Évènement

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13 septembre 2018

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Da Vinci Les inventions d'un Génie 13/09/2018 - 13/01/2019
Da Vinci Les inventions d'un Génie
La Sucrière, Lyon. France

Du 13 septembre 2018 au 13 janvier 2019, La Sucrière abritera la plus grande exposition jamais consacrée aux inventions du génie italien, Léonard de Vinci. Un événement exceptionnel qui dévoile les innombrables facettes d’un homme de savoir, à la fois ingénieur, médecin et artiste.

Une rétrospective itinérante et internationale
Lancée officiellement et en première mondiale au mois de juin 2017 à Bruges, l’exposition « Da Vinci, les Inventions d’un Génie », a connu son premier succès au Memling Museum avant de prendre place à Istanbul, puis à Antalya.
Lyon sera la prochaine étape de ce voyage des œuvres de l’artiste. S’ensuivront Barcelone, Singapour, Hong-Kong et d’autres grandes villes encore en cours de programmation.
Une itinérance organisée par Bruno Compère, directeur d’une agence d’événementiel, qui a déjà pu programmer cette exposition dans de nombreux pays. « Je ne me suis fixé aucune limite pour faire rayonner cette expo. Je continue de pousser de nouvelles portes, même les plus improbables afin que Léonard de Vinci puisse continuer à traverser le monde et le temps ».

Un événement tous publics
Pensée pour être abordé par tous les types de publics et tous les âges, l’expo mêle découvertes historiques, ateliers, films 3D, manipulation de maquettes, et même construction de ponts. De quoi attirer petits et grands explorateurs dans l’univers unique de Léonard de Vinci avec la possibilité de regarder, de toucher, et même d’expérimenter.
Deux dossiers pédagogiques ont été spécialement conçus pour les écoles primaires et pour les lycées & collèges. « Nous avons voulu que les enfants et leurs professeurs puissent s’approprier l’exposition sur la base d’un document commun pensé pour faciliter le travail d’échange avec les élèves » ajoute encore Bruno Compère.

Une exposition unique et inédite
Largement connu pour ses œuvres picturales, Léonard de Vinci l’est cependant bien moins quand il s’agit d’évoquer ses talents d’inventeur. Il est pourtant à l’origine de la création de nombreuses machines ou de la sophistication d’engins déjà existants « Souvent qualifié de génie, Léonard de Vinci possédait à l’époque la plus grande bibliothèque de livres existants à cette époque » raconte Bruno Compère, l’organisateur de l’itinérance de cette exposition à travers le monde.
C’est à partir de Codex, des plans que Léonard de Vinci avait lui-même dessinés, que ces 200 inventions et objets ont pu être reproduits par une équipe d’artisans et de passionnés d’art.
Une centaine de croquis ont ainsi été sélectionnés parmi les milliers auxquels ont eu accès Jean-Christophe Hubert, historien et directeur artistique de l’exposition et son associé, l’ingénieur Vincent Damseaux.
En résultent la reproduction de maquettes mais aussi la présentation de dessins techniques, et de croquis qui ont été classés selon neuf grandes thématiques : l’aéronautique, les instruments de mesure, l’architecture, la guerre, la mécanique, la construction, les outils du quotidien, les armes, les engins à eau.
Outre cette partie technique qui permet de mieux connaitre Léonard de Vinci, l’exposition est aussi l’occasion de «re»découvrir quelques-unes de ses œuvres picturales reproduites avec de véritables pigments naturels, à l’identique de ce qu’utilisait l’artiste à son époque.

Bruges, berceau de naissance de l’exposition
Intégralement revisitée par l’historien Jean-Christophe Hubert à partir d’une exposition organisée à Bruxelles en 2008 sur l’artiste, Da Vinci, les Inventions d’un Génie est aujourd’hui la plus grande présentation des œuvres techniques de Léonard de Vinci.
Sa mise en place a nécessité plus de 4 ans de travail et mobilisé une vingtaine de personnes pour parvenir à maturité ( menuisier, graphiste, historien, professeur).
La Sucrière, un lieu dédié à l’art
C’est le site de La Sucrière, lieu d’art et d’événements du nouveau quartier de Lyon Confluence, que Da Vinci, Les Inventions d’un Génie, prendra ses quartiers le temps de quelques mois.
Rendez-vous à Lyon à partir du 13 septembre pour vivre cette rétrospective consacrée aux travaux d’un génie.

Exposition

14 septembre 2018

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Giacometti : Entre Tradition Et Avant-Garde 14/09/2018 - 20/01/2019
Giacometti : Entre Tradition Et Avant-Garde
Musée Maillol, Paris. France

À la rentrée 2018, le musée Maillol met à l’honneur l’artiste suisse Alberto Giacometti et propose, en collaboration avec la Fondation Giacometti, Paris, une relecture de son oeuvre en dialogue avec les grands sculpteurs classiques et les modernes de son époque.

L’exposition présentera plus de cinquante sculptures de l’artiste, toutes issues de la collection de la Fondation Giacometti, mises en regard avec près de vingt-cinq oeuvres d’autres artistes majeurs tels que Rodin, Bourdelle, Maillol, Despiau, mais aussi Brancusi, Laurens, Lipchitz, Zadkine, Csaky ou encore Richier.

GIACOMETTI : D’UN STYLE À L’AUTRE
À travers un parcours chronologique et thématique, l’exposition mettra en lumière les relations entretenues avec ces artistes à chacune des étapes de l’évolution du style de Giacometti. Le parcours proposera ainsi un éclairage nouveau sur la période méconnue d’avant-guerre : d’abord les oeuvres de jeunesse de Giacometti encore empreintes de modernité classique (Despiau, Maillol), puis une seconde section plus importante consacrée à la rencontre des avant-gardes parisiennes après 1925 (Zadkine, Lipchitz, Csaky).
La tentation de l’abstraction, en marge du surréalisme, sera éclairée par de riches comparaisons (Brancusi, Laurens). Le retour définitif à la figuration d’après modèle de l’artiste après 1935, permettra d’évoquer la formation de son style de la maturité. De manière thématique, l’exposition proposera de nombreuses comparaisons avec Rodin, Bourdelle et Maillol : motif de la tête, question du socle, inspiration de la Haute Antiquité.

UN DIALOGUE ENTRE LES SCULPTURES
Les grands thèmes de l’après-guerre (groupes de figures, femme debout et homme qui marche), seront évoqués depuis leur source dans le surréalisme avec la Femme qui marche (1932) jusqu’aux oeuvres iconiques des années 1950-60 comme La Clairière (1950), Femme de Venise III (1956), ou encore l’Homme qui marche II (1960). Les orientations formelles de Giacometti seront analysées de façon novatrice par la comparaison avec plusieurs artistes de référence, en particulier Rodin, et avec certains de ses contemporains comme Richier.

Afin de guider le public, le parcours sera enrichi d’une sélection d’arts graphiques et de documents d’archives.

Faisant écho à l’atelier d’Aristide Maillol reconstitué au sein du musée, le mythique atelier parisien de Giacometti sera également évoqué par un ensemble de lithographies de l’artiste et des photographies prises par certains des plus grands photographes du XXe siècle tels que Brassaï, Denise Colomb, Sabine Weiss ou Herbert Matter.

