Archives par mot-clé : Espagne

Dominic Turner primé au Prix 2018 du festival photo InCadaqués

Le nom du lauréat du Prix du festival international de photo InCadaqués vient d’être révélé. C’est l’artiste irlandais, Dominic Turner, qui remporte cette édition 2018 avec ses images d’une grande poésie réalisées par des procédés anciens.

Le public pourra découvrir son exposition « False Friends » à l’occasion du festival qui se tiendra du 20 au 30 septembre 2018 à Cadaqués, en Espagne. Le photographe a choisi une sélection de ses photographies pour les partager avec nous en avant première.

There are times when I wander through the world around me with the wide-eyed hesitancy of a tourist. Surrounded by such apparent absurdities, who or what are we to trust? 
Each of these photographs are hinged on the idea of perspective and how this informs the way we understand and interact with the world around us. Sometimes we see things only on a superficial level and fail to appreciate the deeper significance. Other times we read too much into situations and project exaggerated negative or positive attributes to what are essentially anodyne scenarios. This is indeed to be human, but it would seem in these times, it is getting harder and harder to discern the fact from the fiction.

https://www.dominicturner.ie
https://www.incadaques.com

InCadaqués. International Photo Festival. 2018 edition

 

 

Quand les artistes s’adressent à la génération Z (Le Futur en ville, Arco)

Ultra-instantané, chaotique, disruptif le futur est à l’image de nos vies,
Bienvenue en uchronie !

Comment se décline en ville le concept du futur tel que défendu par Chus Martinez, co-commissaire de la dOCUMENTA (13) avant d’être passée par des institutions majeures à Barcelone (Macba), Bilbao, Francfort…? Comme en miroir et plus en profondeur que sur la foire.

Revue de détail autour de 4 projets extrêmement aboutis.

Adverbes du Temps (CentroCentro Cibeles)

Cristina Anglada, la commissaire et fondatrice de « This is Jackalope » convoque 15 artistes internationaux autour de possibles scenarii du futur à partir d’une narration plurielle où se mêle nostalgie et anxiété face à une perte possible de sens. On retrouve la formidable Shana Moulton qui nous avait séduit au Palais de Tokyo avec sa quête mystico-new age de bien être à partir de son « alter ego » drolatique victime hypocondriaque toute désignée, Camille Henrot (Grosse Fatigue, une fois encore) ou Laure Prouvost (récente installation à la galerie Nathalie Obadia) autour des malentendus générés par le langage , Cécile B. Evans, adepte de la révolte des machines sur nos corps et le poids de nos émotions, Marian Garrido et son nouvel épisode de la série « Cosmotropy » pointant les dérives des stalkers (cyber-harceleurs), Mélodie Mousset et l’héroïne du manga One Piece télétransportée dans nos enveloppes corporelles digitales, Serafin Alvarez (l’un des lauréats du concours « Generation 2018 » à la Casa Encendida) et son voyage 3 D dans une nature sauvage inquiétante ou Mia Goyette et ses narrations dystopiques sur les structures liquides des objets et artifices.

Liste des artistes : Serafín Álvarez, Cécile B. Evans, Nora Barón, Nina Canell, Marian Garrido, Mia Goyette, Rubén Grilo, Camille Henrot, Hanne Lippard, Regina de Miguel, Jacopo Miliani, Shana Moulton, Mélodie Mousset, Julian Chàrriere y Laure Prouvost.

Infos pratiques :
Time Adverbs
Jusqu’au 6 Mai 2018
Centro Centro
Plaza de Cibeles, 1, 28014 Madrid
https://www.centrocentro.org/programacion/exposiciones/adverbios-temporales

