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Jeunes Générations, une commande publique du CNAP
Stéphane Lavoué

« Jeunes-Générations » est une commande publique photographique nationale sur la Jeunesse en France pilotée par le Centre national des arts plastiques (Cnap) en collaboration avec l’association CéTàVOIR. 15 photographes ont réalisé cette commande et chaque semaine nous vous proposons de découvrir le travail de l’un d’entre eux accompagné de leur témoignage. Aujourd’hui rencontre avec Stéphane Lavoué.

« La jeunesse en France » met en lumière les acteurs d’un monde en devenir, que ce soit à travers leurs pratiques culturelles ou leur préparation à la vie.

Mowwgli : Comment appréhende-t-on une commande publique en photographie ?

Stéphane Lavoué : J’ai eu cette chance d’avoir une importante culture de la commande, puisque j’ai longtemps travaillé dans la presse. La petite difficulté, c’est qu’il s’agissait pour moi de ma première commande publique, et je devais réussir à me détacher de la commande de presse afin de créer un univers plus personnel et qui ne soit pas uniquement du documentaire.
Je leur ai donc proposé de m’intéresser à la jeunesse bigoudène et plutôt que de rester uniquement sur une série de portraits, j’ai souhaité recréer toute une narration photographique qui embarque le spectateur dans mon univers personnel, un peu plus onirique. J’ai donc assemblé des paysages aux portraits afin d’apporter une atmosphère supplémentaire. Tout cela en 10 images, ce qui est finalement l’exercice le plus difficile de cette commande.

M : Comment avez-vous abordé votre proposition autour de la jeunesse ?

S. L. : Je vis en Bretagne depuis un an, où je mène des projets photographiques dans le cadre de ‘La France Vue d’Ici« , ma proposition pour cette commande était donc simple, je souhaitais proposer un regard sur la jeunesse de ce territoire. Avec l’aide de la presse locale qui a relayé mon appel à la jeunesse, j’ai pu développer mon réseau et rencontrer beaucoup de jeunes très motivés par le projet et enthousiastes à l’idée de me confier leur choix de vivre aux pays Bigoudins parfois au détriment d’une ambition professionnelle dans l’espoir de préserver leur culture.
Je me suis retrouvé face à des jeunes qui vivent de manière non-connectée, un certain nombres n’ont pas d’emails, n’utilisent pas ou peu les réseaux sociaux… On y découvre un vrai contraste entre l’idée qu’on peut se faire de la jeunesse d’aujourd’hui et ces jeunes qui vivent dans une communauté fière de leur culture et de leurs traditions.

http://www.stephanelavoue.fr

EXPOSITION ITINERANTE
Jeunes Générations
• Printemps 2017
> Ministère de la Culture et de la Communication
Exposition extérieure sur la façade du ministère.
> SNCF Gares & Connexions dans les gares de Bordeaux, Lille, Marseille, Paris – Gare de Lyon et Strasbourg.
• Du 24 mai au 11 juin 2017
Dans le cadre du festival ImageSingulières de Sète
http://www.cnap.fr/«-jeunes-generations-»

EDITION
Jeunes Générations
Editions Le Bec en L’air
224 pages
200 Photographies
22 x 27,5 cm
ISBN : 978-2-36744-110-8
28€
http://www.becair.com/livre/jeunes-generations
Disponible en librairie à compter du 4 mai 2017

Les photographes participants : Pablo Baquedano, Marie-Noëlle Boutin, Gilles Coulon, Chimène Denneulin, Claudine Doury, Gabrielle Duplantier, Guillaume Herbaut, Yohanne Lamoulère, Stéphane Lavoué, Géraldine Millo, Myr Muratet, Alexandra Pouzet et Bruno Almosnino, Lola Reboud, Klavdij Sluban, Patrice Terraz.