Exposition
Dave Heath : Dialogues With Solitudes 14/09/2018 - 23/12/2018
Dave Heath : Dialogues With Solitudes
Le Bal, Paris. France

DU 14 SEPTEMBRE AU 23 DÉCEMBRE 2018, LE BAL PRÉSENTE LA PREMIÈRE EXPOSITION D’ENVERGURE CONSACRÉE À DAVE HEATH EN FRANCE

Dave Heath (1931- 2016) occupe une place singulière dans l’histoire de la photographie américaine. Influencé par Eugene W. Smith et par les maîtres de l’école de Chicago dont Aaron Siskind et Harry Callahan, il ne peut être pourtant considéré ni comme un photographe documentaire ni comme un photographe expérimental. Sa photographie est avant tout une manière d’attester de sa présence au monde en reconnaissant en l’autre un alter ego absorbé dans ses tourments intérieurs. Il sera l’un des premiers, dès les années 1950, à exprimer aussi radicalement le sentiment d’aliénation et d’isolement inhérent aux temps modernes.

Réalisée entre 1959 et 1961, sa série réalisée à Washington Square incarne parfaitement cette tension entre l’individu, perdu en lui-même, le tumulte de la rue américaine et les tensions d’une période de l’histoire américaine marquée par le doute. A Dialogue With Solitude, publié en 1965, comptera parmi les livres les plus marquants de cette décennie.

Première présentation d’envergure de son oeuvre en France, l’exposition réunira environ 150 tirages d’époque et maquettes originales. Organisée avec le soutien de la Galerie Stephen Bulger (Toronto), de la Galerie Howard Greenberg (New York) et de Archive of Modern Conflict (Londres), elle donnera lieu à un livre co-édité par LE BAL et Steidl.

 

— Diane Dufour

Exposition
Jérôme Souillot : Je reste là 14/09/2018 - 12/12/2018
Jérôme Souillot : Je reste là
ICI – Centre Chorégraphique national Montpellier, Montpellier. France

Dans le cadre de Drawing Room 018 – La Panacée – MoCo Montpellier (partenariat)
Jérôme Souillot vient du monde de la danse et du théâtre. Il fait de la scénographie, de la mise en scène, des installations… mais surtout, il dessine. Avec Je reste là, il présente de nouvelles œuvres spécialement conçues pour cette exposition personnelle qui s’ouvrira dans le cadre de la 9ème édition de « Drawing Room » – salon du dessin contemporain de Montpellier.

Exposition

15 septembre 2018

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Les PHOTAUMNALES 2018 15/09/2018 - 31/12/2018
Les PHOTAUMNALES 2018
Le quadrilatère, Beauvais. France

Pour cette 15ème édition des Photaumnales, et dans une année de commémorations multiples, notre programmation interroge elle aussi la relation mémorielle de la photographie à l’histoire, en confrontant des approches multiples et variées sur ce thème.
« Où loge la mémoire » explore la diversité des relations qu’entretient ontologiquement la photographie avec le temps.
De l’inscription dans le paysage des traces d’une mémoire collective au recueil des modifications du paysage, les images construisent une histoire contemporaine qui résonne dans cette édition avec de nombreuses archives.
27 photographes sont présents à travers des expositions thématiques ou monographiques. De nombreuses visites et ateliers sont proposés dans le cadre du programme d’éducation à l’image qui permettent à un large public de découvrir la multiplicité des approches artistiques et de mieux comprendre le langage des images.
Les Photaumnales confirment leur ouverture internationale en offrant des cartes blanches aux festivals partenaires : Photolux en Italie, Kaunas Photo Festival en Lituanie, les Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie au Québec et la Triennale Photographie et Architecture à Bruxelles.
Le festival renforce cette année son implantation territoriale en présentant des expositions dans les villes d’Amiens, Beauvais, Clermont, Creil, Noyon et Douchy-les-Mines, et dans les galeries de nombreux établissements scolaires.
Cet automne de la photographie dans les Hauts-de-France verra encore cette année tomber de nombreuses images que l’on ramasse à la pelle.

Commissariat général :
Diaphane, pôle photographique

Festival
Sebastian Copeland - De Pôle En Pôle : Un Monde Qui Disparaît 15/09/2018 - 13/01/2019
Sebastian Copeland - De Pôle En Pôle : Un Monde Qui Disparaît
Grilles du Jardin du Luxembourg, Paris. France

LE TOUR DE LA BANQUISE EN 80 CLICHÉS

L’exposition « DE PÔLE EN PÔLE : Un Monde qui Disparaît » présentée par le Sénat du 15 septembre 2018 au 13 janvier 2019 sur les grilles du Jardin du Luxembourg à Paris, est la plus grande rétrospective photographique de Sebastian Copeland jamais réalisée et sa toute première en France. Elle résume, en quelque 80 clichés emblématiques, 20 longues et riches années d’expéditions dans les zones Arctique et Antarctique et au Groenland, au cours desquelles l’explorateur a parcouru pas moins de 8 000 kilomètres à skis.

Au cours de ses nombreux périples dans des conditions extrêmes et parfois dangereuses, il a pu observer de près l’impact exponentiel du changement climatique sur les paysages, la faune et la flore des régions polaires. Si les clichés donnent souvent à voir des paysages apparemment calmes et immobiles, les conditions de prise de vue n’en restent pas moins extrêmes dans ces terres éloignées : « Comme pour toute photographie de paysage, la glace est exigeante.

Mais la patience est amplement récompensée. Dans le froid polaire, le temps de pose que nécessite une prise de vue est une véritable douleur. Le butin photographique est donc souvent maigre, mais sa qualité en est autrement satisfaisante. Au final, je m’estime autant photographe que chasseur d’images, 90 % du résultat tient au fait de savoir où chercher ! ».

UNE « EXPOSITION PLAIDOYER » POUR ALERTER LES CONSCIENCES SUR L’URGENCE D’AGIR

Disposées dans un ordre faisant appel à l’émotion, plutôt que chronologique ou thématique, les photos de l’exposition « DE PÔLE EN PÔLE : Un Monde qui Disparaît », abordent les grands sujets liés à la dégradation des pôles et leurs conséquences : fonte des glaces, montée des eaux, raréfaction des ressources et impact profond sur la faune et la flore, pollution liée à l’activité humaine… « On peut lire dans les pôles notre avenir avec certitude, car de leur état de santé dépend notre futur au niveau planétaire. Et ce n’est pas très florissant », nous alerte Sebastian Copeland, l’explorateur photographe, qui aime à se définir comme « l’Avocat des Pôles ». « Ces trente dernières années, davantage de glace a disparu que pendant le million d’années
précédent. », précise-t-il. « Mon travail a pour ambition de créer un inventaire émotionnel du passage du temps. Comme un message dans une bouteille jetée à la mer, il est là pour nous rappeler que, tout lointain et exotique qu’il soit, ce monde en voie de disparition est aussi notre demeure. Et les images que je rapporte de la glace qui pleure avant de mourir racontent l’histoire d’un environnement qui nous ressemble : opiniâtre, fragile et éphémère. », conclut-il.