Le collectif new yorkais DIS et invités à la Casa Encendida

DIS avait bouleversé les règles du jeu avec l’exposition en 2 volets, Co-Workers (musée d’art moderne de la ville de Paris et Bétonsalon) en 2015 qui explorait l’internet des objets (The internet of Things) et la notion d’extimité (intimité dépassée) dans un grand flux vertigineux.
Avec « Thumbs that type & swipe » (traduisible par les pouces qui tapent et balaient l’écran, sous entendu nos gestes au quotidien) le collectif invite artistes, écrivains, penseurs à dessiner des contours d’une chaine de télévision en continu.
Avons nous toujours besoin d’un cerveau quand nos pouces font tout le travail de collecte d’informations ?
Quelles sont les clés pour comprendre cette génération Z, les vrais digital natives dont le circuit cérébral est un vaste terrain de recherche ? Narcissiques et instables, ils prônent la donne consumériste dans un « éternel présent ». Ce rapport au divertissement (edutainment) doublé d’une mission éducative est l’objet de la plateforme en ligne DIS.art regroupant l’ensemble des vidéos présentées.
Mention spéciale au duo Will Benedict et Steffen Jorgensen et leur vaste fable The Restaurant, avec ce tutoriel de cuisine à partir de l’outil de reconnaissance vocale Siri ou la vidéo « What is an Egg ? »de Darren Bader qui interpelle les passants sur ce débat quasi philosophique.
Globalisation, valeur esthétique et culturelle, individualisme, formatage des images, dictature des réseaux, sont autant d’enjeux soulevés par ce panorama fluctuant.
Egalement à découvrir « Generacion 2018 » : les 10 projets lauréats du concours de la fondation Montemadrid en faveur de jeunes artistes espagnols et diasporas. Parmi eux Lola Lasurt fait ressurgir le livre du poète belge Emile Verhaeren « la España negra » écrit en 1899 après son voyage au pays basque et cet imaginaire sombre et nostalgique à partir d’une installation qui fonctionne comme un chronotype.

Infos pratiques :
Thumbs that Type & Swipe :
The DIS Edutainment Network
La Casa Encendida
Ronda Valencia, 228012 Madrid
https://www.lacasaencendida.es

« Violet » par John Akomfrah : quand l’art contemporain débarque au musée Thyssen-Bornemisza

Une première à l’occasion d’Arco !
Violette est la couleur que dégage l’escargot de mer quand il se sent menacé. L’artiste et cinéaste britannique John Akomfrah (né en 1957, Lisson Gallery) a choisit cette couleur comme symbole du pouvoir qu’à l’homme sur l’environnement, donnant le titre à cette installation multimédia immersive, montrée pour la première fois en Espagne. Ayant fondé le « Black Audio Film Collective » exposé au musée de la Reina Sofia en 2014, le langage qui découle de leur analyse post-coloniale est une donnée importante à prendre en compte. L’on assiste à un récit épique d’une grande puissance où la liquidité des images devient la métaphore de la liquidité d’un monde, voué à sa perte dans cette course folle à la surconsommation.
Distribué en chapitres comme dans une tragédie grecque le récit alterne catastrophes naturelles et images d’archives sur les luttes des travailleurs. Une grande saga de l’histoire de l’humanité sombre et vibrante.

Exposition organisée par Le centre Barbican, London, avec le Bildmuseet Umeå, Sweden, TBA21—Academy, The Institute of Contemporary Art/ Boston, Museu Coleção Berardo, Lisbon, et le Museo Nacional Thyssen-Bornemisza, Madrid.

Infos pratiques :
PURPLE
John Akomfrah
jusqu’au 25 mars 2018
Museo Nacional Thyssen-Bornemisza
Paseo del Prado, 8, 28014 Madrid
https://www.museothyssen.org/

Teresa Solar Abboud se saisit de Matadero

C’est à partir de l’expérience de l’artiste madrilène à la Galerie d’Anatomie comparée de Paris (Museum) qui l’a fascinée avec ces milliers de spécimens témoins du passé, qu’elle tisse avec les principes architecturaux fragmentés de l’architecte Piranèse, un vaste projet autour de 3 notions : le musée, l’entrepôt et la parc d’attraction. Ce décor dans lequel le spectateur peut entrer renvoie autant à l’Egypte ancienne, qu’au théâtre dans des rebonds visuels et linguistiques induits par le titre « Cabalga, Cabalga, Cabalga ». A l’image de nos errements sur internet où une forme en appelle une autre.
Projet in situ en réponse aux spécificités du programme Abierto x Obras.

