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Jean Rouch et Catherine De Clippel : Afrique, Regards croisés

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Dates
14/11/2017 - 26/01/2018

Horaires
Toute la journée

Lieu
La Scam
5 avenue Vélasquez
75008, Paris
France


Figure emblématique du cinéma-vérité, lauréat du Prix Charles Brabant en 1995 pour l’ensemble de son œuvre documentaire, Jean Rouch (1917-2004) aurait eu 100 ans. La Scam s’associe aux célébrations du centenaire de sa naissance avec une exposition photographique témoignant de l’empreinte laissée sur les générations qui lui ont succédé.

L’Afrique est pour Jean Rouch et Catherine De Clippel, le continent de leurs activités cinématographiques et photographiques comme cinéastes ethnologues. Leurs parcours se croisent du Mali au Ghana, ils fréquentent les mêmes lieux ruraux et urbains, rencontrent les mêmes groupes culturels, ont des sujets communs de recherche qui relatent une Afrique en perpétuel mouvement. Les clichés de Jean Rouch ont été réalisés entre 1946 et les années 1970, ceux de Catherine De Clippel, des années 80 à aujourd’hui. Deux époques, un même sujet. Similitudes de parcours et différences de regards réunissent les deux photographes dans le cadre de cette exposition.

« En 1978, Jean Rouch avait conçu les Regards Comparés, qui consistaient à confronter des films réalisés, sur un sujet semblable, à différentes époques et par des voyageurs, des cinéastes, des reporters ou des anthropologues. C’est dans cet esprit que l’exposition propose ces Regards photographiques croisés qui ont pour eux un argument majeur : la qualité exceptionnelle des images réalisées par deux photographes-cinéastes, Jean Rouch et Catherine De Clippel à quelques décennies de distance, sur des sujets comparables et dans des régions contiguës de l’Afrique occidentale. (…)

Les mêmes thèmes se sont imposés aux photographes : les rituels et les cultes de possession, la modernité, la mort et la chasse, toutes les manifestations qui animaient la vie villageoise et citadine. Ces photographies n’ont pas pour but de communiquer des valeurs imposées de l’extérieur mais plutôt d’exprimer l’énergie des gens eux-mêmes dans le cours de leur vie : elles sont une marque de respect. »

Jean-Paul Colleyn (anthropologue, réalisateur, Ehess)