Archives par mot-clé : Féminisme

Visuelles.art : Entretien avec Fabienne Dumont, Historienne de l’art, critique et enseignante

Marie Docher est photographe, elle milite pour l’égalité des genres dans le milieu artistique (pas que, mais surtout). Après avoir scruté à la loupe les programmations des institutions et autres festivals de photographie afin de mettre en lumière que la visibilité et la présence des femmes photographes est bien trop réduite à travers son blog Atlantes et Cariatides, elle s’est lancée dans la création de MYX pour agir contre les stéréotypes sexués, et aujourd’hui elle présente une nouvelle plateforme intitulée Visuelles.art, pour decrypter ce que le genre fait aux artistes…

Nous avons souhaité partager avec vous quelques une de ses interviews. Aujourd’hui : Fabienne Dumont, Historienne de l’art, critique et enseignante.

Ecrire l’histoire de l’art, aller compléter tous les vides.

Fabienne Dumont est historienne de l’art, enseignante et critique d’art. Elle nous montre qu’une autre histoire de l’art est possible, d’autres méthodologies, d’une histoire où les femmes sont plus présentes qu’on voudrait le laisser croire. Il est question ici d’artistes comme Nil Yalter, Raymonde Arcier et Lea Lublin et de l’importance d’intégrer les travaux d’artistes femmes dans les collections publiques, avant qu’il ne soit trop tard.
Durée : 13 mn

 

Liens utiles

Esquisse d’une épistémologie de la théorisation féministe en art
par Fabienne Dumont : lien
Artistes évoquées
Nil Yalter
Raymonde Arcier
Lea Lublin

A LIRE : 
La place des femmes dans la Culture, table ronde à la Maison des Métallos
MYX : Agir contre les stéréotypes sexués

Visuelles.art : Agnès Saal, la feuille de route Egalité 2018-2022 du Ministère de la Culture

Marie Docher est photographe, elle milite pour l’égalité des genres dans le milieu artistique (pas que, mais surtout). Après avoir scruté à la loupe les programmations des institutions et autres festivals de photographie afin de mettre en lumière que la visibilité et la présence des femmes photographes est bien trop réduite à travers son blog Atlantes et Cariatides, elle s’est lancée dans la création de MYX pour agir contre les stéréotypes sexués, et aujourd’hui elle présente une nouvelle plateforme intitulée Visuelles.art, pour decrypter ce que le genre fait aux artistes. Aujourd’hui, Visuelles.art lance sa campagne de financement participatif avec la dernière vidéo d’Agnès Saal.

Agnès Saal, chargée de mission pour les labels Egalité et Diversité AFNOR, présente la feuille de route Egalité du Ministère de la Culture pour la période 2018-2022 qui ambitionne de passer enfin d’une égalité en droits à une égalité en actes. A un moment historique qui voit se croiser plusieurs mouvements politiques et sociaux, la prise de position des pouvoirs publics est un sujet d’importance lorsque l’on connaît les attentes fortes qu’elle suscite de la part des chercheur.ses, des acteur.rices du champ de l’art ou des différentes voix militantes, comme on a déjà pu le voir dans les entretiens de Marie Buscatto, Fabienne Dumont* ou Vincent David/Marie Docher.

Agnès Saal aborde donc avec nous les différents points de cette feuille de route tels que, entre autres, les objectifs chiffrés de progression de la part des femmes à la tête et dans la programmation des établissements publics et les contraintes mises en place pour y arriver, la lutte contre les stéréotypes, la mise en place d’actions contre le harcèlement sexuel et sexiste dans les écoles d’art ou encore la question des réseaux qui favorisent l’insertion professionnelle. Elle évoque également avec nous les principales difficultés auxquelles il faudra répondre pour que cette égalité puisse devenir réellement effective. « Il est temps que les choses changent »

Rejoignez les donateurs ! https://www.helloasso.com/associations/territoires-en-marge/collectes/visuelles-art-ce-que-le-genre-fait-a-l-art

Visuelles.art : Entretien avec Camille Morineau, historienne de l’art

Marie Docher est photographe, elle milite pour l’égalité des genres dans le milieu artistique (pas que, mais surtout). Après avoir scruté à la loupe les programmations des institutions et autres festivals de photographie afin de mettre en lumière que la visibilité et la présence des femmes photographes est bien trop réduite à travers son blog Atlantes et Cariatides, elle s’est lancée dans la création de MYX pour agir contre les stéréotypes sexués, et aujourd’hui elle présente une nouvelle plateforme intitulée Visuelles.art, pour decrypter ce que le genre fait aux artistes…

Nous avons souhaité partager avec vous quelques une de ses interviews. Aujourd’hui : Camille Morineau, historienne de l’art.

