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Féminité et Grands frissons au Musée du Quai Branly!

Il ne vous reste plus que quelques jours pour découvrir l’exposition « Vous êtes finies, douces figures » au Musée du Quai Branly. Ici, les portraits photographiques de Bettina Rheims côtoient statues et masques africains. Un face à face étonnant au sein du musée des arts premiers. Parallèlement à cette exposition, on ne peut que vous conseiller de faire un détour pour fouler les allées de l’excellentissime expo « Enfers et fantômes d’Asie » visible jusqu’au 15 juillet prochain. Un doublé gagnant entre ôde à la féminité et exploration de la terreur.

Des photographies là où on ne les attend pas

Au milieu du dédale du Musée, on accède par un petit escalier à l’Atelier Martine Aublet (fondatrice de la politique mécénat du Quai Branly disparue en 2011). Un espace de liberté au cœur du Musée, qui accueille l’exposition de Bettina Rheims. Ce lieu d’expérimentation, presque caché, associe pour cette proposition curatoriale les portraits photographiques issus de sa série Polaroïd « Héroïnes » en résonance avec des statues, masques africains et sculptures d’Océanie choisis autour du thème de la féminité et de la représentation des femmes. Les associations d’œuvres racontent des histoires et nous offrent un autre regard sur les collections du musée. Le ton est rapidement donné, l’exposition orchestrée par la photographe elle-même et Philippe Dagen, est introduite par un grand portrait de sa série Femen; une femme à moitié nue portant sur le ventre une inscription, « Délivrez nous du mâle !« . Les tirages sont ensuite installés dans les vitrines au milieu d’une sélection d’objets africains et d’Océnanie.

La présence de la photographie peut surprendre au premier abord au sein de la multitude d’œuvres exposées, ce n’est pourtant pas un hasard. Très vite après l’ouverture du Musée du Quai Branly en 2006, la Biennale PhotoQuai a fait son apparition (2007-2015), la manifestation ayant pour mission de mettre en avant les artistes photographes du monde entier. L’année suivante, dès 2008, le Musée met en place une Résidence photographique annuelle. On n’oublie pas également que le Musée rassemble une collection d’arts graphiques considérable, et une collection photographique de plus de 700 000 pièces !

Ici, l’exposition « Vous êtes finies, douces figures », vous laissera peut-être sur votre faim, par sa petite surface. Alors, ne quittez pas le Musée sans être passé par l’exposition temporaire du moment : « Enfers et fantômes d’Asie » !

Une plongée dans le monde des esprits et de l’épouvante

La nouvelle exposition du Musée du Quai Branly fait parler d’elle, tant sur le fond que sur la forme. Une découverte passionnante pour les amateurs de frissons. On embarque alors pour un voyage à travers les contes et les légendes d’Asie. L’exploration est complète : la religion, le cinéma, le théâtre en passant par le manga ou encore le jeu vidéo, on déambule au fil des salles à pas mesurés.
Dès l’entrée de l’exposition, on commence à entendre les cris des visiteurs à la fois inquiets et amusés.
Depuis toujours, les esprits sont un réservoir de forme et de création pour les artistes, on se rend d’ailleurs compte, dans ce domaine, de ce que la culture asiatique a apporté au monde occidental.
Nous ne souhaitons pas vous en dire plus sur ce que vous découvrirez une fois l’entrée franchie, mais méfiez-vous, dans les recoins sombres peuvent parfois apparaître des personnages particulièrement effrayants !

INFORMATIONS PRATIQUES
• Vous êtes finies, douces figures
Bettina Rheims
/!\ Derniers jours : Du 20 mars au 3 juin 2018
• Enfers et fantômes d’Asie
Du 10 avril au 15 juillet 2018
Musée du quai Branly – Jacques-Chirac
37 Quai Branly
75007 Paris
Fermeture le lundi.
Mardi, mercredi, dimanche : 11h00-19h00
Jeudi, vendredi, samedi : 11h00-21h00
http://www.quaibranly.fr

Sortie prochaine de Terres Basses par Gabrielle Duplantier aux éditions lamaindonne

En mars prochain, les éditions lamaindonne sortent Terres Basses, le nouvel ouvrage photographique de Gabrielle Duplantier. Ce livre, fait suite à Volta publié chez le même éditeur en 2014, qui est aujourd’hui épuisé. Cette série sera également présentée dans le cadre de la grande exposition Eyes Wild Open qui s’ouvre cette semaine à Bruxelles.