SEBASTIAN COPELAND, EXPLORATEUR ET DÉFENSEUR
DE LA PLANÈTE

Né à Paris en 1964, de nationalité franco-britannico- américaine (fils de Jean-Claude Casadesus, chef d’orchestre emblématique et petit-fils de Gisèle Casadesus, actrice de théâtre), Sebastian Copeland est une figure majeure de l’écologie outre-Atlantique où il a passé la plus grande partie de sa vie. Il s’intéresse depuis son plus jeune âge à la nature et à l’exploration et collabore avec de nombreux chercheurs, personnalités engagées et institutions, parmi lesquels Al Gore ou encore Mikhaïl Gorbatchev. Sebastian a l’ambition d’être à la fois un explorateur, un photojournaliste mais aussi l’avocat des régions polaires et plus largement de la planète. Conférencier, photo-journaliste et homme de conviction, ses livres et ses films ont été primés à maintes reprises : Prix du Meilleur Photographe de l’Année en 2007 (IPA) et en
2016 (TIFA) pour ses livres sur les pôles, sélections et prix dans des festivals de films internationaux. Ses photographies ont rejoint les collections de plusieurs grands musées. Explorateur et sportif, Sebastian Copeland a également à son actif plusieurs exploits sur la banquise, notamment le record du monde de distance (595 km) effectuée sur le Groenland en kite- ski sur une durée de 24 heures, homologué par le Guinness Book. Il a été élu parmi les 25 plus grands aventuriers des 25 dernières années par Men’s journal en 2017.
Mû par l’urgence de convaincre qu’il faut agir vite et que tout n’est peut-être pas encore perdu, Sebastian Copeland s’affaire déjà aux préparatifs de ses prochains grands projets : une exposition de photographies monumentales en plein cœur du désert d’Oman prévue pour 2019 et une nouvelle expédition au Pôle Nord en 2020.

Exposition
Stéphane Thidet : Orage 15/09/2018 - 16/12/2018
Stéphane Thidet : Orage
La Maréchalerie – centre d’art contemporain, Versailles. France

Le travail de Stéphane Thidet s’exerce dans des mouvements d’écart et de rapprochement,d’inversion ou de détournement, mettant en place une dramaturgie latente à la fois brutale, sensuelle et poétique.
Son nouveau projet propose à La Maréchalerie la représentation d’un environnement artificiel et synthétique, entre l’installation et le jardin d’hiver,une forme de singularité suspendue mettant en scène une temporalité propre.
Évoquant un débordement ou une collision imminente, « Orage » déploie au travers d’une exposition rassemblant essentiellement des œuvres inédites, les conditions d’une Acmé, le moment extrême d’une tension. Mise en place sous la forme d’une composition entre la scène de chasse et la fantasmagorie,l’exposition emprunte autant à une forme de symbolisme qu’à une forme de gravité.

Exposition

18 septembre 2018

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Pierrot Men met en photo l'âme de la Grande Île 18/09/2018 - 01/01/2019
Pierrot Men met en photo l'âme de la Grande Île
Musée du Quai Branly, Paris. France

« 18 clichés, pour raconter le quotidien des malgaches et les petites choses de la vie qu’on oublie de regarder ». Avec cette phrase, Pierrot Men, tend les clés de son travail, présenté pour la première fois à Paris au Musée quai Branly – Jacques Chirac dans le cadre de l’exposition consacrée à l’art et à la culture malgaches : MADAGASCAR. Arts de la Grande Île.
Une sélection unique de 18 tirages en noir et blanc et couleur qui ouvrira la première section de l’exposition dédiée au “replacement du Madagascar dans l’espace et dans le temps”. Un voyage à travers les différentes régions du Pays, à la rencontre d’une nature sauvage, d’un homme et d’un peuple, capturés par l’objectif d’un des plus influents photographes malgaches de l’époque contemporaine.

L’ exposition au musée du quai Branly – Jacques Chirac présente l’art de la Grande Île à travers plus de 350 pièces sélectionnées pour leur intérêt historique, esthétique et ethnologique, replacées dans leur contexte, depuis les époques anciennes jusqu’à la période contemporaine. L’art, l’histoire et la culture malgaches restent encore méconnues : cette exposition vise à les faire découvrir à travers des oeuvres et des documents, anciens ou contemporains, répartis en trois grandes sections.

Galerie Jardin

Exposition

22 septembre 2018

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PANORAMA 20 22/09/2018 - 30/12/2018
PANORAMA 20
Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains, Tourcoing. France

Panorama, rendez-vous annuel de la création, présente les œuvres réalisées par les jeunes artistes – figures émergentes de la scène artistique nationale et internationale – et artistes professeurs invités du Fresnoy venus du monde entier.
Ancrées dans le monde d’aujourd’hui, leurs œuvres inédites et surprenantes, photographies, films, performances, installations immersives et sonores seront exposées cet automne. Panorama est également l’occasion de se retrouver lors d’événements et soirées programmés tout au long de l’exposition.

Artistes : Saïd Afifi, Annabelle Amoros, Art Orienté Objet (Marion Laval-Jeantet et Benoît Mangin), June Balthazard, Bettina Blanc Penther, Gao Bo, Blanca Camell Gali, Chiara Caterina, Olivier Cheval, Cindy Coutant, Thomas Depas, Hugo Deverchère, Maia Flore, Thierry Fournier, Virgile Fraisse, Thomas Garnier, Riccardo Giacconi, Alain Guiraudie, Hai Wen Hsu, Pang-Chuan Huang, Jean Hubert, Hideyuki Ishibashi, Damien Jibert, Ismaël Joffroy Chandoutis, Robin Labriaud, Melisa Liebenthal, Julien Maire, Mélissa Medan, Thiago Antonio Mendonça de Sousa, Ina Mihalache, Jonathan Paquet, Pierre Pauze, Mili Pecherer, Assia Piqueras, Vincent Pouydesseau, Francisco Rodriguez, Camila Rodriguez Triana, Varun Sasindran, Egor Shevchenko, Marina Smorodinova, Marie Sommer, Vasil Tasevski, Hadrien Téqui, Thanasis Trouboukis, Julie Vacher, Alex Verhaest, Clément Vieille, Juan Pablo Villegas, Yohei Yamakado.
Directeur artistique : José-Manuel Gonçalvès
Scénographe : Christophe Boulanger

Exposition
Un Autre Œil 22/09/2018 - 24/03/2019
Un Autre Œil
LAAC – Lieu d’Art et Action Contemporaine, Dunkerque. France

Lors de l’inauguration du musée d’art contemporain en 1982, puis de sa réouverture et de sa transformation en LAAC en 2005, Daniel Abadie, témoin vivant de plusieurs générations d’artistes, était là. Pour lui, le LAAC est un musée né de la passion de Gilbert Delaine, semblable à celle qui anime les artistes, en dehors de toute mode, critique ou loi du marché. D’où son vif intérêt à imaginer une exposition comme Un autre œil.

