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Les 25 ans du DCA célébrés au Palais de Tokyo

L’ART AU CENTRE de toutes les attentions pour les 50 centres d’art contemporain qui fêtaient ce week-end les 25 ans de leur association. L’association française du développement des centres d’art contemporain (D.C.A) fêtait ce week-end ses 25 ans au Palais de Tokyo, l’un de ses membres. L’occasion de rappeler la mission extraordinaire de ce tissu indispensable au rayonnement de l’art contemporain sur tout le territoire.

Apparus dans les années 70, les centres d’art sont devenus des acteurs essentiels de secteur des arts plastiques dans le champ de la création contemporaine sur l’ensemble du territoire. A travers leurs programmations ambitieuses et leurs singularités structurelles, ils sont des laboratoires de production artistique où s’invente, se produit et s’expose l’art d’aujourd’hui et de demain. Structures fondées sur le principe de l’expérimentation et de l’innovation, ils constituent des incubateurs de savoir-faire au service de la création, de sa pensée, de sa production, de sa médiation et de sa communication. Véritables têtes chercheuses, ils interviennent en amont, en soutenant les artistes par la production d’œuvres et, en aval, en organisant des expositions, des actions de sensibilisation et en publiant des ouvrages. Ils favorisent l’émergence d’artistes par des accueils en résidence de création et de production d’œuvres d’art. Leur activité de soutien à la création, de diffusion et de médiation contribue à la dynamisation de la scène française de l’art contemporain. Pour beaucoup d’artistes, leurs premières expositions ont été portées par ces structures avant que leurs œuvres rejoignent les collections publiques du FNAC, des FRAC et des musées ou celles, privées, des collectionneurs et des fondations.

Irriguant l’ensemble du territoire hexagonal au-delà des découpages administratifs, les centres d’art sont implantés aussi bien dans les métropoles régionales qu’au cœur des bassins ruraux avec le soutien de multiples partenaires, dont l’Etat et les collectivités territoriales. A ce titre, les centres d’art participent d’une économie de la culture au niveau local en termes d’emploi et travaillent avec beaucoup d’acteurs locaux de l’artisan à l’industriel. Au niveau national et international, les centres d’art contribuent, à travers la production de projets collaboratifs et la diffusion d’œuvres d’artistes, au soutien et au rayonnement de la scène artistique française.

Cela fait maintenant 25 ans que les centres d’art contemporain se sont réunis en association : d.c.a (Association Française de Développement des Centres d’Art), qui s’est fixé pour objet de favoriser le développement et le rayonnement de centres d’art à l’échelle nationale et dorénavant à l’international. Voici quelques chiffres clés qui permettent de visualiser l’importance de l’activité de ces 50 centres sur une année : 1,6 millions de visiteurs dont 200 000 scolaires, 400 expositions, 2000 artistes exposés, 4000 actions de médiation, 1000 œuvres produites.

Pour fêter ses 25 ans  d’existence, d.c.a  proposait le week-end dernier, durant trois jours à la Galerie Haute du Palais de Tokyo, l’ART AU CENTRE, une célébration à la fois festive, artistique et politique autour des centres d’art.

Pour l’occasion, d.c.a a créé un formidable programme de rencontres, de conférences, de tables rondes, ouvert au public. Des intervenants venus d’horizons croisés (artistes, critiques d’art, universitaires, journalistes, directrices et directeurs de structures artistiques, etc) ont pris la parole pour dialoguer autour des grands enjeux actuellement au cœur des préoccupations des centres d’art : l’économie de l’art contemporain, la liberté de création et d’expérimentation, le rapport aux publics et aux territoires.

L’événement s’est surtout articulé autour d’une programmation artistique. Le travail d’une cinquantaine d’artistes y était présenté à travers une dizaine de performances, une quarantaine de vidéos, des lectures, des œuvres sonores et des concerts. On pouvait voir également un immense mur transformé en un inventaire de près des 15000 artistes présentés dans les centres d’art depuis leur création et une bibliothèque éphémère qui présentait plusieurs centaines d’éditions publiées par les centres.

Cette manifestation fut l’occasion aussi pour Passerelle, centre d’art de Brest, d’être le premier centre à recevoir le nouveau label de « Centre d’art contemporain d’intérêt national ». Un label de qualité, bien sûr, mais surtout un gage de sécurisation face aux politiques culturelles trop soumises aux changements électoraux. Comme a du le subir « le Quartier » de Quimper qui a dû fermer ses portes l’an dernier suite à la suppression de ces subventions.

Ce fut surtout l’occasion de rencontrer et d’échanger avec des personnes extraordinaires, enthousiastes, dynamiques, généreuses et totalement engagées pour l’art contemporain avec souvent des moyens limités mais une énergie et une volonté d’acier.

Courez dans les centres d’art contemporain !

A LIRE :
L’interview de la secrétaire générale de d.c.a Liza Szlezynger réalisé par Marie-Elisabeth de Fresnaye

Les innovateurs solidaires de demain au Cent-Quatre Paris par la Fondation Cognacq-Jay

L’événement du 1er décembre, Les Rencontres Solidaires (Laboratoire des solidarités*) sous l’égide de Cynthia Fleury, psychanalyste et philosophe,marraine 2017 se déploiera sous la forme d’ateliers, d’échanges et de découverte des différentes communautés (professionnels des établissements, porteurs de projets d’innovation sociale, partenaires institutionnels ou financiers, fondations, chercheurs, journalistes).
400 personnes sont attendues pour la première édition de ces rencontres.

Ce 1er décembre au CENTQUATRE–PARIS sera également l’occasion de découvrir les lauréats 2017 du Prix Fondation Cognacq-Jay, qui soutient les innovateurs sociaux.

Le Prix permet :

-Une aide financière pour une enveloppe globale maximale équivalente à 50 000 euros pour les deux catégories du Prix : Vision et Accélération ;
-Un accompagnement personnalisé sur 6 mois par les professionnels de la Fondation, les experts associés et les partenaires du Prix, spécialisés dans le soutien et le développement de l’innovation sociale.
-Une visibilité par la présence dans les médias de la Fondation (site Internet et publications) et des partenaires.

*Le Laboratoire des solidarités de la Fondation Cognacq-Jay, au service du bien commun depuis 1916, a pour objectif de développer et de promouvoir la solidarité sociale, en éclairant ses enjeux d’avenir, en accompagnant des projets prometteurs et en favorisant la rencontre entre acteurs de la solidarité.
Il se concrétise notamment par un rendez-vous national, Les rencontres solidaires, qui réunira tous les acteurs que fédère la Fondation autour de la thématique : ensemble pour la solidarité sociale de demain.

