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Appel à candidatures pour la commande photographique nationale

Photographes, du 1er au 15 septembre, vous pourrez soumettre vos dossiers pour participer à la prochaine commande photographique nationale sur le thème « Flux, une société en mouvement ».

Ouvert à une diversité de pratiques photographiques, cet appel à candidatures s’adresse aux photographes auteurs évoluant dans le champ large de l’image et les invite à se saisir de ce thème en ayant à cœur de se faire l’écho de notre monde et de ses enjeux contemporains.
Échanges, données, informations, migrations, travail, finance ou mouvements, les flux s’écoulent et structurent nos sociétés, nos vies, et nos corps. De la modernité – flux – au rejet des mutations contemporaines – contre-flux, les photographes sont invités à concevoir des propositions artistiques qui interrogent cette notion plurielle.

OBJECTIFS
Dans la continuité des grandes commandes de l’État dans le domaine de la photographie, ce projet a pour but de reconnaître et d’encourager la vitalité de la création contemporaine dans le champ de la photographie.

L’appel à candidatures « Flux, une société en mouvement » vise à sélectionner quinze photographes. Ces derniers seront dotés chacun d’un financement de 10 000 euros afin de conduire leur projet. Cette somme intégrera la rémunération et le paiement des droits d’auteurs. Un contrat de commande sera établi par le Centre national des arts plastiques.

Les photographes seront accompagnés dans leur projet par les directeurs artistiques du CRP/ Centre Régional de la photographie Hauts-de-France et de Diaphane pôle photographique en Hauts-de-France ainsi que par le responsable des collections photographiques du Cnap.

RESTITUTION
Cette commande constituant un corpus, une exposition de restitution ainsi qu’une publication rendront compte du travail effectué. Une sélection d’un nombre de tirages déterminé, pour chaque photographe, sera effectuée par les directeurs artistiques partenaires et le responsable des collections photographiques du Cnap, en vue de la restitution de leurs travaux.
Les œuvres réalisées dans le cadre de la commande photographique nationale 2018 rejoindront le Fonds national d’art contemporain, collection gérée par le Centre national des arts plastiques.

ÉLIGIBILITÉ
L’appel à candidatures à la commande photographique nationale « Flux, une société en mouvement » est ouvert à toute personne physique majeure française et étrangère résidant en France, évoluant dans le champ de la création photographique et souhaitant porter un témoignage pertinent sur le thème. Les candidats devront avoir un statut de photographe ou d’artiste professionnel. Cette commande n’est pas ouverte aux étudiants en cours de cursus. Le parcours professionnel des candidats devra être validé par des expositions ou des publications portées par des lieux ou par des éditeurs professionnels.

CANDIDATURE

Les candidats doivent envoyer leur dossier artistique accompagné de leur note d’intention/projet au Cnap exclusivement par voie électronique, du 1er septembre (0h) au 15 septembre 2018 (23h59) au plus tard.
Le dossier numérique est constitué d’un seul fichier « .pdf » ne dépassant pas 5Mo avec pour objet : Commande photographique « Flux, une société en mouvement ».

Il doit être envoyé à l’adresse email suivante : flux.commande2018@gmail.com

Ce dossier comprend dans l’ordre :
1 – Une documentation artistique présentant le travail déjà réalisé (10 pages A4 couleur et/ou noir & blanc maximum) ;
2 – Une note d’intention/projet rédigée en français explicitant les motivations en relation avec le thème de la commande (1 page A4 maximum) ;
3 – Un curriculum vitae ou une biographie (1 page A4 maximum) ;
4 – Un court texte résumant la biographie et le projet du candidat (1000 signes maximum)
5 – Une lettre de candidature signée par laquelle l’auteur s’engage à respecter les délais imposés à la commande.

COMITÉ DE SÉLECTION

Un comité de sélection se réunira pour choisir quinze candidats à qui il attribuera une commande.

Ce comité de sélection est composé de 10 membres :

• Deux représentants du ministère de la Culture
• Deux représentants du Centre national des arts plastiques
• La directrice du CRP/ Centre Régional de la photographie Hauts-de-France
• Le directeur de Diaphane pôle photographique en Hauts-de-France
• Quatre personnalités qualifiées désignées en raison de leur expertise dans le domaine de la création photographique ou du thème de la commande dont deux photographes/artistes ayant déjà bénéficié d’une commande : Héloïse Conésa (Conservatrice en charge de la photographie contemporaine à la BnF), Léa Bismuth (curatrice), Chimène Denneulin et Myr Muratet (artistes lauréats de la commande « La jeunesse en France »).

SÉLECTION
• Le comité de sélection se réunira le 31 octobre 2018. Les résultats seront communiqués en novembre 2018 sur le sites internet du Cnap et du ministère de la Culture.
• Les lauréats auront jusqu’au 31 octobre 2019 (délai de rigueur) pour rendre leur commande.
• Chaque photographe est rémunéré à hauteur de 10 000 € toutes charges comprises.
• Les modalités du projet du lauréat sont définies avec lui dans un contrat de commande établi par le Centre national des arts plastiques.

