive d’une envergure inégalée.

Cette année, la liste des galeries rassemble des exposants issus de 25 pays, dont 2 pays entrants* (Allemagne, Autriche, Belgique, Brésil, Chine, Corée du Sud, Émirats arabes unis, Espagne, États-Unis, France, Grèce*, Hong Kong, Inde, Israël, Italie, Japon, Kosovo, Mexique, Norvège, Pays-Bas, Pérou*, Portugal, Royaume-Uni, Suisse, Tunisie).

Les plus grands contingents des exposants sont français (1/3) et européen (2/5), tandis que les galeries américaines représentent 1/4 des exposants.

Cette 45e édition de la FIAC est notamment marquée par le retour de 13 galeries internationales importantes : Hauser & Wirth (London, Somerset, New York, Los Angeles, Hong Kong, Zürich) ; Gmurzynska (Zürich, St. Moritz) ; The Breeder (Athens) ; Canada (New York) ; Ghebaly Gallery (Los Angeles) ; High Art (Paris) ; Rodolphe Janssen (Brussels) ; Paul Kasmin (New York) ; Modern Art (London) ; Salon 94 (New York) ; Tim Van Laere (Antwerp) ; Tucci Russo (Torino) ; Anne de Villepoix (Paris) ;

et la première participation de 12 galeries : 80M2 Livia Benavides (Lima) ; Antenna Space (Shanghai) ; Bergamin & Gomide (São Paulo) ; Gerhardsen Gerner (Oslo, Berlin) ; Magician Space (Beijing), dont 7 dans le Secteur Lafayette : Arcadia Missa (London) ; Sandy Brown (Berlin) ; Document Space (Chicago) ; Jan Kaps (Köln) ; LOMEX (New York) ; Edouard Montassut (Paris) ; Bonny Poon (Paris).

Venus du monde entier, ces nouveaux entrants 2018 confirment l’attractivité de la place parisienne pour le marché de l’art.

Liste complète :
http://www.fiac.com/fr/galeries/

Infos pratiques :
FIAC 2018
Grand Palais
du 18 au 21 octobre 2018

Le Musée de la Romanité ouvre ses portes à Nîmes

>« Le musée a été conçu comme une porte d’entrée pour la compréhension de la ville de Nîmes. Il permet de diffuser auprès d’un très large public les richesses du patrimoine architectural nîmois. C’est également un lieu incontournable pour suivre et comprendre toute l’actualité de la recherche archéologique. »

 
Dominique Darde, Conservatrice en Chef du Patrimoine, Ville de Nîmes
Dessiné par l’architecte Elizabeth de Portzamparc, il établit un dialogue architectural fort entre deux bâtiments séparés par deux mille ans d’Histoire. Il prend place sur l’épine dorsale du site, autrefois limite entre la ville médiévale et la ville moderne.
Les exceptionnelles collections archéologiques du musée comportent 25 000 pièces, dont environ 5000 sont présentées sur 3 500 m2. Elles invitent à une expérience historique unique à travers 25 siècles d’histoire grâce à une muséographie immersive.

LES COLLECTIONS DU MUSÉE EN 10 CHIFFRES
1 millier d’inscriptions latines
200 fragments architectoniques
65 mosaïques
300 éléments sculptés (bas-reliefs et ronde-bosse)
800 objets en verre
450 lampes à huile
389 objets en tabletterie (os et ivoire) plusieurs 100aines de céramiques (sigillée, commune…)
12 500 monnaies antiques et médiévales
15 panneaux de peintures murales romaines restaurées parmi lesquels une paroi complète du 3e style pompéien (3,50 m x 2,30 m)

LA REALISATION EN CHIFFRES :
• 22 siècles d’histoire • 3 ans de travaux • 9 200 m2 de surface • 5 000 œuvres exposées,  parmi une collection de près de 25 000 pièces • 3 500 m2 d’exposition, pour un total de 4 800 m2  d’espaces dédiés au public • 700 m2 de réserves •
• Auditorium de 180 places avec foyer
• Librairie boutique de 140 m2
400 m2 d’espaces pédagogiques en 3 salles • Centre de documentation de 250 m2 • Salon de réception de 200 m2 (dernier étage,  terrasse avec vue sur les arènes) • 1 restaurant et 1 café / Chef : Franck Putelat (2 étoiles Michelin) • 3 500 m2 de jardin
Coût du projet 59,5 M€ tdc (toutes dépenses confondues) conforme au budget annoncé
 