Une balade dans un univers dense et riche, où l’on retrouve son goût pour les paysages, les portraits de femmes et d’enfants… Un travail photographique puissant et délicat en même temps, qui ne cède jamais à l’artifice, où elle témoigne de la vie, de ses accidents et de ses joies, de ses incertitudes et de ses espérances.

L’amour que Gabrielle Duplantier porte à ses sujets est toujours là, permettant au lecteur de rentrer dans l’intimité de son entourage, avec pudeur et infiniment de douceur. Un regard amoureux qui transforme le noir en lumière.

L’écriture photographique personnelle de l’artiste s’est faite au fil du temps, inspirée par les peintres, son univers est intimiste, essentiellement féminin, et révèle le fantastique de l’ordinaire, avec un traitement sombre du noir et blanc.

En attendant de retrouver l’ouvrage en librairie, vous pouvez, dès à présent, réserver Terres Basses auprès de lamaindonne pour recevoir une édition signée directement chez vous !

INFORMATIONS PRATIQUES :
• Terres Basses
Gabrielle Duplantier
Editions lamaindonne
21 x 28 cm
144 pages
85 photographies
Sortie : Mars 2018
Prix 36€
http://www.lamaindonne.fr/
editions.lamaindonne@orange.fr
http://www.gabrielleduplantier.com

• Eyes Wild Open
Du 22 février au 24 avril 2018
Le Botanique
Centre Culturel de la Fédération Wallonie- Bruxelles
Rue Royale, 236
1210 Bruxelles
Belgique
http://botanique.be/fr/expo/eyes-wild-open-sur-une-photographie-qui-tremble

Arvida Byström, une artiste qui casse les codes de la féminité

Artiste féministe engagée, Arvida Byström suédoise de 26 ans s’est fait connaitre sur Instagram par son esthétique body positive pour que les femmes acceptent leur corps comme il est. Elle continue à faire polémique ces derniers mois en publiant un livre de ses photos censurées et en posant pour Adidas les jambes non épilées. Les poils, la liberté sexuelle, les règles, le sang, les boutons, la sensualité, Arvida casse les codes de la féminité imposés par la société dans une esthétique teintée de rose. Young Photography now revient sur son parcours et publie le Portfolio d’un mix de ses créations désormais incontournables sur la toile!

Arvida Byström Instagram

Le 26 septembre dernier, elle posait ainsi dans une campagne de pub pour Adidas, dans une robe à corset, les chaussures de la marque à ses pieds. Face à la caméra, elle explique: « je pense que n’importe qui peut être féminin, mais que dans la société d’aujourd’hui, on en a peur ».

Publicité Adidas qui a fait scandale sur Internet et lui a valut des réactions de soutiens, très nombreux et aussi de haine très agressifs et vulgaires. Et de nombreux articles dans la presse.

« Ma photo de la campagne Adidas Superstar a reçu beaucoup de commentaires agressifs la semaine dernière. Je suis blanche, sans handicap, cis (non transgenre NDLR), avec comme seul détail non conforme quelques poils sur mes jambes. J’ai littéralement reçu des menaces de mort dans ma boîte de messages personnels.

Je ne peux même pas imaginer ce que c’est de ne pas avoir tous ces privilèges et essayer d’exister dans ce monde. J’envoie de l’amour, essayez de vous rappeler que tout le monde ne vit pas les mêmes expériences personnelles. Merci aussi pour tout l’amour, j’en ai reçu beaucoup aussi »

« Je suis définitivement féministe », revendique la photographe dans une interview donnée à Dazed en 2015. « Alors que j’avais 18 ans, une amie m’a introduit aux idées féministes, puis j’ai découvert des blogs sur le féminisme queer« , troisième vague féministe née aux États-Unis dans les années 1980 et mettant l’accent notamment sur les luttes LGBT.

