Archives de catégorie : #StreetArt

DéDalE, le grand labyrinthe de création Street Art

Un ancien bâtiment administratif vannetais de plus de 3000 m2 et 150 pièces est actuellement investi par une trentaine d’artistes locaux, nationaux et internationaux. Avant sa démolition en 2020, ce lieu se transforme en laboratoire, espace de rencontres et en musée pour une durée limitée de 2 ans.

C’est dans la ville de Vannes que DéDalE, un espace atypique et éphémère créé par l’association l’Art Prend la Rue à l’initiative des fondateurs de Street Art Avenue, prend ses quartiers. L’ouverture de ce lieu est prévu en deux temps : le DéDalE Café a ouvert ses portes le 19 juillet dernier, et à la rentrée en septembre, sera inauguré le musée. Plus de 150 artistes sont attendus dans les prochains mois…

DéDalE se réparti sur 4 niveaux et environ 150 bureaux. Toutes les surfaces, tous les volumes, toutes les ouvertures peuvent devenir des espaces de création. Les couloirs et les halls constituent les artères du lieu, le « fil d’Ariane » de DéDalE. Ils permettent de connecter les pièces et les étages et feront l’objet d’un traitement artistique particulier afin d’accentuer l’idée de distribution et de division de l’espace.

La ligne artistique L’idée n’est pas d’accueillir des expositions photo ou de venir y accrocher ses tableaux. Il s’agit uniquement de créations « in situ ». L’enjeu est de proposer une expérience immersive aux visiteurs ; qu’ils se perdent dans ce labyrinthe.

4 niveaux de création

Seul le rez-de-chaussée pourra accueillir du public. « Y seront développés uniquement des projets soumis à une commission artistique ». Pour pouvoir accéder au premier étage, les artistes devront encore rédiger une « note d’intention », mais ils seront totalement libres au deuxième étage. Le troisième étage demeurera un « lieu secret, dédié à la recherche artistique ».

Le rez-de-chaussée sera ouvert au public, les 1er et 2nd le seront aussi mais de façon ponctuelle pour des évènements pour découvrir de nouvelles formes artistiques et même devenir acteur du lieu grâce à des expériences immersives. En partenariat avec les associations culturelles, artistiques et solidaires du territoire, DéDalE concocte également un programme de rendez-vous pour les deux prochaines saisons à venir. Les cultures urbaines y seront présentées dans toutes leurs diversités.

PLUS D’INFORMATIONS
http://dedale.lartprendlarue.org/

Eltono, un minimaliste dans la ville

Eltono n’est pas très à l’aise avec le terme « street art », anglicisme fourre-tout qui englobe aujourd’hui une multiplicité de pratiques allant du tag aux grandes fresques ultra figuratives et colorées qui fleurissent aux abords des villes. L’un est associé au vandalisme, l’autre à du muralisme d’un goût douteux et le travail de Eltono n’a pas grand-chose à voir avec l’une ou l’autre de ces catégories. Et pourtant, à l’instar de ces confrères éloignés, la rue est bien l’élément dans lequel il évolue : à la fois source d’inspiration, atelier et espace d’exposition. Rencontre avec un artiste exigeant, dont la pratique, loin de la surenchère visuelle, vise à faire réfléchir « l’homo urbanus ».

Du « blaze » à la ligne abstraite

Malgré la consonance espagnole de son nom d’artiste, Eltono est français, francilien même. Il découvre le graffiti au début des années 90 dans les quelques pages dédiées des magazines de skateboard. Comme la plupart des mecs de son époque, il a un blaze: « OTONE » (qui ne tarde pas à devenir Tono, en verlan) qu’il tag et qu’il graffe : geste et finalité ultime du graffiti. Etudiant à Saint Denis, il baigne dans l’ambiance des quartiers nord, membre du groupe GAP il fait ses classes sur les murs, les trains et les voies ferrées. A la fac d’arts plastique, il découvre cependant les travaux de So 6 et OKT, deux graffeurs « post-modernes » avant l’heure qui travaillent à l’acrylique et n’écrivent pas leur nom : un comble ! Et puis il y a Invader aussi, qui déjà officie dans les rues avec une formule redoutablement simple et solide, tout ça l’interpelle.

En 1999, la magie d’Erasmus le mène à Madrid où très prosaïquement : « il défonce les rues ». Mais malgré l’énergie dépensée à marquer son territoire et par extension, à altérer l’espace public, personne au-delà du petit cercle du graffiti local ne semble remarquer sa démarche.

C’est là qu’il range ses sprays et commence à travailler avec scotch, pinceau et peinture blanche. Au départ, ce ne sont que de simples lignes qui suivent à peu près les contours des murs et du mobilier urbain. En une semaine il en fait une dizaine, et là, tout de suite, un changement s’opère : des gens remarquent son travail, l’arrêtent pour discuter quand il est en action dans la rue. Ils sont perplexes, intéressés, attentifs en tout cas. Eltono réalise qu’en s’éloignant du geste-signature du graffiti et en utilisant, au contraire, des formes abstraites qui ne modifient qu’imperceptiblement l’environnement urbain, il créait un sas de dialogue avec les citadins.