La Ville de Nîmes a entrepris une démarche d’inscription au Patrimoine mondial de l’Unesco sur le thème de « l’Antiquité au présent ». Réponse attendue pour le mois de juillet 2018 !
Infos pratiques :
Ouverture du Musée de la Romanité / 2 juin 
Exposition « Gladiateurs, héros du Colisée » 
2 juin au 24 septembre 
Musée de la romanité
16 boulevard des arènes 30000 Nîmes
Ouvert tous les jours Du 2 au 30 juin et du 1er septembre au 4 novembre : 10h-19h du 1er juillet au 31 août : 10h-20h
Tarifs tarif plein : 8 € réduit : 6€
 
 
Compléter votre visite avec le Nîmes contemporain au Carré d’art : Exposition Wolfgang Tillmans / Jusqu’au 16 septembre

Les dieux insatiables de Subodh Gupta à la Monnaie de Paris

Première rétrospective en France de l’artiste indien Subodh Gupta dont les œuvres souvent monumentales sont présentes dans le monde entier. A ne pas confondre avec Shilpa Gupta également représentée par la galeria Continua San Gimignano/Beijing/Les Moulins.
« Adda »/Rendez-vous entrecroise l’ADN de la Monnaie de Paris et l’univers de l’artiste autour du métal et ses symboliques. Le parcours divisé en 6 sections occupe l’ensemble des espaces intérieurs et extérieurs du 11 Conti dans un continuum hypnotisant.
A partir du langage du quotidien et des rituels autour de la nourriture en Inde, l’artiste met en scène des objets traditionnels comme des allégories autour de notions philosophiques universelles, telles que la pureté, le voyage et l’exil, la prospérité et l’abondance, la spiritualité.
Un voyage initiatique aux confins des astres et de l’ailleurs…
Dans le cadre de l’exposition, Subodh Gupta en résidence dans les ateliers de la Monnaie a conçu une médaille spéciale à partir des épices et leur valeur économique et commerciale dans le temps et l’histoire (en vente à la boutique).
Prochainement : Conférence Gupta par Gupta le 19 juin à 19h
Catalogue sous la direction des deux commissaires, Camille Morineau et Mathilde de Croix, éditions Skira, 192 pages, bilingue, 25€.
Infos pratiques :
 
SUBODH GUPTA
Adda/Rendez-vous
 
jusqu’au 26 août 2018
 
Tarif Plein : 14€ (Web : 13€)
Tarifs Réduits : 12€ (Web : 11€) – 9€
Pour accompagner votre visite : téléchargez gratuitement notre application

 

Les lauréats du 33e Festival International de Mode, de Photographie et d’Accessoire de Mode de Hyères

Au terme de trois jours de présentations, de rencontres, de concours et de défilés, les jurys ont rendu hier soir leurs verdicts. Une fois de plus, la qualité de la sélection était à la hauteur des attentes des professionnels ainsi que du public. C’est incontestable: le Festival International de Mode de Photographie, et d’Accessoire de Mode de Hyères est un hymne à la jeune création, à cette force nouvelle et encourageante, à ces renouvellements et ces sources inépuisables d’inspiration. Un festival qualifié d’éclectique et de « généreux » comme l’aime à le rappeler son directeur Jean-Pierre Blanc. Découvrons dès à présent les lauréats de cette 33e édition.

Photographie

Prix du Public et de la Ville de Hyères: la Finlandaise Sanna Letho avec sa série « Morphologies », où les fleurs viennent envahir les visages humains.

La lauréate avec le président de la Fédération de la Haute Couture ©Philippe Olivier pour Soevents 83

Prix Nature Morte : la Hongroise  Csilla Klenyanszki avec sa série « Pillars of Homes », suite absurde de variations sur le même thème emprisonné dans la capsule temporelle.

La lauréate avec la présidente du jury Bettina Rheims ©Philippe Olivier pour Soevents 83

Prix de la Photographie American Vintage : la Néerlandaise Sarah Mei Herman avec sa série« Xiamen », un récit photographique dans la Chine d’aujourd’hui.