Ce 1er décembre au CENTQUATRE–PARIS sera également l’occasion de découvrir les lauréats 2017 du Prix Fondation Cognacq-Jay, qui soutient les innovateurs sociaux.

Liste des nominés :

#Catégorie Accélération :
WAKE UP CAFE : de la détention à la réinsertion
WAKE UP CAFE accompagne les personnes incarcérées de la prison jusqu’à une embauche
LA FABRIQUE NOMADE : accompagner les artisans réfugiés dans l’insertion professionnelle
LA FABRIQUE NOMADE propose un programme d’accompagnement, adapté et unique, dédié aux artisans dotés d’un savoir-faire acquis dans leur pays d’origine et qui rencontrent de nombreux freins pour faire reconnaître leurs compétences et s’insérer
SOLICYCLE : des ateliers d’autoréparation de vélos solidaires
SOLICYCLE propose au public des ateliers de réparation de vélos solidaires
PICK UP PRODUCTION : rendre les événements culturels accessibles à tous
Mêlant la pratique du hop hop aux arts et outils numériques, PICK UP PRODUCTION explore de nouveaux moyens pour croiser les publics (valides ou non) et rapprocher les personnes handicapées des arts et de la culture, en leur offrant des solutions adaptées quelle que soit la forme du handicap
DEMEN’ÂGE : accompagner et soutenir les séniore qui déménagent
DEMEN’ÂGE : intégrant les bénéficiaires d’emblée, DEMEN’ÂGE aide les personnes âgée à réaliser leur déménagement.
COMMENTATEUR SPORTIF : développer l’expression orale à travers le commentaire journalistique
COMMENTATEUR SPORTIF propose aux jeunes issus de quartiers sensibles de développer leur expression orale en public à travers leur passion : le football
CARTON PLEIN : des déménagements solidaires et écologiques
Travaillant main dans la main avec un important réseau d’associations de lutte contre l’exclusion, CARTON PLEIN organise des événements écologiques et bon marché avec des personnes en situation de grande précarité les incitant par là-même à se réinsérer socialement
AGIR TOUS ENSEMBLE ! : le bénévolat comme outil de (re)valorisation des personnes en situation précaire
Né au sein de la structure Benenova (catalyseur d’énergie entre citoyens bénévoles et associations), AGIR TOUS ENSEMBLE ! implique comme bénévoles les personnes accueillies dans les centres hébergement d’urgence (un grand nombre de migrants).
#Catégorie Vision :

LE KOMPTOIR H’ARTISTIQUE : lieu culturel inclusif
En s’associant à la Maison des Jeunes et de la Culture, Centre de Loisirs de 2 Villes dont elle partage les valeurs, la Klaus Cie veut créer un équipement culturel, le KOMPTOIR H’ARTISTIQUE, dont le cahier des charges « accessibilité » est rédigé avec ses principaux bénéficiaires (= lieu culturel inclusif permettant de diffuser le travail d’artistes handicapés et un équipement culturel offrant des activités artistiques adaptées et/ou inclusives
WE MOË : pouvoir emprunter et réaliser des projets malgré une maladie grave
WE MOË est un projet de finance solidaire. Au-delà des actions d’information et de sensibilisation proposées aux bénéficiaires, afin qu’ils puissent préparer au mieux leur rosier, WE MOË souhaite créer de nouvelles garanties solidaires par la mise en place d’un contrat collectif et d’un fonds de dotation dédiés, afin de favoriser l’accès à l’emprunt
LATITUDES : créer un pont entre les nouvelles technologies de pointe et l’ESS
LATITUDES a créé le programme « Tech for Good Explorers » : accompagner des étudiants dans la création de projets technologies dans le monde de l’ESS
UN REGARD POUR TOI : les yeux des autres pour bien s’habiller
UN REGARD POUR TOI embrasse l’ensemble des difficultés rencontrées pour y répondre avec l’aide de bénévoles voyants.

INFOS PRATIQUES :
Déroulé de la journée du 1er décembre ;
De 14h à 18h, l’agora des rencontres solidaires
De 18h à 21h : 2e cérémonie du Prix Fondation Cognacq-Jay qui récompensera les six lauréats sur les 12 finalistes
Cent-Quatre Paris
5 rue Curial
75019 Paris
Pour en savoir plus sur la Fondation Cognacq-Jay :
http://prixfondation.cognacq-jay.fr

L’artiste Shirin Neshat, nouvelle lauréate de la 29ème édition du prix Praemium Imperiale

Le prix Sculpture 2017 revient au Ghanéen El Anatsui.

Un nobel de la création

Créé en 1988 par la Japan Art Association, la plus ancienne fondation culturelle du Japon, le Praemium Imperiale est l’unique récompense artistique à couvrir des disciplines si variées : la peinture, la sculpture,l’architecture, la musique et le théâtre-cinéma, ce qui en fait le prix le plus prestigieux dans les arts.
Depuis 1997, une distinction particulière est remise à de jeunes artistes : le prix d’encouragement jeunes artistes, (somme de 5 millions de yens, environ 39 000 euros).

Entrant dans sa 29e année, le Praemium Imperiale est devenu une tribune de premier plan pour porter la voix des artistes ; à l’image du prix Nobel dans les sciences.

Les lauréats 2017 et le palmarès

Ils viennent s’ajouter à un palmarès de 144 artistes, parmi lesquels on peut nommer Ingmar Bergman, Leonard Bernstein, Peter Brook, Anthony Caro, Christo et Jeanne-Claude, Dietrich Fischer-Dieskau, Norman Foster,
Frank Gehry, Jean-Luc Godard, Zaha Hadid, David Hockney, Anish Kapoor, Akira Kurosawa, Renzo Piano, Robert Rauschenberg ou encore Mstislav Rostropovitch.
Si de nombreux artistes européens (français notamment), américains et japonais figurent au palmarès des lauréats, le Praemium imperiale a toujours tenu à mettre en avant de grands créateurs issus de scènes artistiques moins connues,tels que le sitariste indien Ravi Shankar, le peintre coréen Lee Ufan, le plasticien chinois Cai Guo-Qiang ou le cinéaste iranien Abbas Kiarostami.

Chaque lauréat reçoit la somme de 15 millions de yens (environ 117 000 euros), un diplôme et une médaille remis à Tokyo, le 18 octobre au cours d’une cérémonie prestigieuse, par Son Altesse Impériale le prince Hitachi, frère cadet de l’empereur Akihito du Japon et parrain d’honneur de la Japan Art Association.

