Évènement

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14 novembre 2018

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L’internement des Nomades, une histoire française (1940 - 1946) 14/11/2018 - 17/03/2019
L’internement des Nomades, une histoire française (1940 - 1946)
Mémorial de la Shoah, Paris. France

« On a souvent établi des parallèles entre la communauté juive et les communautés Sinti et Roma. Ne serait-ce que par le destin de stigmatisation, de mise au ban de la société, depuis des millénaires, jusqu’à l’idéologie nazie distinguant la race aryenne de toutes les autres races dites « inférieures » dont faisaient partie les Juifs et les Tsiganes. »
Simone Veil,
discours prononcé à l’occasion de la remise du prix européen des droits civiques Sinti et Roma*,
Berlin, Allemagne, 2010

D’octobre 1940 à mai 1946, plus de 6 500 personnes, en majorité française dont un grand nombre d’enfants, ont été internées dans plus d’une trentaine de camps pour Nomades situés sur l’ensemble du territoire métropolitain. En octobre 2016, le président François Hollande, dans un discours sur le site du camp de Montreuil-Bellay, admet la responsabilité de la République dans ces moments sombres de son histoire.

Avec cette exposition-événement, le Mémorial de la Shoah propose pour la première fois au sein de ses espaces, un éclairage complet sur la politique menée par la France entre 1939 et 1946 envers ceux que la loi française désignait sous le terme de Nomades. Si elle fut différente de la politique allemande menée dans le reste de l’Europe envers les « Zigeuner » (Tsiganes), cette politique constitue un épisode parmi les plus dramatiques de la Seconde Guerre mondiale sur notre territoire, une page terrible dont la mémoire fut longtemps occultée.
Au-delà de l’Occupation et de la présence allemande, la persécution des nomades est une histoire française qui s’amorce au tournant du 20e siècle. Dès 1895, l’Etat opère un recensement général et un fichage de tous les « nomades, bohémiens et vagabonds ». À partir de 1912, les autorités françaises identifient les familles nomades et surveillent leurs déplacements avec la mise en place du carnet anthropométrique, du carnet collectif et du carnet forain.

Assignés à résidence, enfermés dans des camps, les nomades, hommes, femmes et enfants sont spoliés, internés dans des conditions indignes, empêchés de travailler librement, sous-alimentés et contraints aux travaux forcés. Nombre d’entre eux décèdent dans les camps. A partir de 1943, certains internés sont déportés vers l’Allemagne dans le cadre du travail forcé. D’autres, libérés des camps français, sont raflés dans le nord de la France et déportés vers Auschwitz en 1944. L’internement des Nomades se poursuit après la fin de la guerre et le dernier camp français ferme en mai 1946.

Cette histoire tragique est évoquée dans l’exposition par le biais de témoignages et photographies inédits, de documents d’archives personnels ou administratifs, qui attestent de la souffrance morale et du dénuement matériel des internés. Demandes de libération, pétitions collectives, tentatives d’évasions, actes de rébellion sont autant de manifestations de résistances et de solidarités déployées par les familles internées dans les camps.

Après les expositions Le premier génocide du XXe siècle – Herero et Nama dans le sud-ouest africain allemand (1904-1908), Le génocide des Arméniens de l’Empire ottoman : stigmatiser, détruire, exclure et Rwanda 1994 : le génocide des Tutsi, le Mémorial de la Shoah perpétue avec L’internement des nomades, une histoire française (1939 – 1946) sa mission primordiale pour l’étude et la mémoire de tous les génocides.

*Les Sinti désignent à l’heure actuelle les membres de la minorité vivant en Europe occidentale et centrale et les Roms ceux d’origine orientale et sud-européenne. Roma est utilisé comme un nom pour la minorité complète en dehors des régions germanophones.

Exposition

16 novembre 2018

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Anne-Sarah Le Meur : Solo Show 16/11/2018 - 12/01/2019
Anne-Sarah Le Meur : Solo Show
Galerie Charlot, Paris. France
Exposition

23 novembre 2018

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Daniel Shea : Winner Paul Huf Award 2018 23/11/2018 - 20/02/2019
Daniel Shea : Winner Paul Huf Award 2018
Foam Fotografiemuseum, Amsterdam. Pays-Bas

Foam presents the exhibition of the work of Daniel Shea (1985, US), who is selected by an international jury to be the recipient of the Foam Paul Huf Award 2018.

Daniel Shea was awarded the twelfth Foam Paul Huf Award for his work in which he presents a seductive and disconcerting world of concrete, steel and glass, which traverses the boundaries of fact and fiction. His latest body of work, 43-35 10th Street, reflects on late capitalism and its effects on a changing city landscape.

More information on the exhibition and side programme will follow.

ABOUT THE FOAM PAUL HUF AWARD
The Foam Paul Huf Award, which is awarded annually to talented international photographers under the age of 35, includes a cash prize of €20,000 and an exhibition at Foam Photography Museum Amsterdam. The jury has chosen Daniel Shea as the winner out of 100 nominees from 25 countries. Previous winners include Taryn Simon (2007), Alex Prager (2012), Daniel Gordon (2014) and Romain Mader (2017).

