Archives par mot-clé : Ecologie

La 10ème édition du Prix Carmignac du Photojournalisme dédiée à l’Amazonie et aux enjeux de sa déforestation

L’appel à candidature pour participer à la 10ème édition du Prix Carmignac du Photojournalisme est lancé. Vous avez jusqu’au 7 octobre pour déposer vos dossiers sur le thème de l’Amazonie et des enjeux liés à sa déforestation.

Présidée par Yolanda Kakabadse, Ministre de l’Environnement en Équateur (1998-2000) puis présidente du WWF (2010-2017), cette édition entend soutenir un projet d’investigation photographique capable de rendre visibles les bouleversements qui touchent l’Amazonie pour alimenter la réflexion sur les conséquences de la déforestation massive.

En 2009, la Fondation Carmignac crée le Prix Carmignac du Photojournalisme. Dirigé par Emeric Glayse, le Prix Carmignac du Photojournalisme a pour mission de soutenir, chaque année, la production d’un reportage photographique et journalistique d’investigation sur les violations des droits humains dans le monde et les enjeux environnementaux et géostratégiques qui y sont liés. Sélectionné par un jury international, le Lauréat reçoit 50 000 euros lui permettant de réaliser un reportage de fond sur le terrain avec le soutien de la Fondation Carmignac qui finance ensuite, à son retour, une exposition itinérante et l’édition d’un livre monographique.

Le jury sera composé de :
Yolanda Kakabadse
– Ministre de l’Environnement en Équateur (1998-2000) puis présidente du WWF (2010-2017)
Simon Baker – Directeur de la Maison Européenne de la Photographie (MEP)
Clinton Cargill – Directeur de la photographie de Bloomberg Businessweek
Alessia Glaviano – Directrice de la photographie de Vogue Italia et L’Uomo Vogue
Magdalena Herrera – Directrice de la photographie de Geo
Yuri Kozyrev – Photojournaliste
Kadir van Lohuizen – Photojournaliste

Date limite d’envoi des dossiers :
Dimanche 7 Octobre 2018 à minuit (GMT)
http://www.fondationcarmignac.com/fr/photojournalisme/la-mission

Retrouvez l’interview de Lizzie Sadin, lauréat du 8ème Prix Carmignac du Photojournalisme :

8ème Prix Carmignac du Photojournalisme : Rencontre avec Lizzie Sadin autour de la traite des femmes népalaises

Mr Mouton : L’Humour noir et corrosif de Lecourieux-Bory

Lors de la semaine d’ouverture des Rencontres d’Arles, notre critique, Pascal Therme a rencontré aux détours des rues à deux pas des arènes, une exposition qui a particulièrement attiré son attention…

Lecourieux-bory, plein de malices et de chausse-trappes.
Un esprit autonome et libre qui pratique une image pleine d’humour, qui croque les travers de nos sociétés de consommations en forçant le trait, caricatures et mise en circulations d’un esprit abrasif, qui gratte la surface des choses pour en dénoncer les contours absurdes…. Assez en marge d’un festival qui est de plus en plus soums aux lois des pouvoirs, argents, intérêts et qui s’idéologise un peu trop…

Rencontre :

L’exposition continue son parcours et est aujourd’hui à Marciac à l’occasion du festival de Jazz !

INFORMATIONS PRATIQUES
Les aventures de Monsieur Mouton
Du 23 juillet au 13 août 2018
Galerie Eqart
21, rue Henri Laignoux
32230 Marciac
http://www.lecourieux-bory-photography.com

Andrea Olga Mantovani, 1er lauréate du Concours OEILDEEP
Le Chant du Cygne, la déforestation de Bialowieza

Lancé le 30 avril dernier, le premier Concours OEILDEEP récompense trois photographes internationaux. Le jury*, présidé par Jane Evelyn Atwood, s’est réuni la semaine dernière pour délibérer et pour choisir ses trois lauréats. Le premier prix a été remporté par la photographe Andrea Olga Mantovani avec sa série « Le Chant du Cygne » sur la déforestation de Bialowieza, une forêt millénaire basée en Pologne.