Camille Morineau, historienne de l’art, raconte l’exposition Elles@centrepompidou et la fondation d’AWARE qu’elle a créé par la suite.

Liens utiles

 

A LIRE : 
La place des femmes dans la Culture, table ronde à la Maison des Métallos
MYX : Agir contre les stéréotypes sexués

Visuelles.art : Entretien avec Marie Buscatto, Professeure de sociologie

Marie Docher est photographe, elle milite pour l’égalité des genres dans le milieu artistique (pas que, mais surtout). Après avoir scruté à la loupe les programmations des institutions et autres festivals de photographie afin de mettre en lumière que la visibilité et la présence des femmes photographes est bien trop réduite à travers son blog Atlantes et Cariatides, elle s’est lancée dans la création de MYX pour agir contre les stéréotypes sexués, et aujourd’hui elle présente une nouvelle plateforme intitulée Visuelles.art, pour decrypter ce que le genre fait aux artistes…

Nous avons souhaité partager avec vous quelques une de ses interviews. Aujourd’hui : Marie Buscatto, Professeure de sociologie.

Entrer, rester, être reconnue : les conditions de féminisation des mondes de l’art.

Marie Buscatto est professeure de sociologie à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne et chercheure à l’IDHES (Paris 1 – Cnrs). Dans cet entretien consacré aux conditions de féminisation du travail artistique, elle fait un point sur les recherches menées depuis une vingtaine d’années sur le travail artistique et décrit de façon très complète les processus sociaux à l’œuvre, de l’invisibilisation à la transgression.

Liens utiles

Paravent dans les concours de musique

  • Ecouter sans voir ; impact du paravent sur le recrutement des musiciennes des orchestres de Paris et d’Ile de France. ici
  • Le paravent dans les auditions d’orchestre facilite-t-il l’embauche de musiciennes ?Chronique d’Aliette de Laleu sur France Musique. ici

Du genre dans la critique d’art
Marie Buscatto, Mary Leontsini, Delphine Naudier

Pas une oeuvre d’art, pas un-e artiste ne peut échapper au jugement critique ! Que les artistes soient oublié-e-s, dénigré-e-s, invisibilisé-e-s, encensé-e-s, ou transformé-e-s en légendes, leur destinée dépend amplement du travail de sélection, de classement et de hiérarchisation opéré quotidiennement par les critiques d’art. Cet ouvrage interroge à nouveaux frais un point aveugle des analyses de la réception critique : celui du genre.

S’appuyant sur divers terrains – musique, danse, littérature et arts plastiques – menés dans différents pays – Allemagne, Argentine, Canada, Etats-Unis, Espagne, France, Grèce -, il saisit, dans leur diversité et leur complexité, les manières dont le genre opère au sein de cette institution communément appelée « critique d’art ». Sous quelles formes les artistes accèdent-ils et elles aux colonnes des journaux et des revues ? Quels sont les discours genres mobilisés pour catégoriser, hiérarchiser, distinguer les oeuvres, les lectorats, ou les artistes ? En quoi l’appartenance sexuée des critiques d’art contribue-t-elle, ou non, à la bicatégorisation sexuée de la réception critique ? Quels sont les ressorts sociaux des transgressions genrées observées dans la critique d’art à l’aube du XXIe siècle ? ici

Stéréotypes genrés dans l’œuvre, reconnaissance esthétique et succès marchand d’une artiste plasticienne : le cas de Marina Abramović

par Clara Lévy et Alain Quemin 

Les performances de l’artiste plasticienne d’origine serbe Marina Abramović permettent d’explorer doublement la thématique des stéréotypes genrés dans l’art. Premièrement, un grand nombre des œuvres de cette artiste traitent de la question de l’identité sexuée et de la domination masculine, même si elle s’est toujours défiée et explicitement démarquée d’un art « féministe ». Deuxièmement, son succès artistique est réel, attesté par un certain nombre de classements indigènes au monde de l’art – mais partiellement fondé sur sa reconnaissance comme artiste féministe (même si, donc, elle refuse cet étiquetage), alors même que sa cote (commerciale) est nettement en deçà, ce en quoi elle occupe bien une position assez typiquement féminine sur le marché de l’art. ici