Peinture Furtive, Madrid 2002 © Eltono

«  Le graffiti est souvent associé à quelque chose d’invasif, de vandale, d’illégal, beaucoup de riverains détestent voir ça dans leur quartier. Quand j’ai commencé ce que j’appelle les « peintures furtives », j’ai réalisé que les gens acceptaient mieux ce type d’intervention parce qu’elles évoquent un certain ordre et non pas une agression visuelle comme les graffitis ou encore les pubs. Avec ces peintures, je ne cherche pas à vendre quelque chose, ni à faire passer un message politique. », commente Tono.

La rue, la ville, le monde

L’épisode Madrilène de Tono dure jusqu’à 2010, inutile de préciser qu’il parle espagnol sans accent et que la péninsule ibérique n’a pas de secret pour lui. C’est durant cette décade qu’il ajoute un « El » devant Tono (plus pittoresque) et élabore tout un processus de création à partir de la rue et des peintures furtives qui demeurent la base de sa pratique aujourd’hui.

« Au fil des années, j’ai réussi à développer un langage graphique propre qui m’a permis de voyager et de peindre dans plus de 90 villes à travers le monde. »

Tampiquito, Mexique 2008 © Eltono

A Monterrey au Mexique en 2008, Eltono réalise 50 interventions picturales dans le quartier de Tampiquito. Ici, point de mural ou de fresque thématique, mais des lignes nettes épousant parfaitement les supports (portes, fenêtres, voitures) sur lesquelles elles sont appliquées. La même année il réalise une Installation de six sculptures dans l’East River et l’Hudson River avec l’artiste américain Momo. En binôme, ils élaborent des systèmes mécaniques simples, sculptures installées qui s’animent au rythme des mouvements de l’eau (vagues, courants et marées) et du vent. Là, on est dans l’art cinétique et pourtant, on n’a pas quitté l’espace public.

FLAP, East River Eltono avec Momo, New York, USA 2008  © Eltono

Autre exemple de la variété des approches de Eltono : une série d’affiches de couleurs qu’il colle dans les rues de Milan en 2009. Les affiches, superposées trois par trois mais dont les quatre coins sont décollés ne tardent pas à être arrachées par les passants qui interviennent donc à leur insu dans le processus créatif. Les affiches ainsi altérées sont ensuite récupérées et montrées dans la Galerie Rojo Art Space.

Publicco, Milan 2009 © Eltono

De l’aléatoire dans l’art

Si Eltono se définit davantage comme un « flâneur obstiné » que comme un guerrier des bombes, qu’il nourrit une approche réflective, voire comportementale sur la rue, il n’en demeure pas moins un artiste actif qui préfère les péripéties des rues au confort de l’atelier. Ses expérimentations plastiques ne l’ont pas dispensé de projets monumentaux. Au contraire, son long CV est émaillé de peintures murales de Hanoi à Madrid en passant par des banlieues dijonnaises et les murs londoniens (dans le cadre de l’exposition Street Art de la Tate Modern de 2008, d’ailleurs). Eltono travaille sur des murs, grands et petits, en revanche, on ne trouve rien de figuratif dans ses créations mais des lignes, des aplats de couleurs impeccables, des structures géométriques colorées, mais rigoureuses.

Modo n°6 Castellon, Espagne 2016© Eltono

Depuis 2010, il applique des procédés génératifs pour réaliser ses peintures murales (notamment une série au long cours intitulée Modo). En observant des codes générés aléatoirement via ordinateur ou plus simplement avec des dés, il définit des règles en amont de la réalisation : forme, couleur, position dans l’espace. Ces règles ainsi posées, la peinture peut en quelque sorte s’exécuter d’elle-même. Elle est comme une partition que Eltono suit, seul ou accompagné.

Modo n°6 Castellon, Espagne 2016© Eltono

« « Les peintures génératives se prêtent particulièrement bien au travail collectif. Puisque la forme de la pièce est définie avant l’exécution, tout le monde peut collaborer à la réalisation en appliquant les règles. Et puis, du point de vue de ma pratique, ce système me permet de me mettre dans des situations où, comme dans la rue, le hasard et la contingence influent directement sur la création. »

Au cœur de la démarche de Eltono, il y a la rue mais aussi une réflexion sur l’exercice périlleux qui consiste à translater les créations produites dans l’espace urbain à l’intérieur des murs lisses d’une galerie. Ce débat ne date pas d’hier et a fait l’objet de querelles entre les puristes de la « street credibility » et d’autres pour qui l’artiste, qu’il soit « urbain » ou non, peut prétendre à vivre de ses productions. En 2018, il est Eltono, lui, vit à 100% de son art mais se refuse à peindre des toiles en série sous prétexte de se rendre « collectionnable ».

