Archives par mot-clé : Colombie

Oscar Muñoz, Lauréat du Prix de la Fondation Hasselblad 2018

La 38ème édition du Prix international de la Fondation Hasselblad vient de récompenser le photographe colombien Oscar Muñoz, pour l’ensemble de son travail. Il reçoit ainsi la somme de 1.000.000 SEK, soit environ 90.000 euros.

Le jury de cette édition 2018 était présidé de Mark Sealy (Directeur, Autograph ABP, Londres) et composé de quatre autres personnalités internationales : Marta Gili (Directrice du Jeu de Paume, Paris), Paul Roth (Directeur de Ryerson Image Centre à Toronto), Bisi Silva (Fondatrice et Directrice Artistique du Centre for Contemporary Art, Lagos) et Hripsimé Visser (Commissaire Photo au Stedelijk Museum, Amsterdam)

Oscar Muñoz, né en 1951 à Popayán (Colombie), est considéré comme l’un des artistes contemporains les plus importants de son pays natal. Diplômé de l’Institut des Beaux-Arts (Instituto de Bellas Artes) de Cali, il développe, depuis plus de quatre décennies, une œuvre autour de l’image en relation avec la mémoire, la perte et la précarité de la vie. Grâce à des interventions sur des médiums aussi différents que la photographie, la gravure, le dessin, l’installation, la vidéo et la sculpture, son œuvre défie toute catégorisation systématique.
Oscar Muñoz débute sa carrière dans les années 1970 à Cali, dans un contexte d’effervescence culturelle et pluridisciplinaire intense. À cette époque, Muñoz travaille avec le dessin au fusain sur des grands formats, s’affirment ensuite des axes fondateurs de sa pratique : parmi ceux-ci, un intérêt constant et marqué pour l’aspect social, un traitement très spécifique des matériaux ; l’utilisation de la photographie comme outil de mémoire.
Le Jeu de Paume lui a consacré une rétrospective en 2014 : http://www.jeudepaume.org/?page=article&idArt=2011

INFOS PRATIQUES
Hasselbladstiftelsen
Ekmansgatan 8,
412 56 Göteborg
Suède
info@hasselbladfoundation.se
www.hasselbladfoundation.se

Tours et détours de la peur et ses avatars au Frac PACA

Dans le cadre de l’Année France-Colombie, quatorze artistes colombiens et treize artistes internationaux de la collection du FRAC Provence Alpes-Côte d’Azur sont réunis par Albertine de Galbert, commissaire et Elena Lespez Munoz, commissaire associée, autour de ce sentiment difficilement traduisible qu’est la peur.

« La peur est moins une angoisse provoquée par ce qui existe, angoisse à laquelle l’événement même peut se charger de porter remède, qu’une inquiétude forcément inapaisable à l’égard de ce qui n’existe pas. C’est en quoi la peur est un vertige, (…) » – Clément Rosset, philosophe (catalogue de l’exposition)

Synonyme de faiblesse et d’impuissance la peur peut aussi être un formidable moteur quand elle est domptée. C’est sur cette dualité que se construit le parcours à la façon d’un labyrinthe qui ouvre sur ce titre emprunté à l’écrivain colombien Juan Gabriel Vásquez « le bruit des choses qui tombent »; suffisamment équivoque pour mettre notre imaginaire en déroute. Comme un écho qui remonte à la surface de notre inconscient.

Puis l’ouverture se fait sur l’œuvre d’Ever Astudillo « Signos Vitales ». Un homme à terre au milieu d’une foule et cet éclair qui lance un signal, sorte d’ imminence menaçante, reprise par la vidéo d’Alberto Baraya avec ces tirs de mitraillettes qui ricochent sur la surface plane du fleuve amazonien. Inquiétude sourde à l’œuvre également dans le paysage de Beatriz Gonzàlez dont la peinture douce renvoie à une catastrophe naturelle ayant frappée la communauté indigène. Puis la perte est convoquée à travers les œuvres de Doris Salcedo, vrai coup de cœur qui à travers cette armoire de famille coulée de béton, décrit une mémoire empêchée jusqu’à l’angoisse de l’abîme face à cette installation pour le Castello du Rivoli, ce mur de briques qui envahit tout et obstrue la lumière. Peur d’être happé ? peur liée à l’enfance ? Trauma originel ? comme chez Santiago Càrdenas avec cette figure esquissée sans tête, quasi spectrale. Retenus captifs par cette paralysie progressive, sommes nous condamnés à tourner en rond tel ce papillon de nuit de Francis Gomila affolé par la lumière de l’ampoule.

