Archives par mot-clé : Carte Blanche

La Playlist de Philippe et Marion Jacquier : Sibusile Xaba

Pour leur dernier jour de carte blanche, nos invités de la semaine Philippe et Marion Jacquier, de la galerie Lumière des Roses, partagent avec nous leur playlist musicale qui n’est autre que l’intégralité de l’album « Open Letter to Adoniah » de Sibusile Xaba !

A guetter lors de son prochain passage parisien !

Carte blanche musicale de Philippe et Marion Jacquier

Pour leur troisième carte blanche, nos invités de la semaine Philippe et Marion Jacquier, de la galerie Lumière des Roses, nous parlent de musique. Et plus particulièrement de la nouvelle scène jazz sud-africaine…

Le frère de Philippe est DJ à CapeTown. Il m’informe régulièrement sur la nouvelle scène jazz en Afrique du Sud. Dernière grande découverte lors du festival Banlieues bleues en Seine-Saint-Denis : SIBUSILE XABA, le nouveau messie du jazz et du folk de la nation arc-en-ciel. (Rendez-vous demain pour découvrir la playlist).

https://www.facebook.com/voomvoommusic

Carte blanche de Philippe et Marion Jacquier : « l’Envol » à la Maison Rouge

Pour leur deuxième carte blanche, nos invités de la semaine Philippe et Marion Jacquier, de la galerie Lumière des Roses, nous parlent d’une exposition coup de cœur qui est actuellement visible à la Maison Rouge. Une exposition qui a d’autant plus de sens, puisqu’il s’agit de la dernière avant la fermeture de la Fondation d’Antoine de Galbert.

Notre dernier coup de cœur est l’exposition « l’Envol » à la Maison Rouge.
L’exposition reflète bien l’esprit des quatre commissaires (Antoine de Galber, Aline Vidal, Barbara Safarova et Bruno Decharme) et du lieu depuis sa création. Tous les arts (installations, vidéo, sculpture, photographie, art brut, etc…) s’y côtoient dans une grand liberté, ce qui est jouissif !

INFORMATIONS PRATIQUES
L’envol
ou le rêve de voler
Jusqu’au 28 octobre 2018
La Maison Rouge
10 Boulevard de la Bastille
75012 Paris
Tarifs : Plein tarif : 10 euros / Tarif réduit : 7 euros
http://lamaisonrouge.org/

Carte blanche photographique de Philippe et Marion Jacquier : The Rose Elephant

Pour cette première carte blanche, nos invités de la semaine Philippe et Marion Jacquier nous parlent de leur exposition actuellement présentée à la galerie Lumière des Roses : The Rose Elephant, visible jusqu’au 13 juillet !

Depuis près de quinze ans, nous cherchons avec passion des images qui ne sont petites que par leur taille. Appelées « snapshots » (le terme américain signifie « instantané ») ou qualifiées de ce mot en vogue : vernaculaire, ce sont des photographies d’amateurs, pour la plupart des tirages argentiques noir et blanc produits par milliers au cours du XXe siècle.

Au départ, nous pensions naïvement que le champ d’exploration serait sans limite. Glanées sur les étals de marchés aux puces ou extraites d’albums de famille, il semblait qu’il suffisait d’ouvrir l’œil pour cueillir une à une ces perles photographiques qui faisaient battre notre coeur, mais au fil des années, le gisement s’est réduit. Bien sûr, notre regard s’est aiguisé avec le temps, devenant plus exigeant, mais il y a d’autres raisons à cette impression d’une espèce en voie de disparition. D’abord, ces images anonymes ont gagné une légitimité au sein de l’histoire de la photographie. Les collectionneurs s’en sont emparés les premiers et désormais elles fleurissent dans les livres de photographie et sur les cimaises des musées.