Andrea Olga Mantovani remporte une Masterclass OEILDEEP d’une valeur de 3120€. Les deux autres prix ont été remis respectivement à Safaa Mazirh et Samir Tlatli, nous vous donnons rendez-vous vendredi et lundi pour découvrir leur travaux.

Le Chant du Cygne, Bialowieza Forest.

Dans la partie orientale de la Pologne, juste à la frontière avec la Biélorussie, se situe la forêt millénaire de Bialowieza. Elle est l’une des plus anciennes forêt naturelle d’Europe. Coupé du temps, c’est un lieu où les préoccupations du monde moderne semblaient jusqu’alors absentes. Cependant, depuis le début de l’année 2016, elle est le théâtre du plus important conflit environnemental en Europe. Des lieux protégés par  l’Unesco depuis 1979, comme réserve de la biosphère et patrimoine mondial, et par la législation européenne, en tant que site Natura 2000, sont menacés de destruction. Le ministère de l’environnement y mène une campagne de déforestation massive avançant l’explosion du scolyte de l’épicéa et ces possibles les ravages sur une grande partie du territoire. Les machines jusqu’alors absentes de cette forêt coupent des millions de m2 de bois menaçant la perte inéluctable du caractère naturel qui s’exprime depuis des milliers d’années. Le bois terminant commercialisé en palette sur le marché européen.

La campagne conservatrice du gouvernement polonais souhaite réaffirmer les valeurs traditionnelles en s’opposant aux environnementalistes qui sont les symboles de gauche.
187 procès en 2 ans ont été intentés contre les activistes qui protestent contre les ravages faits dans la forêt. En juillet 2017, la Cour de Justice de l’Union astreint la Pologne de 100.000 euros d’amende si elle ne met pas fin aux coupes illégales. Cependant les abattages se poursuivirent jusqu’en décembre 2017. En avril 2018, la plus haute juridiction de l’Union européenne a déclaré illégale l’exploitation forestière et impose à l’arrêt des coupes dans la forêt de Bialowieza. Une discorde de plus entre la Pologne et l’Europe. Un répit pour la forêt de Bialowieza.

En immersion de septembre 2017 à février 2018, je suis allée la rencontre de ces habitants. J’ai cherché à comprendre en quoi ce conflit faisait-il écho sur l’actuelle politique en Pologne et nous interroge t-il sur la crise environnementale que nous traversons.

Travaillant au moyen format, j’ai réalisé ce travail dans le cadre d’une carte blanche pour la publication d’un livre photo en regard croisé avec Guillaume Herbaut et l’éditeur PhotoPaper.

*Le jury était composé de Jane Evelyn Atwood, (photographe et Présidente du jury), Laura Serani (commissaire d’exposition), Ericka Weidmann (Co-fondatrice de Mowwgli), Nicolas Havette (commissaire d’exposition), Pascal Therme (photographe et journaliste critique), Stefano De Luigi et Jean-Christian Bourcart (Photographes).

https://mantovaniandrea.com
http://www.hanslucas.com/amantovani/photo

INFORMATIONS PRATIQUES
Projection des séries lauréates à Arles le vendredi 6 juillet lors de la soirée Oeildeep « Mix & Screen » !
Rendez-vous à partir de 22h
Atelier Gaston de Luppé
19 rue des arènes
13200 Arles
mail : contact@oeildeep.com
tel : +33 (0)6.50.66.27.57
www.oeildeep.com

Les Murmurations d’Alain Delorme à la Galerie Magda Danysz

La Galerie Magda Danysz présente depuis le 27 janvier dernier l’exposition « Murmurations » du photographe français Alain Delorme. Du premier coup d’œil, les traumatisés du film Les oiseaux d’Alfred Hitchcock auront un mouvement de recul et quelques suées, les autres seront séduits par la poésie qui émane de ses photographies. A y regarder de plus près, dans les détails, nous serons tous définitivement troublés de comprendre qu’il ne s’agit pas de volatiles mais de sacs plastiques par millier !