CALENDRIER

• 11 juin 2018 : ouverture de l’appel à candidatures
• 1er-15 septembre 2018 : période de candidature
• 31 octobre 2018 : jury
• Novembre 2018 : proclamation des photographes sélectionnés
• 31 octobre 2019 : rendu des projets
• 2020 : Présentation des expositions et édition d’un ouvrage des œuvres photographiques résultant de cette commande

CONTACTS

Délégation à la photographie
Marion Hislen, Déléguée à la photographie
marion.hislen@culture.gouv.fr

Centre national des arts plastiques
Pascal Beausse, Responsable de la collection photographie
pascal.beausse@culture.gouv.fr

CRP/ Centre Régional de la photographie Hauts-de-France
Muriel Enjalran, Directrice
contact@crp.photo

Diaphane pôle photographique en Hauts-de-France
Fred Boucher, Co-directeur
fred@diaphane.org

Ooshot Award, un nouveau Prix qui récompense la commande photographique

La cartographie des Prix photographiques ne cesse de s’étendre et la photographie contemporaine n’a jamais été autant célébrée. Dans ce paysage, la photographie de commande apparaît pourtant comme la grande absente, bien que l’art ait toujours abondamment nourri nombre de campagnes publicitaires, et qu’une mult itude d’artistes ont produit des travaux personnels dans le cadre de missions et de commandes. Cette porosité entre deux mondes souvent éloignés conduit aujourd’hui à une réflexion sur le statut de la photographie de commande, ses enjeux, ses perspectives et son inscription dans les histoires de l’art et de la photographie.

Imaginé par la plateforme de création de contenus visuels Ooshot, le Ooshot Award souhaite récompenser des visions d’auteurs et d’artistes mises au service de marques, d’entreprises et d’institutions. En aidant les commandita ires à mieux définir leur projet de communication par l’image, en les accompagnant dans leur relation au photographe, en guidant les artistes à comprendre les cahiers des charges qui leur sont soumis, Ooshot, à travers le Ooshot Award, fa it se rencontrer des talents d’auteurs avec les besoins de la commande. Qu’un créateur d’image, un ‘artisan’ du regard, choisi pour ses qualités artistiques, puisse se révéler, et soudainement faire des merveilles…

LES AMBITIONS DU OOSHOT AWARD

• Sensibiliser les commanditaires à la création visuelle, à envisager des commandes photographiques plus audacieuses, les convaincre que le geste artistique du photographe peut nourrir et valoriser leur communication pour lui donner une plus grande visibilité.
• Reconnaître la part de création de la photographie de commande pour donner aux photographes de renom comme aux plus jeunes talents l’opportunité de créer davantage et de vivre mieux.

MÉCANIQUE(S)

Le Ooshot Award récompensera un travail de commande photographique réa lisé par un photographe professionnel pour le compte d’un commanditaire. Il concerne tous les secteurs où l’image est solli citée pour servir un objectif de communication : entreprise, institution, collectivité publique, industrie … , quelque soit son domaine d’application : mode, publicité, beauté, nature morte, cu linaire, reportage/ documentaire, portra it, etc. Le prix exclut la photographie de commande pour la presse.

Le Ooshot Award sera parrainé par un/e photographe de renom, dont la pratique personnelle a été nourrie parallèlement par des travaux de commandes.

Le jury du Ooshot Award 2018 sera composé de 7 personnalités des mondes de l’image, de l’entreprise et de la communication. Il sera annoncé en septembre 2018.

Pour sa première édition, le Ooshot Award invite également 30 nominateurs experts du monde de l’image à proposer un choix de photographes qui ont marqué la photographie de commande ces trois dernières années. Les candidatures sont également ouvertes à tous les photographes professionnels sur le site www.ooshotaward.com.

Une pré-selection de 20 à 25 dossiers sera effectuée par Fannie Escou len et Va lérie Hersleven et soumise au jury.

Le lauréat se verra remettre une dotation de 10 000 € afin de poursuivre ou entreprendre un projet photographique personnel. Des mentions spéciales et/ou des coups de coeur du jury pourront être décernés.

INFORMATIONS PRATIQUES
Premier prix dédié à la commande photographique
Du 1er septembre au 30 novembre 2018
http://www.ooshotaward.com

L’exil et à la construction de l’identité avec Taysir Batniji, photographe franco-palestinien

Taysir Batniji est le troisième lauréat d’Immersion, une commande photographique franco-américaine, programme annuel de résidences croisées, d’expositions et de publications dédiées aux photographes. Ce programme a été initié en 2015 à l’initiative de la Fondation d’entreprise Hermès avec la Fondation Aperture de New York.

Le photographe franco-palestinien expose le résultat de sa résidence jusqu’au 10 mai 2018, l’exposition Home Away from Home réunit un ensemble de photographies prises pendant sa résidence aux États-Unis, ainsi que des documents issus de ses archives familiales et une sélection de vidéos, de dessins et d’écrits. L’ensemble explore les différentes conceptions de la « maison » partagées par les membres de sa famille qui ont émigré de Gaza aux États-Unis dans les années 1960.