Par ailleurs, l’usage généralisé de la photographie numérique tend à faire disparaître la pratique du tirage. Aujourd’hui, il se prend près de 3000 images par seconde, postées sur Instagram ou autres réseaux sociaux, mais en l’absence d’une sélection fine et surtout d’un transfert sur un support papier stable, les trésors que recèle certainement cette profusion ont toutes les chances de se perdre dans les profondeurs des disques durs auxquels nous n’avons pas accès. Ainsi, les images que nous cherchons sont devenues rares.

En ouvrant les boîtes où repose notre collecte amassée au fil des années, il a fallu à nouveau opérer un tri, vérifier si le temps de cette jachère n’avait pas émoussé l’éclat premier qui nous avait saisis. Après avoir remisé les nostalgiques, trait de caractère souvent associé aux images aux bords dentelés, les erreurs photographiques, les amusantes et autres mignonnes, cinquante photographies sont apparues qui nous touchent par leur grâce, leur étrangeté, leur liberté. Cette liberté que revendiquait André Kertész lorsqu’il disait : « Je suis un amateur et j’entends le rester. Regardez les amateurs dont le seul but est de recueillir un souvenir : voilà de la photographie pure ».

Voici donc The rose elephant. Pour ceux que ce titre intrigue, disons que dans le rose que revêt la galerie, il y a une certaine idée de l’aube de la photographie. Quant à l’éléphant, c’est une autre histoire : c’est le souvenir d’une photographie merveilleuse, trouvée dans l’innocence des débuts, joliment vendue, persuadés que nous étions de retrouver la même, ou bien sa sœur, la photo étant par nature reproductible. Malheureusement, ou heureusement, nous ne l’avons jamais retrouvée. C’est l’une des qualités de ces images qui les rend si précieuses : elles sont uniques.

Marion & Philippe Jacquier

INFORMATIONS PRATIQUES
The rose elephant
Une sélection de photographies d’amateur
Du 30 mai au 13 juillet 2017
Ouvert du mardi au vendredi de 14h à 19h
12-14, rue Jean-Jacques Rousseau, 93100 Montreuil
M 9 Robespierre ou M 1 Bérault. Parking le week-end
Tél. 01 48 70 02 02 – contact@lumieredesroses.com
www.lumieredesroses.com

Carte blanche musicale à Daniel Templon

Si l’on me demande ce que j’aurais aimé faire d’autre que le métier de galeriste, ma réponse est sans hésiter : architecte ou chef d’orchestre. Construire, créer, diriger, faire surgir de l’ordre, de l’harmonie, de la beauté.  J’ai toujours eu cette fascination pour le chef d’orchestre « rien dans les mains, rien dans les poches, tout dans la tête », et simplement d’un geste et d’un regard il produit ce qui peut s’appeler l’émotion suprême.  A défaut d’être devenu chef d’orchestre, la musique  m’accompagne presque quotidiennement.

Ma première passion, avant la découverte de la peinture, c’était la musique. Le jazz dès l’âge de quatorze ans, puis la musique contemporaine, suivie de peu par la musique classique. J’ai aimé passionnément le jazz. Avec mon argent de poche, j’allais aux concerts à l’Olympia. J’ai vu Duke Ellington, Count Basie, Ray Charles, John Coltrane, Sonny Rollins, Cecil Taylor, Thelonious Monk. J’attendais les artistes à la sortie pour qu’ils me signent un autographe. J’étais même abonné à la revue mensuelle américaine Downbeat. Il y avait une émission sur Europe no 1, le dimanche soir, animée par Frank Ténot et Daniel Filipacchi, « Pour ceux qui aiment le jazz ». Il fallait reconnaître le nom des musiciens dont on passait les disques, ce qu’on appelle le blind test. Outre le fait que j’avais une bonne oreille, grâce aux informations fournies par Downbeat, je trouvais souvent la réponse avant tout le monde. Je gagnais des disques. J’ai même été invité un soir à Europe no 1 par les deux animateurs. Et puis j’ai découvert la musique contemporaine. Boulez régnait en maître à l’époque. Il avait créé le Domaine musical. Pendant des années, tous les dimanches, j’ai écouté « La Tribune des critiques » sur France Musique. On peut dire qu’Antoine Goléa, Armand Panigel, Jacques Bourgeois, Jean Roy m’ont appris la musique classique. Puis ce fut l’opéra. Le premier que j’ai vu de ma vie en 1973, seul – et à trois reprises ! –, fut le Parsifal dirigé par Horst Stein au palais Garnier, mis en scène par August Everding. Ce fut une révélation. J’ai été fasciné. Je le suis toujours. Parsifal c’est le sommet de l’art lyrique, le testament de Wagner. Depuis, je vais voir tout ce que je peux, avec la même passion, à Paris, mais aussi à New York, Salzbourg, Aix, Milan, Berlin et bien sûr Bayreuth.