La lauréate entourée du responsable American Vintage et de Bettina Rheims ©Philippe Olivier pour Soevents 83

Grand Prix du Jury Photographie: l’Irlando-américaine Eva O’Leary avec sa série « Spitting Image ». Son travail, accompagné de vidéos, interroge le regard que les adolescentes posent sur elle. Ses modèles sont invités à poser devant un miroir et elle capture ce reflet, dans un cadrage très serré, symbolisant la représentation sans faille ni artifice d’une jeunesse sous l’influence des diktats.

La lauréate entourée des jurés ©Philippe Olivier pour Soevents 83

La Canadienne Teresa Eng remporte, avec sa série « China Dream » une Dotation Wallpaper consistant à un édito dans le numéro de janvier prochain.

Accessoires de Mode

Prix du Public et de la Ville de Hyères : la Française Cécile Gray avec sa collection de bijoux « Initiale (s) ». Ses bijoux-vêtements ont conquis le public averti hyérois qui a su reconnnaître le talent de cette passionnée de mode. Retrouvez l’article que nous lui avons consacré ici.

La lauréate avec Pascale Mussard et Jean-Pierre Blanc ©Philippe Olivier pour Soevents 83

Grand Prix du Jury Accessoires de Mode Swarovski : les Françaises Kate Richard, Flora Fixy, et Julia Dessirier pour « H [earring] », collection de bijoux auditifs. Né d’une collaboration entre une photographe malentendante et deux designers, le trio féminin accessoirise des appareils auditifs, une jolie manière de reconsidérer la prothèse et de renouveler le champ des possibles.

Les lauréates entourées des jurés et de leur présidente Christelle Kocher ©Philippe Olivier pour Soevents 83

Mode

Prix du Public et de la Ville de Hyères : la Belge  Sarah Bruylant avec sa collection femme « Meet me in another world », une collection avec beaucoup de personnalité, invitant à la rêverie et faisant la part belle aux proportions. La styliste s’inspire du monde pictural avec des emprunts aux toiles du maître autrichienGustav Klimt et ses jupes sont réhaussées de touches de peinture à la manière impressionniste.

La lauréate entourée de ses modèles et de l’adjoint à la culture de Hyères ©Philippe Olivier pour Soevents 83

Prix Chloé : la Canadienne Marie-Eve Lecavalier avec sa collection femme « Come Get Trippy with Us ». La styliste utilise des cuirs et des jeans de seconde main qu’elle retravaille. Des tenues longues, amples, assez rigides, montrent la richesse des textures, soulignés par un motif ondulé. La robe réalisée pour le Prix Chloé est composée d’un tressage de cuir beige, laissant entrevoir la nudité du corps, avec des chaînettes argentées.

La lauréate entourée de son modèle et du représentant de la Maison Chloé ©Philippe Olivier pour Soevents 83

Mention spéciale du jury Mode : la Canadienne  Marie-Eve Lecavalier avec sa collection femme« Come Get Trippy with Us ». Une palette sobre, des coupes droites, parfois démesurées, sa collection urbaine-chic est réhaussée d’imposants bijoux en plexiglass. Le travail du cuir est superbe et ses vêtements symbolisent la femme moderne.

La lauréate entourée des jurés ©Philippe Olivier pour Sovevents 83

Dotation Galeries Lafayette : la Française Ester Manas avec sa collection femme « Big Again ». Le Hangar des Pesquiers a vu défiler des femmes charnues et c’est bien ces formes-là que la styliste française veut valoriser. Sa collection, dédiée à toutes les femmes,  célèbre autant les formes du corps que du vêtement. Elle joue sur les textures, les matières – peau comprise- ,dans une collection modulable destinée chacune puisse se vêtir selon ses désirs. Elle développera une collection en partenariat avec les Galeries Lafayette que nous découvrirons au printemps 2019.

La lauréate et ses modèles ©Philippe Olivier pour Soevents 83

Grand Prix du Jury Mode Première Vision : les Néerlandais Rushemy Botter et Lisi Herrebrush avec leur collection homme « Fish or Fight« . Placée sous le signe de l’écologie, cette collection est faite de tissus de seconde main ainsi que de filets de pêche et de sacs plastiques, une référence évidente à la pollution maritime mais aussi au travail de ses pêcheurs Caribéens et à la manière de célébrer la vie coûte que coûte.