Fluctuaciones, exposition solo à Saragosse, Espagne © Daniel Perez

Promenades, expo. collective « Mapping the city » à la Somerset House, Angleterre,2015

« « Toutes les interventions que je fais aujourd’hui, notamment en galeries et musées, naissent d’une réinterprétation de mes expériences dans la rue. En Chine, où j’ai habité entre 2010 et 2014, j’ai beaucoup marché et réfléchi à l’urbanisme. A Pékin je faisais des balades tous les mardis dans l’idée de réaliser des créations spontanées sur le chemin. Chaque balade était rigoureusement documentée. Toute cette documentation m’a inspiré de nombreuses pièces qui ont été exposées en galerie comme des sculptures sur bois reprenant mes déplacements à Pékin en 2013 ou à Saragosse en 2016 par exemple ».  ».

Le dédale, centre-ville de Belvès, France 2016 © Eltono

Après ses épisodes madrilènes et pékinois, de nombreux voyages et résidences qui l’ont mené au Brésil, au Cap Vert ou aux Acores, Eltono est de nouveau basé dans l’hexagone depuis 2014. Il est très productif et accumule les projets mais hors du sérail du « street art parisien », ce qui n’enlève rien à la qualité et à l’impact de ses créations. Au contraire, avec des actions dans des petites villes de France, là où l’espace urbain est moins dense, voire où il s’étiole (comme dans de nombreux centres villes de province), ou encore dans des barres HLM aux abords des villes moyennes, Eltono colle au plus près des fondements de sa démarche, à savoir : faire réfléchir l’observateur sur son rôle dans la ville plutôt que de l’assaillir avec des images géantes.

Préparation des Flèches, Les Grésilles, Dijon 2016 © Eltono

Flèche, les Grésilles, Dijon 2016 © Eltono

Avec l’association Zutique par exemple, Eltono remporte en 2016 l’appel à projet de la ville de Dijon soutenu par le ministère de la culture et réalise une intervention intéressante dans le quartier des Grésilles. Comme beaucoup de ZUPs construites après la deuxième guerre mondiale, les Grésilles font aujourd’hui l’objet d’un réaménagement urbain où les tours et les barres sont détruites et remplacées par des immeubles d’habitation plus petits et plus humains. Les vagues de destruction ont néanmoins généré une perte de repère pour les habitants du quartier. L’action de Eltono, a consisté à fournir une nouvelle signalétique aux habitants sous la forme de plaques thermo collées et de flèches de couleur reliant les lieux d’action culturelle entre eux (théâtre, bibliothèque, MJC etc…). Étalée sur trois ans (de 2016 à octobre 2018) cette action très globale a permis de faire participer les résidents au remodelage de leur quartier. Les plaques sont élaborées lors d’ateliers ouverts aux jeunes, tandis que les bâtiments des lieux ainsi pointés sont recouverts de peintures murales exécutées encore une fois avec les habitants.

Foyer Herriot, Les Grésilles, Dijon 2016 © Eltono

Peintures furtives, murales, abstraites, déambulations, parcours dans la ville, cet aperçu non exhaustif des travaux de Eltono montre comment cet amoureux de la rue et du hasard a su développer un langage visuel rigoureux qui au final lui confère une grande adaptabilité. Héritier de la culture graffiti, il en conserve la spontanéité et l’élan, mais se tient à distance du côté tape à l’œil de l’art urbain actuel. « Quand j’ai commencé dans l’art urbain au … 20è siècle (rires), on faisait ça pour le plaisir de créer dans la rue et pour donner quelque chose à voir au piéton, ça ne faisait pas partie d’un plan de com’ pour les réseaux sociaux. Aujourd’hui il y a un trop plein d’images en ligne et les gens regardent moins la rue. Des amis taggeurs de Madrid m’ont dit qu’ils taggent en plein jour dans les stations de métro et que personne n’y fait attention car tout le monde est bloqué sur son téléphone ».

Biensûr, (et heureusement) Eltono est présent sur instagram où il documente chacune de ses interventions à travers le globe, néanmoins, dans la débauche d’images de notre monde connecté, son approche de la rue et de l’art urbain et ses interventions subtiles en ont d’autant plus de valeur. Ses lignes calment et apaisent, ses installations questionnent et ses parcours urbains invitent à prendre le temps de se perdre et à s’échapper d’un déterminisme spatial qu’on s’impose à nous même.

Plus d’info sur le site officiel de l’artiste

http://www.eltono.com

STOHEAD recompose son art calligraphique à la Galerie Le Feuvre

Plus que quelques jours pour voir la magnifique exposition RECOMPOSITION de Stohead à la Galerie Le Feuvre. Tout le monde ne connait pas STOHEAD et pourtant il est l’un artiste les plus importants issus de la street culture allemande. Il s’est fait connaitre par le tag, la version calligraphique du graffiti. Le tag, cette signature rapidement laissée sur un coin de rue afin de marquer son territoire.

Mais Stohead cherche à élargir son territoire et sa pratique. N’abandonnant jamais le tagueur /grapheur qui est en lui, il a rapidement décidé de transporter son univers calligraphique sur toile délaissant son pseudo pour mettre sur ses toiles des morceaux de phrases issues de chansons, de livres ou de films, parfois même un mot unique qu’il peut répéter.