Infos pratiques :
Cabalga, cabalga, cabalga
Matadero
(Space : Abierto x Obras)
jusqu’au 29 juin 2018
Matadera Madrid
Plaza de Legazpi, 8. 28045 Madrid
http://www.mataderomadrid.org

37ème edition d’ARCOMadrid : The Future is now !

C’est aujourd’hui qu’est inauguré l’ARCOMadrid, sans doute l’un des plus grands événements artistiques de la scène internationale. Notre responsable de rubrique TrendArt, Marie de la Fresnaye, est en direct de Madrid cette semaine, et partagera avec nous ses impressions et ses coups de cœur.

(English version see below)

Aujourd’hui, ARCOmadrid est l’un des plus grands événements artistiques sur la scène internationale et une plate-forme leader pour la scène sud-américaine.
L’intérêt international qu’ARCOmadrid suscite à chaque nouvelle édition représente une contribution importante pour l’image de Madrid et consolide sa position en tant que l’un des pôles culturels et artistiques les plus dynamiques du monde.

L’édition 2018 s’ouvre sur un concept, le «futur», point de départ de la recherche, et lieu de découverte de nouveaux talents. En plus de ce programme innovant, ARCOmadrid aura à nouveau un programme général, ainsi que ses sections organisées «Dialogues» et «Ouverture», comprenant une foire avec une sélection de plus de 200 galeries de 29 pays, mis en place par l’Organisation et les conservateurs de chaque programme.

« Ce qui va se passer n’est pas » l’avenir « , mais ce que nous allons faire » voila le but des conservateurs Chus Martínez, Elise Lammer et Rosa Lleó avec leur sélection de galeries. ARCOmadrid 2018 devient un espace qui le permet. Nous imaginons, produisons et proposons une vision de la complexité qui nous attend. En présentant une série d’artistes, en même temps qu’une publication et une conférence, nous parlerons d’un futur sans futurologie, dans un exercice d’essai pour approcher ce qui nourrit l’art et la société aujourd’hui.

#Dialogues

Dialogues, sous le commissariat de María de Corral, Lorena Martínez de Corral et Catalina Lozano, consiste en une sélection de 14 galeries. Chacune présentera un ou deux artistes qui ont produit un projet spécialement pour la foire

#Opening

The Opening section, sous le commissariat de Stefanie Hessler et Ilaria Gianni, comprend 19 galeries dans une perspective générationalle et géographique plurielle.

En complément du Programme Général: 3 sections : #the future, #dialogues and #opening, you will find Institutional projects and Arco Cultural spaces.

Consulter la liste à jour des galeries participantes

#Awards

6ème Audemars Piguet Award: l’artiste Belén Uriel est la lauréate de l’édition 2018. Son travail, En Dandanah, représentée par la galerie Lisbon gallery Madragoa, sera exposée dans la section Audemars Piguet section de la foire.

11ème Illy SustainArt Award: soutient le projet d’un artiste provenant d’un pays producteur de cafés. Le jury, présidé par les curateurs Adriano Pedrosa et María Inés Rodríguez et du directeur artistique d’illycaffè art Carlo Bach, remettra un prix de 15,000 euros au lauréat.

2ème Cervezas Alhambra Award for Emerging Art: récompense une artiste espagnol qui cree un projet spécial dans l’esprit et les valeur de la marque. Les cinq finalistes sont: Marta Fernández Calvo, Gloria Martín, Carlos Monleón, Guillermo Mora et Kiko Pérez.

13ème Beep Award for Electronic Art: assure le soutien et la promotion de la recherche et de la production d’oeuvres d’art liées aux nouvelles technologies. le lauréat sera annoncé lors de la foire ARCOmadrid 2018.

3ème Solán de Cabras Art Award: rendra hommage à un artiste présent à l’ARCO pour son travail et sa carrière dans le domaine du développement durable.