Les lauréats entourés des jurés et de leur président Haider Ackermann ©Philippe Olivier pour Soevents 83

Féliciations à tous les candidats pour leurs travails, leur façon de repousser sans cesse les limites de la créativité et leurs accessibilités durant ce festival. Rendez-vous au printemps 2019.

33e Festival International de Mode, de Photographie et d’Accessoire de Mode de Hyères
Villa Noailles
Montée de Noailles
83400 Hyères
Festival et concours du 26 au 30 avril 2018
Expositions du 26 avril au 27 mai 2018
Plus d’infos ici

HYam – 2e édition du Prix HYam de la jeune scène artistique méditerranéenne – Hydra, Grèce

Après la Grèce, berceau de notre civilisation, le second pays retenu pour cette nouvelle édition est le Maroc. Huit candidats pour un lauréat choisi par un jury international et une dotation en trois temps forts :
La création et l’exposition d’une œuvre dans l’espace public sur l’île d’Hydra pendant l’été 2018
Une résidence d’un mois à Hydra en septembre 2018
Une table ronde ayant trait à la jeune scène marocaine chez Artcurial à Paris à l’automne 2018

L’association HYam (Hydra for artists of the Mediterranean) a été créée en 2014 par la journaliste Pauline Simons afin d’accompagner les artistes émergents issus des pays de la Méditerranée. Son objectif est de les soutenir dans la promotion de leur travail sur la scène internationale et de les aider à acquérir une plus forte visibilité à la fois en France et en Grèce. Après une première édition consacrée à la scène gréco-chypriote, l’association HYam invite cette fois la jeune scène artistique marocaine et amplifie son engagement grâce à un accompagnement personnalisé autour de trois temps forts à Hydra en Grèce, puis à Paris à l’automne.
Pour sa deuxième édition, HYam a choisi de mettre en lumière la jeune scène marocaine, invitant huit artistes de moins de 36 ans à concourir au Prix HYam de la Jeune Scène Artistique Méditerranéenne et à soumettre un dossier à un jury international réuni pour l’occasion.

Le/la lauréat(e) bénéficiera d’une aide à la création d’une œuvre destinée à être exposée dans l’espace public au cœur du village pendant l’été 2018, avant d’être accueilli en résidence pour une durée d’un mois dans un atelier mis à sa disposition par HYam.
Pendant son séjour, l’artiste lauréat pourra approfondir ses recherches en résonance avec le caractère spécifique de l’île, ce qui fera l’objet d’une présentation à l’automne à Paris chez Artcurial, partenaire du projet, lors d’une table ronde consacrée à la scène marocaine.
Après un long travail de prospection, HYam a retenu huit artistes marocains émergents qui soumettront chacun au jury 2018 un dossier présentant à la fois leur travail, un projet d’œuvre destinée à être exposée dans l’espace public d’Hydra durant l’été 2018 et un sujet de réflexion qu’ils souhaitent ensuite développer durant leur résidence d’un mois sur place.

Huit artistes marocains en lice pour la 2e éditions du Prix :
– Zainab Andilabe
– Salim Bayri
– Abdessamad El Montassir
– Soukaina Joual
– Mehdi-Georges Lahlou
– Lina Laraki
– Nissrine Seffar
– Abdelaziz Zerrou

Les membres du jury 2018 :
Le jury de la 2e édition du Prix HYam, composé de personnalités du monde de l’art, mêlant collectionneurs, professionnels et critiques d’art, se réunira à Paris au début du mois de mai pour désigner le lauréat ou la lauréate du 2e Prix HYam.

Présidé par François Tajan, président délégué de la maison de vente Artcurial et partenaire d’HYam, le jury 2018 est composé de :
– Xenia Geroulanou, directrice de la Galerie Thaddaeus Ropac, Paris
– Anaël Pigeat, rédactrice en chef de la revue Artpress
– Philippe Riss-Schmidt, curateur et fondateur d’Hyperpavilion à la dernière Biennale de Venise
– Bérénice Saliou, directrice artistique de l’ICI (Institut des Cultures d’Islam)
– Emmanuel Saulnier, artiste et professeur aux Beaux-Arts de Paris
– Meryem Sebti, directrice de la publication et de la rédaction du magazine Diptyk et partenaire de l’événement
– Alexis Veroucas, artiste et collectionneur