Puis il s’est affranchi du mot pour ne conserver que le geste pur de la calligraphie. S’octroyant multiples libertés, il crée notamment ses propres outils pour calligraphier. Puis il intègre dans ses œuvres de taches et des encres créant des nuages de fumée. Stohead sort peu à peu du cadre habituel et réinvente son propre langage de la calligraphie. En s’amusant avec les plans, il nous mène en bateau et nous embarque dans un monde plus complexe qu’il n’y parait.

L’expo présente toute une série d’une quinzaine de toiles extrêmement attractives et l’on souhaiterait partir avec plusieurs œuvres sous le bras. A défaut vous pouvez toujours vous achetez le très beau catalogue pour 20 €.

INFORMATIONS PRATIQUES
STOHEAD
Reconstruction
/!\ Derniers Jours : Jusqu’au 14 octobre 2017
Galerie Le Feuvre
164, rue du Faubourg St Honoré
7008 Paris
http://www.galerielefeuvre.com

Rencontre avec Jean-Luc Feugeas

Jean-Luc Feugeas est, disons le d’entrée de jeu, mathématicien ET artiste, les deux en même temps et entre autres… c’est une affirmation, c’est une question d’équilibre, d’ordre et de désordre, d’alignement.  Jean-Luc est vif, rapide, et je comprends vite que je vais devoir suivre le rythme.

L’alignement, c’est ce que l’on cherche en se retrouvant devant une installation de l’artiste. Je me positionne au niveau du totem en face de la sculpture, et cherche la bonne position. C’est bon, je la tiens et là, la magie opère, le monde se cale. L’arrière plan, composite d’immeubles des années 70 avec ses volutes et matières sorties de l’espace et d’immeubles cossus en pierre bordelaise font un bon en avant. L’espace se réduit et la sculpture recule, pour aller rejoindre le paysage. Mais ce n’est pas tout, Jean-Luc m’attire vers un des angles et me montre alors un second point de vu. Je vois un cercle se former et une ligne menant à une tête de lampadaire (oui le monde se déforme quelque peu si on commence à tourner autour), on continue. Le cercle est maintenant une forme ovoïde et disparaît pour me laisser entrevoir le troisième point de vu qui, plus simplement vient rejoindre une bordure.

Ce qui intéresse Jean-Luc, c’est le temps, le rythme et l’individu.

Je m’attendais à avoir une discussion sur l’espace urbain, sur l’intégration de l’oeuvre dans la ville (so 2005). Mais non, pas du tout, et ça pique ma curiosité, parce que je regarde quelque chose et j’entends quelqu’un qui me parle d’autre chose. Jean-Luc me parle de l’expérience de l’oeuvre comme de la capacité pour chacun de questionner son équilibre. Face à une oeuvre abstraite, l’être cherche à ordonner ce qu’il voit. Seulement, l’ordre c’est le désordre. Accrochez vous on passe à la vitesse supérieur:

Notre intuition théorique de la physique, induite par les lois classiques, est essentiellement particulaire. Si l’eau contenu dans un verre par exemple peut être en première approximation représentée par des particules interagissant entre elles comme le feraient de simples billes, deux objections s’opposent pourtant à cette approche. En premier lieu, le verre d’eau contient 2000 fois plus de molécules d’eau qu’il n’y a de volumes de verres d’eau sur toute la planète. Ainsi, sommes-nous dans la stricte incapacité de décrire cet objet de notre vie quotidienne de manière déterministe, comme les lois fondamentales de la physique Newtonienne nous inviteraient à le faire. Cette échelle dite « microscopique » est en effet non seulement strictement intangible à nos sens mais est également rigoureusement inaccessible aux moyens de calcul modernes.

En schématisant, nos sens ne nous donnent pas à voir « la » réalité mais « une » réalité. Celle que nos sens nous laisse percevoir. Cette réalité autour de laquelle nous avons construit des lois physiques pour la comprendre et qui nous en éloignent parfois. La notion de “flèche du temps” par exemple nous est constitutive et tangible dès lors que l’on observe un verre d’eau qui tombe sur le sol et se brise – le film de cet évènement est sans équivoque dans son déroulement temporel – ce constat incontestable nous échappe pourtant dès que l’on observe les particules contenues dans ce verre dans le formalisme du modèle physique classique. Nos sens disent vrai et le modèle a tord. Par contre, nos sens nous trompent lorsque nous nous interrogeons sur la notion d’équilibre concernant ce même verre d’eau. Il est composé d’un nombre infiniment important de particules qui entrent en collision. Dans ce verre, apparemment au repos, cette action se répète à l’échelle microscopique autant de fois qu’il y a de molécules dans le verre de manière anarchique. Cet équilibre est caractérisé par le plus grand désordre. JLFeugeas.

Je quitte Jean-Luc une heure après avec cette nouvelle perspective en tête et je retourne faire le tour de sa sculpture en me questionnant finalement sur ma relation personnelle à l’équilibre et surtout au déséquilibre. Que se passe-t-il si je « contrarie » le système? Que se passe-t-il si je refuse cet état de stabilité que m’accorde l’artiste, l’espace d’un instant? Voilà, ça, ça m’intéresse… Maintenant à vous de voir.