Entre janvier et juillet 2017, Taysir Batniji s’est rendu en Floride et en Californie, à la rencontre de cousins qu’il connaissait à peine dans son enfance, et de leurs proches. Taysir s’est fait l’observateur attentif de leurs quotidiens respectifs. Au-delà du portrait intime et singulier de sa propre diaspora familiale, son projet soulève des questions universelles liées à l’exil et à la construction des identités.
Durant son séjour, il a réalisé des photographies et des entretiens. Il a également dessiné de mémoire le domicile familial de Gaza. L’ensemble interroge ce que partager une histoire commune peut signifier ainsi que l’évolution du rapport au passé et du lien aux appartenances lorsque l’on fait le choix d’une nouvelle vie, d’une nouvelle maison.

Le parrain de cette nouvelle édition est Sam Stourdzé, directeur des Rencontres d’Arles. La série Home Away from Home sera présentée dans le cadre d’une exposition personnelle de Taysir Batniji lors du prochain festival des Rencontres d’Arles. Cette exposition s’inscrira au sein d’un cycle thématique spécifique à cette édition des Rencontres.

INFORMATIONS PRATIQUES
Immersion, une commande photographique francoaméricaine
Taysir Batniji
Du 15 mars au 10 mai 2018
Aperture Foundation
547 West 27th Street, 4th Floor
New York 10001
Horaires d’ouverture de la galerie et de la librairie
Lundi – jeudi, de 10 h à 18 h
Vendredi de 10 h à 17 h et Samedi de 10 h à 18 h
https://aperture.org
http://www.taysirbatniji.com

« PEAK OIL » de Geert Goiris réconcilie industrie et poésie. A voir au FRAC Normandie et au port de Rouen

GEERT GOIRIS « PEAK OIL » est une commande photographique inédite passée par le Frac et soutenue par l’entreprise Rubis Terminal Rouen sur le thème du paysage industriel contemporain. Elle donne lieu à quatre projets : une exposition au Frac, deux installations d’envergure dans le Port de Rouen et une publication chez Roma Publications.

Le Frac de Rouen, dont la collection photographique est une des plus importantes de France,  soutient notamment la photographie de territoire, dans la pure tradition de la Datar. Il a initié avec Rubis Mécénat, un projet de commande qui documente les dépôts, de Rouen et à travers l’Europe, de l’entreprise Rubis Terminal, grand acteur industriel rouennais et leader européen indépendant dans le stockage de produits pétroliers et chimiques. Le photographe belge Geert Goiris s’est donc rendu sur les 12 sites industriels de Rubis Terminal. Il a sillonné les zones portuaires et industrielles de Rotterdam à Ajaccio, de Strasbourg à Brest en passant par Rouen bien sûr. Fidèle à son style cinématographique et suggestif, Geert propose « une narration ouverte » sur ce thème du paysage industriel contemporain.

Geert Goiris photographie principalement des lieux que l’on trouve aux bouts extrêmes de la société ; touchant aux confins mêmes de la civilisation. Des lieux rarement visibles pour le commun des mortels, inaccessibles, hostiles ou sécurisés, ou simplement en bordure de deux mondes sans intérêt apparent. Que ce soit dans ses paysages, ses portraits ou ses images d’architecture, il propose une vision fantasmée d’un monde à venir. Par un travail, de cadrage,  de mise en scène et de temps de pause long, il essaie d’installer un doute, une tension narrative. Il crée ainsi un environnement mystérieux, à mi-chemin entre familier et étrange, entre réel et fiction, entre mémoire et prémonition.

Peak Oil (pic pétrolier) fait référence au moment où l’équilibre entre les réserves connues et accessibles de pétrole brut, et les prévisions de consommation de pétrole, atteindra un point de basculement. Illustrant, bien sûr, les références visuelles de l’industrie pétrolière : réservoirs, forêts de cheminées et labyrinthes de canalisations, Geert Goiris est allé au delà du travail documentaire, avec un ensemble de tirages alternant, gros plans à l’esthétique abstraite de plantes et flaques d’eau au couché du soleil, et prises de vue à la beauté graphique de moteurs, d’engins ou d’architecture industrielle. Cet itinéraire est ponctué par des grands formats réalisés en argentique avec une pellicule infrarouge. Conservant un esprit reportage ces plans larges noir et blanc, photographiés avec un temps de pause long, échappent pourtant à la réalité. Les paysages semblent irradiés d’une lumière surnaturelle. Le temps y est comme suspendu ce qui confère une certaine poésie à ces environnements sans réelle présence humaine.

Geert Goiris parvient ainsi à photographier ce qu’il appelle « l’hypermémoire », matérialisant le visible et l’invisible, le passé et la prédiction en même temps. Peut être ce fameux moment du basculement que serait le Peak Oil.