Pour ce projet qui sera montré sur trois lieux consécutifs – au LAAC à Dunkerque, au musée Saint Roch d’Issoudun et enfin au musée de l’Abbaye Sainte Croix des Sables-d’Olonne – Daniel Abadie a choisi près de 150 œuvres rarement montrées, voire inédites qui renouvellent notre regard sur les mouvements artistiques et leur filiation tout en faisant écho à la collection.
Tout est né d’un choc qu’il a ressenti en 1991 à l’Albright-Knox Museum de Buffalo, aux États-Unis, face à trois peintures de 1913, fondamentalement différentes : de Vassily Kandinsky, Fernand Léger et Robert Delaunay. Il comprend alors que ce qui relie les peintres d’une génération est la leçon qu’ils tirent de leurs prédécesseurs : chacun répondant à sa manière aux questions laissées par la génération précédente. C’est la différence des propositions qui fait cohabiter, dans la peinture du XXe siècle, devenue aujourd’hui historique, des mouvements apparemment incompatibles.
L’exposition souligne est ainsi conçue autour de ce paradoxe.

Un autre œil commence après la Seconde Guerre mondiale, en cohérence avec la collection du LAAC, en évoquant les problématiques du début du XXe siècle. L’exposition montre comment les approches successives forment au-delà de leur contradictions apparentes des unités inattendues. Elle tisse des liens entre les problématiques posées et les réponses trouvées, offrant ainsi une lecture nouvelle de ce siècle passé qui nous est si proche. Elle dévoile à quel point, entre incertitudes, débats et contradictions, chaque génération réagit, répercute, résiste ou poursuit la recherche de ses prédécesseurs.

Exposition
Manfred Jade : Face To Face 22/09/2018 - 20/01/2019
Manfred Jade : Face To Face
Musée de la Photographie. Centre d´art contemporain de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Mont-sur-Marchienne. Belgique

L’exposition Face to face du photographe Manfred Jade rassemble une sélection de portraits réalisés sur une vingtaine d’années dans divers pays du monde (Belgique, Cuba, France, Vietnam).
Ces portraits photographiques en noir et blanc représentent tous des jeunes gens, hommes et femmes, d’une même tranche d’âge, celle des 15-25 ans, celle que l’on nomme le « bel âge » cet entre-deux de tous les possibles.
D’un point de vue technique, ses portraits sont réalisés selon un même mode opératoire. Ils sont tous rigoureusement cadrés comme pour une photographie d’identité : frontalité stricte, fond neutre, éclairage semblable, regard fixe des sujets, expression hiératique du visage.
Nulle froideur pourtant dans ces portraits reproduits à échelle réelle qui composent la série Face to face, mais l’expression d’une pureté et d’une grâce que leur confère leur âge. Son dispositif technique répétitif de prise de vue a paradoxalement le don d’amplifier les différences morphologiques propres à chacune des personnes. Le visage humain nous apparaît là, plus que jamais, dans son incroyable et infinie multitude.
A la façon des « portraits du Fayoum » peints de l’Égypte ancienne romaine, les visages photographiés par Manfred Jade fixent le spectateur de leur étrange immobilité. Leurs regards perçants nous convient à un face à face des plus nu qui n’appelle aucune réponse. Ils nous renvoient plutôt à la fragilité de notre propre condition humaine et à l’insondable mystère qui se cache derrière chacune de ces figures.

Manfred Jade est un photographe allemand. Il est né à Dusseldorf et vit à Bruxelles.
Il a commencé à travailler comme photographe de mode pour ensuite étudier l’art et la photographie à la Kunstakademie à Dusseldorf et à la EnsAD à Paris.
Manfred Jade a vécu et photographié dans différents pays du monde.

Exposition
Robert Frank : Les Américains 22/09/2018 - 20/01/2019
Robert Frank : Les Américains
Musée de la Photographie. Centre d´art contemporain de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Mont-sur-Marchienne. Belgique

Robert Frank, figure incontournable de la Street Photography, est l’un des photographes les plus influents du XXe siècle depuis la parution des Américains en 1958. Les images de ce livre, qui ont 60 ans, ont profondément marqué des générations de photographes.

« Je désire réaliser un document contemporain authentique, dont l’impact visuel soit tel qu’il se passe d’un quelconque commentaire » écrivait
le photographe américain Robert Frank dans sa lettre de candidature afin d’obtenir une bourse de la Guggenheim Foundation.
Le projet « d’étude visuelle d’une civilisation », soutenu par Walker Evans, Alexey Brodovitch, Edward Steichen, Alexandre Liberman et Meyer Shapiro, financé par le Guggenheim, aboutit au premier livre de Robert Frank, Les Américains.
Pour ce travail, accompagné de sa femme et de ses enfants, Robert Frank entame alors en avril 1955 un voyage à travers l’Amérique qui durera jusqu’en juin 1956. Sans programme préétabli, Frank sillonne trente états en se laissant porter aux hasards de la route, des rencontres et des événements. S’ensuivent des images, 27 000 sur pellicule, 83 retenues pour la publication.
Réalisé en France chez Robert Delpire dans un premier temps – Life Magazine ayant refusé de le publier – Les Américains est réédité en anglais un an plus tard chez Grove Press. Alors que l’édition française suscite peu de réactions, l’édition américaine rencontre – comme ce fut le cas trois années auparavant avec New York de William Klein – une hostilité profonde et se voit taxée d’antiaméricanisme. Bien loin du rêve américain tant vanté par certains, s’affiche avec cette série mythique un tout autre quotidien vu par le photographe lors de ses nombreux séjours dans les grandes villes. C’est le reflet d’une société telle qu’elle se présente à lui ; des fragments de vie, les tensions sociales ou le vide
existentiel, les désordres du quotidien mais également les moments de plus grande légèreté.

Il demeure un ouvrage culte de l’histoire de la photographie au point que l’on peut écrire qu’il y a une photographie avant et une photographie après la parution des Américains.

1924 : Naissance de Robert Frank le 9 novembre à Zurich.
1941 : Début de son apprentissage à Zurich chez le photographe et graphiste Hermann Segesser.
1942-1944 : Poursuit sa formation à Zurich dans le studio de Michael Wolgensinger, ancien assistant de Hans Finsler, le directeur de la classe de photographie de l’école d’arts appliqués de Zurich.
1947 : S’installe aux États-Unis et commence à travailler à New York pour Harper’s Bazaar, sous la houlette d’Alexey Brodovitch.
1948 : Voyage en Amérique du Sud, découvre et photographie le Pérou et la Colombie.
1949 : Regagne l’Europe et, pendant les années suivantes, se partage entre les deux continents.
Ses voyages le conduisent notamment en Espagne, en Angleterre et à Paris.
1950 : Se marie avec Mary Lockspeiser. De leur union naissent deux enfants : Pablo et Andrea.
1954 : Retourne avec sa famille vivre aux États-Unis.
Obtention d’une bourse de la Fondation Guggenheim pour documenter visuellement la civilisation américaine.
1955-1956 : Traverse les États-Unis avec sa famille.
1956 : Publication aux éditions Delpire d’Indiens pas morts réalisée en collaboration avec Werner Bischof.
1958 : Les Américains est publié aux éditions Delpire à Paris.
Voyage avec Jack Kerouac en Floride.
1959 : Les Américains est édité en anglais avec une préface de Jack Kerouac chez Grove Press.
Sortie du premier film : Pull My Daisy.
1961 : Première exposition solo avec Les Américains
au Art Institute of Chicago.
1962 : Expose aux côtés d’Harry Callahan au Museum of Modern Art (MoMA)
1969 : Divorce de Mary Lockspeiser. Sortie du deuxième film : Me and My Brother.
1971 : S’installe à Mabou sur l’île du Cap-Breton en Nouvelle-Ecosse avec sa nouvelle compagne, l’artiste June Leaf.
1972 : Sortie du film Cocksucker Blues consacré aux Rolling Stones.
Revient peu à peu à la photographie par le biais de photomontages, de négatifs manipulés et de polaroids griffonnés.
Publication de The Lines of my Hand avec une approche autobiographique.
1974 : Décès de sa fille Andrea dans un accident d’avion.
1987 : Sortie du film Candy Mountain co-dirigé avec Rudy Wurlitzer.
1994 : Suicide de son fils Pablo.
1997 : La série Les Américains est exposée à la Maison Européenne de la Photographie à Paris.
2004 : Exposition rétrospective à la Tate Modern à Londres.