Elle qui se décrit comme une femme queer est adepte de tout ce qui est habituellement considéré comme féminin, et imprègne la grande majorité de ses photos de teintes rose. Mais elle prend aussi un grand plaisir à subvertir toutes les normes dominantes

Sur son compte instagram, désormais suivi par plus de 250.000 personnes, elle poste des selfies, sur lesquels elle assume tous les petits détails de son corps: grains de beauté, boutons, bleus… Et ses poils, bien évidemment, qu’il s’agisse de poils sur ses jambes, sous ses aisselles, ou de poils pubiens.

Son livre – “Pics or it didn’t happen” est une expression de nerd qui signifie “Envoie-moi une photo de ce dont tu te vantes en ligne ou je considère que cela n’a jamais eu lieu”. C’est aussi le titre du livre d’Arvida Byström a publié cette année, il rassemble toutes ses photos censurées par Instagram, donc des inédits et tout ce qui dérange les réseaux sociaux, l’engagement des artistes pour la liberté d’expression.

Arvida Byström prend la maxime au pied de la lettre et considère qu’un – vrai – corps de femme (avec des poils, des cicatrices, parfois des bleus, des bourrelets, la cellulite, dans des poses lascives ou nonchalantes, avec des règles ou même des tétons) n’existe pas tant qu’on ne le montre pas. Exaspérée – comme sa complice Molly Soda, autre créative de l’ère Internet avec qui elle cosigne l’ouvrage – par la disparition de l’une de ses images sur le réseau social, elle lance il y a quelques mois un appel à témoin. Les photographes Petra Collins et Harley Weir, la poète Rupi Kaur ou encore l’artiste Amalia Ulman et des douzaines d’autres répondent à cette sollicitation et envoient les originaux des images retirées de leurs comptes. Leur point commun ?

Elles sont souvent en rapport avec le corps de la femme et sa sexualisation, même si c’est parfois ténu et éloigné des choses interdites par le règlement d’Instagram. On ne comprend pas toujours, Instagram n’explique pas pourquoi ta photo disparaît, parfois six mois après, et tu te demandes ce que tu as bien pu faire de mal, comme cette image d’une fille au téléphone en hijab, raconte Molly Soda dans une interview vidéo. Tu penses que tu contrôles ton image, mais ce sont eux qui la possède, un peu comme dans une relation toxique.

Les réseaux sociaux seraient donc à la fois prescripteurs mais aussi régulateur et censeur qui décident de ce qui est de l’art aujourd’hui ? C’est aussi ce que dénonce Arvida Byström dans ce livre « Pics or it didn’t happen » et sur son compte Instagram qu’elle continue à alimenter de ses créations et de ses actus.

Son parcours

Introvertie, en proie à ses doutes de préadolescente, elle s’adonne aux selfies dès l’âge de 12 ans. « Vous êtes préado, ado, vous voulez savoir comment le monde vous voit vraiment, alors j’ai fait des quantités énormes de selfies », explique-t-elle sur le site Wonderland Magazine. Quatre ans plus tard, ses clichés sont repérés par Vice, qui lui propose une première collaboration.

« Je pense qu’internet est important pour beaucoup de personnes », témoigne-t-elle sur Dazed. « Pour moi, c’était une fenêtre ouverte sur la chambre étroite de la dépression adolescente, parce que je pouvais être en ligne et rencontrer des gens même si je me sentais comme une merde. » Sur tumblr, elle découvre les sous-cultures du web, qui l’aident à se construire son esthétique kitsch et très féminine.