Pour rien au monde je n’aurais raté le centenaire à Bayreuth en 1976, l’année du Ring de Chéreau et Boulez. Ce fut un des plus beaux moments de ma vie, et quand je regarde aujourd’hui à la fin du Crépuscule, la scène de l’immolation de Brunehilde (chantée par Gwyneth Jones) et l’embrasement de Walhalla, j’en frissonne encore. Bayreuth reste le lieu magique où ceux qui aiment l’opéra rêvent d’aller encore et toujours.

Peinture et musique, chez moi, ces deux passions, ces deux pulsions, scopique et phonique, s’entremêlent. Non que je pense à Courbet lorsque j’écoute La Mer de Debussy ou à Guernica avec Le Sacre du printemps, mais s’installe une émotion de même intensité, de même registre. Pleurer sur Isolde ou rester en arrêt comme fasciné devant La Tempête de Giorgione, la Bataille de San Romano de Paolo Uccello ou un triptyque de Bacon : ce sont les mêmes cordes qui vibrent. Quel bonheur d’être seul dans sa voiture avec France Musique ou des CD… Si toutes les époques et tous les styles me touchent, de Monteverdi à Messiaen, de Scarlati à Berg en passant par Mozart, Beethoven et Strauss, en plaçant en avant, comme le « père » de tous, Jean-Sébastien Bach, la forme que j’aime le plus, c’est l’opéra. Et comme dans mon métier de galeriste, je ne pratique pas d’exclusive : on peut aimer Bach en se réveillant, Mozart dans la matinée, Beethoven ou Messiaen dans l’après-midi, Verdi le soir, Debussy ou Fauré avant d’aller dormir… et Wagner tout le temps.

La Playlist de Selma Bella Zarhloul

Pour cette dernière journée de carte blanche, notre invitée de la semaine, Selma Bella Zarhloul, curatrice indépendante, partage avec nous sa playlist pour préparer votre été en beauté !

Pour la route, tout l’album Nebraska de Bruce Sprinsgteen mais s’il fallait en choisir une, State Troopers

Si vous ne savez pas quoi lire :
The booklovers de The Divine Comedy

Pour muscler votre mémoire, oubliez mots croisés et sudoku, révisez votre alpahabet:
Alphabet Lyrics de Blackalicious

Si vous vous apprêtez à prendre la mer :
Will there be enough water de The Dead Weather

Pas d’idées pour le barbecue? :
Mr Chicken de Deluxe

Repu, vous prendrez bien un verre sous les cocotiers :
A Felicidade de Vinicius de Moraes, Maria Creuza y Toquihno

N’oubliez pas d’aller admirer le jardin :
Meet me in the garden de Dent May & His Magnificent Ukulele

Pour éliminer les chips, le rosé, les cacahuètes, le saucisson….
Are you gonna be my girl ? de Jet

Pour une danse à deux sous les étoiles :
Lucky Guy de Rickie Lee Jones

Un dernier verre avant de reprendre la route
One bourbon, one scotch, one beer de John Lee Hooker

 

Carte blanche de Selma Bella Zarhloul : Jack White

Aujourd’hui, notre invitée de la semaine, Selma Bella Zarhloul, curatrice indépendante partage avec nous un de ses coups de cœur musicaux avec Jack White qui a sorti cette année son nouvel album « Boarding House Reach ».