« Bruissements au loin, mouvements d’air : une nuée se forme et s’élève, dessinant d’élégantes arabesques dans un ciel aux reflets irisés. Les images d’Alain Delorme nous transportent par le caractère féérique de la beauté éphémère d’un vol d’oiseaux, d’une Murmuration ? En lieu et place des volatiles gracieux, le spectateur découvre la vraie nature de ces formes tantôt aquatiques, tantôt calligraphiques : des milliers de sacs en plastique, méticuleusement agencés par l’artiste, dont l’étreinte vient étouffer l’horizon ». – Raphaële Bertho

Ce diplômé des Gobelins et de l’Université Paris VIII en sciences et techniques en Photographie maîtrise parfaitement les outils numériques. Sa démarche, se rapproche plus de l’installation que d’une simple production photographique. Dans ses travaux, Alain Delorme aime à souligner l’absurde des dérives de notre société contemporaine. A l’heure où notre ministère de la Transition écologique et solidaire tente de mettre fin à l’utilisation des sacs plastiques, notre planète se bat pour combattre cette infinie pollution, nocive pour la faune et la flore. Rappelons qu’il faut environ 400 ans pour qu’un seul sac ne disparaisse. Alors qu’un septième continent de plastique se forme dans l’océan Pacifique, loin de nos yeux, le photographe Alain Delorme leur donne vie dans les cieux. Monstrueusement poétiques, ces images viennent choquer notre rétine et notre conscience…

INFORMATIONS PRATIQUES
Alain Delorme : Murmurations
Du 27 janvier au 31 mars 2018
Galerie Magda Danysz
256 Beijing East Road x Jiangxi Road
Shanghai, Chine
http://magdagallery.com/fr/expositions/presentation/81/murmurations#8

Carte blanche à Marie-Elisabeth de la Fresnaye : A bord du Tara avec Agnès b un soir de décembre…

Agnès b c’est une formidable passion pour la photographie mais aussi un engagement pour les sujets sensibles de notre planète qu’elle traduit par son soutien numéro 1 pour Tara Expéditions, une goélette qui étudie l’impact du réchauffement climatique et a réalisé 8 missions depuis 2003.

L’une des particularités du projet est d’inviter à bord des artistes qui ont carte blanche d’un pôle à l’autre. Accostée à Paris pour 3 mois j’ai la chance de monter à son bord en compagnie de l’équipage et de la mécène elle-même. Un honneur qui tranche avec les habituelles invitations de fin d’année, futiles s’il en est. J’y retrouve plusieurs artistes comme Xavier Veilhan et Ariane Michel tous deux embarqués et la ianalerie Jousse Entreprise aussi présente. Plasticienne vidéaste Ariane Michel que j’avais découverte à l’ouverture du nouvel espace de Jousse Entreprise rue St Claude, met en jeu plusieurs techniques narratives avec une finalité immersive qui place le spectateur au coeur d’une véritable expérience mentale. Elle nous commente son film les Hommes (Grand Prix de la Compétition Française, FID Marseille 2006) réalisé au coeur de la glace hors du temps et des repères spatio-temporels. Un exploit doublé d’une approche singulière où les sons ont une grande place et des silhouettes jouent un étrange ballet à hauteur de roche, d’oiseau, de cueilleur de plancton, dans un monochrome bleu azur. Ailleurs ce sont des animaux préhistoriques ou un aquarium de mollusque aquatiques qui surgissent comme si sur ces fresques se projettent nos émotions les plus primitives. Je remarque aussi les formes quasi abstraites d’Aurore de La Morinerie dessinatrice invitée en mai 2011 entre les Galápagos et l’Equateur et aussi les vingt quatre photos noir et blanc du journaliste marin Vincent Hilaire, correspondant de bord pendant les expéditions Tara Arctic et Tara Oceans. Une « Poésie des glaces » et un livre préfacé par Isabelle Autissier. Des voyages qui sont autant d’expériences inoubliables et de témoignages précieux sur la survie des espèces. Ne manquez pas ces odyssées contemporaines exceptionnelles qui invitent à nous réapprivoiser avec l’essence même de notre mission sur terre.