Exposition

27 septembre 2018

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JAVA – Art Energy 27/09/2018 - 24/02/2019
JAVA – Art Energy
Institut des Culture de l’Islam, Paris. France

L’Institut des Cultures d’Islam à Paris présente l’exposition « JAVA – Art Energy »du 27 septembre 2018 au 24 février 2019, parcours d’œuvres inédit qui explore la vitalité artistique de l’île de Java, noyau créatif de la majorité des artistes indonésiens. Cette exposition dessine les contours d’une société complexe prise entre traditions et innovations.

 

« JAVA – Art Energy » est la première exposition collective d’une telle envergure consacrée à l’art contemporain indonésien à Paris.

 

Disparition de la biodiversité au profit d’une urbanisation galopante et sauvage, empreintes du colonialisme, montée de l’islam radical : autant de thèmes abordés par ces 13 artistes réunis de manière inédite, qui, au travers de regards divers, témoignent des contradictions et disparités de la société javanaise, bercée entre rites séculaires et hyper connectivité.

 

De la mégalopole tentaculaire de Jakarta aux montagnes humides de Bandung, en passant par la ville d’art et de culture de Yogyakarta, ces œuvres, pour la plupart jamais montrées en Europe, expriment avec une incroyable énergie la diversité culturelle, la complexité et les vibrations de cette île aux multiples influences, qui compte aujourd’hui près de 150 millions d’habitants.

 

Photographies, peintures, installations, BD, vidéos… l’exposition met en scène ce foisonnement de médiums et d’esthétiques s’inspirant librement du romantisme, de l’art brut, des comics, du street-art, de la peinture paysagère ou de l’univers psychédélique.

Exposition

28 septembre 2018

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Ossip Zadkine : L'instinct de la matière 28/09/2018 - 10/02/2019
Ossip Zadkine : L'instinct de la matière
Musée Zadkine, Paris. France

À l’occasion du 130e anniversaire de l’artiste, le musée Zadkine lui rend hommage en mettant en lumière le lien particulier de l’artiste à la matière. Après Être Pierre en 2017, l’exposition Ossip Zadkine, l’instinct de la matière permet d’appréhender le dialogue organique de Zadkine avec différents matériaux qui deviennent pour lui des « puissances formelles ». 

Le musée bénéficie à cette occasion de prêts exceptionnels comme Le Fauve du Musée de Grenoble ou une très belle série d’œuvres graphiques prêtées par le musée d’Art moderne de la Ville de Paris. 

Pour l’artiste russe (Vitebsk 1888 – Paris 1967), la matière est toujours « première ». Il sait, il sent qu’elle est porteuse d’une vocation formelle. L’exposition retrouve ce lien intime à la matière primordiale, aux formes en gestation : les veines et les nodosités du bois, la densité et les particules de la roche, la fluidité de l’encre ou de la gouache… « Inductives», les matières sont riches d’une dynamique, d’une poussée que le geste du tailleur ou la main du dessinateur doit capter en retour.

Le visiteur redécouvre ainsi l’œuvre de Zadkine dans un parcours enrichi, avec une scénographie originale. L’introduction d’œuvres sur papier permet notamment de retrouver le mode de présentation adopté par l’artiste de son vivant et de dépasser l’image d’une œuvre souvent réduite à la seule sculpture. 

Inédite, l’approche proposée souligne la richesse plastique et la force intérieure d’une œuvre attachée à préserver la nécessité vitale du lien de l’homme à la nature. Ce faisant, elle renouvelle notre regard sur l’artiste, sur la singularité de sa relation aux modernismes du XXe siècle.

Exposition

3 octobre 2018

Visuel Date Évènement Informations Catégories
Jean-Michel Basquiat Egon Schiele 03/10/2018 - 14/01/2019
Jean-Michel Basquiat Egon Schiele
Fondation Louis Vuitton, Paris. France

D’un bout à l’autre du XXe siècle, de l’Europe – Vienne – à l’Amérique – New York, les œuvres et les vies d’Egon Schiele et Jean-Michel Basquiat fascinent par leur fulgurance et leur intensité.

Tous deux meurent à 28 ans. En moins d’une décennie, ils seront devenus des figures majeures de l’art de leur siècle. Ils sont liés par leur destin et leur fortune, celui d’une œuvre courte dont l’impact comme la permanence a peu d’équivalent.
Leurs productions vertigineuses peuvent s’expliquer par cette fureur de vivre qui en fait aujourd’hui, au XXIe siècle, de véritables “icônes” pour les nouvelles générations. La nécessité vitale de l’art est la donnée capitale de ces deux œuvres exceptionnelles. « J’arriverai à un point où l’on sera effrayé par la grandeur de chacune de mes œuvres vivantes » écrit Schiele. En rupture avec le système académique, il refuse les modèles antérieurs, pour lui, « il n’existe pas d’art moderne, seulement un art éternel »*. D’abord inscrite sur les murs, l’œuvre de Jean-Michel Basquiat ne peut, elle, se comprendre sans la révolte qui l’anime, sa volonté de bouleverser l’ordre établi en dehors des canons et des hiérarchies. « La royauté, l’héroïsme et les rues » [Heroism and the streets], étaient, pour Basquiat, le sujet de son art.

Séparées, dans deux parcours différents, ces expositions sont respectueuses du contexte propre de ces deux œuvres, deux moments aussi riches que différents. Pour Schiele, la Vienne 1900, capitale de l’empire austro-hongrois, foyer intellectuel et artistique de premier plan marqué par la Sécession, le Jugendstil  et la naissance d’une modernité intellectuelle et artistique bouillonnante ; pour Basquiat, le New York du début des années 1980 avec la vitalité de sa scène underground, de sa culture urbaine downtown, ses questionnements artistiques et identitaires.

Dans leur singularité, ces deux présentations s’inscrivent dans l’une des quatre lignes de la Collection de la Fondation Louis Vuitton : la vision subjective et expressionniste de l’artiste. Comme le note Suzanne Pagé, « À travers la permanence de la figuration, ces deux œuvres d’une rare intensité traduisent d’une façon fulgurante et irréductible une profonde détresse, très incarnée, par un trait particulièrement percutant.

Chez Schiele, une ligne distordue et torturée pose des interrogations inquiètes et ose dire la sexualité crue à travers une introspection implacable et le regard sans bienveillance qu’il pose sur lui-même et ses modèles auxquels il s’identifie ; partout présent s’impose aussi le pressentiment du tragique.