En 2012, elle réalise avec Vice un nouveau projet « There Will Be Blood ». Elle photographie des femmes avec le sang de leurs règles, ce qui lui vaut de nombreux commentaires déjà agressifs. Malgré les contraintes du mannequinat, elle refuse de se raser. Modèle depuis ses 13 ans en Suède, on lui dit que ses hanches sont trop épaisses. Elle continue à Londres, où elle ouvre pendant un temps sa propre galerie. Là-bas, elle rejoint l’anti-agency, une agence de mannequinat pour ceux « trop cool pour être simplement modèles », décidée à rompre avec les codes traditionnels du milieu. Elle s’installe ensuite à Los Angeles.

Elle continue d’interroger la transgression en publiant, au mois de mars 2017, un livre, Pics or it didn’t Happen, avec son amie Molly Soda. Elle y recueille 250 photos censurées par Instagram, parfois parce qu’elle ne respectaient les règles sur la nudité, d’autres fois pour des raisons plus obscures. « Le corps des femmes est constamment policé« , accusait ainsi, Molly Soda, « pourquoi Instagram ferait-il exception ? »

En 2015, Facebook avait déjà censuré une photo tirée de sa performance « Selfie Stick Aerobic« : on distinguait la forme de sa vulve à travers son survêtement.

Pour autant, Arvida Byström ne considère pas que ses créations soient féministes. « Le féminisme est davantage un éventail, il change et dépend de son contexte », argumente-t-elle. Mais c’est déjà assez pour choquer les partisans des normes dominantes de féminité.

Portfolio publié dans YPN, à suivre sans modération !
http://ypnmag.com/arvida-bystrom-portfolio-13/

Révéler L’étoffe de Maya-Ines Touam exposé à la BnF

L’exposition de la Bourse du Talent 2016 est présentée à la Bnf jusqu’au 26 mars prochain avec le soutien de Picto Foundation. Chaque semaine, nous vous donnons rendez-vous pour découvrir les travaux des photographes exposés. Après avoir interviewer les quatre lauréats, nous partageons avec vous les séries coup de cœur présentées aux côtés des lauréats. Aujourd’hui focus sur la série « Révéler L’étoffe » de Maya-Ines Touam, sélectionnée à la Bourse du Talent sur le thème de la Mode.

« Révéler l’étoffe » présente une série d’une quarantaine de photographies de femmes de tous âges et milieux confondus. Réalisés à Oran en 2016, après Alger en 2014, ces portraits décèlent la multiplicité des avis d’Oranaises dans leurs façons d’arborer le voile, tentant de fixer la diversité de l’objet de coquetterie à sa forme la plus coercitive. Ces profils ont été sélectionnés selon leur histoire et leur sensibilité, véritable affirmation d’une féminité accomplie.

Dans cette série, Maya-Ines Touam cherche à rendre compte de la richesse d’une tradition plurielle et mouvante, aussi bien religieuse, sociétale qu’esthétique.

Ce travail a été produit par le collectif HAB.B. qui a obtenu une aide à la création de l’Institut français d’Alger en 2014.

Les photographies sont accompagnées d’interviews retranscrites.

Maya-Ines Touam est une jeune artiste non confessionnelle, dite en « trait d’union » issue d’une culture musulmane, entrelacée dans cet entre-deux, intégrant les influences de son pays d’origine aux références de son pays de naissance. À la différence de ses aînées elle n’est pas « une artiste en exil1».

Son identité est en constant mouvement et en devenir. Comme l’expression qui lui est chère d’Edouard W. Said : « Nul aujourd’hui n’est seulement ceci ou cela, Indien, femme, Musulman, Américain, ces étiquettes ne sont que des points de départ2

Les questions identitaire furent le point de depart de ce jeune binôme.

Leur premières interrogations à ce propos ont concerné l’ambivalence du pouvoir féminin dans le monde arabo-musulman. Ces femmes définies par l’artiste Boushra Almutawakel « soit comme exotiques, belles, mystérieuses, soit sans défense, opprimées et enlaidies3» dévoilant les prémices de la subtile complexité du positionnement du voile face au monde.