2éme ART Situacions Award ARCOmadrid 2018: 15 000 euros seront attribués à l’un des artistes participant à la foire. Le but de réaffirmer l’engagement de la foire envers l’art émergent espagnol.

Catalina d’Anglade Prize: le designer décernera un prix à un artiste du salon pour la réalisation d’un objet d’art.

Autres Prix

Le nouveau Prix ARCO de la Fondation Han Nefkens sera décerné pour la production d’une vidéo d’un artiste péruvien qui sera présentée à Madrid et à Lima en 2019.

La société Clorofila Digital produira un fond d’écran conçu par l’artiste pour la zone ARCOlunch afin de soutenir les artistes dans la zone de production de chlorophylle . Organisé par Iván López Munuera.

De plus, sur le plan institutionnel, la Communauté de Madrid décerne le 15e Prix ARCO / Comunidad de Madrid pour les jeunes artistes, qui récompense le travail, la créativité et le talent d’artistes de moins de 40 ans.

Arco en ville :

Museo Nacional Centro Reina Sofia (PESSOA) & Palacio de Cristal, Palacio de Velazquez, Museo Nactional del Prado (Cai-Guo Qiang), Museo Nacional Thyssen-Bornemiza (Futuro Purple), Museo Lazaro Galdiano (Alicia Martin), Circulo de Bellas Artes (Adverbios Temporales), Caixa Forum (Andy Warhol), Fundacion Mapfre (Ed Van Der Eslken) et plein d’autres initiatives.

Téléchargez le catalogue ici
Téléchargez le dépliant ici

INFORMATIONS PRATIQUES :
ARCOMadrid
Du 21 au 25 Février  2018
Journées professionnelles : le mercredi  21 et jeudi 22 de 12h à 20h
Ouvert au public le vendredi 23, samedi 24 et dimanche 25 de 12h à 20h
IFEMA, Feria de Madrid. Halls 7 & 9
Avenida del Partenón, 5
Madrid, Spain
http://www.ifema.es/arcomadrid

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Today, ARCOmadrid is one of the biggest art events on the international scene and leading platform to south american scene. The international interest ARCOmadrid sparks with each new edition represents an important contribution to Madrid’s image and to its consolidation as one of the world’s most dynamic cultural and artistic hubs.

The essence of the 2018 edtition will be its openness to a concept, #The Future’, as the starting point for research, alongside quality content and the fair’s solid reputation as a place for discovering new talents. In addition to this innovative programme, ARCOmadrid will once again have a General Programme, as well as its curated sections ‘Dialogues’ and ‘Opening’, comprising a Fair with a selection of more than 200 galleries and 29 countries, set up by the Organising Committee and the curators of each programme.

“What is going to happen is not « the future », but what we are going to do” the aim of the curators Chus Martínez, Elise Lammer y Rosa Lleó in their galleries selection, it will be that ARCOmadrid 2018 become a space that allows us to imagine, produce and propose a vision of the complexity that awaits us.
By presenting a series of artists, together with a publication and a conference, we will talk about a future without futurology in a tentative exercise to approach what feeds art and society today.

#Dialogues

Dialogues, curated by María de Corral, Lorena Martínez de Corral and Catalina Lozano, will consist of a selection of 14 galleries, each of which includes just one or two artists who will present a new work created especially for the fair.

#Opening

The Opening section, under the curatorship of Stefanie Hessler and Ilaria Gianni, will comprise a selection of 19 galleries put together with a plural geographic and generational perspective.
In addition to the General Program, the 3 sections : #the future, #dialogues and #opening, you will find Institutional projects and Arco Cultural spaces.
Update list of participating Galleries

#Awards

6th Audemars Piguet Award: Artist Belén Uriel was the winner of the 2018 edition. Her work, En Dandanah, is a project presented by the Lisbon gallery Madragoa, and will be exhibited at the Audemars Piguet section of the Fair.

11th illy SustainArt Award: will acknowledge a work by an artist from a coffee-producing country. The jury, made up of curators Adriano Pedrosa and María Inés Rodríguez and illycaffè art director Carlo Bach, will award a prize of 15,000 euros to the winner.