Esplanade Charles de Gaulle
Bordeaux Mériadeck

Découvrir le site internet: http://feugeas.com/

 

 

 

La Street Art City a ouvert ses portes !

Des concepts et projets artistiques fleurissent partout dans l’hexagone. Ca tombe bien c’est le printemps et on se régale à voir les nouveaux lieux qui s’ouvrent ici et là, aujourd’hui nous allons vous parler de Lurcy-Levis, petite commune de moins de 2000 habitants située en Auvergne. Alors bien sûr dit comme ça, je ne vous fait pas rêver, mais si on s’y penche d’un peu plus près ça veut vraiment le coup d’œil ! Cette bucolique campagne accueille la « Villa Médicis » de l’art urbain avec la Street Art City.

À l’origine du projet un couple : Gilles et Sylvie Iniesta, ils sont propriétaires d’anciens locaux qui appartenaient aux PTT. Abandonné depuis une vingtaine d’années, ce site a pour ambition de devenir un lieu unique au monde dédié à l’Art urbain et au Graffiti.

Avec plus de 10 hectares et 13 bâtiments d’une surface de 7 000 m², Street Art City offre une aire de jeu aux artistes de renommée internationale. Certains ont déjà investi les lieux et laissé libre cours à leurs créations. Ce lieu accueillera également des résidences d’artistes, si vous souhaitez déposer vos dossiers de candidature : 
da.sylvie@street-art-city.com

Ouvert depuis quelques jours, La Street Art City vous garantie un dépaysement total !

INFORMATIONS PRATIQUES
Street Art City
Béguin n°5
03320 Lurcy-Levis
street-art-city.com
contact@street-art-city.com
Ouvert de 11h à 19h : tous les jours du 28 avril au 8 mai ; du 25 au 28 mai ; les week-ends en juin et tous les jours en juillet et en août

Urban Art Fair Paris ou comment le carreau du temple devient un panorama du street art international

Malgré les questions sociétales, et les devisions que soulève encore le sujet de la récupération du street art par le marché de l’art la tendance va vers une institutionnalisation du cet art urbain longtemps laissé à la traine par les collectionneurs.

Samedi 1er octobre 2016 Xavier Niel inaugurait le premier musée dédié au street art en France : Art 42 au sein de l’école d’informatique ouverte en 2013. Avec comme objectif de réunir les grands noms de l’art urbain dans un seul et même endroit : Shepard Fairey, Banksy, Futura 2000 et Jef Aérosol.

C’est dans le même élan, mettre en lumière les galeries et artistes qui ontcompté dans le déploiement de cet art, que Urban Art Fair Paris a investi les espaces du Carreau du temple du 20 au 23 avril dernier pour la deuxième fois consécutive . Une trentaine de galeries françaises et internationales spécialisées en art urbain, deux jours de projection de films, une rétrospective, et un parcours Hors Les Murs avec l’exposition « Cannot be Bo(a)rdered » du 21 au 7 mai à l’Espace Commines.

Chez Mowwgli nous retiendrons les sélections présentées par la Galerie Saltiel d’Aix en Provence et ses collections de l’emblématique M.chat (http://www.galeriesaltiel-aix.com/fr/artist/MChat/oeuvre/), Art In The Game London et les captivantes créations pointillismes du français Kan (https://www.artinthegame.com/2017/03/04/kan/), Urban Spree Berlin pour leur démarche toujours plus décalée (http://www.urbanspree.com/fr/), BelAirFine Genève pour ses Bansky (https://www.belairfineart.com/en/artist/301/works/) et la galerie du jour Agnès b. qui présentait les œuvres de JonOne http://www.galeriedujour.com/.

Urban Art Fair ça continue donc à New York au Spring Studios du 29 juin au 3 juillet prochain mais également jusqu’au 7 mai à l’Espace Commines à Paris.

Pour une séance de rattrapage sur la naissance du Graffiti et se replonger dans le New York du début des années 80 en suivant les pères fondateurs de cet art qui défendaient leurs créations d’un genre nouveau , il vous faut regarder le documentaire emblématique Style Wars :

https://www.youtube.com/watch?v=0EW22LzSaJA

INFORMATIONS PRATIQUES
Urban Art Fair Paris – Hors les murs :
« Cannot be Bo(a)rdered »
Du 21 au 7 mai à l’Espace Commines
17 Rue Commines
75003 Paris
http://urbanartfair.com/

Carte Blanche à Philippe Augier : JR

Philippe Augier est notre invité de la semaine (lire son portrait publié lundi 17 avril), dans le cadre de sa carte blanche, le Maire de la ville de Deauville nous parle de Street Art, avec les œuvres spectaculaires de JR. Son travail est d’ailleurs actuellement exposé au Qatar jusqu’au 31 mai (voir notre article publié le 8 mars 2017) et sa fresque « Chroniques de Clichy-Montfermeil » est inaugurée aujourd’hui !