Jeunes Générations, une commande publique du CNAP
Gilles Coulon

« Jeunes-Générations » est une commande publique photographique nationale sur la Jeunesse en France pilotée par le Centre national des arts plastiques (Cnap) en collaboration avec l’association CéTàVOIR. 15 photographes ont réalisé cette commande et chaque semaine nous vous proposons de découvrir le travail de l’un d’entre eux accompagné de leur témoignage. Aujourd’hui rencontre avec Gilles Coulon.

« La jeunesse en France » met en lumière les acteurs d’un monde en devenir, que ce soit à travers leurs pratiques culturelles ou leur préparation à la vie.

Mowwgli : Comment appréhende-t-on une commande publique en photographie ?

Gilles Coulon : Lors d’une commande, on réfléchi surtout à la restitution de l’oeuvre que l’on doit créer. C’est à dire que l’on se met vraiment dans la perspective d’un travail à réaliser en atelier.
Étape par étape, choix des personnes à photographier, premiers tests de prise de vues, premier montage puis choix du mode de restitution, du type d’encadrement etc…
Qui dit commande ne dit pas absence de liberté, puisque nous avons nous même choisi le thème sur lequel nous souhaitions travailler.

M : Comment vivez-vous l’évolution de votre prise de vue avec la jeunesse ?

G. C. : Pour ma part, cette question est au coeur du projet que j’ai proposé, j’espère y avoir apporté un élément de réponse.

http://tendancefloue.net/gillescoulon

EXPOSITION ITINERANTE
Jeunes Générations
• Printemps 2017
> Ministère de la Culture et de la Communication
Exposition extérieure sur la façade du ministère.
> SNCF Gares & Connexions dans les gares de Bordeaux, Lille, Marseille, Paris – Gare de Lyon et Strasbourg.
• Du 24 mai au 11 juin 2017
Dans le cadre du festival ImageSingulières de Sète
http://www.cnap.fr/«-jeunes-generations-»

EDITION
Jeunes Générations
Editions Le Bec en L’air
224 pages
200 Photographies
22 x 27,5 cm
ISBN : 978-2-36744-110-8
28€
http://www.becair.com/livre/jeunes-generations
Disponible en librairie à compter du 4 mai 2017

Les photographes participants : Pablo Baquedano, Marie-Noëlle Boutin, Gilles Coulon, Chimène Denneulin, Claudine Doury, Gabrielle Duplantier, Guillaume Herbaut, Yohanne Lamoulère, Stéphane Lavoué, Géraldine Millo, Myr Muratet, Alexandra Pouzet et Bruno Almosnino, Lola Reboud, Klavdij Sluban, Patrice Terraz.

Jeunes Générations, une commande publique du CNAP
Gabrielle Duplantier

« Jeunes-Générations » est une commande publique photographique nationale sur la Jeunesse en France pilotée par le Centre national des arts plastiques (Cnap) en collaboration avec l’association CéTàVOIR. 15 photographes ont réalisé cette commande et chaque semaine nous vous proposons de découvrir le travail de l’un d’entre eux accompagné de leur témoignage. Aujourd’hui rencontre avec Gabrielle Duplantier.

« La jeunesse en France » met en lumière les acteurs d’un monde en devenir, que ce soit à travers leurs pratiques culturelles ou leur préparation à la vie.

Mowwgli : Comment appréhende-t-on une commande publique en photographie ?

Gabrielle Duplantier : C’est la première fois que je travaille pour une commande publique alors je ne peux parler que de cette expérience là. Je me suis sentie libre dans l’orientation de ma série et dans la façon de travailler, ainsi que dans la sélection finale des images. C’est particulièrement intense de travailler en si peu de temps et pour de si prestigieuses structures, j’ai eu cependant relativement confiance puisque chaque photographe devait surtout rester lui-même dans son approche du portrait et dans sa sensibilité.

M : Comment vivez-vous l’évolution de votre prise de vue avec la jeunesse ?