Lion d’argent au festival du Film de Venise en 2009 pour son premier long-métrage,Women without MenShirin Neshat (née en 1957 à Qazvin, Iran qu’elle quitte à 17 ans), après son Lion d’Or en 1999 pour Turbulent et Rapture et une reconnaissance immédiate, Shirin Neshat interroge la représentation stéréotypée de la femme dans l’islam et se place en résistance sans pour autant juger. Pionnière du féminisme, elle le traduit entre violence et poésie à travers le réalisme magique et des images hypnotiques et puissantes.

En savoir plus sur le Praemium Imperiale et les 5 finalistes :
http://www.praemiumimperiale.org/en/

Vente aux enchères à Toulon: Focus Arty 3/3

Ce vendredi 13 octobre à 19h aura lieu à Toulon, une vente aux enchères décalée et originale. Rendez-vous Place de l’Equerre où vingt-quatre enseignes du Quartier des Arts proposent à la vente une centaine de lots en partenariat avec l’Hôtel des Ventes de la ville. Cette vente en plein air -mais qui se fait aussi par internet  via le site Interenchères pour celles et ceux qui ne peuvent se déplacer, est une initiative dynamique qui vous permettra de commencer ou de compléter votre collection, en satisfaisant tous les goûts devant l’éclectisme des lots. Nous avions déjà fait trois articles pour présenter l’évènement et ainsi que sur les galeries Aurélie MagnoniLes Frangines et VousCréations Tropicales, la Galerie 15 et les boutiques de créateurs DScréa.art et By LMS. Aujourd’hui, présentation des galeries Galerie Lisa et laGalerie du Canon, ainsi que de l’artiste Stéphanie Jouffret, gérante de la boutique-épicerie Xerri Chéri.

Galerie Lisa

« On ne peut pas se lasser de l’art » déclare Jean-François Ruiz. Passionné et déterminé sont deux adjectifs qui collent à la personnalité du gérant de la Galerie Lisa. Installée au 23 rue Pierre Sémard, cette galerie présente des oeuvres originales, en éditions uniques ou limitées, avec une prédilection pour le street art. Une multiplicité de techniques (acrylique, dessin, bombe aérosol, sculpture…) démontre l’ouverture d’esprit artistique que possède cet homme affable et sa compagne, Pascale Robert. Pour la vente aux enchères, Jean-François et Pascale ont proposé des artistes très appréciés du public. Tout d’abord, deux affiches de Monsieur Z, illustrateur connu et reconnu, (lots n°61 et 63), ainsi qu’une poupée de collection, produite par le designer Jason Wu (lot n°64),  une oeuvre de Franck Bac, un plasticien « touche-à-tout qui aime le détournement subversif visible et invisible » (lot n°62), une peinture de l’artiste seynois Renaud Buvry dit Reno B « dont la création nos entraîne dans un univers fantastique et fantasmagorique », une photographie de Gil Frechet, tirée en 1/10 et signée de l’artiste (lot n°67), et enfin, une toile colorée et voluptueuse du cuersois Franck Cascales, l’ami de toujours (lot n°66).

Jean-François Ruiz et Pascale Robert à l’intérieur de la Galerie Lisa ©Pascale Beroujon

Galerie du Canon

Les Varois connaissent très bien les deux protagonistes aux commandes de la Galerie du Canon, située à l’entrée de la rue Pierre Sémard. Jacques Mikaélian, urbaniste, architecte et collectionneur, est un des initiateurs de cette belle Rue des Arts. Quant à Gilles Altiéri, cet homme a créé et dirigé l’Hôtel des Artsdurant plusieurs années, en ayant réussi le pari d’en faire un des centres d’arts reconnus dans le milieu artistique en France.  De plus, il cumule les postes de commissaire d’exposition et d’artiste peintre -il est exposé à la galerie parisienne La Forest Divonne . Clin d’oeil à l’ancienne appellation de la rue, qui s’appelait autrefois la rue du Canon à cause du fût de canon planté à l’entrée en venant de la Place d’Armes, la Galerie du Canon est un vaste espace de 250 m2  accessible et ouvert à tous sur la création contemporaine. Les expositions temporaires, monographiques ou collectives,  montreront le travail de 14 artistes, reconnus sur le plan international : Arthur Aillaud, Gilles Altieri, Janos Ber, Eric Bourret, Marie-Claude Bugeaud, Margery Clay, Didier Demozay, Jérôme Dupin, Michel Duport, Jérémy Liron, Guy de Malherbe, Serge Plagnol, Klavdij Sluban et Marek Szczesny. Cependant, aucune des oeuvres sélectionnées pour la vente aux enchères n’appartiennent à ces artistes. Les 11 lots présentés (n°77 à 87) sont des photographies de Marikel Lahana, une photographe française basée à Paris. Une des particularités de la Rue des Arts est de proposer une exposition photographique sur ses murs, créant ainsi un espace artistique public à ciel ouvert. « Tous les trois mois, la Rue des Arts accueille une exposition photographique monographique ou thématique. Il s’agit d’un véritable parcours, organisé à l’instar d’un musée d’art contemporain, bénéficiant de multiples cadres installés de façon permanentes sur les façades pour l’accrochage des photographies » précise Jacques Mikaélian. L’exposition « Là où çà danse » a inauguré ce cycle, avec le travail de Lore Stessel et de Marikel Lahana. Ce sont donc  des instantanées de transe chorégraphique, de torsions corporelles, de gestes suspendus, des images devenues danse, saisies par Marikel Lahana que vous pourrez acquérir ce vendredi 13 octobre à la vente aux enchères de la Rue des Arts.

Marikel Lahana, Yutaka Nakata, Répétitions au CNN de Roubaix 2009

Stéphanie Jouffret

Gérante, avec Lorea Lasalde, du bar-épicerie basque Xerri Chéri situé au 17 rue de l’Equerre, Stéphanie Jouffret est une jeune femme souriante qui crée des tableaux composés de papiers froissés collés. Couches après couches, ses collages s’ajoutent, adhèrent, des lignes et des formes apparaissent, et les émotions naissent. Stéphanie saisit l’art d’orchestrer l’abstraction des formes. Pour la vente, elle propose un tableau en papiers collés (lot n°3). A cette occasion, elle a accepté de nous dévoiler un peu de son processus créatif: « La peinture non figurative est toujours, au-delà de la surface, l’entrée dans un ailleurs; et que soit la rigueur que s’impose l’artiste, elle ne nous empêche pas de dériver à l’infini, tantôt nous rapprochant à toucher la toile pour nous engloutir dans un détail, tantôt nous éloignant, pour errer dans un territoire auquel le peintre n’avait pas pensé. Pour ce tableau j’ai utilisé le papier de gravure et joue avec les variations de matière. Parfois au moins quatre actions superposées, couches à la fois se masquant et se révélant les unes les autres, quatre actes successivement occultés mais dont demeure suffisamment la trace pour qu’on puisse déchiffrer, à condition d’en prendre le temps, l’oeuvre de la profondeur à la surface. La superposition et les différentes textures créent de la profondeur, de la densité et donne un sentiment de relief. J’aime la manière aléatoire dont les choses arrivent. La lumière extérieure joue aussi son rôle dans la vision du tableau, puisque les différentes facettes de celui-ci, formées par le papier déchiré, prennent des intensités variables de brillance qui transforment la surface selon l’endroit où se trouve le spectateur. »