J’aime le rock’n’roll, l’idée du rock’n’roll, et son esthétique. Depuis deux ans, je rassemble à ce sujet des images, des textes, des paroles de chansons en vue d’un projet d’exposition dont la forme est encore à trouver. La photographie est un formidable vecteur de changements sociétaux et on ne l’utilise pas assez dans le champ de l’art de cette façon. Selon moi, la photographie raconte une société avant d’être une image et on a tendance à l’oublier pour ne retenir que l’icône. Le rock’n’roll depuis sa naissance jusque aujourd’hui a favorisé, et contribué à l’émergence d’un style de vie. La permanence et l’inscription de ce style de vie dans le paysage humain du vingtième siècle permet de comprendre beaucoup de choses, de comportements, d’idéaux.

J’en viens donc à mon choix musical, qui s’incarne en la personne de Jack White.
J’admire cet homme pour ce qu’il accomplit avec détermination et élégance. D’abord fondateur et leader de The White Stripes, puis membre de The Raconteurs, il crée ensuite The Dead Weather (ma formation préférée), et ajoute une carrière en solo. Batteur et guitariste virtuose, producteur de talent, entrepreneur de génie, musicologue, esthète, dandy… généreux, curieux de la musique folk et blues, il exhume des morceaux et des artistes oubliés ou méconnus.
Il revendique de n’utiliser aucun outil digital pour composer, enregistrer et jouer dans son fief de Nashville (Third Man records) où il a son studio d’enregistrement, un magasin et une scène de concert de façon à être complètement autonome et indépendant et surtout maîtriser toute la chaîne de production. `

Et pour entretenir la flamme, contrer l’ennui et parmi ses petites folies :
Il s’est amusé a tenter de battre le record du disque le plus rapidement sorti au monde. Lors de sa dernière tournée en solo, il tournait avec deux groupes de musiciens, l’un masculin, l’autre féminin. Il choisissait le jour même quelle formation serait sur scène le soir.
bon, vous l’aurez compris, j’ai semé l’objectivité quelque part en route mais tout de même… Et, last but least, Jack White aime la photographie. C’est donc naturellement que Third Man Records a collaboré avec The Impossible Project (Polaroid maintenant) pour une édition particulière de couleur jaune et noire au rendu étrange. Plus disponible hélas.
Reste la musique pour se consoler.

Mes albums favoris : Horehound de The Dead Weather, Under the great northern light (Live) des Whites Stripes, et Lazaretto de Jack White.

http://jackwhiteiii.com

Carte blanche photographique à Selma Bella Zarhloul, la Gallery FIFTY ONE

Pour cette première journée de carte blanche, notre nouvelle invitée Selma Bella Zarhloul, curatrice indépendante a choisi de nous parler de la galerie d’Anvers qui fête cette année ses 18 ans : la Gallery FIFTY ONE et de son directeur, Roger Szmulewicz.

Mon coup de coeur va à la Gallery FIFTY ONE fondée et dirigée par Roger Szmulewicz. Pour la petite histoire, j’ai rencontré Roger à Paris Photo, il y a environ dix ans alors que je circulais dans les allées du Carrousel du Louvre avec des catalogues Lartigue sous le bras à la recherche d’un nouveau galeriste. Il était assis sur un fauteuil avec au-dessus de lui, une photographie de Gainsbourg, si je ne me trompe. Je ne connaissais pas sa galerie mais son stand dégageait une atmosphère particulière, et j’ai senti que Lartigue y serait bien. Je me suis présentée et il est devenu un représentant privilégié de l’oeuvre de Lartigue en Belgique et au-delà. Et heureux concours de circonstances, l’année d’après, la Gallery FIFTY ONE était cité comme une des dix meilleures galeries photo au monde.