Hydra, île d’art de culture
Située au sud d’Athènes face au Péloponnèse, l’île d’Hydra tricote une singularité quotidienne. La perle noire du golfe Saronique ne s’apprivoise qu’à pied, à dos de mule ou en bateau-taxi. Délibérément cosmopolite, Hydra est un lieu de référence pour l’art contemporain international, accueillant chaque été des expositions de haut niveau dans des lieux aussi singuliers que le vieil abattoir repris en 2009 par le collectionneur Dakis Ioannou (Deste foundation), un garage à bateaux devenu le Workshop de Pauline Karpidas, collectionneuse et mécène anglaise, ou encore l’ancien lycée où Dionisis Antonitsis, soutenu par Dimitri Daskalopoulos (NEON foundation), organise des expositions de groupe dédiées à la jeune scène internationale.

La 2e édition du Prix HYam de la Jeune Scène Artistique Méditerranéenne en quelques dates :
– 31 mars : Lancement de la 2e édition, dédiée à la scène marocaine, et annonce des huit finalistes
– Début mai : Réunion du jury à Paris et annonce du/de la lauréat(e)
– 15 juillet – 15 septembre : Exposition de l’œuvre de l’artiste lauréat à Hydra sur la place Makariou, au cœur du village
– 15 septembre – 15 octobre : Résidence de l’artiste lauréat sur l’île d’Hydra
– Novembre ou décembre (date à confirmer) : Table ronde chez Artcurial sur le thème de la jeune scène contemporaine marocaine et présentation par l’artiste lauréat du travail de réflexion mené pendant sa résidence

En savoir plus :
http://hyam.fr/

L’impur, à Kerguéhennec

Superbe projet au long cours que le domaine de Kerguéhennec qui, depuis 1988, ne cesse de « s’ouvrir au monde et à la création contemporaine » selon les mots de son directeur, Olivier Delavallade. La nouvelle saison, néanmoins, est moins convaincante que les précédentes.

Le domaine de Kerguéhennec se trouve à une petite vingtaine de kilomètres au nord de Vanves. C’est un château du XVIIIe siècle, remanié au XIXe et flanqué d’écuries et de bergeries. L’appeler le « Versailles breton » comme certains locaux un brin chauvins ont pu le faire, c’est aller un peu vite en besogne, mais, d’extérieur, le charme classique de la bâtisse et de son parc pris dans les brumes bretonnes fait son petit effet. Acquis par le département du Morbihan en 1972 et classé au titre des monuments historiques en 1988, le domaine est doté d’un centre d’art et d’un parc de statues à peu près au même moment. Le parc vaut le détour, l’essentiel des sculptures ayant été réalisé spécifiquement pour le lieu dans le cadre de commandes. Certaines pièces sont signées Jean-Pierre Raynaud, Marina Abramovic, François Morellet, Giuseppe Penone… pour ne donner que les grands noms.

Kerguéhennec bénéficie d’une notoriété particulière, que son histoire explique. De 1992 à 1999, le domaine a été dirigé par Denys Zacharopoulos, arrivé juste après avoir été co-directeur de la légendaire documenta IX avec Jan Hoet, puis de 2000 à 2010 par Frédéric Paul — qui a récemment coordonné le quarantenaire du Centre Pompidou. Depuis 2011, c’est Olivier Delavallade. Homme de passion, ancien universitaire, qui a gardé de l’enseignement une capacité à tenir d’intenses (et éclairées) logorrhées verbales, sans pour autant céder au verbiage. À son actif, déjà, la création d’un centre de valorisation de l’œuvre de l’artiste Pierre Tal-Coat (1905-1985), avant qu’il ne soit nommé directeur, et l’ouverture du domaine, avec la création de résidences d’artistes, de rencontres, et d’événements ou ateliers transdisciplinaires, de fêtes pour enfants, de jardins partagés…