La culture, c’est (aussi) une question de genre
par Marie Buscatto

Tenter, rentrer, rester : les trois défis des femmes instrumentistes de jazz

par Marie Buscatto

Marie Buscatto, sociologue, est maître de conférences à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, chercheure au Laboratoire Georges Friedmann et membre associée du Centre Maurice Halbwachs (ens-ehess-cnrs). Elle a mené différentes enquêtes ethnographiques dans de grandes organisations modernes – centre d’appels, industrie automobile, entreprises d’assurance, secteur de la distribution – et dans le monde du jazz français. Ses travaux actuels portent sur les difficultés d’accès et de maintien des femmes aux métiers de l’art, et plus largement aux professions supérieures encore très « masculines ». De manière parallèle, elle développe une réflexion épistémologique sur l’ethnographie du travail organisé. Elle a notamment publié Femmes du jazz. Musicalités, féminités, marginalisations (cnrs Éditions, 2007) ; « Chanteuse de jazz n’est point métier d’homme. L’accord imparfait entre voix et instrument en France » (Revue française de sociologie, 44 (1), 2003, pp. 33-60) et « Ethnographies du travail artistique : apports et usages épistémologiques » (Sociologie de l’art, Opus 9-10, 2006, pp. 89-105).ici

A LIRE : 
La place des femmes dans la Culture, table ronde à la Maison des Métallos
MYX : Agir contre les stéréotypes sexués

Visuelles.art : Entretien avec Marie Robert, Conservatrice au Musée d’Orsay en charge de la photographie

Marie Docher est photographe, elle milite pour l’égalité des genres dans le milieu artistique (pas que, mais surtout). Après avoir scruté à la loupe les programmations des institutions et autres festivals de photographie afin de mettre en lumière que la visibilité et la présence des femmes photographes est bien trop réduite à travers son blog Atlantes et Cariatides, elle s’est lancée dans la création de MYX pour agir contre les stéréotypes sexués, et aujourd’hui elle présente une nouvelle plateforme intitulée Visuelles.art, pour decrypter ce que le genre fait aux artistes…

Nous avons souhaité partager avec vous quelques une de ses interviews. Aujourd’hui : Marie Robert est conservatrice en charge de la photographie au Musée d’Orsay. Elle nous parle de l’exposition « Qui a peur des femmes photographes 1839-1945 ? »
Site de l’exposition.

L’entretien a été réalisé pour l’évènement organisé à la Maison Européenne de la Photographie intitulé : Ni vues ni connues : comment les femmes font carrière (ou pas) en photographie ».
Conférence : ici
Film éponyme : ici

 

A LIRE : 
La place des femmes dans la Culture, table ronde à la Maison des Métallos
MYX : Agir contre les stéréotypes sexués

Visuelles.art : Entretien avec Alain Quemin, Professeur de sociologie

Marie Docher est photographe, elle milite pour l’égalité des genres dans le milieu artistique (pas que, mais surtout). Après avoir scruté à la loupe les programmations des institutions et autres festivals de photographie afin de mettre en lumière que la visibilité et la présence des femmes photographes est bien trop réduite à travers son blog Atlantes et Cariatides, elle s’est lancée dans la création de MYX pour agir contre les stéréotypes sexués, et aujourd’hui elle présente une nouvelle plateforme intitulée Visuelles.art, pour decrypter ce que le genre fait aux artistes…

Nous avons souhaité partager avec vous quelques une de ses interviews. Aujourd’hui : Alain Quemin, Professeur de sociologie.

Interview d’Alain Quemin évoque la situation des artistes femmes sur le marché de l’art contemporain. La vidéo est ici.