Comment ne pas être ému par les spectaculaires images de JR ?
Elles ont la force du format. L’immense est nécessaire quand on doit lutter avec l’intensité du spectacle du dehors. Et il y a de la concurrence !…
La « vie »contre la « vue » en somme ! Cette photo signée JR qui fait son Musée sur les murs de la ville, cette démarche gonflée qui consiste à produire de gigantesques tirages exposés à ciel ouvert, suppose un sacré culot – et peut-être un sacré ego. Car, derrière lui, agissent des brigades de tireurs et des armées de colleurs, parfois plusieurs centaines. Il faut donc à JR non seulement du génie pour installer ses images immenses un peu partout dans le monde – des Town Ship d’Afrique du Sud aux favélas du Brésil – avec toujours des messages…Et il lui faut aussi du charisme, une capacité à entraîner, à séduire, à organiser et même à convaincre les éventuels financiers. C’est quelque chose qui me parle, moi qui suis maire…
Pour moi, ce qu’il a réalisé  au Havre, dans le cadre de notre commande pour le festival Terre d’Eaux,  sur les containers d’un navire de la CMA, reste un des plus beaux gestes artistiques imaginables. Avec le concours des dockers, qu’il a su embarquer dans l’aventure, il s’est emparé des containers qui s’entassent sur ces bateaux et y  a affiché deux yeux qu regardent le monde…et qui l’ont vraiment regardé puisque le navire a fait le parcours Le Havre – Singapour !
Voilà un geste dont la poésie ne peut échapper a personne, de ce côté ci de la terre, comme de l’autre côté….

EXPOSITION
Répertoire
JR
Du 9 mars au 31 mai 2017
La QM gallery Katara
QM Tower
P.O Box 2777
Doha – State Of Qatar
http://www.jr-art.net

Carte Blanche à Numa Hambursin : Le street-art au musée ?

Numa Hambursin est notre invité de la semaine (lire son portrait publié lundi 10 avril), dans le cadre de sa carte blanche, aujourd’hui il partage avec nous sa vision du Street Art dans les musées, à l’annonce de l’ouverture prochaine, à Amsterdam, du plus grand musée consacré à l’Art Urbain.

Nous apprenions il y a quelques jours que le plus grand musée de street-art au monde ouvrira à l’été 2018 dans un ancien entrepôt de construction navale gigantesque, au nord d’Amsterdam. Il ne me paraît plus possible de passer à côté du phénomène, de le repousser d’un revers de la main comme s’il ne signifiait rien. Les questions que le street-art soulève sont infinies et je me bornerai ici à évoquer quelques points. Il faut d’abord souligner le caractère fourre-tout du terme qui englobe des pratiques et des personnalités qui n’ont absolument aucun rapport les unes avec les autres, si ce n’est d’avoir utilisé la rue comme lieu d’expression. On y trouve du coup des artistes très doués comme des propositions d’une médiocrité sans égale. C’est là que se trouve le piège. X aime le street-art, Y le déteste. Un tel positionnement n’a aucun sens et fait fi de la singularité des artistes. Je peux apprécier le travail de JR, ou de Alëxone, ou de C215, et dédaigner le graff foutraque au coin de la rue. De cette catégorie mal définie, brandie par ses adeptes et ses opposants comme un étendard, surgissent les querelles stériles auxquelles on ne peut échapper quand le sujet est discuté.

En voilà une par exemple : le street-art a-t-il sa place au musée ? Passons sur la sémantique, street signifie rue, le musée n’est pas la rue, une œuvre dans un musée n’est pas du street-art. Au nom du caractère subversif de la pratique du street-art – ce qui est historiquement tout à fait exact –, certains universitaires, en particulier, critiquent son institutionnalisation. En pénétrant les murs d’un centre d’art ou même d’une galerie, le street artiste accepterait de servir le système et verrait son message au mieux adouci, au pire corrompu par l’instrumentalisation politique ou l’argent. Sur le papier, on ne peut qu’être séduit par la pureté du raisonnement. Mais, une fois encore, c’est abandonner à bon compte la diversité des situations et les aspirations concrètes des artistes. Je me souviens d’une discussion avec Mist lors d’une conférence à Montpellier. Une auditrice lui demande s’il n’a pas peur que sa révolte soit compromise. Il lui répond (je le cite de mémoire) : « Mais moi, je ne veux faire passer aucun message, je veux seulement que ce soit beau. Alors si je peux vivre de ma peinture plutôt que de multiplier les petits boulots, et travailler en hiver dans un atelier plutôt que dans le froid, pourquoi m’en priverais-je ? ». Posons la question de manière provocatrice : un street-artiste a-t-il le droit de ne pas être révolté contre le fonctionnement de la société ? Même si je n’en ai pas rencontré à ce jour s’apprêtant à voter François Fillon, il me semble aberrant de vouloir tous les ranger dans une même case, toujours cette catégorie englobante qui nie leur liberté et leur singularité.