Le succès est au rendez-vous. D’environ 30.000 visiteurs entre 2009 et 2012, la fréquentation a décollé. 50.000 en 2013, 70.000 en 2015 (dus aux bons résultats de l’exposition Fondation Maeght. De Giacometti à Tàpies, 50 ans de collection), 60.000 visiteurs en 2016. Aujourd’hui, Kerguéhennec fait partie des quinze lieux les plus visités du Morbihan. Mais pas question de céder aux chants des sirènes. « Je ne mesure pas la qualité d’une exposition à sa fréquentation, tranche Olivier Delavallade. Des expositions formidables n’ont pas retrouvé leur public, pour d’autres, ça a été le contraire. Je me méfie de l’audimat. En revanche, constater une croissance pérenne de la fréquentation du musée, c’est une bonne chose. » Cela n’empêche tout de même pas le directeur de se montrer songeur, pendant le déjeuner, en évoquant les chiffres édifiants de la fondation Vuitton. « Tout de même, 34.000 visiteurs pour le week-end de clôture de l’exposition du MoMA, c’est quelque chose… »

Mais ce bilan positif, Olivier Delavallade (qui a repris en main le domaine après quelque temps de flottement) en est fier. « Cela veut dire qu’à force d’exigence, de conviction, de médiation et de transmission, il y a un ancrage qui se fait. » L’ancrage, le directeur du domaine y tient, lui qui n’a eu de cesse d’attirer les locaux jusqu’à lui. Il faut dire que Kerguéhennec rassemble les opposés : lieu de patrimoine et de création, lieu de culture et de nature, de connaissance intellectuelle et sensible. « Les choses doivent être dans un continuum », assure Olivier Delavallade. Ce qui fait la qualité d’un lieu, c’est l’entente entre un technicien et un élu, et c’est le cas ici. »

Vision de l’institution
Le continuum, c’est aussi celui de l’expérience artistique. L’action du domaine et d’un centre d’art s’imagine au-delà de la seule conception d’expositions. En premier lieu, avec l’édition. « L’édition, c’est ce temps de réflexion lent sur l’œuvre, aussi important que celui de l’exposition. » Or le domaine accuse d’une intense production éditoriale — 17 catalogues en 2017.

Cela va plus loin. « Un lieu comme Kerguéhennec doit être ouvert à la création contemporaine, donc aux artistes et aux étudiants en art. » C’est ainsi que, depuis 2011, le domaine a accueilli des artistes en résidence, dont Claire Lesteven, Roland Cognet, Lee Huyn Jae ou Isabelle Ferreira. Actuellement, l’exposition Facing the sky montre les travaux en céramique réalisés par onze étudiants d’écoles européennes d’art.

Bref, une vision inclusive, ouverte de l’art. C’est une évidence, l’institution n’a pas à livrer la vérité. « Ni moi, ni le département du Morbihan, ni le Ministère de la Culture n’avons à donner des leçons d’histoire, de politique ou de société. Nous sommes inclus dans un espace public et partagé, ouvert au dialogue. Je ne pense pas que l’institution soit là pour faire avancer les choses, l’idée est plutôt de faire de ces lieux des agoras, des forums. »

L’impur
Et ce n’est pas un hasard si Olivier Delavallade a souhaité placer son programme, cette année, sous le signe de l’impur. « Cette notion d’impur est essentielle. L’impur, c’est ce qui résiste, ce qui refuse. On le retrouve aussi bien dans les créations contemporaines que des interrogations politiques sur notre temps, dans le sens noble du terme. Rappeler cela, c’est aussi rappeler la dimension de bricolage et de collage dans la création, sortir d’une vision hygiéniste de l’art et/ou de la société. L’art peut permettre de poser des questions sans les figer dans des catégories, tout en gardant une certaine légèreté. »

Malgré la beauté du programme, malheureusement, cette saison impressionne moins que les précédentes. Certes, les dessins de Gilgian Gelzer, exposés au château, ne manquent pas d’intérêt. Ses proliférations de lignes ondulantes sont belles, mais les autres médiums de l’artiste, photographie et peinture, ne convainquent pas. Certes, certaines peintures de Nicolas Fedorenko possèdent une vraie portée tragique, mais au fond l’exposition ne prend pas. En fait, ces expositions offrent un parcours moins enchanteur que les magnifiques accrochages organisés ces dernières années, que ce soit sur le mouvement coréen Dansaekhwa, la monographie consacrée à Anna-Eva Bergman ou les cinquante ans de la fondation Maeght. La déception naît des attentes.