INFORMATIONS PRATIQUES
Peak Oil, Geert Goiris
Commissariat : Véronique Souben, directrice du Frac Normandie Rouen
Du 9 décembre 2017 au 14 janvier 2018
Frac Normandie Rouen
3 place des Martyrs-de-la-Résistance
76 300 Sotteville-lès-Rouen
Ouvert du mercredi au dimanche : 13h30-18h30. Entrée libre.
http://www.fracnormandierouen.fr/

À partir du 14 décembre 2017
Installation photographique à l’Union Portuaire Rouennaise
66 Quai de Boisguilbert
76000 Rouen

Wallpaper sur le réservoir du dépôt « Centrale » de Rubis Terminal dans le Port de Rouen
Rue du Bac
76120 Le Grand Quevilly

Le livre « Peak Oil » sera disponible en librairie à partir de décembre 2017 (se référer au site de Roma Publications : www.romapublications.org).

Geert Goiris (Bio)
Geert Goiris est un photographe belge qui vit et travaille à Anvers. Après des études à la LUCA School of Arts de Bruxelles, à la FAMU (Film and Television Academy de Prague), ainsi qu’au Higher Institute for Fine Arts (HISK) d’Anvers. Geert Goiris se fait connaître à l’international dès 2004 notamment grâce à sa participation à la Biennale d’art contemporain Manifesta 5 de Saint-Sébastian (Espagne). L’artiste est représenté par la Galerie parisienne Art Concept.
Le travail de Geert est régulièrement exposé dans les grandes institutions européennes telles que la Boijmans Van Beuningen Museum (Rotterdam – 2007), le Weils Contemporary Art Center (Bruxelles – 2010), Le Palais de Tokyo (Paris – 2010), Le Hamburger Kunsthalle de Hambourg (2011), le Nouveau Musée National de Monaco (NMNM – 2012), le Chicago Museum of Contemporary Photography (USA – 2015), ou encore la Centre Pompidou de Metz (2016). En 2016, le Frac Noramandie Rouen lui a consacré une exposition monographique intitulé « Fight or Flight »
http://www.geertgoiris.info

Frac Normandie Rouen
Le Frac, ouvert depuis 1983, est installé dans un bâtiment industriel des années 1930, un ancien atelier de réparation de tramways, il fut l’un des premiers à avoir son propre espace d’exposition. Ses 400m2, d’exposition répartis sur deux niveaux lui permettent d’offrir, chaque année, trois grandes expositions : 2 sont consacrées à son fonds et 1 est dédiée à un artiste contemporain émergent ou confirmé.
Il bénéficie également d’un espace pédagogique spécifique pour accueillir, tout au long de l’année, les publics les plus divers autour d’ateliers, de rencontres, de stages, d’événements et de conférences. Parallèlement à ses expositions in situ, le Frac conçoit également un  programme de 7 expositions chaque année hors-les-murs dans des lieux les plus divers de la Région
Le Frac possède une collection publique d’art contemporain constituée aujourd’hui de près de 2500 œuvres contemporaines  dont les livres d’artistes et la photographie représente une grande part.
http://www.fracnormandierouen.fr/

Rubis Mécénat
Rubis Mécénat, entité du groupe Rubis, acteur majeur du stockage et distribution de produits pétroliers et chimiques, soutient la création artistique en accompagnant, en France et à l’étranger, des artistes émergents et en milieu de carrière, par le biais de commandes d’œuvres pour des lieux spécifiques et pour les sites industriels du Groupe.
Véritables plateformes créatives, ces initiatives artistiques et sociales constituent un investissement de long terme permettant un soutien durable et un suivi des actions sur le territoire. Le fond culturel acquiert également, auprès des artistes qu’il soutient, des œuvres destinées à être exposées au sein du groupe Rubis.
http://www.rubismecenat.fr/

Jeunes Générations, une commande publique du CNAP
Stéphane Lavoué

« Jeunes-Générations » est une commande publique photographique nationale sur la Jeunesse en France pilotée par le Centre national des arts plastiques (Cnap) en collaboration avec l’association CéTàVOIR. 15 photographes ont réalisé cette commande et chaque semaine nous vous proposons de découvrir le travail de l’un d’entre eux accompagné de leur témoignage. Aujourd’hui rencontre avec Stéphane Lavoué.

« La jeunesse en France » met en lumière les acteurs d’un monde en devenir, que ce soit à travers leurs pratiques culturelles ou leur préparation à la vie.

Mowwgli : Comment appréhende-t-on une commande publique en photographie ?

Stéphane Lavoué : J’ai eu cette chance d’avoir une importante culture de la commande, puisque j’ai longtemps travaillé dans la presse. La petite difficulté, c’est qu’il s’agissait pour moi de ma première commande publique, et je devais réussir à me détacher de la commande de presse afin de créer un univers plus personnel et qui ne soit pas uniquement du documentaire.
Je leur ai donc proposé de m’intéresser à la jeunesse bigoudène et plutôt que de rester uniquement sur une série de portraits, j’ai souhaité recréer toute une narration photographique qui embarque le spectateur dans mon univers personnel, un peu plus onirique. J’ai donc assemblé des paysages aux portraits afin d’apporter une atmosphère supplémentaire. Tout cela en 10 images, ce qui est finalement l’exercice le plus difficile de cette commande.

M : Comment avez-vous abordé votre proposition autour de la jeunesse ?