Personnalité élégante, figure proustienne et rock’n’roll à l’oeil aiguisé, à la culture d’une époque révolue et la décontraction contemporaine, Roger Szmulewicz a su conjuguer un choix d’artistes inscrits dans l’histoire de la photographie et des artistes talentueux contemporains. Un mélange qui donne le ton d’un parcours audacieux et cohérent, et d’un équilibre trouvé entre ses goûts et la réalité d’un marché.

En 2014, il a ouvert la Gallery FIFTY ONE TOO, dédiée à d’autres disciplines, comme le dessin, et toujours en lien avec la photographie. Et, depuis peu, une plateforme en ligne curatée nommée 28vignonstreet en hommage à la galerie créée par Daniel-Henry Kahnweiler à l’adresse éponyme.

Une personne comme il en faudrait davantage dans le monde de l’art.

INFORMATIONS PRATIQUES
• GALLERY FIFTY ONE
Zirkstraat 20 – Antwerp
• FIFTY ONE TOO
Hofstraat 2 – Antwerp
http://www.gallery51.com

J’en profite pour suggérer le formidable ouvrage “Galeristes” de Anne Martin-Fugier qui, comme son titre le laisse entendre se compose d’entretiens avec des galeristes.

INFORMATIONS PRATIQUES
Galeristes
Anne Martin-Fugier
Editions Actes Sud
Septembre, 2010 / 11,5 x 21,7 / 304 pages
ISBN 978-2-7427-9236-8
prix indicatif : 23, 40€
https://www.actes-sud.fr/catalogue/actes-sud-beaux-arts/galeristes

La Playlist de Sylvie Hugues et Mathilde Terraube

Pour cette dernière journée de carte blanche, nos deux invitées de la semaine, Sylvie Hugues et Mathilde Terraube, les deux directrices artistiques du festival du Regard qui ouvre ses portes aujourd’hui partagent avec nous leur playlist. On vous conseille de vous installer confortablement avec plus de 5 heures de musique pour vous accompagner !

La Playlist de Sylvie Hugues

La Playlist de Mathilde Terraube

A suivre les albums complets de :

et


INFORMATIONS PRATIQUES
Festival du Regard
Du 8 juin au 8 juillet
Thème : Adolescence
12 photographes exposés (expositions personnelles) : Claudine Doury (invitée d’honneur), Coco Amardeil, Martin Barzilai, Delphine Blast, Jerôme Blin, Françoise Chadaillac, Siân Davey, Guillaume Herbaut, Gil Lefauconnier, Reiko Nonaka, Marion Poussier et Thibaud Yevnine
+ Exposition collective : « les ados vus par… » : Sabine Weiss, Bernard Plossu, Françoise Nunez, Marc Riboud, Michael Ackerman, Denis Dailleux, Ingar Krauss, Jean-Claude Gautrand et Jean-Christophe Béchet.
Cergy Pontoise
http://www.festivalduregard.fr

Cartes blanches à Sylvie Hugues et Mathilde Terraube

Aujourd’hui, nos deux invitées de la semaine, Sylvie Hugues et Mathilde Terraube, partagent avec nous leur seconde carte blanche. Les deux directrices artistiques du festival du Regard qui ouvre ses portes en fin de semaine nous parlent respectivement du film de la photographe Marion Poussier et de l’exposition qui se déroule en ce moment au Musée d’Orsay.

