Le Fort d’EMines – Occupation artistique d’un fort

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Dates
07/07/2018 - 11/11/2018

Horaires
13 h 30 min - 17 h 00 min

Lieu
Le Fort d'Emines
Rue du Fort d’Emines, 5000 Namur
5000, Namur
Belgique


Cet été, l’art contemporain et l’architecture militaire questionneront la mémoire, la fragilité et l’instabilité du monde au Fort d’Emines. Le visiteur immergé dans un lieu quasiment intact depuis 1914 y découvrira les propositions artistiques de 3 artistes contemporains: Renato Nicolodi (sculptures), Juan Paparella (dessins, photographies) et Georges Rousse (anamorphoses). Leurs œuvres interrogeront le site tant sur son architecture que sur son histoire.
Construit entre 1888 et 1892 par le général Brialmont, le fort d’Emines est l’un des mieux conservés des neufs forts qui constituent la position fortifiée de Namur. Décor cinématographique s’il en est, aujourd’hui enfoui dans la végétation, il n’a rien perdu de sa force d’évocation. Généralement inaccessible au public, il ouvrira exceptionnellement sa lourde porte aux travaux des artistes et aux visiteurs. Une proposition à la frontière de deux mondes, initiée par les services de la culture et du patrimoine culturel de la Province de Namur.

Le Fort d’Emines : un site exceptionnel

Proche du centre de Namur, entre les villages d’Emines et de Saint-Marc, le Fort d’Émines est l’un des neufs forts qui constituent la position fortifiée de Namur. Ces neufs forts, répartis autour de la ville de Namur, ont été construits entre 1888 et 1892 par le général Brialmont, architecte militaire. À présent dissimulés dans des massifs boisés, ces forts sont généralement inaccessibles au public. Parmi eux, le fort d’Émines est non seulement le mieux conservé, mais il est aussi demeuré presque inchangé depuis 1918.

En 1914, les bombardements sur le fort débutent le 23 août avec des tirs de petit calibre, alors que l’artillerie allemande a déjà perforé la ceinture namuroise. Le Fort d’Émines succombe sous les obusiers lourds de type M

« Grosse Bertha », le 24 août 1914. N’ayant pas été réarmé pour le second conflit armé, il témoigne de l’aménagement de l’édifice tel qu’il était lors du premier conflit mondial. Aucun des forts de Namur ne fait actuellement l’objet d’une mise en valeur muséale.

L’exposition :

L’invitation de trois artistes contemporains pour investir in situ l’architecture militaire du Fort d’Emines a pour objectif de faire dialoguer ce lieu de mémoire avec des formes d’art les plus actuelles. Cette manifestation d’envergure dans un lieu inhabituel est un projet artistique marquant qui intervient dans la cadre de la fin des commémorations de 14-18 et la saison Transhumance II du service de la Culture de la Province de Namur durant la rénovation de la Maison de la culture,

Conçue autour d’un travail d’intégration d’œuvres des trois artistes contemporains Georges Rousse, Renato Nicolodi et Juan Paparella, l’exposition a pour fil conducteur la question de la mémoire individuelle et son lien avec la mémoire collective du traumatisme de la guerre 14-18 dont Emines est un héritage patrimonial. Les trois artistes ont en effet conçu des intégrations qui abordent directement ou indirectement les traces laissées par cette mémoire et leur effacement partiel : 26 mars 2018

Georges Rousse à travers une œuvre en trompe-l’œil construite à partir des textes du soldat Michaux, entre autres œuvres intégrées.

  • –  Renato Nicolodi avec des sculptures architecturales énigmatiques évocatrices de son histoire personnelle et de la mythologie familiale qui s’est construite autour de la participation de son grand-père à la Seconde Guerre, côté italien, sous Mussolini.
  • –  Juan Paparella, développera une proposition basée sur les écrits du soldat Michaux, au sol, s’effaçant progressivement sous les pas des visiteurs. Cette œuvre s’inscrit dans la continuité d’une œuvre déjà proposée par l’artiste à l’occasion d’une autre intégration, intitulée « Contours imperceptibles de la mémoire ».

 

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