Au-delà des expositions temporaires, je crois tout à fait nécessaire que des œuvres réalisées par des artistes urbains (encore une question de vocabulaire sur laquelle il faudrait se pencher) entrent dans les collections des musées. Si la médiation est une de leurs missions principales, la conservation de l’art d’aujourd’hui pour les générations futures en est une aussi importante. Quel aperçu de la création des années 2010-2020 laisserons-nous à nos petits-enfants ? Si nous abandonnons à son sort une telle part de notre environnement artistique, celui-ci ne sera absolument pas le reflet de nos goûts, de ce que nous avons vécu et aimé. Les réserves de nos FRAC débordent d’installations réalisées par les héritiers de Marcel Duchamp, mais il n’y a pas une toile de JonOne dans une institution d’art contemporain en France, pas une seule ! L’argument souvent objecté de la mémoire photographique n’est pas satisfaisant, même s’il constitue un palliatif. On ne peut substituer à la présence physique, charnelle, d’une œuvre son seul aperçu par l’image. Mais, à mon tour, je ne veux pas glisser dans la catégorisation. Certains artistes souhaitent jouer le jeu du musée quand d’autres s’y refusent. Ce choix leur appartient. Il serait ridicule de forcer la main de ces derniers et, comme on l’entend parfois, de décoller la couche extérieure des murs des immeubles pour les abandonner dans des réserves climatisées.

L’exposition de JonOne que je réalisais en été 2015 au Carré Sainte-Anne connut un succès aussi prodigieux qu’inattendu. 119.000 personnes la visitèrent, ce qui constitue un record inégalé à Montpellier pour de l’art contemporain. Je passais de nombreuses soirées à discuter avec son auteur de street-art. S’il acceptait de bonne grâce ce vocable, il ne supportait plus les présupposés intellectuels qui en découlaient. JonOne avait eu la légion d’honneur, dont il était très fier, il disait n’avoir pas fait un mur depuis de longues années. J’ai retenu la distinction qu’il m’a proposée à l’époque : être un street artiste, c’est avoir été à l’école de la rue, comme d’autres ont été à l’école des Beaux-Arts. Voilà déjà une piste de réflexion qui, si elle est imparfaite, permet de poser les bases d’une discussion. JonOne est une star comme il est difficile de l’imaginer. Le jour de dédicaces, une queue monstrueuse s’était formée dans Sainte-Anne, jusqu’à l’extérieur du bâtiment. Il y avait des jeunes et des vieux, des gens que je n’avais jamais croisés jusque là, quelques uns venus de Paris, de Lyon et de Bordeaux. Quand il nous fallut fermer les portes pour préparer le concert, on lui installa une table de fortune sur le parvis et il poursuivit deux heures durant. Il vida trois feutres noirs en une après-midi. Pour une fois, le terme populaire n’était pas usurpé. Je vivais cette expérience comme un grand souffle d’air frais pour un art contemporain si souvent replié sur lui-même.

Les artistes urbains sont confrontés à une sorte de plafond de verre. Ils ne sont pas absents, ils ont droit à des expositions de groupe dans des lieux périphériques, à des murs offerts dans des quartiers en jachère, à des animations dans les « zones sensibles » ou à des parodies de commandes publiques. Je ne peux m’empêcher d’y voir une forme de mépris. Oui, disons-le, un mépris social et culturel. Et bien je crois qu’il est grand temps de réconcilier les deux mondes. Toutes les propositions ne se valent pas, il ne faut pas craindre d’établir des hiérarchies, comme on le fait pour toute forme de création. Si le manque de référents historiques est parfois gênant (je pense à ceux qui imitent sans le savoir l’abstraction d’après-guerre, la seconde école de Paris), la vivacité de leur imagination est salvatrice. La question n’est donc plus de savoir si le street-art doit entrer au musée, mais bien quels artistes élevés à l’école de la rue méritent de voir leurs œuvres conservées pour traverser les siècles.

Montpellier est une ville très dynamique en matière de street-art, même si elle n’est pas exactement cette capitale que l’on décrète par facilité. Il y a le Verdanson, le quartier Rondelet, le regret d’un mur près de la gare dont Smole et Alëxone devaient s’occuper avant d’essuyer le refus absurde des Bâtiments de France, plusieurs galeries spécialisées, des collectionneurs passionnés, une toile de JonOne dans le bureau du maire, des expos qui ont marqué les esprits comme Parcours aux Arceaux. Beaucoup d’artistes surtout, que j’hésite à citer car je vais forcément en oublier de formidables. Je me lance d’un trait, comme ils me viennent. Smole, Salamech, Mist, Gum, Zest, Momies, Fode, Jonnystyle, Monsieur BMX, et puis mon cher Al Sticking qui désormais ne veut garder que le « Al ». Il sera le dernier artiste que j’exposerai à Sainte-Anne, en octobre et novembre prochain. J’avais proposé, à l’époque où je travaillais sur le nouveau musée d’art contemporain de Montpellier, qu’une section entière, la première en France, soit consacrée au street-art. Nous aurions pu très vite nous constituer une collection unique dans ce qui est encore – mais jusqu’à quand ? – une niche peu exploitée. Prenons un exemple, pour ceux qui pensent que les œuvres sont inaccessibles. Pour le prix d’une toile de Soulages (nous en possédons déjà plus d’une vingtaine au Musée Fabre), nous pouvions avoir cinq toiles de chacun des dix plus importants artistes urbains français, sans compter les dons qui auraient afflué. J’avais également nourri le projet d’une grande exposition qui aurait englobé tous les lieux de la ville. Tant pis, ce sera pour plus tard ou pour d’autres cieux. En attendant, il reste à terminer en beauté avec Al. Il faut d’ailleurs que je conclus ce texte entamé il y a plus de trois heures. Demain matin, j’ai rendez-vous à Sainte-Anne avec lui et la directrice de l’Orchestre de Montpellier. Il veut un concert dans son expo. Du hip-hop pour un street artiste ? Et bien non, Vivaldi ! Il faut toujours se méfier des catégories.