Désintégration de nos repères reprise par Oscar Munoz avec ce Palimpseste au bord de l’effacement. Résistance de l’image face aux limites du réel, Arnaud Claass interroge cette persistance rétinienne indéchiffrable.

La peur peut se traduire par une sensation de menace sur notre intégrité physique comme avec ces fragments de corps de Tony Cragg, ce portrait d’arbre renversé de Rodney Graham, l’évocation de la perte d’une dent de Fabrice Hyber dont le titre renvoie à réalités tragiques « Et la terreur fit déserter les plages » jusqu’aux protubérances hallucinogènes de Bruno Botella.

Chez Laurent Grasso avec la vidéo « Soyez les bienvenus » il est question des mécanismes d’instrumentalisation et de manipulation de la peur, face à cette foule qui cache l’objet même de l’attroupement ou l’impressionnante installation d’Edwin Sanchez, cet échafaudage que l’on doit traverser pour découvrir des images de guérilleros à contre emploi, extraites des archives de la police de Bogota, loin de la vision ultra violente généralement médiatisée. Des politiques de la peur qui nous maintiennent dans la dépendance, telles que décrites par le psychanalyse Roland Gori dans le catalogue et lors de la table ronde du 27 janvier.

Comme le rappelle Jean-Luc Verna à l’étage le diable n’est jamais totalement mauvais, de même ce ciel photographié par Leonardo David Herrera à l’endroit même des assassinats réalisés par les cartels de la drogue dans la région de Cali. Ambivalence de ces images telle que relayée également par Paulo Licona dont les petits rats de papier envahissent tout l’étage. Animal qui renvoie à l’histoire de la cité phocéenne et l’invasion de la peste, à la fois poison et remède.

Comment dès lors apprivoiser la peur, décrypter ses mécanismes ? Le duo Péjus et Berdaguer nous montre la voie à travers leur dispositif d’émancipation individuelle, « la Traumathèque », sorte d’archive introspective de nos peurs. Entre rite et pensée magique nous pouvons confier nos angoisses et nous en libérer à travers cet espace de méditation et visualisation mentale. Une solution certes temporaire mais qui offre un sas de résistance possible, avant que l’effroi et les cauchemars ne ressurgissent via la vidéo ensorcelante de Maria Isabel Rueda, « la mano en el fuego ».

Pari réussi pour cette dernière exposition de l’Année France-Colombie à travers ce qui ressemble à un formidable récit d’anticipation dystopique aux multiples contours et échos autant formels que poétiques.

INFOS PRATIQUES :
Le Bruit des choses qui tombent
Année France-Colombie
/!\ Derniers jours : jusqu’au 18 février 2018
Frac PACA
20 Boulevard de Dunkerque,
13000 Marseille
http://fracpaca.org
Catalogue téléchargeable ICI

Medellin, une histoire colombienne aux Abattoirs, Année France-Colombie et plus encore…

Pour la première fois en Europe et l’un des temps forts de l’Année France-Colombie, cette ambitieuse exposition est organisée conjointement par les Abattoirs/Frac Occitanie Toulouse et le musée de Antoquia de Medellin.

Au total 40 artistes, la plupart jamais encore montrés sur notre continent des années 1950 à nos jours, certains ayant été invités en production à Toulouse et d’autres de la diaspora vivant en France. Les œuvres de tous formats confondus interpellent sur le contexte de l’évolution de la violence et ses répercussions collectives et individuelles d’un pays en proie à l’un des plus longs conflit intérieur du continent sud-américain.

Si des générations d’artistes ont été marqués par ces traumatismes ils ont aussi su créer une force de résistance et de renouveau inédits, ce que souligne le parcours à travers l’exemple de nombreuses femmes artistes.

Découpé en 3 temps et 6 chapitres : les ferments de la colère, l’exploitation des territoires, absurde horreur, mélancolie de la mémoire, la résistance à l’oubli et la voie de la réconciliation, le parcours se veut un cheminement métaphysique et sensoriel remarquablement servi par le choix des œuvres.
Dans la halle des Abattoirs se détache dès le départ le mur perforé d’Ivan Argote l’une des étoiles montantes de la scène colombienne représenté par la galerie Perrotin. « If Hunger Is Law Rebellion Is Justice/ Sleep More to Be Less Tired »ces 2 slogans sont accompagnés du film La Estrategia révélé par le Prix SAM pour l’art contemporain en 2011 au Palais de Tokyo. Ce film à forte dimension autobiographique relate l’engagement de ses parents membres de la guérilla communiste dans les années 1960 et pose la question de l’héritage des ainés.