Actuellement, les deux artistes ne sont pas dans une revanche face à l’orientalisme ou au post-colonialisme mais dans une démarche critique engagée, utilisant, entre autres, certains codes générationnels pour expérimenter plastiquement les représentations et les symboles du voile contemporain.

Ces constellations de voiles, véritables membranes entre fort intérieur et monde extérieur, voient leur sens et leur symbole constamment remis en question, leur définition en est mouvante et floue car « variable selon [leurs] propres frontières mentales4».

À travers ses recherches plastiques, Maya et Thomas tentent d’avoir une réflexion transversale et interrelationnelle dans les domaines des sciences humaines et des beaux-arts.

« Dès le début, j’ai pris la décision que ce travail n’allait pas traiter de moi ou de mes opinions sur le sujet et que ma proposition serait de ne pas en avoir. Je me suis dès lors située en posant uniquement des questions, sans ne jamais y répondre. L’interrogation et la curiosité principale était simplement le fait d’être une femme dans l’islam5» (Shirin Neshat).

Bien que sa démarche diverge de celle de ce binôme, l’idée d’interrogations constante anime le travail de Maya-Ines et Thomas Echegut.

Ils cherchent également à définir les frontières tangibles de la place de l’onirique, de la liberté d’agir et de penser dont ces femmes peuvent jouir tandis que l’Occident fantasme sur le hijab.

Pourquoi et comment un tissu traditionnel, culturel et religieux peut à se point attirer, apeurer, provoquer mais surtout diviser l’opinion dans le monde ?

« Les femmes arabes ont toujours occupé l’espace privé, mais où qu’une femme se trouve, dès qu’un homme pénètre dans cet espace il le rend public6 » (Lalla Essaydi).

Vision fascinante d’un passage entre espace privé et public au sein même de cette étoffe, entre réel et imaginaire que ces jeunes artistes tentent d’exprimer.

Comment percevoir la femme musulmane qui semble traverser le temps, fidèle aux traditions, tout en s’adaptant à ce monde en constante évolution ?

1 Shirin Neshat, « L’Art en exil », TEDtalks, 2010.
2 Edward W. Saïd, L’Orientalisme: L’Orient créé par l’Occident, trad. de Catherine Malamoud, Éditions du Seuil, Paris, 1980.
3 Anahi Alvisio-Marino, « Boushra Almutawakel : Researching for alternative discourses », Nafass Art magazine, octobre 2010 (article consultable en ligne sur www.universes-in-universe.org/eng/nafas/articles/2010/boushra_almutawakel).
4 Véronique Rieffel, Islamania, de l’Alhambra à la burqa, histoire d’une fascination artistique, p165, Éditions Beaux-Arts, 2011.
5 Shirin Nesshat. Ed Galerie Jerôme de Noirmont, 1999 p6
6 Lalla Essaydi « L’orientalisme revu et corrigé de Lalla Essaydi », Courrier international, n° 1128, 4 juin 2012

http://cargocollective.com/Maya-InesTouam

Retrouvez les interviews des lauréats :
Rencontre avec Hicham Gardaf, lauréat de la Bourse du Talent Espace
 Rencontre avec Charles-Henry Bédué, lauréat de la Bourse du Talent Mode 
 Rencontre avec Vincent Gouriou, lauréat de la Bourse du Talent Portrait 
 Rencontre avec Sandra Mehl, lauréate de la Bourse du Talent Reportage

EXPOSITION
• Bourse du Talent – Edition 2016
Derniers Jour !!! Jusqu’au 26 mars 2017
BnF – Site François-Mitterrand
Allée Julien Cain
Quai François-Mauriac
75706 Paris Cedex 13
Du mardi au samedi de 9h à 20h
dimanche de 13h à 19h
lundi de 14h à 20h
Fermé les jours fériés
Entrée libre
http://www.bnf.fr
http://www.picto.fr/pictofoundation/

LIVRE
Identités à venir
Bourse du Talent 2016
Editions Delpire
ISBN : 979-10-95821-05-2
22€
http://www.delpire-editeur.fr