Liens utiles :
Rapport Le rôle des pays prescripteurs sur le marché et dans le monde de l’art contemporain
Stéréotypes genrés dans l’œuvre, reconnaissance esthétique et succès marchand d’une artiste plasticienne : le cas de Marina Abramović : ici

A LIRE : 
La place des femmes dans la Culture, table ronde à la Maison des Métallos
MYX : Agir contre les stéréotypes sexués

Visuelles.art : Entretien avec Julie Crenn, critique d’art et commissaire d’exposition

Marie Docher est photographe, elle milite pour l’égalité des genres dans le milieu artistique (pas que, mais surtout). Après avoir scruté à la loupe les programmations des institutions et autres festivals de photographie afin de mettre en lumière que la visibilité et la présence des femmes photographes est bien trop réduite à travers son blog Atlantes et Cariatides, elle s’est lancée dans la création de MYX pour agir contre les stéréotypes sexués, et aujourd’hui elle présente une nouvelle plateforme intitulée Visuelles.art, pour decrypter ce que le genre fait aux artistes…

Nous avons souhaité partager avec vous quelques une de ses interviews. Aujourd’hui : Julie Crenn, critique d’art et de commissaire d’exposition.

Renarder, dit-elle. (11 mn)

Julie Crenn fait partie d’une nouvelle génération de critiques d’art et de commissaires d’exposition. Elle a défendu une thèse sur les pratiques textiles contemporaines et mené des recherches sur les arts contemporains africains.
Elle nous parle d’engagement, de l’exposition comme espace politique, d’intersectionnalité, d’activisme, et du projet à long terme qu’elle mène avec Pascal Lièvre : Herstory

Liens utiles
Site de Julie Crenn
Site de Pascal Lièvre
Chaîne Youtube : Herstory

A LIRE : 
La place des femmes dans la Culture, table ronde à la Maison des Métallos
MYX : Agir contre les stéréotypes sexués

Hommage aux pionnières et aux combattantes des droits des femmes

Aujourd’hui, jeudi 8 mars, nous célébrons la journée internationale des droits des femmes. L’année passée, chaque jour au mois de mars, nous publiions le portrait d’une femme qui par ses actions ou ses opinions, avait changé le statut de la femme dans la société : artistes, politiques, scientifiques… nous avions sélectionné 22 femmes.

Cette année, pour ce mois de mars, j’avais dans l’idée de publier chaque jour l’interview d’une femme contemporaine évoluant dans le milieu de la photographie et de l’art. Cette tâche laborieuse  a commencé par l’élaboration d’une liste comportant 22 noms. Et puis très vite on se pose l’ultime question – car 22 c’est peu – « pourquoi celle-ci et pas celle là ? »… Ces choix allaient forcement être subjectifs, trop sans doute, alors je me suis ravisée. Car ces femmes, ces contemporaines, méritent plus qu’une visibilité occasionnelle, pas seulement pour un jour, voire pour un mois, on doit leur donner cette place au quotidien… Donc je me suis mise à compter… à calculer la présence des femmes dans nos publications. Avec plus de 3500 articles mis en ligne en un peu plus d’un an, je me suis concentrée sur les rencontres et les interviews que nous avons réalisées. 80 femmes contre 70 hommes. Nous avons des efforts à faire pour une parfaite parité, mais ce presque-équilibre en légère faveur pour les femmes est plutôt bon signe. En tout cas il me rassure, car j’appréhendais un peu son résultat. Alors, certes Mowwgli a été créé par deux femmes, cela nous rend peut-être plus sensibles à donner une résonance équitable entre les hommes et les femmes ? Ou bien serait-ce le signe que les femmes montrent de plus en plus la place qu’elles occupent ? Il n’en reste pas moins qu’il y a encore nombre de combats à mener.

J’ai donc décidé de me tourner vers le passé, vers celles qui se sont imposées, qui ont lutté pour nous offrir la vie que nous menons aujourd’hui, en publiant de nouveau le portrait de ces 22 pionnières et combattantes des droits des femmes ! Cliquez sur les images pour découvrir leurs histoires étonnantes !

Mary Dillwyn, l’une des pionnières de la photographie

Autoportrait de Marie Dillwyn, vers 1853

Kathrine Switzer s’impose dans un marathon

Simone Segouin, figure de la résistance française

Marguerite Yourcenar, première femme à l’Académie française

Marguerite Yourcenar à l’Académie © Rue des Archives

Anna Fischer, première femme astronaute à participer à une mission de la Nasa

Anna Fischer

Simone Veil et la dépénalisation de l’IVG

Eugénie Niboyet et La Voix des Femmes

Eugénie Niboyet (c.1880) © Nadar

Louis Weiss, engagée dans le combat du droit de vote féminin

Louise Weiss lors d’une manifestation des suffragettes en mai 1935

Rosa Parks contre la ségrégation raciale

Rosa Parks arrêtée par la police le 5 décembre 1955

Dolores Ibárruri, ¡ No Pasarán !