G. D. : C’est avant tout le temps qui a fait évoluer mon approche.
Mon projet était de rechercher certains des enfants d’une école du quartier de la ZUP de ma ville à qui j’ai donné des cours de photographie il y a quelques années, et les rencontrer à nouveau à l’âge adolescent. J’ai retrouvé des jeunes gens d’une grande gentillesse, souvent affirmés, et ma complicité avec eux m’a semblé intacte.
Ils m’ont permis de passer un petit moment avec eux et de réaliser un portrait. Pour les photos j’ai choisi de les photographier seul, là où ils vivent aujourd’hui, certains toujours dans le quartier, d’autres dans des villages alentours où ils ont entre temps déménagé avec leur famille. Je ne souhaitais aucun accessoire ni véritable concept, juste un portrait assez dépouillé dans un décor familier propre à eux, j’ai voulu surtout qu’ils se sentent à l’aise avec moi, nous avons beaucoup discuté de leurs vie actuelle et de leurs rêves…

http://www.gabrielleduplantier.com

EXPOSITION ITINERANTE
Jeunes Générations
• Printemps 2017
> Ministère de la Culture et de la Communication
Exposition extérieure sur la façade du ministère.
> SNCF Gares & Connexions dans les gares de Bordeaux, Lille, Marseille, Paris – Gare de Lyon et Strasbourg.
• Du 24 mai au 11 juin 2017
Dans le cadre du festival ImageSingulières de Sète
http://www.cnap.fr/«-jeunes-generations-»

EDITION
Jeunes Générations
Editions Le Bec en L’air
224 pages
200 Photographies
22 x 27,5 cm
ISBN : 978-2-36744-110-8
28€
http://www.becair.com/livre/jeunes-generations
Disponible en librairie à compter du 4 mai 2017

Les photographes participants : Pablo Baquedano, Marie-Noëlle Boutin, Gilles Coulon, Chimène Denneulin, Claudine Doury, Gabrielle Duplantier, Guillaume Herbaut, Yohanne Lamoulère, Stéphane Lavoué, Géraldine Millo, Myr Muratet, Alexandra Pouzet et Bruno Almosnino, Lola Reboud, Klavdij Sluban, Patrice Terraz.

Jeunes Générations, une commande publique du CNAP
Myr Muratet

« Jeunes-Générations » est une commande publique photographique nationale sur la Jeunesse en France pilotée par le Centre national des arts plastiques (Cnap) en collaboration avec l’association CéTàVOIR. 15 photographes ont réalisé cette commande et chaque semaine nous vous proposons de découvrir le travail de l’un d’entre eux accompagné de leur témoignage. Aujourd’hui rencontre avec Myr Muratet.

« La jeunesse en France » met en lumière les acteurs d’un monde en devenir, que ce soit à travers leurs pratiques culturelles ou leur préparation à la vie.

Mowwgli : Comment appréhende-t-on une commande publique en photographie ?

Myr Muratet : Pour ne pas avoir à suivre les commandes, je les précède. Ce fut le cas avec le Cnap. Je développe depuis des années un travail photographique autour de l »occupation d’espaces délaissées au nord de Paris par des personnes à la recherche de lieux refuge pour y vivre leur vie et les dispositifs mises en place par les pouvoirs, tout les pouvoirs  pour les contraindre. Ces personnes rencontrées sont toutes jeunes, très jeunes même mineurs.

M : Comment vivez-vous l’évolution de votre prise de vue avec la jeunesse ?

M. M. : Je n’ai pas réellement changé mon approche aux personnes photographiées au cours de ma vie de photographe ( « carrière » ne me parait pas dans mon cas être un terme bien approprié) et l’utilisation du tel portable pour (se) photographier me semble évoluer dans d’autres contextes.

http://www.myrmuratet.com/

EXPOSITION ITINERANTE
Jeunes Générations
• Printemps 2017
> Ministère de la Culture et de la Communication
Exposition extérieure sur la façade du ministère.
> SNCF Gares & Connexions dans les gares de Bordeaux, Lille, Marseille, Paris – Gare de Lyon et Strasbourg.
• Du 23 mars au 13 mai 2017
La Villa Pérochon – Centre d’art contemporain photographique de Niort
• Du 24 mai au 11 juin 2017
Dans le cadre du festival ImageSingulières de Sète
http://www.cnap.fr/«-jeunes-generations-»