Photo : https://www.facebook.com/al.sticking

Street Generation(s) : 40 ans d’Art Urbain à Roubaix

La galerie Magda Danysz présente l’exposition collective « Street Generation(s) » pour célébrer les 40 ans de l’Art Urbain. Au total ce sont 50 artistes internationaux qui sont rassemblés à La Condition Publique de Roubaix pour une expo 100% Street Art !

Aujourd’hui, le Street Art apparaît comme étant sans conteste le mouvement artistique le plus important de la fin du XXème et du début du XXIème siècle. Des précurseurs aux jeunes générations qui réinventent ses codes sans relâche, un corpus artistique solide émerge et l’art urbain entre dans l’histoire de l’art.

À travers les oeuvres de 50 artistes, créées spécialement pour l’exposition ou issues de collections privées, des interventions in situ et hors-les-murs et des documents d’archives, l’exposition STREET GENERATION(S) 40 ans d’art urbain dresse un panorama complet, inédit en France, de ce mouvement foisonnant.

Que l’on parle de graffiti, art urbain ou street art, une réalité artistique a fait jour ces dernières décennies. Penchons-nous sur les raisons qui font des artistes de ce mouvement de véritables talents et pourquoi leurs pratiques variées s’inscrivent résolument dans l’Histoire de l’art.

Avec les artistes : André, A-One, Ash, Banksy, Tarek Benaoum, Blek le Rat, C215, Crash, Dface, Dondi, Dran, Faile, Shepard Fairey (Obey), Futura, Keith Haring, Jay, Jef Aerosol, JonOne, JR, Katre, Kaws, L’Atlas, Ludo, Barry Mc Gee, Miss. Tic, Mode 2, Steve More, Nasty, Os Gemeos, Psy, Quik, Ramellezee, Remi Rough, Rero, Seen, Skki, Space Invader, Sten Lex, Swoon, Tanc, Vhils, Jacques Villeglé, Nick Walker, West, YZ, Zevs, Zhang Dali, Zlotykamien, etc.

EXPOSITION
Street Generation(s) : 40 ans d’Art Urbain
Du 31 mars au 18 juin 2017 prolongation jusqu’au 9 juillet 2017 !
La Condition Publique
14, Place Faidherbe
59100 Roubaix
Tram, metro: Eurotéléport station
Liane 4, Bus 33 – V’Lille: la Condition Publique station
Mercredi au Dimanche de 13h à 19h
Nocturnes jusqu’à 22h le samedi 13 mai, vendredi 19 mai, samedi 20 mai et samedi 17 juin
Tarifs : 5/3 € – Gratuit (-18ans et minima sociaux)

Courchevel : Du graff et du street art en plein coeur des pistes

Alors que les écoliers de la zone C viennent de reprendre le chemin de l’école, les zones A et B sont toujours en vacances. Et en hiver, les vacances riment souvent avec ski et montagne. A l’occasion de la 8ème édition de « l’Art au Sommet » et des 70 ans de la station, la commune de Courchevel rassemble les meilleurs Graffeurs et Urban Street Artistes, en partenariat avec Les Galeries Bartoux.

Des graffs, du Street Art dans les rues et des « animaux géants » sur les pistes, c’est ce que vous découvrirez si vous vous rendez à Courcheval jusqu’au 17 avril.

Sur les pistes vous pourrez voir des œuvres monumentales et rencontrer une famille en altitude de bulldogs, de pandas, ou encore une fratrie de pingouins… du célèbre Julien Marinetti. Les skieurs pourront alors se faire surprendre tout au long de leur parcours.

Dans les rues vous pourrez découvrir des expositions grandeur nature, des performances d’artistes live, des graffs sur les boîtes aux lettres…

Enfin, pour atteindre les pistes, vous pourrez voyager dans des œufs et des cabines tagués par les plus grands artistes d’art urbain de notre époque, certains sont mêmes des pionniers de ce mouvement comme JonOne, Seen, Cope2, NoéTwo.

EVENEMENT
8ème édition de « l’Art au Sommet »
Jusqu’au 17 avril 2017
Courchevel
www.galeries-bartoux.com