Face à lui, Marcos Avila Forero, jeune colombien vivant à Paris (Diplômé Beaux Arts) et également promis à un bel avenir (actuellement montré à la Biennale de Venise) nous livre un dispositif photographique revisitant le procédé archaïque du sténopé autour de portrait de guérilleros. Mais ce sont les balles du conflit qu’il utilise dans le processus, questionnant ainsi la nature même de l’image et sa portée symbolique.

Le parcours débute sur les origines de la colère remontant à l’époque coloniale avec le peintre le plus célébré d’Antoquia, Francisco Antonio Cano, l’un des chefs d’œuvres des collections du musée. « Horizontes » revient sur l’avenir ouvert à cette famille face à un territoire inviolé et offert. Une vision idyllique de la colonisation. A ses côtés Fernando Botero, autre icône revisite ses souvenirs d’enfance à Antoquia confrontés aux grands maîtres de la peinture européenne.
Autre figure emblématique, Antonio Caro qui s’inscrit dans la mouvance de l’art conceptuel à partir de messages publicitaires qu’il détourne avec humour comme ici, la calligraphie de la marque Coca Cola omniprésente sur le continent sud africain, reprise avec le nom « Colombia ».
Viki Ospina avec la « Reunion de Caciques » revient sur le passé indigène et les traditions de métissage en Colombie, parfois mal comprises.

Une fois ce décor posé nous passons à l’exploitation sans vergogne des territoires et l’apparition de milices d’autodéfense paysannes qui donneront naissance aux Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) dans un contexte extrêmement tendu avec les narco-trafics.
Le photographe Federico Rios apporte un témoignage fascinant de vie parmi les Farc « the last days in the jungle ».
Carlos Uribe propose une relecture contemporaine du tableau « Horizontes »de Francisco Antonio Cano de ces paysans confrontés à des conséquences désastreuses sur leur santé suite aux destructions aériennes massives américaines sur les champs de coca.
L’on bascule dans l’absurde horreur avec l’impressionnante installation de Delcy Morelos « la sombra terrestre » toute constituée de parois rouge sang, renvoyant à la zone rouge détruite par les guérilleros dans le Département de Cordoba. Il faut emprunter ce chemin par ces cloisons pour physiquement faire une expérience sans retour.
Santiago Vélez avec « Agua oro » dénonce la recherche effrénée d’or dans des régions du Département d’Antoquia entrainant des contaminations et déviations  polluantes dangereuses.
La séquence mélancolie de la mémoire me semble la plus subtile et poétique à travers les vidéos immersives de Clemencia Echeverri autour des cicatrices qui affleurent d’un fleuve ou d’un champ de fouille (céramiques de Cristina Castagneda). Libia Posada signe sans doute le plus beau projet dédié aux traces des trajets faits aux femmes fuyant la violence domestique. Ces agrandissements de jambes marqués par les cartes et tatouages géodésiques ramenés à des points cardinaux fictifs traduit la violence faite au corps de la femme et ces périples dangereux qu’elles sont prêtes à accomplir rencontrant parfois des « zones de massacre ».
Le chapitre suivant la résistance à l’oubli s’ouvre avec Oscar Munoz, l’un des artistes les plus reconnus de scène latino-américaine. Son installation vidéo vue dans de nombreux lieux prestigieux « Proyecto para un mémorial » dépeint cette impossibilité de la mémoire à travers ces portraits dont l’encre s’efface. Un jeu entre apparition et disparition.
Miguel Angel Rosas pointe les inégalités entre pays producteurs et consommateurs de stupéfiants dans le collage « Medellin New York »en feuilles de coca et de dollars et à travers une esthétique homo-érotique redonne sa gloire à un soldat colombien mutilé à la jambe qu’il met en scène et photographie comme le David de Michel Ange.
Enfin la voie de la réconciliation après l’accord de paix signé le 24 novembre 2016 entre le Prix Nobel de la Paix Juan Manuel Santo (Président) et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) laisse poindre un message plus optimiste, comme il en ressort des travaux du collectif Pacifista à la fin de la halle. Il est certain que la scène actuelle colombienne se révèle l’une des plus fertiles, le plus souvent à l’extérieur du continent avec des protagonistes comme ceux cités précédemment : Ivan Argote ou Marcos Avila Forero.
La foire internationale de Bogota, ArtBo qui se tient en octobre, a fait ce pari de ville au fort potentiel artistique. L’avenir dira si les tourments du passé ne viendront pas ternir les espoirs présents.