Chez Basquiat, un trait irrigué d’une impulsion juvénile et porté par une véritable rage se donne pour mission d’imposer la présence de la figure noire, suite au constat douloureux que fait l’artiste de son absence dans le monde de l’art, et des musées notamment. »

Avec Egon Schiele, c’est la première fois que la Fondation Louis Vuitton dédie une monographie à un artiste « historique ». C’est aussi la première fois qu’elle propose une exposition de cette ampleur consacrée à un unique artiste, Jean-Michel Basquiat, par ailleurs très présent dans sa Collection. Ainsi, la Fondation signifie, une nouvelle fois, sa volonté d’ancrer son engagement pour la création actuelle dans une perspective historique.

* “Lettre à Leopold Czihaczek”, Je peins la lumière qui vient de tous les corps. Lettres et Poèmes radieux issus des plus sombres tourments du peintre viennois Egon Schiele, éditions Agone, 2016, p. 48-49.

 

A – Egon Schiele (1890-1918)

L’œuvre d’Egon Schiele est indissociable de l’esprit viennois du début du XXe siècle. En quelques années, son dessin s’est imposé comme l’un des sommets de l’expressionnisme. En rupture avec l’Académie où il rentre précocement, il fonde en 1909 le Neukunstgruppe et, grâce à la Secession viennoise et Gustav Klimt, découvre les travaux de Van Gogh, Munch ou Toorop.

À partir de 1911, c’est dans un certain isolement qu’il se concentre sur sa production propre, fascinante par la distorsion des corps qu’il propose, l’introspection, l’expression frontale du désir et du sentiment tragique de la vie. Fauché par la grippe espagnole en 1918, l’artiste aura réalisé en une dizaine d’années quelque trois cents toiles et plusieurs milliers de dessins.

Première monographie de Schiele à Paris depuis vingt-cinq ans, elle propose des œuvres de tout premier ordre, comme Autoportrait à la lanterne chinoise (1912) emprunté au Leopold Museum (Vienne), Femme enceinte et mort (mère et mort)  (1911) de la Národní galerie (Prague), Portrait de l’épouse de l’artiste (Edith Schiele), tenant sa jambe (1917) de la Morgan Library & Museum (New York), Nu féminin debout avec tissu bleu(1914) du Germanisches Nationalmuseum, Nuremberg, Nu masculin assis vu de dos (1910), de la Neue Galerie New York ou Autoportrait  (1912) de la National Gallery of Art, Washington.

L’exposition rassemble quelque 120 œuvres – dessins, gouaches et quelques peintures – sur plus de six-cents mètres carrés, dans les galeries du rez-de-bassin (Galerie 1). Elle s’ordonne chronologiquement en quatre salles autour de la notion de ligne et de son évolution dans l’œuvre de l’artiste. Dieter Buchhart explique ainsi son parti-pris : « Très rares sont les artistes qui ont abordé la ligne et le dessin avec autant de virtuosité et d’intensité que Schiele. […] En faisant évoluer la ligne ornementale vers la ligne expressionniste, combinée, modelée en trois dimensions, fragmentée et amputée, il a rendu possible une expérience limite dissonante et divergente de la ligne comme signe de l’existence humaine.»

Les quatre chapitres de l’exposition s’intitulent :
la ligne ornementale (1908-1909) ; la ligne expressive (1910-1911),
la ligne combinée (1912-1914), la ligne amputée et fragmentée (1915-1918).

  • La ligne ornementale, réunit des œuvres inspirées du Jugendstil, toutes en fluidité, qui renvoient à la découverte de l’art de Gustav Klimt dont le rôle sera majeur dans sa formation. L’exposition s’ouvre d’ailleurs avec Danaë, grand nu de 1909 sous l’influence de celui-ci ;
  • La ligne expressive est indissociable des oeuvres plus expressionnistes de l’artiste et de ses portraits et autoportraits anguleux et contorsionnés, témoignant de ses expérimentations avec la ligne et la couleur ;
  • La ligne combinée, celle des années d’avant le premier conflit mondial, traduit l’angoisse prémonitoire de la guerre. Ce groupe d’œuvres est contemporain ou immédiatement postérieur au bref emprisonnement de l’artiste, en 1912 à Neulengbach, à la suite d’une série d’accusations « d’atteintes aux mœurs ». Cette ligne naît de la combinaison d’éléments traditionnels et novateurs ; elle est marquée par l’introduction d’une tridimensionnalité prononcée et par la transparence des teintes ;
  • La ligne amputée et fragmentée dénote une exploration plus approfondie du modelé et de la fragmentation à travers la suppression des membres des corps représentés. Le placement des figures sur un arrière-plan vide joue ici, comme toujours dans son travail, un rôle-clef. Cette ligne se caractérise aussi par une touche colorée plus sèche.

 

B – Jean-Michel Basquiat (1960-1988)

L’œuvre de Jean-Michel Basquiat, l’un des peintres les plus marquants du XXe siècle, se déploie dans quatre niveaux du bâtiment de Frank Gehry. L’exposition parcourt, de 1980 à 1988, l’ensemble de la carrière du peintre en se concentrant sur plus de 135 œuvres décisives. À l’image des Heads  de 1981-1982, pour la première fois réunies ici, ou de la présentation de plusieurs collaborations entre Basquiat et Warhol, l’exposition
compte des ensembles inédits en Europe, des travaux essentiels tels que Obnoxious Liberals (1982),  In Italian (1983) ou encore Riding with Death(1988), et des toiles rarement vues depuis leurs premières présentations du vivant de l’artiste, telles que  Offensive Orange  (1982), Untitled (Boxer)  (1982), et Untitled (Yellow Tar and Feathers)  (1982).

Dès la sortie de l’enfance, Jean-Michel Basquiat quitte l’école et fait de la rue de New York son premier atelier. Rapidement, sa peinture connaîtra un succès à la fois voulu et subi. L’exposition affirme sa dimension d’artiste majeur ayant radicalement renouvelé la pratique du dessin et le concept d’art. Sa pratique du copier-coller a frayé la voie à la fusion des disciplines et des idées les plus diverses. Il a créé de nouveaux espaces de réflexion et anticipé, ce faisant, notre société Internet et post-Internet et nos formes actuelles de communication et de pensée. L’acuité de son regard, sa fréquentation des musées, la lecture de nombreux ouvrages lui ont donné une réelle culture. Mais son regard est orienté :  l’absence des artistes noirs apparaît avec une douloureuse évidence ; l’artiste s’impose alors de faire exister, à parité, les cultures et les révoltes africaines et afro-américaines dans son œuvre.

Le décès de Basquiat en 1988 interrompt une œuvre très prolifique, réalisée en à peine une décennie, riche de plus de mille peintures et davantage encore de dessins. L’exposition se déploie sur près de 2500m2. Elle s’organise chronologiquement, mais aussi par ensembles d’œuvres définissant des thématiques et dictant des rapprochements. Pour Dieter Buchhart, « L’exposition suit sa création, depuis ses premiers dessins et travaux monumentaux jusqu’aux sérigraphies, collages et assemblages plus tardifs, mettant en lumière son inimitable touche, son utilisation de mots, de locutions et d’énumérations et son recours à la poésie hip hop concrète. À l’existence de l’homme afro-américain menacée par le racisme, l’exclusion, l’oppression et le capitalisme, il oppose ses guerriers et héros. »

Le parcours proposé est chronologique.