Stéphanie Jouffret, Sans Titre

INFORMATIONS PRATIQUES
« La Place de l’Equerre devient marteau »
• Vente aux enchères publiques le vendredi 13 octobre à 19h sur la Place de l’Equerre.
Entrée libre.
• Exposition des lots jusqu’au 13 octobre – 16h – dans les boutiques concernées.
En cas de mauvais temps, la vente aux enchères sera assurée au Port des Créateurs, Place Savonnières
Espèces acceptés jusqu’à 1000 €
CB acceptés sans minimum. Chèques refusés.
Se munir d’une pièce d’identité
Lien vers le site Interenchères ici
Lien vers l’événement ici
Lien vers la liste des lots ici

Retrouvez tout au long de la semaine notre focus sur les oeuvres des artistes et galeristes mises en vente.
Galerie Lisa ici
Galerie du Canon ici
Marikel Lahana ici
Stéphanie Jouffret ici

Vente aux enchères à Toulon: Focus Arty 2/3

Ce vendredi 13 octobre à 19h aura lieu à Toulon, une vente aux enchères décalée et originale. Rendez-vous Place de l’Equerre où vingt-quatre enseignes du Quartier des Arts proposent à la vente une centaine de lots en partenariat avec l’Hôtel des Ventes de la ville. Cette vente en plein air -mais qui se fait aussi par internet  via le site Interenchères pour celles et ceux qui ne peuvent se déplacer, est une initiative dynamique qui vous permettra de commencer ou de compléter votre collection, en satisfaisant tous les goûts devant l’éclectisme des lots. Nous avions déjà fait deux articles pour présenter l’évènement et les galeries Aurélie MagnoniLes Frangines et Vous et Créations Tropicales. Aujourd’hui, présentation des boutiques de créateurs DScréa.art et By LMS, ainsi que de la Galerie 15.

DScréa.art

C’est une boutique de créateurs aux multiples facettes que nous découvrons au 15 rue Pierre Sémard. Nous avions parlé de ce grand espace lors de son ouverture en avril 2017 sur le blog Art In Var. Cette galerie a pour but de promouvoir et de vendre le travail d’une vingtaine de créateurs, dont celui de Sonia, la gérante, qui fabrique des bijoux. Elle nous parle des objets qu’elle a sélectionnés pour la vente aux enchères: « Nous avons souhaité proposer un éventail d’objets reflétant ce que nous proposons en boutique. Le sac XXL est un modèle unique de chez Mise à sac (lot n°39). Sa créatrice Cathy possède son atelier à l’arrière de la boutique. J’ai choisi aussi  une lampe industrielle de chez Ambiance d’Antan (lot n°42) , la toile d’un jeune artiste, Sandrot, issu du street painting et qui s’est spécialisé dans les animaux (lot n°43). Geckoo est un jeune illustrateur qui détourne les super héros. Il proposera à la vente une wonderwoman, le premier de sa série (lot n°40). Puis, nous avons sélectionné un superbe sautoir en galuchat (lot n°41) de Dahoe Création. Céline est l’une des rares créatrices en France à utiliser le galuchat en bijoux. Enfin, Camille, créatrice de la marque Aeternel, réalisera en live une robe en crochet au moment de la vente (lot n°44) et l’artiste Tomax  peindra une toile dès 13h pour ête proposée, encore fraîche, à la vente (lot n°45) ». Rappelons que DScréa.artne sélectionne que des artistes du sud de la France afin de faire valoir l’impulsion créative de cette région.

Dscreaart

Sonia dans sa boutique où il est difficile de résister à la tentation.

By LMS

Installé au n°18 rue Pierre Sémard, le Pop Up Store…By LMS est à la fois une boutique pour la collection textile de la marque By LMS, une marque 100% bio , made in Toulon et qui encourage une mode bienveillante et éco-responsable, un lieu de diffusion de petit mobilier design en bois éco comme la marque Happy Souls Garden ainsi qu’une galerie d’exposition. Depuis son ouverture, il expose le photographe toulonnais André Féraud, un artiste autodictate aux multiples facettes. Géraldine la gérante nous explique: « Nous adorons son univers . Il est très novateur sur sa vision et donne juste un indice qui est le titre de son oeuvre afin de nous  libre à nous ensuite de laisser notre imaginaire prendre le pas. Nous sommes maîtres de ce que nous voyons et interprétons. Ses photos sont de l’instantané et André n’a nullement recours à des logiciels. Nous avons sélectionné un échantillon le plus représentatif de ce qu’il est, de son univers et ce qu’il propose. » Ses photographies composent les lots n°52 à 55.

Galerie 15

La Galerie 15 est une galerie associative consacrée à la photographie contemporaine. Fondé par Pierre-Jean Rey, photographe toulonnais, et installée au 10 rue Pierre Sémard, la galerie présente chaque année les œuvres de quatre jeunes photographes, sélectionnés à l’international, notamment de pays défavorisés. Chacun d’eux sera invité en résidence d’artiste dans la cité du Levant durant trois mois et travaillera à créer une série photographique exposée ensuite dans la galerie. Actuellement, vous pouvez découvrir le résultat de la résidence de la jeune cambodgienne Rotha Suong, « Moments » , qui montre des « tranches de vie », des scènes sincères et heureuses. Pour la vente aux enchères, la sélection a porté sur des photographies représentatives du travail de la galerie comme une photographie de Pierre-Jean Rey (lot n°7) et de la photographe Sophie Protat, membre de l’association (lot n°6) mais aussi un clin d’oeil à  la ville de Toulon à travers des oeuvres des photographes toulonnais Marius Bar (1862-1930) (lot n°5) et  Georges Portal (lot n°8 à 10).