Ne manquez pas lors de votre visite :

Hessie, Survival Art
Née aux Caraïbes en 1936, Hessie est plus souvent connue comme compagne du peintre Dado avec qui elle s’installe en Normandie en 1962 dans un moulin cédé par le collectionneur Daniel Cordier, or il s’avère que cette représentante du Survival Art fait l’objet d’une véritable redécouverte. Son œuvre inscrite dans le courtant des « Nouvelles Pénélopes »s’inscrit en regard des mouvements contemporains tels que le Process art, Support/Surface, le soft art, l’arte povera, comme en témoigne son exposition monographique organisée au Musée d’art moderne de la Ville de Paris (l’ARC) en 1975. Cette rétrospective aux Abattoirs sous le commissariat de Sonia Recasens, organisée en partenariat avec le MUSAC à Léon (Espagne) présente les multi facettes d’œuvres bordées ou collées, dessins microscopiques, « Bactéries » et « Végétations » s’appropriant des matériaux obsolètes qu’elle recoud, soigne, en guise de survie et de libération féministe.
Trop souvent marginalisée elle livre une part de son mystère également dans le film de Perrine Lacroix qui l’avait présentée à la BF 15 en 2016, visible en fin de parcours.

Last but not least, Suspended Animation : à corps perdu dans l’espace numérique

Organisée par le Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Smithsonian Institution, avec la collaboration des Abattoirs – Frac Occitanie Toulouse, c’est l’unique étape en Europe de l’exposition présentée à Washington (10 février 2016-26 mars 2017), enrichie à Toulouse de trois artistes.
Ed Atkins, Antoine Catala, Ian Cheng, Kate Cooper, Josh Kline, Helen Marten Agnieszka Polska, Jon Rafman, Avery Singer sont les représentants de ces nouveaux enjeux d’une humanité virtuelle à l’ère des avatars et de la simulation en continu. Captivant ! L’on retrouve de nombreux protagonistes de l’exposition Co-Workers organisée par le musée d’art moderne de la ville de Paris.

INFORMATIONS PRATIQUES :
• Medellín, une histoire colombienne
Des années 1950 à aujourd’hui
Jusqu’au 21 janvier 2018
• Hessie, Survival Art
Jusqu’au 4 mars 2018
• Suspended Animation
À corps perdu dans l’espace numérique
Jusqu’au 26 novembre 2017
Au moins 3 bonnes raisons d’aller aux Abattoirs !
Les Abattoirs
Musée-Frac Occitanie
76 allée Charles de Fitte
31000 Toulouse
http://www.lesabattoirs.org

Arles 2017 : Focus Colombie à Arles

Parmi les nombreuses et captivantes propositions dans le cadre de « Latina ! L’Amérique latine comme terre de photographie », penchons nous sur La vache et l’orchidée photographie vernaculaire colombienne à Arles.

Dans le cadre de la Saison de la Colombie en France, le festival d’Arles présente une partie de la collection du magnat des médias, le canadien David Thomson (27ème fortune mondiale) à l’origine du fonds AMC, Archive of Modern Conflict dédié principalement à la photographie vernaculaire. Plutôt que le Cosmos Arles Books c’est à la Croisière, nouvel espace en marge du circuit habituel que l’on retrouve ces pépites. Près de 400 clichés de la folle Colombie ont été sélectionnés par Timothy Prus le directeur artistique du siège londonien, et montrés pour la première fois. Dénichées au marché aux puces, chez des antiquaires ou des connaissances, ces images révèlent une autre vision du pays, loin de la violence et du narco trafic. La « vache et l’orchidée » sont deux emblèmes immédiatement rattachés à la Colombie.

Timothy Prus revendique chercher les histoires banales, ennuyeuses ou oubliées des musées. L’absurde, l’extravagant, le bizarre ou le rocambolesque dictent ses choix expérimentaux. Le fonds compte environ 8 millions d’images démarrant autours les deux guerres mondiales.. Entreposées du sol au plafond d’une charmante maison victorienne du très confidentiel Holland Park, ces archives restent un mystère pour beaucoup de gens. Aujourd’hui partiellement levé !
Dans le cadre de « Latina ! l’Amérique latine comme terre de photographie »avec la Colombie en point d’orgue.
à compléter à : l’Espace Van gogh (Pulsions urbaines), à la Chapelle du Méjan (la Vuelta) et Atelier de la Mécanique (Paz Errazuriz), à l’Ecole de photographie d’Arles (Territorio, jeunes diplômés colombiens), aux Caves du Méjean (Les Indiens Kogis) et Grand Arles Express au Carré d’Art de Nîmes (Faire Face-Beatriz Gonzalez& Alenjandro Restrepo).
INFOS PRATIQUES :