Jusqu’au 27 mai 2018
http://www.kerguehennec.fr

Inauguration du nouvel espace d’accueil du Cyclop conçu par Hans-Walter Müller

Le 7 avril 2018 sera inauguré l’œuvre de Hans-Walter Müller à Milly-la-Forêt. La structure gonflable de 40 m², commandée par le Centre national des arts plastiques (Cnap), devient ainsi le nouveau lieu d’accueil, la billetterie et la librairie du Cyclop de Jean Tinguely.

Le Cyclop

Le Cyclop est une œuvre monumentale, créée sous la direction de Jean Tinguely de 1969 à 1994. Située dans la forêt de Milly-la-Forêt (Essonne), cette tête de géant en béton et en métal dont le visage a été recouvert de miroirs par Niki de Saint Phalle, accueille les œuvres de 15 artistes (Daniel Spoerri, Jesus-Rafael Soto, César, Arman…). Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle font don du Cyclop à l’État français en 1986. L’œuvre est inaugurée et ouverte au public en 1994.

Depuis 1988, l’association Le Cyclop a pour mission de promouvoir l’œuvre auprès du public, et d’inviter des artistes à concevoir des œuvres en relation avec elle. Le Cnap assure la conservation de l’oeuvre et veille à son rayonnement.

La commande

Cette commande s’inscrit dans le cadre du programme, initié en 2015 par le Cnap, de commande d’œuvres monumentales destinées à l’espace public, qui peuvent être instal­lées pour une courte durée (de un à trois ans) et circuler aisément sur le territoire. Le Cnap conserve l’ensemble des instructions, permettant la recréation de l’œuvre. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des missions du Cnap et de sa « collection sans murs », toujours en mouvement.

Le nouvel espace d’accueil

L’œuvre fait partie des structures gonflables, appelées « architectures soufflées », de Hans- Walter Müller. La pierre est remplacée par l’air, l’ensemble imite le système respiratoire des êtres vivants. Mobilité, articulation, circulation, « corps » de bâtiment, l’artiste propose « une architecture qui respire et fait respirer ».

Ses ouvertures rappellent les courroies de la Méta-maxi et ses portes, passages entre deux cylindres gonflés, indiquent au spectateur qu’il entre « dans un autre monde, celui des artistes du Cyclop de Milly-la-Forêt ».

Cette bulle ouverte sur le monde, proche des mécanismes développés par l’art cinétique, remplace le camion de pompier qui avait été transformé par Pierre-Marie Lejeune en billetterie à l’ouverture du Cyclop en 1994.

On retrouve chez Hans-Walter Müller la même volonté de créer un dialogue entre les arts que chez Jean Tinguely. L’architecture de Müller se mesure à la sculpture monumentale, où les espaces intérieurs et extérieurs entrent en constante communication, et forment un duo au coeur de la forêt, montrant comment l’art et l’architecture peuvent être transgressés par deux esprits libres.

Hans-Walter Müller

Hans-Walter Müller est un ingénieur et architecte né en 1935, à Worms, en Allemagne.

Il obtient son diplôme à l’école polytechnique de Darmstadt en 1961. Deux ans plus tard, il expose pour la première fois sa Machine Cinétique. Il participe avec Nicolas Schöffer et François Morellet à l’exposition de 1967, « Lumière et Mouvement », au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.

Depuis les années 1970, Hans-Walter Müller construit des structures gonflables adaptables à tout type d’utilisation (ateliers d’artistes, décors de théâtre, églises itinérantes, stands publicitaires, abris pour les SDF, etc). Pour le Centre international d’art et du paysage de Vassivière, il avait, en 2003, conçu trois structures gonflables nomades destinées au public, dont les maquettes font partie de la collection du Cnap.

INFORMATIONS PRATIQUES
Le Cyclop est situé dans le prolongement du n°66 rue Pasteur (côté bois)
Du 7 avril au 8 novembre 2018
91490 Milly-la-Forêt
www.lecyclop.com
http://www.cnap.fr

Depuis Paris :
Une navette gratuite A/R est à votre disposition depuis Paris, sur réservation, dans la limite des places disponibles.
Rendez-vous à 19h15
Place Denfert Rochereau
75 014 Paris
(Face à la sortie de la station de RER)
Retour de la navette à 23h.

L’accès au site et à la programmation artistique est libre et gratuit.
L’intérieur du Cyclop est accessible sur visite guidée uniquement.