S. L. : Je vis en Bretagne depuis un an, où je mène des projets photographiques dans le cadre de ‘La France Vue d’Ici« , ma proposition pour cette commande était donc simple, je souhaitais proposer un regard sur la jeunesse de ce territoire. Avec l’aide de la presse locale qui a relayé mon appel à la jeunesse, j’ai pu développer mon réseau et rencontrer beaucoup de jeunes très motivés par le projet et enthousiastes à l’idée de me confier leur choix de vivre aux pays Bigoudins parfois au détriment d’une ambition professionnelle dans l’espoir de préserver leur culture.
Je me suis retrouvé face à des jeunes qui vivent de manière non-connectée, un certain nombres n’ont pas d’emails, n’utilisent pas ou peu les réseaux sociaux… On y découvre un vrai contraste entre l’idée qu’on peut se faire de la jeunesse d’aujourd’hui et ces jeunes qui vivent dans une communauté fière de leur culture et de leurs traditions.

http://www.stephanelavoue.fr

EXPOSITION ITINERANTE
Jeunes Générations
• Printemps 2017
> Ministère de la Culture et de la Communication
Exposition extérieure sur la façade du ministère.
> SNCF Gares & Connexions dans les gares de Bordeaux, Lille, Marseille, Paris – Gare de Lyon et Strasbourg.
• Du 24 mai au 11 juin 2017
Dans le cadre du festival ImageSingulières de Sète
http://www.cnap.fr/«-jeunes-generations-»

EDITION
Jeunes Générations
Editions Le Bec en L’air
224 pages
200 Photographies
22 x 27,5 cm
ISBN : 978-2-36744-110-8
28€
http://www.becair.com/livre/jeunes-generations
Disponible en librairie à compter du 4 mai 2017

Les photographes participants : Pablo Baquedano, Marie-Noëlle Boutin, Gilles Coulon, Chimène Denneulin, Claudine Doury, Gabrielle Duplantier, Guillaume Herbaut, Yohanne Lamoulère, Stéphane Lavoué, Géraldine Millo, Myr Muratet, Alexandra Pouzet et Bruno Almosnino, Lola Reboud, Klavdij Sluban, Patrice Terraz.

Jeunes Générations, une commande publique du CNAP
Gilles Coulon

« Jeunes-Générations » est une commande publique photographique nationale sur la Jeunesse en France pilotée par le Centre national des arts plastiques (Cnap) en collaboration avec l’association CéTàVOIR. 15 photographes ont réalisé cette commande et chaque semaine nous vous proposons de découvrir le travail de l’un d’entre eux accompagné de leur témoignage. Aujourd’hui rencontre avec Gilles Coulon.

« La jeunesse en France » met en lumière les acteurs d’un monde en devenir, que ce soit à travers leurs pratiques culturelles ou leur préparation à la vie.

Mowwgli : Comment appréhende-t-on une commande publique en photographie ?

Gilles Coulon : Lors d’une commande, on réfléchi surtout à la restitution de l’oeuvre que l’on doit créer. C’est à dire que l’on se met vraiment dans la perspective d’un travail à réaliser en atelier.
Étape par étape, choix des personnes à photographier, premiers tests de prise de vues, premier montage puis choix du mode de restitution, du type d’encadrement etc…
Qui dit commande ne dit pas absence de liberté, puisque nous avons nous même choisi le thème sur lequel nous souhaitions travailler.

M : Comment vivez-vous l’évolution de votre prise de vue avec la jeunesse ?

G. C. : Pour ma part, cette question est au coeur du projet que j’ai proposé, j’espère y avoir apporté un élément de réponse.

http://tendancefloue.net/gillescoulon

EXPOSITION ITINERANTE
Jeunes Générations
• Printemps 2017
> Ministère de la Culture et de la Communication
Exposition extérieure sur la façade du ministère.
> SNCF Gares & Connexions dans les gares de Bordeaux, Lille, Marseille, Paris – Gare de Lyon et Strasbourg.
• Du 24 mai au 11 juin 2017
Dans le cadre du festival ImageSingulières de Sète
http://www.cnap.fr/«-jeunes-generations-»

EDITION
Jeunes Générations
Editions Le Bec en L’air
224 pages
200 Photographies
22 x 27,5 cm
ISBN : 978-2-36744-110-8
28€
http://www.becair.com/livre/jeunes-generations
Disponible en librairie à compter du 4 mai 2017

Les photographes participants : Pablo Baquedano, Marie-Noëlle Boutin, Gilles Coulon, Chimène Denneulin, Claudine Doury, Gabrielle Duplantier, Guillaume Herbaut, Yohanne Lamoulère, Stéphane Lavoué, Géraldine Millo, Myr Muratet, Alexandra Pouzet et Bruno Almosnino, Lola Reboud, Klavdij Sluban, Patrice Terraz.

Jeunes Générations, une commande publique du CNAP
Gabrielle Duplantier

« Jeunes-Générations » est une commande publique photographique nationale sur la Jeunesse en France pilotée par le Centre national des arts plastiques (Cnap) en collaboration avec l’association CéTàVOIR. 15 photographes ont réalisé cette commande et chaque semaine nous vous proposons de découvrir le travail de l’un d’entre eux accompagné de leur témoignage. Aujourd’hui rencontre avec Gabrielle Duplantier.