2nd Cervezas Alhambra Award for Emerging Art: aimed at Spanish artists who must create a new work of art based on the spirit of the brand. The five finalists of this edition are: Marta Fernández Calvo, Gloria Martín, Carlos Monleón, Guillermo Mora and Kiko Pérez.

13th Beep Award for Electronic Art: will promote research and production of art linked to new technologies at ARCOmadrid 2018. The winner will be announced at the fair.

3rd Solán de Cabras Art Award: will acknowledge an artist present at ARCO for their work and career in the field of sustainability.

2nd ART Situacions Award ARCOmadrid 2018: €15,000 will go to one of the artists participating in the fair, with the aim of reaffirming the commitment to emerging Spanish art.

Catalina d’Anglade Prize: the designer will award a prize to an artist at the fair for the production of an object of art.

Other Prizes
The new Han Nefkens Foundation ARCO Prize will be awarded to the production of a video by a Peruvian artist which will be shown in Madrid and Lima in 2019.

The company Clorofila Digital will produce an artist-designed wallpaper for the ARCOlunch area to support artists in the production area. Curated by Iván López Munuera.

What’s more, on an institutional level, the Community of Madrid will award the 15th ARCO/Comunidad de Madrid Award for Young Artists, which acknowledges the work, creativity and talent of artists under 40.

ARCO in the City :

Museo Nacional Centro Reina Sofia (PESSOA) & Palacio de Cristal, Palacio de Velazquez, Museo Nactional del Prado (Cai-Guo Qiang), Museo Nacional Thyssen-Bornemiza (Futuro Purple), Museo Lazaro Galdiano (Alicia Martin), Circulo de Bellas Artes (Adverbios Temporales), Caixa Forum (Andy Warhol), Fundacion Mapfre (Ed Van Der Eslken) and many other initiatives…

Download the catalogue here
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PRACTICAL INFORMATION :
ARCOMadrid
From 21 to 25 February 2018
Professional visit: Wednesday 21 and Thursday 22, from 12.00 to 20.00.
Open to the public: Friday 23, Saturday, 24 and Sunday, 25 February, from 12.00 to 20.00
IFEMA, Feria de Madrid. Halls 7 and 9
Avenida del Partenón, 5
Madrid, Spain
http://www.ifema.es/arcomadrid

Coup de Cœur de l’ANI : Scars de David Arribas González

Chaque année, lors du festival Visa pour l’image de Perpignan, l’ANI (Association nationale des Iconographes) organise des lectures de portfolios. Lors de ces rencontres entre jeunes photojournalistes et professionnels de l’image, des coups de cœur sont attribués. Cette semaine, nous en publierons deux par jour. Aujourd’hui, il s’agit du reportage « Scars », sur le triste sort que subissent les lévriers de chasse espagnols, réalisé par le photographe espagnol David Arribas González.

Scars

L’Espagne est l’un des rares pays où la chasse aux lièvres avec les lévriers espagnols (Galgos) est une activité légale. A la base d’une coutume ancestrale, ce type de chasse était nécessaire pour nourrir les habitants des zones rurales. Aujourd’hui, cette culture traditionnelle s’est transformé en un véritable sport au détriment du destin de ces chiens. En effet, à la fin de la saison de chasse, en février, les chiens sont maltraités et abandonnés.
De nombreuses associations tentent de sauver et de soigner ces chiens pour leur trouver des familles d’accueil.
La loi espagnole est très permissive concernant le droit des animaux, la situation ne risque donc pas de s’améliorer…

INFORMATIONS PRATIQUES
David Arribas a suivi des études en photographie à Madrid entre 2010 et 2015. Il a participé à de nombreux workshops avec des photographes tels qu’Antonio Heredia, Manu Brabo ou encore Antoine d’Agata. Il est basé à Madrid où il se consacre à la réalisation de travaux photographiques sur le long cours liés à des problématiques sociales.
http://www.davidarribas.com/

Coup de Cœur de l’ANI : Land stranded de Miguel Sebastián

Chaque année, lors du festival Visa pour l’image de Perpignan, l’ANI (Association nationale des Iconographes) organise des lectures de portfolios. Lors de ces rencontres entre jeunes photojournalistes et professionnels de l’image, des coups de cœur sont attribués. Cette semaine, nous en publierons deux par jour. Aujourd’hui, il s’agit du sujet « Land stranded », un travail documentaire réalisé par le photographe espagnol Miguel Sebastián.