Rez-de-Bassin (galerie 2)

L’exposition s’ouvre sur l’ensemble exceptionnel de trois grandes Heads (Têtes) datant de 1981-1983. S’ensuit, autour de la thématique de la rue – conçue comme atelier, source d’inspiration, corps vivant – la présentation d’un ensemble d’oeuvres, majoritairement de 1981-1982, qui répercutent dans leurs compositions l’énergie, l’intensité de l’environnement urbain et son langage. Citons ici Crowns (Peso Neto). Ce premier moment de l’exposition se conclut par les grands personnages peints par l’artiste, les « prophètes » et le portrait saisissant d’un policier noir (Irony of a Negro Policeman).

Rez-de-Chaussée (galerie 4)

Ce second temps de l’exposition est marqué par un ensemble d’une trentaine de dessins de têtes réalisés majoritairement en 1982 par l’artiste. Cet accrochage fonctionne comme une immense composition de visages occupant tout le champ de vision du regardeur ; il souligne l’importance du dessin chez Basquiat.

Plus loin, l’énergie graphique de la douzaine d’œuvres présentées au même étage exprime toute la rage, la contestation, la révolte de Basquiat. Elle est symbolisée par de grandes figures afro-américaines – boxeurs ou combattants – qui sont aussi ses héros personnels :Untitled (Sugar Ray Robinson)  (1982), St. Joe Louis Surrounded by Snakes(1982),Cassius Clay  (1982)… L’introduction de lettres, de chiffres, de signes et de textes en fond accuse la complexité des compositions, comme dans Santo #1 (1982), Self-Portrait with Suzanne (1982), Untitled  (1982), Portrait of the Artist as a Young Derelict (1982).

Niveau 1 (galerie 5)

« Héros et Guerriers » ouvrent cette séquence. Une figure frontale de boxeur noir, Untilted (Boxer) (1982), chef-d’œuvre iconique, fait le lien avec la section précédente. Les personnages héroïsés se parent d’auréoles, de couronnes, ou de couronnes d’épines… La figure émancipatrice de Samson apparaît dans Obnoxious Liberals (1982). Le parcours se poursuit avec des toiles liant une histoire longue et des archétypes avec l’environnement direct de l’artiste, dans des compositions nourries de récits et d’écritures fragmentaires, comme Price of Gasoline in the Third World (1982) ou Slave Auction  (1982), qui traite directement de la traite des esclaves. Autre tableau clé, In Italian (1983) témoigne du talent de coloriste de Basquiat.

Le dernier temps de la galerie 5 s’organise autour de la musique et tout particulièrement de la figure du saxophoniste de jazz Charlie Parker, un des héros de Basquiat. Cinq œuvres reviennent sur une figure légendaire qu’il considère comme un alter-ego : CPRKR  (1982), Horn Players (1983), Charles the First  (1982), Discography (One) (1983), Now’s the Time (1985).

Niveau 1 (galerie 6)

La salle réunit six toiles où l’écriture joue un rôle central, dont Museum Security (Broadway Meltdown) (1983) et Hollywood Africans in Front of the Chinese Theater with Footprints of Movie Stars(1983) qui représente le peintre entouré d’amis.

Niveau 1 (galerie 7)

À l’écart, l’espace de la galerie 7 permet notamment de regrouper une suite de quatre œuvres – Lye  (1983), Flash in Naples (1983), Napoleonic Stereotype (1983) – composées à partir d’un motif similaire : une grille sur laquelle viennent se poser les figures, empruntées à l’histoire, l’histoire de l’art ou le contexte immédiat de l’artiste.

Niveau 2 (galerie 9)

Deux ensembles majeurs sont proposés dans cette salle.

Le premier réunit autour du monumental Grillo, 1984, un groupe apparenté, dont  Gold Griot. S’y expriment des références à une culture africaine réinterprétée et véhiculée par la diaspora, où la figure noire s’impose, omniprésente.

Le second ensemble est consacré à la relation entre Jean-Michel Basquiatet Andy Warhol. Portrait réalisé en 1982 par Basquiat, Dos Cabezas, 1982, inaugure cette fascination mutuelle et introduit à un ensemble d’oeuvres réalisées à quatre mains à partir de 1984. Warhol et Basquiat collaborent en mêlant librement dessin et sérigraphie. Mind energy (1984), OP-OP (1984) ou encore  Eiffel Tower (1985) figurent ici.

Niveau 2 (galeries 10 et 11)

Les dernières salles s’organisent en deux sections, l’une se centre sur de grands formats de 1985-1987, mêlant acrylique, pastel gras et collages. Des procédés graphiques qui semblent empruntés aux techniques musicales de l’échantillonnage créent une surface dense, des compositions éclatées, suggérant une multiplicité de lectures. L’autre section, dont l’intitulé Unbreakable (Incassable)  reprend le titre d’une œuvre de 1987, rassemble quelques-unes des dernières productions de l’artiste, dont l’impressionnantRiding with Death  (1988). La toile témoigne de l’héritage pictural complexe de l’artiste, où se conjuguent des références à l’art de la Renaissance, à la peinture d’icône, aux courants les plus radicaux du XXe siècle, mais où s’affirme surtout un sentiment de désarticulation dans une course furieuse et désespérée vers le néant.

L’exposition Jean-Michel Basquiat a été rendue possible grâce à la collaboration de la Fondation Louis Vuitton et de la Brant Foundation.

Exposition

4 octobre 2018

Visuel Date Évènement Informations Catégories
PHOT'AIX, le Festival de Photographie d'Aix-en-Provence 04/10/2018 - 31/12/2018
PHOT'AIX, le Festival de Photographie d'Aix-en-Provence
Fontaine Obscure – Espace photographique, Aix en Provence. France

L’exposition Regards Croisés accueille l’Autriche : cinq photographes autrichiens exposeront en regard de cinq photographes français, à la Galerie Zola de la Cité du Livre à Aix-en-Provence, du 4 octobre au 31 décembre 2018.

Parallèlement aux Regards Croisés, la Fontaine Obscure organise dans les rues d’Aix-en-Provence une série d’expositions sous la forme de parcours à thème : « Les voyages immobiles», « L’amour », « Vanité » et « l’association autrichienne FLUSS ». A voir du 4 octobre au 10 novembre 2018.

Festival

6 octobre 2018

Visuel Date Évènement Informations Catégories
Florence Chevallier : Les fleurs, le chien et les pêcheurs 06/10/2018 - 06/01/2019
Florence Chevallier : Les fleurs, le chien et les pêcheurs
Centre d’Art Contemporain de la Matmut, Saint-Pierre-de-Varengeville. France

Le Centre d’Art Contemporain de la Matmut à Saint-Pierre-de-Varengeville (Seine-Maritime) présente du 6 octobre 2018 au 6 janvier 2019 les œuvres de la photographe Florence Chevallier dans une exposition intitulée Les fleurs, le chien et les pêcheurs.