« La jeunesse en France » met en lumière les acteurs d’un monde en devenir, que ce soit à travers leurs pratiques culturelles ou leur préparation à la vie.

Mowwgli : Comment appréhende-t-on une commande publique en photographie ?

Gabrielle Duplantier : C’est la première fois que je travaille pour une commande publique alors je ne peux parler que de cette expérience là. Je me suis sentie libre dans l’orientation de ma série et dans la façon de travailler, ainsi que dans la sélection finale des images. C’est particulièrement intense de travailler en si peu de temps et pour de si prestigieuses structures, j’ai eu cependant relativement confiance puisque chaque photographe devait surtout rester lui-même dans son approche du portrait et dans sa sensibilité.

M : Comment vivez-vous l’évolution de votre prise de vue avec la jeunesse ?

G. D. : C’est avant tout le temps qui a fait évoluer mon approche.
Mon projet était de rechercher certains des enfants d’une école du quartier de la ZUP de ma ville à qui j’ai donné des cours de photographie il y a quelques années, et les rencontrer à nouveau à l’âge adolescent. J’ai retrouvé des jeunes gens d’une grande gentillesse, souvent affirmés, et ma complicité avec eux m’a semblé intacte.
Ils m’ont permis de passer un petit moment avec eux et de réaliser un portrait. Pour les photos j’ai choisi de les photographier seul, là où ils vivent aujourd’hui, certains toujours dans le quartier, d’autres dans des villages alentours où ils ont entre temps déménagé avec leur famille. Je ne souhaitais aucun accessoire ni véritable concept, juste un portrait assez dépouillé dans un décor familier propre à eux, j’ai voulu surtout qu’ils se sentent à l’aise avec moi, nous avons beaucoup discuté de leurs vie actuelle et de leurs rêves…

http://www.gabrielleduplantier.com

EXPOSITION ITINERANTE
Jeunes Générations
• Printemps 2017
> Ministère de la Culture et de la Communication
Exposition extérieure sur la façade du ministère.
> SNCF Gares & Connexions dans les gares de Bordeaux, Lille, Marseille, Paris – Gare de Lyon et Strasbourg.
• Du 24 mai au 11 juin 2017
Dans le cadre du festival ImageSingulières de Sète
http://www.cnap.fr/«-jeunes-generations-»

EDITION
Jeunes Générations
Editions Le Bec en L’air
224 pages
200 Photographies
22 x 27,5 cm
ISBN : 978-2-36744-110-8
28€
http://www.becair.com/livre/jeunes-generations
Disponible en librairie à compter du 4 mai 2017

Les photographes participants : Pablo Baquedano, Marie-Noëlle Boutin, Gilles Coulon, Chimène Denneulin, Claudine Doury, Gabrielle Duplantier, Guillaume Herbaut, Yohanne Lamoulère, Stéphane Lavoué, Géraldine Millo, Myr Muratet, Alexandra Pouzet et Bruno Almosnino, Lola Reboud, Klavdij Sluban, Patrice Terraz.

Jeunes Générations, une commande publique du CNAP
Myr Muratet

« Jeunes-Générations » est une commande publique photographique nationale sur la Jeunesse en France pilotée par le Centre national des arts plastiques (Cnap) en collaboration avec l’association CéTàVOIR. 15 photographes ont réalisé cette commande et chaque semaine nous vous proposons de découvrir le travail de l’un d’entre eux accompagné de leur témoignage. Aujourd’hui rencontre avec Myr Muratet.

« La jeunesse en France » met en lumière les acteurs d’un monde en devenir, que ce soit à travers leurs pratiques culturelles ou leur préparation à la vie.

Mowwgli : Comment appréhende-t-on une commande publique en photographie ?

Myr Muratet : Pour ne pas avoir à suivre les commandes, je les précède. Ce fut le cas avec le Cnap. Je développe depuis des années un travail photographique autour de l »occupation d’espaces délaissées au nord de Paris par des personnes à la recherche de lieux refuge pour y vivre leur vie et les dispositifs mises en place par les pouvoirs, tout les pouvoirs  pour les contraindre. Ces personnes rencontrées sont toutes jeunes, très jeunes même mineurs.

M : Comment vivez-vous l’évolution de votre prise de vue avec la jeunesse ?

M. M. : Je n’ai pas réellement changé mon approche aux personnes photographiées au cours de ma vie de photographe ( « carrière » ne me parait pas dans mon cas être un terme bien approprié) et l’utilisation du tel portable pour (se) photographier me semble évoluer dans d’autres contextes.

http://www.myrmuratet.com/

EXPOSITION ITINERANTE
Jeunes Générations
• Printemps 2017
> Ministère de la Culture et de la Communication
Exposition extérieure sur la façade du ministère.
> SNCF Gares & Connexions dans les gares de Bordeaux, Lille, Marseille, Paris – Gare de Lyon et Strasbourg.
• Du 23 mars au 13 mai 2017
La Villa Pérochon – Centre d’art contemporain photographique de Niort
• Du 24 mai au 11 juin 2017
Dans le cadre du festival ImageSingulières de Sète
http://www.cnap.fr/«-jeunes-generations-»