Land stranded

L’homme et son empreinte dans le temps sont notre mémoire.

Teruel est une province d’Espagne située dans la région d’Aragon. Il s’agit d’une province rurale, dédiée à l’agriculture et à l’élevage.
Depuis 50 ans, cette zone rurale souffre d’un problème de dépeuplement. Les villages disparaissent peu à peu. Au cours des années 1960 et 1970, une grande partie de la population a migré vers les grandes villes.
À l’heure actuelle, sa densité démographique est inférieure à celle de Laponie. C’est un désert démographique. Cette région perd peu à peu son identité et est proche de disparaître. Ces photographies montrent les derniers habitants.

INFORMATIONS PRATIQUES
Miguel Sebastián est un photographe documentaire espagnol, âgé de 44 ans, il est indépendant depuis 2014. Son travail traite essentiellement de l’être humain par une narration visuelle et documentaire.
http://www.miguelsebastianphoto.com

La Guerre Civile espagnole dans une double exposition

Il y a 81 ans débutait la guerre civile espagnole, à cette occasion, le Centre International du Photojournalisme de Perpignan et le Mémorial du camp de Rivesaltes organisent une double exposition  intitulée « L’Espagne déchirée, 1936-1939 » rassemblant une centaines de photographies historiques dont de nombreuses inédites.

L’exposition du CIP vise à présenter un panorama de cette guerre civile, depuis le déclenchement du soulèvement militaire les 17 et 18 juillet 1936, jusqu’à la victoire finale le 1er avril 1939 des troupes nationalistes, menées par le général Francisco Franco, contre les forces républicaines.

Ce conflit fratricide a fait quelque 500 000 morts et a divisé le pays en deux qui demeura ensuite sous le régime dictatorial du général Franco jusqu’en 1975.
Souvent considérée comme un « prélude » à la Seconde Guerre mondiale, la guerre d’Espagne, opposition farouche et cruelle entre les « Deux Espagne », a également été marquée par des interventions étrangères dans les combats. L’Allemagne d’Hitler et l’Italie de Mussolini ont soutenu les militaires insurgés, tandis que l’URSS de Staline et les Brigades internationales appuyaient le Frente Popular au pouvoir à Madrid.

Montrant la guerre des deux côtés, l’exposition présente le conflit de manière didactique et pédagogique, avec un rappel chronologique de tous ces grands événements et protagonistes : putsch militaire, défense de Madrid, escadrille de Malraux, Alcazar de Tolède, Guernica, grandes batailles de Belchite, Teruel ou de l’Ebre, Brigades internationales, Légion Condor allemande, meurtres de religieux, révolution en Catalogne, Retirada, …

Parallèlement à l’exposition de Perpignan, le Mémorial du Camp de Rivesaltes présente une série de photographies sur la Retirada et le sort des exilés républicains espagnols après la guerre, en France et à l’étranger.

EXPOSITION
L’Espagne déchirée 1936-1939
Il y a 80 ans, un conflit fratricide
Direction artistique : Gilbert Grellet
Avec la participation de Michel Lefebvre
• Du 16 mars au 17 mai 2017
Centre International du Photojournalisme
Couvent des Minimes
24 rue François Rabelais
66000 Perpignan
Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 17h30
Entrée libre
• Du 17 mars au 17 mai 2017
Mémorial du Camp de Rivesaltes
avenue Christian Bourquin
66600 Salses-le-Château
Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h
Entrée libre
L’exposition sera ensuite présentée à l’Institut Français de Barcelone.