L’aventure continue !

Etape-clé de l’expédition Tara Pacific 2016-2018 en termes de sensibilisation grand public, la goélette sillonne actuellement le Japon pour deux mois de rencontres locales dans pas moins de neuf villes différentes. Expositions, conférences, visites à bord…

En savoir plus :
Tara Expéditions – Agnes b.

En savoir plus sur Ellie Ga, artiste embarquée à bord de Tara pendant l’expédition
http://oceans.taraexpeditions.org/m/art/oeuvres/ellie-ga/

Son travail explore les distinctions entre: documentaire et fiction, les histoires privées et publiques, l’écriture et les inscriptions visuelles, l’image fixe et l’image animée.

Retrouvez la :
BASE TARA A PARIS
11 Bd Bourdon
75004 Paris
Rendez-vous sur l’agenda des événements à venir :
http://oceans.taraexpeditions.org/m/agenda/evenements-a-venir/

Dans le cyclone des images…

Alors que la semaine dernière, à l’occasion du festival Visa pour l’image, nous évoquions l’arbitrage nécessaire entre information, sensationnalisme et infobésité, c’est littéralement un tsunami d’images de ces deux cyclones et ouragans qui nous a enseveli depuis quarante-huit heures. Un flux omniprésent sur les réseaux sociaux, témoignages que ce qui se jouaient dans les Caraïbes. Et que dire de ces peoples de la télé qui communiquent, via twitter ou instagram sur leur propre générosité.

Autre sujet, le palmarès de Visa pour l’Image qui a beaucoup récompensé, à juste titre d’ailleurs, les travaux de photoreporters engagés sur les zones de conflit. Beaucoup d’expos leur étaient également consacrées. Une question circule depuis sur la toile, et taraude un bon nombre de photojournalistes qui s’inquiètent d’une unique représentation de leur profession. Le photojournalisme est multiple et ne saurait se cantonner au reportage de guerre. En axant principalement sa programmation cette année autour de cette dimension (nous ne sommes pas tous calibrés pour ce type de reportage), ne prend-on pas le risque d’orienter de jeunes aspirants à la profession, vers un univers qui ne leur correspondrait pas?

Mowwgli a donc choisi de vous présenter une sélection de portfolio issus des lectures de l’ANI pour donner une visibilité à des regards sur des sujets, tout aussi ambitieux, même si moins risqués.

Enfin cette semaine s’ouvre la Biennale de Photographies Arabes. Mowwgli accueille comme invité Gabriel Bauret, son commissaire qui nous fera partager ses cartes blanches et coups de coeurs.

Bienvenue dans Mowwgli.

Le Gif(t) de la Journée internationale contre les essais nucléaires

Depuis que les essais d’armes nucléaires ont débuté au milieu du XXe siècle, le premier datant du 16 juillet 1945, près de 2 000 ont été effectués. Les tragédies humaines et écologiques qui résultent des essais d’armes nucléaires justifient sans réserve la proclamation d’une Journée internationale contre les essais nucléaires. Cette journée est l’occasion d’organiser des manifestations, activités et de transmettre des messages pédagogiques destinés à capter l’attention du monde et de montrer combien il est indispensable d’unir nos efforts pour empêcher la poursuite de ces essais.

L’instrument international visant à mettre un terme à toutes les formes d’essais nucléaires est le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE), qui n’est malheureusement pas encore entré en vigueur.

http://www.un.org/fr/events/againstnucleartestsday/index.shtml