EDITION
Jeunes Générations
Editions Le Bec en L’air
224 pages
200 Photographies
22 x 27,5 cm
ISBN : 978-2-36744-110-8
28€
http://www.becair.com/livre/jeunes-generations
Disponible en librairie à compter du 4 mai 2017

Les photographes participants : Pablo Baquedano, Marie-Noëlle Boutin, Gilles Coulon, Chimène Denneulin, Claudine Doury, Gabrielle Duplantier, Guillaume Herbaut, Yohanne Lamoulère, Stéphane Lavoué, Géraldine Millo, Myr Muratet, Alexandra Pouzet et Bruno Almosnino, Lola Reboud, Klavdij Sluban, Patrice Terraz.

Jeunes Générations, une commande publique du CNAP
Alexandra Pouzet

« Jeunes-Générations » est une commande publique photographique nationale sur la Jeunesse en France pilotée par le Centre national des arts plastiques (Cnap) en collaboration avec l’association CéTàVOIR. 15 photographes ont réalisé cette commande et chaque semaine nous vous proposons de découvrir le travail de l’un d’entre eux accompagné de leur témoignage. Aujourd’hui rencontre avec Alexandra Pouzet et Bruno Almosnino.

« La jeunesse en France » met en lumière les acteurs d’un monde en devenir, que ce soit à travers leurs pratiques culturelles ou leur préparation à la vie.

Mowwgli : Comment appréhende-t-on une commande publique en photographie ? Comment vivez-vous l’évolution de votre prise de vue avec la jeunesse ?

Alexandra Pouzet et Bruno Almosnino : Il y a comme une injonction paradoxale avec laquelle on appréhende la commande publique : dans le fait d’à la fois installer sa démarche artistique, confirmer son style, rendre encore plus visibles ses préoccupations (d’une certaine façon, ce qui a pu motiver notre sélection) tout en acceptant d’être surpris par les rencontres, de risquer des renversements formels et sémantiques, d’expérimenter d’autres langages, d’aller plus loin dans la recherche. Ce qui est étrange et qui pourrait être paralysant, c’est la reconnaissance du travail existant, et donc, implicitement, l’incitation à re-faire ce qu’on sait le mieux faire et que l’on a fait jusqu’alors. Alors même qu’il s’agit aussi d’une forte caution (le ministère de la culture) pour s’autoriser des explorations jusqu’alors effleurées (par retenue ou par peur du délit d’initié). C’est toute l’ambivalence d’être sélectionnés pour nos points de vue experts qui se sont toujours élaborés sur cette compétence à porter un regard neuf aux personnes, à leurs pratiques. Nous avons tenté de trouver un équilibre, en expérimentant de nouvelles formes de restitution, en confirmant notre démarche artistique qui mêle les situations d’enquêtes, les poétiques de l’espace, l’anthropologie, la parole rapportée.

Une autre dimension, plus historique, apparait dans la question de « faire oeuvre », puisque les travaux ont pour vocation d’intégrer les collections publiques, et de faire date dans l’histoire de nos sociétés contemporaines. Faire partie des auteurs choisis pour documenter la jeunesse en France aujourd’hui, a été pour nous l’occasion de donner à voir et à entendre des gens et leur environnement, au moment où l’histoire de la planète bascule dans une nouvelle ère géologique aux conséquences climatiques imprévisibles. Ça me regarde a été l’opportunité d’interroger des personnes sur cette question, et de dire nos préoccupations.

> Pour voir l’image en plein format cliquez ici.

http://www.alexandrapouzet.com

EXPOSITION ITINERANTE
Jeunes Générations
• Printemps 2017
> Ministère de la Culture et de la Communication
Exposition extérieure sur la façade du ministère.
> SNCF Gares & Connexions dans les gares de Bordeaux, Lille, Marseille, Paris – Gare de Lyon et Strasbourg.
• Du 23 mars au 13 mai 2017
La Villa Pérochon – Centre d’art contemporain photographique de Niort
• Du 24 mai au 11 juin 2017
Dans le cadre du festival ImageSingulières de Sète
http://www.cnap.fr/«-jeunes-generations-»

EDITION
Jeunes Générations
Editions Le Bec en L’air
224 pages
200 Photographies
22 x 27,5 cm
ISBN : 978-2-36744-110-8
28€
http://www.becair.com/livre/jeunes-generations
Disponible en librairie à compter du 4 mai 2017

Les photographes participants : Pablo Baquedano, Marie-Noëlle Boutin, Gilles Coulon, Chimène Denneulin, Claudine Doury, Gabrielle Duplantier, Guillaume Herbaut, Yohanne Lamoulère, Stéphane Lavoué, Géraldine Millo, Myr Muratet, Alexandra Pouzet et Bruno Almosnino, Lola Reboud, Klavdij Sluban, Patrice Terraz.