Georges Portal, Le Port de Toulon en 1930

INFORMATIONS PRATIQUES
« La Place de l’Equerre devient marteau »
• Vente aux enchères publiques le vendredi 13 octobre à 19h sur la Place de l’Equerre.
Entrée libre.
• Exposition des lots jusqu’au 13 octobre – 16h – dans les boutiques concernées.
En cas de mauvais temps, la vente aux enchères sera assurée au Port des Créateurs, Place Savonnières
Espèces acceptés jusqu’à 1000 €
CB acceptés sans minimum. Chèques refusés.
Se munir d’une pièce d’identité
Lien vers le site Interenchères ici
Lien vers l’événement ici
Lien vers la liste des lots ici

Retrouvez tout au long de la semaine notre focus sur les oeuvres des artistes et galeristes mises en vente.

Dscréa.art ici
By LMS ici
Galerie 15 ici

Ori Huchi Kozia, Prix Orisha 2017 : Témoignage de Claire Jacquet, membre du Jury

Fort du succès de sa première édition, le Prix Orisha poursuit son engagement en faveur de la scène subsaharienne contemporaine. S’inscrivant sous l’égide de l’association ORAFRICA fondée également par Nathalie Miltat il se place dans cette dynamique de valorisation et de visibilité, renouvelant le regard sur l’art et la culture subsahariennes, diasporas incluses.

Les candidats au Prix sont sélectionnés par un Comité composé de :
Cheik Diallo, Virginie Ehonian, Oulimata Gueye, Franck Houndégla, Myriam Mihindou, Bernie Seb, Céline Seror.

Un Jury de professionnels, parrainé par Harry Roselmack, journaliste et composé de : Claire Jacquet, Sithabile Mlotshwa, Larry Ossei-Mensah, Guillaume Piens, Azza Satti.

Ces deux entités, Comité et Jury, sont renouvelés en partie ou en totalité à chaque édition.

Les artistes finalistes :

Alexandre Elenga, Beya Gille Gacha, Ishola Akpo, Josèfa Ntjam, Boris Anje Tabufor, Patsheli Kahambo Kitenge, Klémagha Toussaint Dembélé, Ori Huchi Zozia, Tary Keita, Van Andrea et Yadichinma Ukoha-Kalu. Il ressort de ces univers multiples un panorama engagé et foisonnant, loin des visions codifiées du marché. Une prise de risque d’autant plus louable de la part de Nathalie Miltat.

Dotation :

Le Lauréat du Prix bénéficiera d’une somme de 2000€ et d’un accompagnement comprenant entre autres le soutien à la production d’œuvres pour une exposition personnelle et une campagne de presse et de communication.

Le Lauréat :

Ori Huchi Kozia (né en 1987 au Congo, vit à Brazzaville)
Vidéaste autodidacte, « artiste par effraction », sa video « Bad Apple » lui permet d’intégrer la Femis. Son film « Le Cœur de la Bête »est présenté au Festival du film Panafricain de Cannes. Il créé le Titari Film Festival de Brazzaville en 2016.
Dans « Moudoumango »(primé par Orisha) il ressuscite la mythologie de l’ancien royaume de Kongo et cette créature étrange, à partir de la performance et installation vidéo, dans une esthétique du rebus et du chaos. Un œuvre qui engage physiquement et interroge les archétypes où l’onirisme de l’or le dispute à la misère la plus sombre.

Nous avons rencontré Claire Jacquet directrice du Frac Aquitaine et membre du Jury à Appartement. Elle a répondu à nos questions.

Mowwgli : Pourquoi avoir accepté l’invitation de Nathalie Miltat de faire partie du Jury ?

Claire Jacquet : J’avais déjà engagé des projets en faveur de l’Afrique Subsaharienne donc cela avait du sens. Quand je suis arrivée au Frac Aquitaine à Bordeaux la dimension internationale m’interpellait beaucoup : comment faire circuler nos œuvres à l’étranger ou comment accueillir la présence d’artistes étrangers dans la collection. Je me suis vite rendu compte que Bordeaux avait une histoire longue et compliquée avec l’Afrique qui est pourtant à notre porte, et que seulement 2 artistes africains appartenaient à nos collections où dominait un regard européen sur le continent. J’ai mis plusieurs années pour lancer un projet abouti en 2015 sous le titre : Folk art africain ?,composé avec plusieurs partenaires dont la fondation Zinsou au Bénin, Florent Mazzoleni et André Magnin autour d’une scène encore peu connue. J’ai pu alors faire entrer dans les collections des œuvres de Amadou Sanogo et Omar Victor Diop.
Le Prix Orisha était donc l’occasion de poursuivre et voir des dossiers intéressants, d’artistes pas encore montrés souvent dont des femmes, ce qui m’a fait plaisir car elles sont plus rares.

Mowwgli : Qu’avez vous retenu de cette aventure ?

C. J. : Un bilan très positif, Nathalie Miltat sachant rassembler les gens avec une réelle conviction. Des regards différents, de personnes ayant un lien avec l’Afrique de près ou de loin sans être jamais le même.
Mon sentiment est qu’il y a beaucoup à faire, l’Afrique aujourd’hui a un très fort potentiel. La réciprocité est la clé des possibles, comme dans toute relation humaine : le Frac Aquitaine pourrait valoriser sa collection en Afrique pour faire connaître d’autres œuvres et regards, l’Afrique pourrait aussi nous présenter ses artistes.

Mowwgli : En quoi l’initiative est -elle positive selon vous en terme d’ouverture et de visibilité pour la scène africaine contemporaine ?

C. J. : Ce prix est un prisme par lequel on peut avoir accès à des artistes peu visibles. À nous ensuite, membres du jury d’explorer plus encore au-delà. Ce sont des situations d’ouverture très importantes dans un marché de l’art africain encore beaucoup trop formaté. La notion d’essentialisation reste délicate, cette étiquette d’identité africaine étant aussi paradoxalement une force pour ces artistes même s’il faudra arriver à un moment à balayer les catégories pour considérer les œuvres en tant que telles.

Retrouvez bientôt le portrait de Claire Jacquet dans notre rubrique #Portrait en #ArtContemporain.

INFOS PRATIQUES :
Prix ORISHA 2017, exposition des finalistes
(sous l’égide de l’association Orafrica)
Commissariat : Jay Ramier
Galerie Appartement
27 bis rue Jacques Louvel Tessier
75010 Paris
(Exposition close)
Orafrica | soutient l’art & la culture subsaharienne

Vente aux enchères à Toulon: Focus Arty 1/3

Ce vendredi 13 octobre à 19h aura lieu à Toulon, une vente aux enchères décalée et originale. Rendez-vous Place de l’Equerre où vingt-quatre enseignes du Quartier des Arts proposent à la vente une centaine de lots en partenariat avec l’Hôtel des Ventes de la ville. Cette vente en plein air -mais qui se fait aussi par internet  via le site Interenchères pour celles et ceux qui ne peuvent se déplacer, est une initiative dynamique qui vous permettra de commencer ou de compléter votre collection, en satisfaisant tous les goûts devant l’éclectisme des lots. Nous avions déjà fait un article pour présenter l’évènement. Nous allons maintenant vous présenter quelques artistes et galeristes qui composent ce Quartier des Arts et qui vous proposent des lots remarquables. Aujourd’hui, focus sur trois galeries: Aurélie MagnoniLes Frangines et Vous et Créations Tropicales.