« Je cherche, je photographie, des paysages, des humains, des animaux, des architectures, pour mettre en lumière la force de ce qui se construit et se transmet dans la vie de chacun pour constituer un « être au monde » singulier et inaliénable. Tous les éléments de ce vocabulaire visuel que je décline d’années en années, du Nord au Sud (ombres et lumières, couleurs et picturalité, théâtralité et saisie du réel), procèdent de cette nécessité de relier l’histoire personnelle (avec ses manques, ses mythes, ses espérances, ses constantes transformations) et le monde extérieur, source inaltérable qui défie nos propres limites par le regard, les sensations, les formes visibles où surgit la figure de l’Autre. (…) C’est à partir du retour à Casablanca en 2000 que s’est constitué un noyau de création moins fictionnel, moins scénarisé et donc plus ouvert sur le présent. »

Florence Chevallier

Exposition
Vasarely Plasticien 06/10/2018 - 30/12/2018
Vasarely Plasticien
Fondation Vasarely, Aix-en-Provence. France

Exposition d’œuvres historiques et inédites de Victor Vasarely de 1930 à 1990

La Fondation Vasarely ouvre ses trois salles de l’étage pour les consacrer à l’œuvre du « père de l’op art ».
Un nouveau parcours de visite et de médiations culturelles permettront aux visiteurs de découvrir ou de redécouvrir l’univers plastique du Maître, depuis ses débuts de graphiste jusqu’à la réalisation de ses intégrations monumentales et de son projet utopique de la « cité polychrome du bonheur ».
Cette présentation didactique, avec près de 200 œuvres et documents originaux, dans une scénographie adaptée, intègre les éléments fondamentaux du projet du Plasticien français d’origine hongroise (Pécs 1906 – Paris 1997).
Cette exposition attendue trouve sa place dans un bâtiment classé au titre des Monuments Historiques depuis le 25 novembre 2013 et restauré dans son intégralité (2013 – 2018).

Exposition
Sanlé Sory : Studio Volta 06/10/2018 - 16/12/2018
Sanlé Sory : Studio Volta
Vieille Eglise Saint-Vincent, Mérignac. France

Cet automne, la Vieille Eglise Saint-Vincent, à Mérignac, accueille les œuvres du photographe burkinabè, Sanlé Sory. L’exposition Studio Volta nous emmène en Haute-Volta au lendemain de l’indépendance. A Bobo-Dioulasso, Sanlé Sory saisit des milliers de portraits dans son studio, capte l’effervescence des soirées dansantes et s’immerge dans la musique.

Commissaire d’exposition, Florent Mazzoleni, rencontre Sanlé Sory en 2011, alors qu’il prépare son livre Burkina Faso, musiques modernes voltaïques. Il souhaite faire la connaissance de l’auteur de pochettes de vinyles qu’il veut reproduire. Il se rend au studio de Sanlé Sory à Bobo-Dioulasso et découvre, stupéfait, le photographe en train de brûler des négatifs. Sanlé Sory est persuadé que ces « vieilleries » immortalisant les nuits yéyé de Bobo n’intéressent plus personne.
L’exposition Sanlé Sory, Studio Volta regroupe plus de 250 photographies, tirages modernes et photographies vintage (tirages d’époques) qui dévoilent les aspirations d’une société libérée du joug colonial. Sanlé Sory photographie l’effervescence culturelle des années 60 et 70 en Afrique de l’Ouest et montre la fusion entre tradition et modernité.
Sanlé Sory est né en 1943 dans le village de Naniagara dans le sud-ouest de l’actuel Burkina Faso. Adolescent, il s’installe à Bobo-Dioulasso, deuxième ville du pays et capitale culturelle et économique de la Haute-Volta (ancien nom du Burkina Faso). Après un apprentissage de trois ans chez le photographe ghanéen Kojo Adamako, Sanlé Sory ouvre son studio Volta Photo au centre de Bobo-Dioulasso quelques mois avant l’indépendance du pays, le 5 août 1960.

Sanlé Sory dépasse le cadre formel des photos d’identité, notamment en réalisant ce que le photographe appelle des « photographies souvenirs ». Les cadrages y sont plus généreux et mettent en évidence les vêtements et les poses de ses clients ainsi que les accessoires que les modèles apportent ou empruntent au studio. A travers ses portraits, Sanlé Sory dévoile une certaine insouciance et l’énergie de la jeunesse voltaïque.
Au-delà du studio photo, il photographie également la vie quotidienne, la jeunesse et la brousse. Les « bals poussière » occupent une place importante dans les thématiques qu’il explore. Il organise ainsi ses propres soirées dansantes pour y faire des photographies. Il diffuse alors de la musique pour attirer les jeunes.
Sanlé Sory saisit sur le vif les jeunes de Bobo et leur appétit insatiable pour les rythmes afro-cubains, afrobeat, soul et rock. Il photographie toute la culture pop. Il suit des orchestres comme Volta Jazz, Dafra Star et Echo del Africa. Il illustre un grand nombre de pochettes de disques.
Mérignac a déjà accueilli les oeuvres de Sanlé Sory en 2015 lors de la première édition du Mérignac Photographic Festival. Au printemps 2018, l’Art Institute of Chicago organise une première rétrospective.

Commissariat d’exposition : producteur et collectionneur, photographe et écrivain, Florent Mazzoleni est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages abordant les musiques populaires des Amériques et d’Afrique.

Exposition
Diego Movilla : Lieux de passage 06/10/2018 - 05/01/2019
Diego Movilla : Lieux de passage
Centre d’art contemporain les Tanneries, AMILLY. France

Diego Movilla est un plasticien espagnol qui vit en France depuis 2002.
Diplômé de l’École des Beaux-Arts de Bilbao, il développe une pratique artistique qui questionne les formes actuelles de la représentation du monde. Images d’objets, objets de peintures, il se sert de la peinture et d’oeuvres en volume pour interroger notre mémoire de l’histoire de l’art et notre perception du temps présent. Toutes ses oeuvres dialoguent à la fois avec le passé de l’art et les recherches des pratiques et techniques de son temps. Il expérimente ainsi de nouvelles formes qui se construisent par strates, effacements, repentirs et palimpsestes.

En associant les pratiques traditionnelles de création d’oeuvres visuelles (peintures, sérigraphies, dessins, collages) et les nouvelles technologies de production d’objets (gravure laser, impression 3D, machine CNC), il parvient à tordre, accidenter, dérouter les unes et les autres pour produire des effets d’impressions renouvelés.
Il intervient aussi sur des matériaux bruts comme les vitres cassées, les parpaings, les briques… pour déterminer des agencements et des formes qui dialoguent avec les arts appliqués, l’artisanat d’art.
L’exposition s’inscrit dans la 3ème saison artistique du Centre d’art contemporain.
Intitulée « Script, scraps and tracks », cette saison sera l’occasion de découvrir nombre d’artistes, marqués par les conditions de réalisation du geste artistique, du déployé au tracé, sur une diversité de surfaces ou plus fondamentalement dans l’évolution de leurs propres pratiques.

Le centre d’art Les Tanneries, inauguré depuis septembre 2016, donne à voir et percevoir durant cette saison ce qui fait la contemporanéité du geste artistique en s’appuyant sur sa physionomie particulière – une ancienne friche industrielle devenue lieu de production, de résidence et de diffusion pour la création actuelle. Il doit être question de croisements : croisements de la fabrique du geste artistique avec celle des formes écrites liées à ce geste (récit, document, archive, critique) car le Centre d’art se veut le lieu de rencontre du geste et de la pensée ; le lieu de construction des regards sur l’art d’aujourd’hui.

Exposition
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