Drawing Now 2018, un bilan haut la main !

Nouveauté et découverte, une édition qui fait l’unanimité : exposants et visiteurs s’accordent sur le fait que cette 12e édition est la meilleure à ce jour ! +10% de collectionneurs présents et une forte re-mobilisation des groupes de visite.

Fréquentation :

Cette édition 2018 compte +10% d’acheteurs (collectionneurs, centre d’art et professionnels) et +10% d’amateurs –
curieux, soit près de 20 000 visiteurs cette année, malgré les grèves.
Institutions françaises et internationales au rendez-vous, collectionneurs et personnalités du monde de l’art se sont également pressés nombreux, de plus en plus de collectionneurs américains et leurs institutions ont également été identifiés, des groupes de collectionneurs français, suisses et russes, des groupes d’amis et de mécènes.

Ventes :

Le parcours Master Now a généré un réel succès et nombre satisfaisant de transactions :
• la Galerie Martel a réalisé de belles ventes avec une oeuvre de Art Spiegelman cédée à 45 000€ et une de Tomi Ungerer à 25 000€
• la Galerie Jean Fournier a notamment vendu un Pierre Buraglio à 17 000€
• la Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois a vendu plus d’une trentaine de dessins de l’artiste iranien Peybak pour une fourchette de prix allant de 900 à 13 000€.
• la Galerie Papillon a vendu plusieurs oeuvres pour des prix allant jusqu’à 9 500€
• Maus Contemporary a cédé son Master Now, une oeuvre de Barbara & Michael Leisgen pour 26 000€
• la galerie particulière, Galerie Biousse-Foucher a entre autre cédé une oeuvre d’Ethan Murrow à 18 000€ et une de Mathieu Dufois à 12 000€.
• notons que parmi ses nombreuses ventes, la galerie christian berst art brut a vendu 5 dessins (17 000€ chaque) de l’artiste croate Janko Domsic, présenté en focus sur son stand.

Le Prix :

Le Prix DRAWING NOW 2018 a été remis à l’artiste Michail Michailov, présenté sur le stand de la Galerie Projektraum
Viktor Bucher (Secteur Process), en présence des membres du comité de sélection.

Rendez-vous pour la 13e édition du 28 au 31 mars 2019 !

http://drawingnowparis.com

Isabelle Lévénez, lauréate du prix DDessin 2018 / Institut Français de Saint-Louis du Sénégal

Isabelle Lévénez se considère comme une artiste plasticienne. Elle est plus connue pour son travail vidéo et ses installations. Elle s’inspire, pour mieux se les réapproprier, des performances filmées des années 1970 (Acconci, Nauman, Abramovic, Pane). Elle s’auto-filme et restitue ainsi directement une expérience sensible pour le spectateur. Le corps ou plutôt sa présence est omniprésent. Il s’invite dans le travail de l’artiste, suggéré jusqu’à l’effacement.

C’est son travail de dessin qui a été récompensé cette fois-ci, un travail qui accompagne très souvent ses productions vidéos comme des diptyques indissociables. Le corps est encore présent, plus imaginé que représenté pour laisser la place à des translations subtiles. « Je désire que le spectateur me suive là où je l’emmène. Pour aller ailleurs », dit Isabelle Lévénez.
L’artiste se joue aussi de l’écriture. Elle convoque Perec, Beckett et Kafka pour tracer, selon Isabelle Lévénez, l’insensible écart entre la pensée et les mots devenus symboles. Ses lignes sont alors plus des graffitis (on pense à Cy Twombly), des incantations magiques. L’association des images et de l’écriture entraînent une nouvelle fois le regardeur à s’évader ailleurs.
On aura compris que le travail d’Isabelle Lévénez, d’une grande maîtrise technique, est de l’ordre de l’intime, de l’invisible et de l’impermanence.
Isabelle Lévénez, lauréate du prix décerné conjointement par le salon DDessin et l’Institut Français de Saint-Louis du Sénégal voit son travail récompensé par trois semaines de résidence d’artiste à l’Institut. Une édition numérique personnelle sera consacrée au travail de la lauréate. Cet eBook sera édité par Tribew dans la collection WorkOf.
Isabelle Lévénez est représentée par la H Gallery (Hélianthe Bourdeaux-Maurin)
Pour plus d’information sur le travail de l’artiste