Galerie Aurélie Magnoni

Je l’avoue, je suis incapable de parler de l’oeuvre d’Aurélie Magnoni en tout objectivité car c’est une artiste que j’aime particulièrement, à la fois pour sa sensibilité, son humanité, son travail minutieux et les émotions qu’on ressent en regardant ses toiles. L’an passé, elle avait donné une interview pour Art In Var dont le titre était « Aurélie Magnoni: la peinture humaine »: « Sa peinture à fleur de peau vibre à la même fréquence que l’être humain. On se sent happé, on fait corps avec ses toiles. Ses oeuvres énergétiques nous émeuvent et nous transportent dans un monde sensible, lumineux et vibrant. »  C’est ce qu’évoque les toiles Sombra, De Lumière, Ouverture et L’attente, qui composent les lots n°57 à 60 de la vente. La toile L’âme d’une foule (lot n°56) a été réalisée lors d’un live painting durant le week-end d’inauguration de la Rue des Arts en mai dernier et les mots écrits dessus sont ceux donnés par les passants. Une toile participative où nous retrouvons toujours la technique picturale d’Aurélie: plusieurs couches de peinture, des coulures et un bleu lumineux, « le bleu Aurélie »!

Aurelie Magnoni

L’artiste Aurélie Magnoni dans sa galerie-atelier du 21 rue Pierre Sémard.

Les Frangines et Vous

Cet hybride space, situé au 20 bis rue Pierre Sémard, est un lieu à la fois d’exposition et de création. Les Frangines, ce sont deux soeurs Lisa la plasticienne et Davia Fardelli la styliste et modèliste et toute la passion et l’énergie qu’elles mettent dans ce lieu est communicatrice. Chaque mois, elles nous proposent de nouveaux artistes qui expérimentent toutes les techniques: peinture, céramique, bois, dessin, terre cuite…Cette pluralité et cette ouverture confèrent à cette galerie un esprit unique dédié à la création. Lisa a signé l’affiche de la vente aux enchères et nous parle des lots mis en vente: « De ma production, j’ai mis aux enchères la recherche graphique de l’affiche ainsi qu’une dizaine de cartes originales et uniques à l’encre et à l’aquarelle (lot n°22), une sculpture céramique en terre cuite de 60 centimètre de diamètre, Terre (lot n°23), un grand format de ma dernière série de peinture Incendie 2017, réalisé pendant les incendies de cet été (lot n°25) et enfin une aquarelle intitulée Lever de soleil (lot n°24) ». Ses oeuvres livrent ainsi une interprétation personnelle, poétique de notre condition humaine. Les autres lots concernent des artistes qui ont exposés cette année chez Les Frangines: une toile d’Olivier Gianotti dit Pozde (lot n°27) ainsi qu’un dessin d’Emmanuel Baudoux dit DeezOne (lot n°26). L’ensemble des oeuvres proposées montre la pluralité des médiums choisis comme autant de possibilités créatives existantes.

Charnier_intestinal_2008-2009

Lisa Fardelli, Terre, 2009, ensemble de sculptures sphériques

Galeries Créations Tropicales

Située en face de la galerie Les Frangines et Vous, la galerie Créations Tropicales est un espace plaisant et métissé qui vibre au rythme des coups de coeur de son gérant Nicolas Smalcerz. Passionné par les artistes îliens, Nicolas expose des peintres guadeloupéens, martiniquais, cubains, haîtiens…Ce lieu est une invitation au voyage tout en découvrant une peinture très figurative, minutieuse, naîve et délicate, comme le montrent les toiles des deux artistes qu’il a choisis pour cette vente aux enchères. Les lots n°46 à 50 sont des oeuvres de Sylvie Marcel. Vivant actuellement dans le sud de la France, Sylvie Marcel est une artiste reconnue qui a obtenu de nombreux prix et médailles. « Chaque tableau comporte des détails minutieux, des scènes peuplés de personnages qui se croisent et d’enfants qui jouent. Tout cela raconte une histoire, dans une ambiance poétique et sereine et débordant de joie de vivre » nous explique Nicolas Smalcerz.

sylvie marcel 27 x 35 cm

Sylvie Marcel, Montgolfière au gré des vents

L’autre artiste est Marius Amorin Ferreira de Moraes, un peintre brésilien « un naîf moderne » comme le décrit Nicolas. Ses oeuvres se traduisent par des images du paradis que représente la forêt de l’ Atlantique, la Mata Atlântica au Brésil. Oiseaux, indigènes, il donne à voir la réserve naturelle de la Jureia dans toute sa beauté. Des tableaux composés à partir de son vécu auprès des pêcheurs ou dans la forêt. L’artiste séduit les connaisseurs du monde entier (américains, français, israëliens, japonais…) sûrement grâce à un style qui « interprète la réalité avec une sincérite visuelle extrême. Son style est marqué par des couleurs brillantes, vives,une forte imagination et un art de la synthèse ».

louis marius amorin ferreira de moraes

Marius Amorin Ferreira de Moraes, Gargas Blancas

INFORMATIONS PRATIQUES
« La Place de l’Equerre devient marteau »
• Vente aux enchères publiques le vendredi 13 octobre à 19h sur la Place de l’Equerre.
Entrée libre.
• Exposition des lots jusqu’au 13 octobre – 16h – dans les boutiques concernées.
En cas de mauvais temps, la vente aux enchères sera assurée au Port des Créateurs, Place Savonnières
Espèces acceptés jusqu’à 1000 €
CB acceptés sans minimum. Chèques refusés.
Se munir d’une pièce d’identité
Lien vers le site Interenchères ici
Lien vers l’événement ici
Lien vers la liste des lots ici

Retrouvez tout au long de la semaine notre focus sur les oeuvres des artistes et galeristes mises en vente.
En savoir plus
Aurélie Magnoni ici
Lisa Fardelli ici et Les Frangines ici
Pozde ici
Deezone ici
Les artistes de la galerie Créations Tropicales ici

Morgan Courtois, lauréat du 10ème Prix Meurice pour l’art contemporain

Créé en 2008 le Prix Meurice pour l’art contemporain a déjà récompensé 9 artistes et accompagné leur trajectoire, parmi lesquels, Neil Beloufa, Saâdane Afif, Eric Baudard,Mark Geffriaud.. . Doté d’une valeur de 20 000€ il permet la réalisation d’un projet d’envergure proposé par un artiste de moins de 45 ans et sa galerie, et est dévoilé juste avant la semaine de la FIAC.