> Read the full jury statement

ABOUT DANIEL SHEA
Daniel Shea (b. 1985, USA) gained an MFA from the University of Illinois at Chicago after following a BFA at Maryland Institute College of Art, Baltimore, MD (2007). Approaching his subjects with intelligence, Daniel likes to immerse himself in their world, bringing out the specifics of a location and its humanity. Daniel is intrigued and energized by the density and chaos of the city. In his personal projects, he has addressed urbanization and industry, and particularly the effects of their decline on landscape and community. Shea lives and works in New York.

Exposition

29 novembre 2018

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Jean-Michel Fauquet 29/11/2018 - 12/07/2019
Jean-Michel Fauquet
La Galerie Particulière, Paris. France

Né en 1950 à Lourdes, Jean-Michel Fauquet grandit à Bordeaux où débarque, avec Sigma dans les années 1960, le Living Theatre, accompagné d’une cohorte d’artistes d’avant-garde en provenance d’Amérique du Nord. Ces événements artistiques précurseurs inaugurent des temps de bouleversements en France et en Europe. Ces nouveaux langages venus d’ailleurs fascinent et sont autant d’appels au départ. Jean-Michel Fauquet émigre alors vers les États-Unis et le Canada en 1970. Cet exil impose très tôt la nécessité de constituer l’écriture d’une mémoire.

À son retour en France dans les années 1980, il installe son atelier à Paris au cœur d’un village planétaire, le Sentier, que Claude Lévi-Strauss signale comme point de départ vers « les mondes perdus » de ses Tristes Tropiques.
Ce quartier plein d’une activité manufacturière va irriguer dans ses heures blanches la construction d’un proto-monde qui se constitue jour après jour durant cette double vie, partagée entre une activité au Centre national de la cinématographie et son travail artistique.

Des espaces canadiens au resserrement urbain parisien, Jean-Michel Fauquet profite de ces nouvelles contraintes pour installer une œuvre qui cherche sa place et son inscription dans ce nouvel exil au centre de la capitale, lent processus nocturne qui s’élabore dans une chronologie, une économie et la rigueur d’une méthode qui se nourrit des moyens dont elle se prive.

Ses travaux résultent de procédures très distinctes qui font appel au dessin et à la sculpture et donnent lieu à des photographies proches de l’estampe. Il s’agit essentiellement d’un travail d’atelier où le sujet fabriqué à partir de matériaux pauvres est un prétexte qui suscite chez le spectateur un récit que celui-ci élabore à partir de sa propre mémoire et de son imaginaire.

Exposition

1 mars 2019

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La fondation François Schneider à Wattwiller annonce les lauréats de la 7ème édition du concours international Talents Contemporains 01/03/2019 - 01/05/2019
La fondation François Schneider à Wattwiller annonce les lauréats de la 7ème édition du concours international Talents Contemporains
Fondation François Schneider, Watwiller. France

La Fondation François Schneider a pour vocation de soutenir la création contemporaine sur le thème de l’eau. Son ambition est de découvrir, d’accompagner et de révéler de nouveaux talents au grand public à travers notamment le concours Talents Contemporains.

Le grand jury a choisi 8 artistes de 4 nationalités comme lauréats de la 7ème édition du concours : Edouard Decam, Landscape Scale, Cristina Escobar, Sara Ferrer, Claire Malrieux, Camille Michel, Maël Nozahic, Benjamin Rossi et le Collectif Sandra & Ricardo.

Les œuvres des lauréats seront présentées dans une exposition collective en 2019 au centre d’art de la Fondation et intègreront sa collection. Au fil des années, un ensemble unique d’une quarantaine de pièces s’est ainsi constitué par l’acquisition des œuvres des lauréats – dessins, peintures, sculptures, vidéos, photos ou installations – illustrant la thématique de l’eau sous différents angles (scientifique, politique, écologique, philosophique etc) et témoignant de la diversité des pratiques artistiques du XXIème siècle.

A PROPOS DE LA FONDATION FRANÇOIS SCHNEIDER
Fondation philanthropique créée en 2000 et reconnue d’utilité publique en 2005, la Fondation François Schneider poursuit un double engagement en faveur de l’éducation et de la culture. Elle permet à des lycéens d’accéder à l’enseignement supérieur gr ce à des bourses d’études et soutient des artistes contemporains dans le développement de leur carrière.
La Fondation, dirigée par Marie Terrieux, encourage la création à travers différentes initiatives dédiées au thème de l’eau notamment un concours international, l’acquisition d’œuvres pour sa collection et l’organisation d’expositions thématiques dans son centre d’art contemporain et son jardin de sculptures. Elle complète son action par des publications, des prêts, des expositions itinérantes et un programme de résidence pour les jeunes artistes issus des écoles le long du Rhin.
Située au bord du Rhin qui s’étend de la Suisse aux Pays-Bas en passant par la France et l’Allemagne, la Fondation François Schneider place l’interculturalité au centre de sa programmation et contribue à susciter des échanges riches entre les artistes et les populations de ces différents territoires.

Photo : Collectif Sandra & Ricardo, The Memory of Water, 2017
Installation, sacs plastiques remplis d’eau et échelle de piscine
Courtesy des artistes et de la Fondation François Schneider

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