La vache et l’orchidée
Photographie vernaculaire colombienne
du 3 juillet au 24 septembre 2017
La Croisière
13200 Arles
https://www.rencontres-arles.com
The Luton Auguries
Timothy Prus,
éd. RVB Books Rens.
Amcbooks.com

CROISIERE, NOUVEAU LIEU
Un pays s’ouvre dans un nouveau lieu, Croisière. Pour leur soirée d’ouverture, les Rencontres d’Arles offrent un voyage à travers la Colombie, avec en projection les photographies de Karen Paulina Biswell, Leslie Moquin, Luis Molina Pantin, Luca Zanetti, Fernell Franco, Guadalupe Ruiz, Jorge Silva, David Medina, Federico Rios et Colombia Today, une cartographie organisée par Wipplay.com et co-éditée par Carolina Ponce de León : une exploration collective qui raconte le pays, véritable mosaïque de cultures et de natures.
Au programme le 3 Juillet : 20h-02H
à la Croisière.
— 20H
OUVERTURE
Avec Hubert Védrine, Hervé Schiavetti, Sam Stourdzé.
— 20H30
DJ SET

Victor Kiswell

Vynil Bazaar Salsa, cumbia & afrocolombiano.
— 22H
PROJECTIONS

Karen Paulina Biswell, Nama Bu, Hotel Dorantes, Radio Macondo
Leslie Moquin, Hasta Abajo
Luis Molina-Pantin, Narco-Architecture
Luca Zanetti, On The Brink Of Paradise
Fernell Franco, Color Popular
Guadalupe Ruiz, Nada Es Eterno
Jorge Silva, Hippies
David Medina, Diagrams Of A Weird Science (7Th Ave., Bogota)

Federico Rios, Pacific ocean surfers
— 23H
CONCERT
Raspafly Cumbia
Colombiens, Chiliens et Péruviens vous emmènent en voyage à travers la musique populaire d’Amérique Latine : la cumbia !
— MINUIT
DJ-SET & PROJECTION

El Vecino
Colombia Today
Karen Paulina Biswell
Carolina Ponce de León
Consulter le :

Arles, demandez le programme !

Retrouvez tous les événements culturels arlésiens dans l’application Mowwgli (AppStore). Géolocalisez-vous pour trouver les événements du festival des Rencontres d’Arles ou du OFF: expositions, rencontres, vernissages ou soirées…

Télécharger l’application ou mettre à jour la nouvelle version !
>>> http://itunes.apple.com/fr/app/mowwgli/id1184953498?mt=8

Lancement de la saison de la Colombie en France le 23/06 à la Philarmonie

Recital Colombia @ congoamarillo Juan David Padilla Vega

Visite officielle du Président de la République de Colombie Juan Manuel Santos, prix Nobel de la Paix accueilli le 23 juin par le Président de la République française Emmanuel Macron, journée qui se terminera par un concert à la Philarmonie proposé par un orchestre binational de 109 membres, composé de jeunes Français et Colombiens.

Plus de 250 événements artistiques, sportifs, scientifiques, économiques et gastronomiques essaimeront l’ensemble de l’hexagone de juin à décembre 2017, parmi lesquels :
l’exposition collective au Centre Pompidou « Cosmoplis#1 » qui témoigne de la vitalité de la création contemporaine colombienne et le Focus à Arles et à la FIAC, un Focus colombien à la Maison de la Danse de Lyon et la Compagnie El Colegio del Cuerpo invitée au Pavillon Noir, CCN d’Aix-en-Provence par le Ballet Preljocaj, le cinéma colombien à la BNF et Cinémathèque de Toulouse ou la Colombie aux Eurokéennes de Belfort,selon les grands axes mis en avant.

Enfin et pour clôturer la Saison colombienne en France, le CENTQUATRE Paris accueillera entre le 14 et le 17 décembre une grande fête colombienne, après avoir présenté une sélection de l’art numérique colombien dans le cadre de l’exposition Les Faits du Hasard coproduite avec la Biennale Némo et Arcadi.

L’Année France-Colombie a aussi pour vocation d’accroître des échanges économiques déjà très dynamiques et de promouvoir le tourisme vers la Colombie, ainsi que les investissements directs dans le pays.

INFOS PRATIQUES :
Saison de la Colombie en France
de Juin à décembre 2017
Partout en France !
Retrouvez tous les événements sur
http://www.anneefrancecolombie.com/