EDITION
Jeunes Générations
Editions Le Bec en L’air
224 pages
200 Photographies
22 x 27,5 cm
ISBN : 978-2-36744-110-8
28€
http://www.becair.com/livre/jeunes-generations
Disponible en librairie à compter du 4 mai 2017

Les photographes participants : Pablo Baquedano, Marie-Noëlle Boutin, Gilles Coulon, Chimène Denneulin, Claudine Doury, Gabrielle Duplantier, Guillaume Herbaut, Yohanne Lamoulère, Stéphane Lavoué, Géraldine Millo, Myr Muratet, Alexandra Pouzet et Bruno Almosnino, Lola Reboud, Klavdij Sluban, Patrice Terraz.

Jeunes Générations, une commande publique du CNAP
Alexandra Pouzet

« Jeunes-Générations » est une commande publique photographique nationale sur la Jeunesse en France pilotée par le Centre national des arts plastiques (Cnap) en collaboration avec l’association CéTàVOIR. 15 photographes ont réalisé cette commande et chaque semaine nous vous proposons de découvrir le travail de l’un d’entre eux accompagné de leur témoignage. Aujourd’hui rencontre avec Alexandra Pouzet et Bruno Almosnino.

« La jeunesse en France » met en lumière les acteurs d’un monde en devenir, que ce soit à travers leurs pratiques culturelles ou leur préparation à la vie.

Mowwgli : Comment appréhende-t-on une commande publique en photographie ? Comment vivez-vous l’évolution de votre prise de vue avec la jeunesse ?

Alexandra Pouzet et Bruno Almosnino : Il y a comme une injonction paradoxale avec laquelle on appréhende la commande publique : dans le fait d’à la fois installer sa démarche artistique, confirmer son style, rendre encore plus visibles ses préoccupations (d’une certaine façon, ce qui a pu motiver notre sélection) tout en acceptant d’être surpris par les rencontres, de risquer des renversements formels et sémantiques, d’expérimenter d’autres langages, d’aller plus loin dans la recherche. Ce qui est étrange et qui pourrait être paralysant, c’est la reconnaissance du travail existant, et donc, implicitement, l’incitation à re-faire ce qu’on sait le mieux faire et que l’on a fait jusqu’alors. Alors même qu’il s’agit aussi d’une forte caution (le ministère de la culture) pour s’autoriser des explorations jusqu’alors effleurées (par retenue ou par peur du délit d’initié). C’est toute l’ambivalence d’être sélectionnés pour nos points de vue experts qui se sont toujours élaborés sur cette compétence à porter un regard neuf aux personnes, à leurs pratiques. Nous avons tenté de trouver un équilibre, en expérimentant de nouvelles formes de restitution, en confirmant notre démarche artistique qui mêle les situations d’enquêtes, les poétiques de l’espace, l’anthropologie, la parole rapportée.

Une autre dimension, plus historique, apparait dans la question de « faire oeuvre », puisque les travaux ont pour vocation d’intégrer les collections publiques, et de faire date dans l’histoire de nos sociétés contemporaines. Faire partie des auteurs choisis pour documenter la jeunesse en France aujourd’hui, a été pour nous l’occasion de donner à voir et à entendre des gens et leur environnement, au moment où l’histoire de la planète bascule dans une nouvelle ère géologique aux conséquences climatiques imprévisibles. Ça me regarde a été l’opportunité d’interroger des personnes sur cette question, et de dire nos préoccupations.