Jeunes Générations, une commande publique du CNAP
Pablo Baquedano

« Jeunes-Générations » est une commande publique photographique nationale sur la Jeunesse en France pilotée par le Centre national des arts plastiques (Cnap) en collaboration avec l’association CéTàVOIR. 15 photographes ont réalisé cette commande et chaque semaine nous vous proposons de découvrir le travail de l’un d’entre eux accompagné de leur témoignage. Aujourd’hui rencontre avec Pablo Baquedano.

« La jeunesse en France » met en lumière les acteurs d’un monde en devenir, que ce soit à travers leurs pratiques culturelles ou leur préparation à la vie.

Mowwgli : Comment appréhende-t-on une commande publique en photographie ?

Pablo Baquedano : Lorsqu’une commande vous intéresse, dans un premier temps, il faut trouver une idée qui colle avec le sujet proposé. Si la thématique a attiré votre attention, c’est que vous sentez que votre approche peut répondre aux attentes du projet. Il faut très vite se projeter en ayant en tête que l’objet final sera une production commune qui regroupera le travail de quinze photographes. Dans le cas de la commande « La jeunesse en France », le but était de produire des photographies représentatives de la diversité des territoires. C’est la pluralité des approches qui constituerait la richesse du projet.

Par ailleurs, lorsqu’on travaille pour une commande publique, la notion de temps prend beaucoup d’importance. Si on vous laisse deux mois pour finaliser votre série, cela implique une organisation et un planning rigoureux. Tout doit aller très vite.
Le contrat signé, il faut alors tout mettre à plat : format des images, montage final, numérique ou argentique, couleur ou pas et surtout, le nombre d’images. Ces impératifs peuvent être une source de frustration pendant la période de création mais ils sont la garantie que l’ensemble des travaux sera cohérent et harmonieux. Ce sont aussi ces lignes directrices qui nous impliquent un peu plus dans la thématique et nous évitent d ‘éventuelles dispersions. En somme c’est un moyen d’aller droit au but.

Pour ma part, ce sentiment de frustration a disparu lorsque j’ai découvert les premiers travaux de mes camarades en laboratoire ; j’ai alors pris conscience de l’impact de cette commande collective, de l’importance de la logistique et des coûts de production. Après m’être réjoui de voir enfin mes photos présentées, j’ai réalisé aussi, et surtout, l’ampleur du travail en apercevant les caisses qui transportaient la totalité des travaux effectués.
Le plus gros challenge, pour moi, a été de me limiter à dix photos. Malgré cela, je ne me suis absolument jamais senti bridé en matière de créativité, l’association CÉTÀVOIR et le Cnap restent à l’écoute durant le projet et sont parfaitement sensibles à notre envie de création.

M : Comment vivez-vous l’évolution de votre prise de vue avec la jeunesse ?

P. B. : Pour être honnête, je n’ai noté que peu d’évolution dans le sens ou je suis photographe depuis quelques années. J’ai toujours aimé photographier la jeunesse. Mes méthodes n’ont pas vraiment changé.

J’ai 29 ans et les gens trouvent souvent que je fais plus jeune. Il n’y a pas si longtemps j’étais assistant d’éducation dans un collège. J’ai donc utilisé les mêmes codes que dans mon ancien travail ou je me sentais déjà très bien. Le contact avec la jeunesse est parfois difficile à établir mais s’il peut être parfois explosif, il est aussi souvent sincère. En cela, il constitue une excellente source de création. Il est aussi un thème primordial sur lequel il ne faut pas hésiter à s’attarder.
Dans le cadre de ce projet, aucune barrière ne s’est dressée que cela soit au sein des organismes qui les accueillent pour faire la fête ou parmi les jeunes eux-mêmes.

Depuis plus de dix ans, des agences font des photos en discothèques pour que les jeunes puissent, dès le lendemain, se retrouver et partager leurs moments. Ils ont donc l’habitude d’être pris en photo dans ce cadre-là. Rien ne les empêchait, dans le même temps, de faire des photos plus fun et intimistes avec leur téléphone.

http://pablobaquedano.fr

EXPOSITION ITINERANTE
Jeunes Générations
• Printemps 2017
> Ministère de la Culture et de la Communication
Exposition extérieure sur la façade du ministère.
> SNCF Gares & Connexions dans les gares de Bordeaux, Lille, Marseille, Paris – Gare de Lyon et Strasbourg.
• Du 23 mars au 13 mai 2017
La Villa Pérochon – Centre d’art contemporain photographique de Niort
• Du 24 mai au 11 juin 2017
Dans le cadre du festival ImageSingulières de Sète
http://www.cnap.fr/«-jeunes-generations-»

EDITION
Jeunes Générations
Editions Le Bec en L’air
224 pages
200 Photographies
22 x 27,5 cm
ISBN : 978-2-36744-110-8
28€
http://www.becair.com/livre/jeunes-generations
Disponible en librairie à compter du 4 mai 2017

Les photographes participants : Pablo Baquedano, Marie-Noëlle Boutin, Gilles Coulon, Chimène Denneulin, Claudine Doury, Gabrielle Duplantier, Guillaume Herbaut, Yohanne Lamoulère, Stéphane Lavoué, Géraldine Millo, Myr Muratet, Alexandra Pouzet et Bruno Almosnino, Lola Reboud, Klavdij Sluban, Patrice Terraz.