Photographe anonyme. La Pasionaria, Dolores Ibarruri, Guerre d’Espagne, 1936. Tirage argentique

Marie Curie, femme de science pionnière

Marie Curie en 1903. © Musée Curie

Maud Wagner, première femme tatoueuse

Maud Wagner

Bella Abzug, leader du féminisme

Photographe anonyme. Bella Abzug, leader féministe. New York, 23 avril 1972. Wire photo.

Jeanne Chauvin, première femme avocate

Jeanne Chauvin, gravure de Louis Rémy Sabattier

Valentina Terechkova, première cosmonaute

Valentina Terechkova

Joséphine Baker, artiste résistante

Josephine Baker, 1961 © Archives Sud Ouest – Source : sudouest.fr

Nettie Stevens, généticienne

Nettie Stevens

Juliet Margaret Cameron, photographe

Julia Margaret Cameron photographié par son fils Henry

George Sand, une romancière engagée

George Sand © Nadar

Séverine, journaliste et auteur insurgée

Séverine – Caroline Remy

Germaine Poinso-Chapuis, première femme Ministre en France

Simone de Beauvoir, féministe égalitaire

Simone de Beauvoir © Pierre Boulat / Agence Cosmos

Ouverture de la galerie Miranda, saison féminine avec Jo Ann Callis

L’australienne Miranda Salt inaugure aujourd’hui, dans le 10ème arrondissement de Paris, sa galerie dédiée à la photographie fine art et à l’édition. Une date inaugurale qui n’est pas choisie au hasard, puisque la Galerie Miranda nous offre un premier cycle d’expositions dédié à trois artistes femmes. C’est la photographe américaine Jo Ann Callis qui ouvre le bal avec la série culte, « Early Color », il s’agit de sa première exposition personnelle en Europe.

Le travail de Jo Ann Callis est rapidement remarqué malgré les obstacles auxquels elle a dû faire face : mariée à l’âge de 21 ans, elle est rapidement devenue mère de deux enfants et a donc dû suivre des cours du soir pour finalement obtenir son diplôme en arts plastiques à l’âge de 34 ans, en 1974. La même année, Callis expose un premier travail ‘fétiche’ à la Women’s Building, un centre féministe situé à Downtown Los Angeles.

 « Ces images ne parlent pas uniquement de sexualité mais aussi des limites et des frontières de la photographie, et de sa capacité à nous interpeller. Elles posent la question : peut-on photographier une pensée ? Une image peut-elle représenter à la fois de la sensualité et du cérébral ? Depuis les années 60, Jo Ann Callis explore ces émotions complexes et souvent contradictoires ; aussi, ses photographies sont à la fois esthétiques et gênantes, délicates et crues, mystérieuses et réfléchies. » – Francine Prose

Produite entre 1976 et 1977, au pic du mouvement pour les droits des femmes, la série Early Color’ est subtile, dérangeante et beau à la fois. Réalisé au domicile de l’artiste qui, en plein divorce, met en scène les plaisirs, les troubles et les angoisses de la vie domestique. En mélangent les matières et les surfaces – la peau, le tissu du mobilier mais aussi la soie, le cuir, des traces de rouge à lèvre, du miel – l’artiste propose une vision du corps et un « érotisme mystérieux » (Dazed magazine, 2014) qui sont l’antithèse des postures explicites et codifiées par la pornographie et la publicité de l’époque. Se sentant en phase avec la bataille menée pour les droits des femmes, en pleine ébullition à l’époque, Callis ne se décrit  pourtant pas comme une ‘militante’. Avec cette série, elle a voulu retranscrire un état d’esprit révélé par le corps.
Ce travail est frappant par son approche contemporaine, il a été découvert par le public en 2014 à la ROSEGALLERY de Los Angeles.

De mars à juillet, trois expositions et une sélection de livres feront découvrir ou redécouvrir des artistes aux parcours exceptionnels dont deux sont notamment lauréates de la Bourse Guggenheim et la troisième, une figure de proue de l’art militante et féministe des années 70.

INFORMATIONS PRATIQUES
Early Color
Jo Ann Callis
Du 8 mars au 28 avril 2018
galerie Miranda
21 rue du Château d’Eau
75010 Paris
http://www.galeriemiranda.com