> Pour voir l’image en plein format cliquez ici.

http://www.alexandrapouzet.com

EXPOSITION ITINERANTE
Jeunes Générations
• Printemps 2017
> Ministère de la Culture et de la Communication
Exposition extérieure sur la façade du ministère.
> SNCF Gares & Connexions dans les gares de Bordeaux, Lille, Marseille, Paris – Gare de Lyon et Strasbourg.
• Du 23 mars au 13 mai 2017
La Villa Pérochon – Centre d’art contemporain photographique de Niort
• Du 24 mai au 11 juin 2017
Dans le cadre du festival ImageSingulières de Sète
http://www.cnap.fr/«-jeunes-generations-»

EDITION
Jeunes Générations
Editions Le Bec en L’air
224 pages
200 Photographies
22 x 27,5 cm
ISBN : 978-2-36744-110-8
28€
http://www.becair.com/livre/jeunes-generations
Disponible en librairie à compter du 4 mai 2017

Les photographes participants : Pablo Baquedano, Marie-Noëlle Boutin, Gilles Coulon, Chimène Denneulin, Claudine Doury, Gabrielle Duplantier, Guillaume Herbaut, Yohanne Lamoulère, Stéphane Lavoué, Géraldine Millo, Myr Muratet, Alexandra Pouzet et Bruno Almosnino, Lola Reboud, Klavdij Sluban, Patrice Terraz.

Jeunes Générations, une commande publique du CNAP
Pablo Baquedano

« Jeunes-Générations » est une commande publique photographique nationale sur la Jeunesse en France pilotée par le Centre national des arts plastiques (Cnap) en collaboration avec l’association CéTàVOIR. 15 photographes ont réalisé cette commande et chaque semaine nous vous proposons de découvrir le travail de l’un d’entre eux accompagné de leur témoignage. Aujourd’hui rencontre avec Pablo Baquedano.

« La jeunesse en France » met en lumière les acteurs d’un monde en devenir, que ce soit à travers leurs pratiques culturelles ou leur préparation à la vie.

Mowwgli : Comment appréhende-t-on une commande publique en photographie ?

Pablo Baquedano : Lorsqu’une commande vous intéresse, dans un premier temps, il faut trouver une idée qui colle avec le sujet proposé. Si la thématique a attiré votre attention, c’est que vous sentez que votre approche peut répondre aux attentes du projet. Il faut très vite se projeter en ayant en tête que l’objet final sera une production commune qui regroupera le travail de quinze photographes. Dans le cas de la commande « La jeunesse en France », le but était de produire des photographies représentatives de la diversité des territoires. C’est la pluralité des approches qui constituerait la richesse du projet.

Par ailleurs, lorsqu’on travaille pour une commande publique, la notion de temps prend beaucoup d’importance. Si on vous laisse deux mois pour finaliser votre série, cela implique une organisation et un planning rigoureux. Tout doit aller très vite.
Le contrat signé, il faut alors tout mettre à plat : format des images, montage final, numérique ou argentique, couleur ou pas et surtout, le nombre d’images. Ces impératifs peuvent être une source de frustration pendant la période de création mais ils sont la garantie que l’ensemble des travaux sera cohérent et harmonieux. Ce sont aussi ces lignes directrices qui nous impliquent un peu plus dans la thématique et nous évitent d ‘éventuelles dispersions. En somme c’est un moyen d’aller droit au but.

Pour ma part, ce sentiment de frustration a disparu lorsque j’ai découvert les premiers travaux de mes camarades en laboratoire ; j’ai alors pris conscience de l’impact de cette commande collective, de l’importance de la logistique et des coûts de production. Après m’être réjoui de voir enfin mes photos présentées, j’ai réalisé aussi, et surtout, l’ampleur du travail en apercevant les caisses qui transportaient la totalité des travaux effectués.
Le plus gros challenge, pour moi, a été de me limiter à dix photos. Malgré cela, je ne me suis absolument jamais senti bridé en matière de créativité, l’association CÉTÀVOIR et le Cnap restent à l’écoute durant le projet et sont parfaitement sensibles à notre envie de création.

M : Comment vivez-vous l’évolution de votre prise de vue avec la jeunesse ?

P. B. : Pour être honnête, je n’ai noté que peu d’évolution dans le sens ou je suis photographe depuis quelques années. J’ai toujours aimé photographier la jeunesse. Mes méthodes n’ont pas vraiment changé.