Pour cette 10ème édition, un logo est spécialement pensé par Jean-Charles de Castelbajac, parrain du Jury, comme un drapeau pour les étoiles montantes de l’art contemporain et Hans Ulrich Obrist invité d’honneur du jury.

Le Jury 2017 :

Jean-Charles de Castelbajac, parrain du Prix
Lola Gonzalez : artiste et lauréat du Prix Meurice 2016/17
Montse Aguer : directrice du centre d’Etude Daliniennes
Colette Barbier : directrice de la Fondation d’entreprise Ricard
Nicolas Bourriaud : Directeur du musée d’art contemporain de Montpellier, la Panacée
Philippe Dagen : écrivain et professeur àl’Université Paris I Panthéon-Sorbonne
Jennifer Flay : Directrice de la FIAC
Marta Gili : Directrice du Jeu de Paume
Jean de Loisy : Président du Palais de Tokyo
Henri Loyrette : Conseiller d’Etat
Maryvonne Pinault : Collectionneur
Claire Moulène : Conseiller artistique
et Franka Holtmann : Directeur général du Meurice

Les finalistes :

  • Morgan Courtois & Galerie Balice Hertling (lauréat)

Le métabolisme des espèces, leur rapport physiologique, les lois de la botanique ramenées aux métamorphoses de la sculpture innervent la pratique de cet artiste inclassable, un temps jardinier pour arrondir ses fins de mois.

Son projet commencé lors d’un voyage en Provence consiste à fabriquer son premier parfum « Fond de sac », composé en partenariat avec la maison Arnaud Poulain, de 4 fragrances correspondant aux étapes de son trajet vers le sud de la France et d’eau de Seine et autres vapeurs urbaines. Le tout prendra la forme d’une véritable installation olfactive. 

  • Mel O’Callaghan & Galerie Allen

Révélée au public parisien par le Palais de Tokyo à l’occasion du festival Do Disturb et de la Nuit Blanche, Mel O’Callaghan (née en 1975 à Sydney, Australie et vivant à Paris) se saisit du corps individuel et collectif comme outil d’observation de rites de passages à travers des films ou performances, endurantes et répétitives. Grâce au prix SAM pour l’art contemporain obtenu en 2015, elle poursuit son projet à Bornéo autour des autochtones Orang Sungai connus pour récolter à leurs risques et périls dans des grottes reculées des nids d’oiseaux revendus ensuite à la Chine. « Dangerous on-the-way » était le résultat de cette quête insolite.

Son projet au Center of the Centre propose un nouveau lien entre le corps humain, les explorations de la nature et un état hallucinatoire en concertation avec une chercheuse en géophysique et en Psychologie médicale. La performance sera accompagnée d’une partition musicale.

  • Théo Mercier & Galerie Budaga & Cargnel

Le collectionneur compulsif s’est assagi et une certaine mélancolie s’empare de ces accumulations de ruines de notre temps. Entre roman d’anticipation et cabinet de curiosités ces trouvailles s’animent dans des mises en scène qu’il performe.

Le projet : « Affordable solution for a better living » à partir de mobilier Ikea réunit 3 ou 5 danseurs qui déclinent différentes variantes. d’une performance en kit, soit le concept marketing du well being ramené dans la sphère de l’art contemporain. Brillant !

  • Eva Nielsen & Galerie Jousse Entreprise

Franco-danoise diplômée des Beaux Arts de Paris en 2009, Prix Art Collector en 2014, l’artiste concilie peinture et photographie à travers la technique de la sérigraphie dans des bribes de territoires traversés de signaux qu’il nous incombe de déchiffrer. Architectures brutalistes ou non lieux abandonnés, la trame chez elle devient ce filtre qui obture la vision et fragmente la perception. Un camouflage ou maillage de l’horizon qui laisse entrevoir une succession de dévoilements de formes. Epaisseurs et distorsions d’une temporalité inqualifiable faite d’alchimie pictorialiste et de mythologie en demi teinte.

Le projet se concentra à Istanbul autour d’une recherche sur l’architecture moderniste et les ruines de Ani, ancienne capitale de l’Arménie ayant connu un déclin. Ces deux strates historiques se verront superposées par son regard à la galerie The Pill.

  • Cédric Fargues & New Galerie

Post digital artiste français et mondialisé Cédric Fargues a été dans une autre vie apiculteur, fleuriste, femme de ménage, pâtissier..il développe à partir de déambulations naturalistes autour de sa ville d’origine Figeac rehaussées de collages ésotériques une réflexion sur notre seuil de perception. Henry, modèle d’aspirateur anglais antropomorphe l’inspire pour une série de performances où il se met en scène à ses côtés sur Instagram.

Le projet consiste à créer une chapelle pour la mort d’Henry sur le Golgotha. Un centre d’art contemporain à Copenhague, la Nikolaj Konsthal située dans une église s’est déjà montrée intéressée.

  • Kapwani Kiwanga & Galerie Jérôme Poggi

Sans doute l’artiste la plus pertinente à mes yeux. Née en 1978 à Hamilton dans l’Ontario canadien, elle est reliée à la Tanzanie par ses origines paternelles. Les enjeux liés à l’anthropologie, aux religions, l’économie, les préjugés sociaux, les déséquilibres, les systèmes de croyance, les rites de passage, les mythes et légendes donnent lieu à des fictions narratives inter-disciplinaires innovantes et à plusieurs niveaux de lecture.

Le projet consiste en une grande sculpture intitulée « Jalousies »faite de miroirs sans tain jouant sur la double signification de ce mot, renvoyant à l’architecture coloniale des pays chauds et au régime de surveillance des salles d’interrogatoire.

INFOS PRATIQUES :
Exposition des 6 finalistes, « les temps suspendus »
Jusqu’au 22 octobre 2017
(parcours FIAC)
Le Meurice, Paris
228 rue de Rivoli
75001 Paris
(Dorchester Collection)
https://www.dorchestercollection.com/fr/paris/le-meurice

Toulon : Vente aux enchères de la Rue des Arts

Inaugurée le 12 mai 2017, la Rue des Arts est une artère dédiée à l’art et l’art de vivre au coeur du centre historique de Toulon. Transformée en un parcours de découverte, la rue Pierre Sémard est devenue un lieu dynamique où le visiteur pourra satisfaire  toutes ses envies: des boutique artisanales, des galeries, des lieux d’expositions, des boutiques de déco, de créateurs…Plus généalement, le Quartier des Arts, qui regroupe la Rue des Arts, la « petite » et la « grande » Place de l’Equerre, compte une offre commerciale ingénieuse et originale, créative et unique. Un quartier festif et ouvert où les commerçants rivalisent d’ingéniosité pour fidéliser ses visiteurs : performance, Jeudi Be Arty, vernissages…et prochainement, une vente au enchères à ciel ouvert, à l’heure de l’apéro!