Carte blanche à Sylvie Hugues : la vidéo vs la photographie

Depuis toujours images fixes et animées semblent irréconciliables, des soeurs ennemies pourrait-on dire. Sinon comment comprendre que la photographie soit si peu montrée à la télévision? Quelques émissions ont bien essayé de présenter des photographies et des photographes mais sans grand succès… Pourquoi ? la télévision et son flux continu, aurait-elle peur de l’arrêt sur image que représente la photographie ? Seule la collection « Planche-contact » d’Arte, un format court où un grand photographe revient sur sa démarche via la lecture d’une planche, a réussi à s’imposer sur le petit écran.
Sur un autre plan (sic), il est étonnant de constater à quel point les réalisateurs de cinéma – dès qu’ils se saisissent de l’appareil photo -ont droit aux honneurs de la presse et des médias. Les exemples sont légion : David Lynch, Stanley Kubrick, Vincent Perez…. Curieusement alors que de plus en plus photographes s’emparent de la vidéo, peu ont droit à un traitement équivalent. Pourtant il y a chez certains d’entre eux de véritables pépites, j’en veux pour preuve le film « Quinze ans « de Marion Poussier que nous projetons dans le cadre du Festival du Regard. La photographe a laissé tourner la caméra et s’est fait oublier de ses sujets, une bande d’adolescents, pour nous donner à voir, telles des petites souris, ce qui se passe quand les adultes ne sont pas là… Le résultat est enthousiasmant et pas du tout voyeur. Marion Poussier a ce talent subtil de se faire oublier en gardant la bonne distance, son expérience de photographe y est pour quelque chose sans doute… Ce film rappelle les meilleures séquences de Streep-tease, émission belge de 1985 (oui déjà !) qui reste une référence. Alors mesdames et messieurs les critiques et si vous vous mettiez sur « pause » devant les vidéos des photographes ?

http://www.marionpoussier.fr

Carte blanche à Mathilde Terraube : Ames Sauvages – Le symbolisme dans les pays Baltes

Johann Walter (Mitau [auj. Jelgava], Lettonie, 1869 – Berlin, Allemagne, 1932)
Jeune paysanne, vers 1904, huile sur toile, 83,8 × 98 cm, Riga
musée national des Beaux-Arts de Lettonie, VMM GL-98, © Photo Normunds Braslinš
Les pays baltes, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, se constituèrent en états indépendants peu après la fin de la première Guerre mondiale. Le centenaire de cet événement est célébré jusqu’en 2021 dans toute l’Europe et notamment lors de cette exposition.
Le propos consiste à faire découvrir un symbolisme lié à l’univers culturel de la Baltique, des années 1890 aux années 1920-1930. Le symbolisme européen et l’émancipation de la conscience qu’il véhicule sont indissociables dans les pays baltes de leur indépendance.
L’exposition retrace les jeux d’influences et de résistances à travers lesquels les artistes forgèrent un langage propre à leur univers, en ayant recours aux éléments de la culture populaire, du folklore et des légendes locales, ainsi qu’à la singularité de leurs paysages, aboutissant à un art d’une réelle originalité.
Si l’on excepte le Lituanien Mikalojus Konstantinas Čiurlionis, peintre et compositeur mondialement célèbre, la plupart des artistes sont remis en lumière pour la première fois hors de leur pays.
L’exposition comporte environ 130 oeuvres et est divisée en trois sections, chacune présentant différentes techniques : peinture, sculpture, arts graphiques.

L’exposition Ames Sauvages – Le symbolisme dans les pays Baltes
Du 10 avril – 15 juillet 2018
Musée d’orsay
1 Rue de la Légion d’Honneur
75007 Paris
http://www.musee-orsay.fr

INFORMATIONS PRATIQUES
Festival du Regard
Du 8 juin au 8 juillet
Thème : Adolescence
12 photographes exposés (expositions personnelles) : Claudine Doury (invitée d’honneur), Coco Amardeil, Martin Barzilai, Delphine Blast, Jerôme Blin, Françoise Chadaillac, Siân Davey, Guillaume Herbaut, Gil Lefauconnier, Reiko Nonaka, Marion Poussier et Thibaud Yevnine
+ Exposition collective : « les ados vus par… » : Sabine Weiss, Bernard Plossu, Françoise Nunez, Marc Riboud, Michael Ackerman, Denis Dailleux, Ingar Krauss, Jean-Claude Gautrand et Jean-Christophe Béchet.
Cergy Pontoise
http://www.festivalduregard.fr