Karine Bizien, une femme authentique et dynamique, propose les lots n°32 à 36: un coffret Louis Vuitton, un sac Cherry Blossom Louis Vuitton, des chaussures Gucci et Chanel ainsi qu’un sac Hermès.

L’idée de cette vente est venue de Karine Bizien, gérante du magasin Seconde Chance –« un dépôt-vente pour rencontrer l’autre » et a été coordonnée par Julien Mermillon, qui dirige avec sa compagne Hélène Bernardeau la boutique Chic Planète, un café-brocante vintage qui propose des cours de couture. Mais loin d’être une manifestation décalée, cette vente aux enchères répond aux critères imposées dans chaque salle des ventes. Réalisée sous l’égide de l’Hôtel des Ventes de Toulon, la vente sera encadrée par deux commissaires priseurs, Maître Trévoux et Maître Maunier. Le catalogue de 100 lots, réalisé par Maître Trévoux., comporte « des lots très éclectiques » commente Maître Maunier,  » des tableaux, des objets vintage, des bouteilles, de la déco…Des lots très représentatifs des boutiques installées dans ce Quartier des Arts. » De plus, Maître Maunier se félicite de « participer à la valorisation de ce Quartier en soutenant l’ambition d’une alternative si intéressante. En effet, nous créons l’évènement car il n’existe aucun précédent de ce genre. Cela permet de proposer une vente différente à notre clientèle habituelle, tout en attirant une autre clientèle, peu habituée à de l’Hôtel des Ventes, par le choix du lieu en extérieur et des lots modernes et contemporains. Enfin, nous soutenons aussi cette initiative en ayant consenti à réduire nos frais, qui seront exceptionnellement de 5% au lieu de 24% pratiqués dans une salle des ventes. »

La chance sera au rendez-vous ce vendredi 13 octobre à 19h sur la Place de l’Equerre, pour repartir avec un ou plusieurs des 100 lots qui composent le catalogue. Et pour ceux qui ne pourraient pas se placer, vous aurez la possibilité de surenchérir via internet et le site Interenchères, un site référent et compétent en la matière. Parmi les nombreux lots à acquérir, notons du mobilier vintage (Le Petit Chicago, le Street Bar, Twiggy Café ) et moderne (Initio, Le Carré du Globe )des oeuvres d’art (Terre d’Arum, Les Frangines et Vous, DSCréa.Art, Galerie Lisa) , des tableaux (Galerie Créations Tropicales, Galerie Aurélie Magnoni), des photographies (Galerie 15, By LMS, Galerie du Canon) , des bouteilles de crus classés (Etc…), des paniers garnis (Xerri Cheri), des bijoux, des produits de beauté (Je Me Chouchoute), des casques audio (Son et Technique), des vêtements (Seagale, Seconde Chance) , des livres anciens (Le Brun-Noir), du chocolat (Ma Petite Chocolaterie), des affiches (Chic Planète) et même des cours de pâtisserie! Pour tous les goûts, tous les budgets et tous les plaisirs: soyez curieux et osez la vente aux enchères de la Rue des Arts!

Retrouvez tout au long de la semaine notre focus sur les oeuvres des artistes et galeristes mises en vente.

INFORMATIONS PRATIQUES
« La Place de l’Equerre devient marteau »
• Vente aux enchères publiques le vendredi 13 octobre à 19h sur la Place de l’Equerre.
Entrée libre.
• Exposition des lots jusqu’au 13 octobre – 16h – dans les boutiques concernées.
En cas de mauvais temps, la vente aux enchères sera assurée au Port des Créateurs, Place Savonnières
Espèces acceptés jusqu’à 1000 €
CB acceptés sans minimum. Chèques refusés.
Se munir d’une pièce d’identité
Lien vers le site Interenchères ici
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Une pétition pour la survie de Main d’Oeuvres

C’est un véritable bras de fer qui se joue entre le Maire de Saint Ouen et l’association Mains d’œuvres, lieu indépendant pour l’imagination artistique et citoyenne. En effet, le bail de ce lieu culturel incontournable prend fin à la fin de l’année et William Delannoy (UDI) à la tête de la municipalité ne souhaite pas renouveler le bail mettant ainsi terme à presque 20 ans de soutien à la création artistique.

Main d’Oeuvres c’est 7j/7, c’est 25 emplois permanents (40 avec les résidents) et 120 intermittents, c’est 250 résidents au travail quotidiennement, c’est 150 événements par an pour 25 000 visiteurs, 15 services civiques, c’est 4 millions d’euros de travaux réalisés en 20 ans par l’association, 55% de ressources propres, 150 jeunes de -26 ans du 93 accompagnés vers l’emploi par les chantiers de création, une école de musique de 200 élèves, 200 bénévoles, 15 000 artistes passés par Mains d’Oeuvres pour développer leurs projets, 50 oeuvres produites par an, 40 partenaires sociaux éducatifs qui essaiment des actions sur tout le territoire.

Pour que ce lieu puisse continuer à vivre, signez la pétition. Ils sont déjà plus de 11000 signataires, rejoignez-les! Le lien social, les échanges, les débats citoyens, la création artistique et culturelle ont besoin de lieux pour exister et s’épanouir.

https://www.change.org/p/mairie-de-saint-ouen-un-nouveau-bail-pour-mains-d-oeuvres-a39361fa-372b-4ca0-b650-719ce990c30b

100 JOURS, 100 ARTISTES, 100 GESTES D’AMOUR

Depuis le 23 septembre, un compte à rebours est lancé. 100 jours avant le 31 décembre (fin du bail), l’association a eu envie d’un compte à rebours poétique frénétique et positif, sur une idée originale d’Olivier Comte des Souffleurs-Commandos poétiques/ Le principe est simple : chaque jour s’accompagnera d’un geste de la part d’artistes, qu’ils soient d’anciens résidents, qu’ils créent toujours dans nos murs ou qu’ils soient de simples amoureux du lieu… 100 gestes sous forme de photos, cris, chants, installations, performances, danses. et surprises !
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Si vous avez envie d’y contribuer, contactez nous à mobilisation@mainsdoeuvres.org