J’ai 29 ans et les gens trouvent souvent que je fais plus jeune. Il n’y a pas si longtemps j’étais assistant d’éducation dans un collège. J’ai donc utilisé les mêmes codes que dans mon ancien travail ou je me sentais déjà très bien. Le contact avec la jeunesse est parfois difficile à établir mais s’il peut être parfois explosif, il est aussi souvent sincère. En cela, il constitue une excellente source de création. Il est aussi un thème primordial sur lequel il ne faut pas hésiter à s’attarder.
Dans le cadre de ce projet, aucune barrière ne s’est dressée que cela soit au sein des organismes qui les accueillent pour faire la fête ou parmi les jeunes eux-mêmes.

Depuis plus de dix ans, des agences font des photos en discothèques pour que les jeunes puissent, dès le lendemain, se retrouver et partager leurs moments. Ils ont donc l’habitude d’être pris en photo dans ce cadre-là. Rien ne les empêchait, dans le même temps, de faire des photos plus fun et intimistes avec leur téléphone.

http://pablobaquedano.fr

EXPOSITION ITINERANTE
Jeunes Générations
• Printemps 2017
> Ministère de la Culture et de la Communication
Exposition extérieure sur la façade du ministère.
> SNCF Gares & Connexions dans les gares de Bordeaux, Lille, Marseille, Paris – Gare de Lyon et Strasbourg.
• Du 23 mars au 13 mai 2017
La Villa Pérochon – Centre d’art contemporain photographique de Niort
• Du 24 mai au 11 juin 2017
Dans le cadre du festival ImageSingulières de Sète
http://www.cnap.fr/«-jeunes-generations-»

EDITION
Jeunes Générations
Editions Le Bec en L’air
224 pages
200 Photographies
22 x 27,5 cm
ISBN : 978-2-36744-110-8
28€
http://www.becair.com/livre/jeunes-generations
Disponible en librairie à compter du 4 mai 2017

Les photographes participants : Pablo Baquedano, Marie-Noëlle Boutin, Gilles Coulon, Chimène Denneulin, Claudine Doury, Gabrielle Duplantier, Guillaume Herbaut, Yohanne Lamoulère, Stéphane Lavoué, Géraldine Millo, Myr Muratet, Alexandra Pouzet et Bruno Almosnino, Lola Reboud, Klavdij Sluban, Patrice Terraz.

Jeunes Générations, une commande publique du CNAP
Lola Reboud

« Jeunes-Générations » est une commande publique photographique nationale sur la Jeunesse en France pilotée par le Centre national des arts plastiques (Cnap) en collaboration avec l’association CéTàVOIR. 15 photographes ont réalisé cette commande et chaque semaine nous vous proposons de découvrir le travail de l’un d’entre eux accompagné de leur témoignage. Aujourd’hui rencontre avec Lola Reboud.

« La jeunesse en France » met en lumière les acteurs d’un monde en devenir, que ce soit à travers leurs pratiques culturelles ou leur préparation à la vie.

Mowwgli : Comment appréhende-t-on une commande publique en photographie ?

Lola Reboud : Une commande photographique n’est pas une bourse de recherche ou une résidence d’artiste. Elle est définie par les commanditaires: proposer un regard sur la jeunesse en France, dans un temps de production qui peut sembler de prime abord court, mais qui s’avère très dynamique et stimulant car nous avions aussi Carte Blanche. Ce dispositif permet aussi d’être à notre place de photographe, la partie production, exposition, communication étant prise en charge par les commanditaires. Pour ma part j’avais pensé et écrit le projet en amont de la commande. Avant de partir, j’avais défini les lieux de prise de vue, le Cap et la Castagniccia, des lieux familiers de part mes origines Corses. Antonia la jeune fille au cheval est le seul portrait frontal de la série, je l’avais photographiée enfant et je souhaitais prolonger cette relation photographique. Le nombre de dix photographies pour les expositions à Niort et Sète et pour la collection du CNAP est établi dans un contexte collectif. Dix images c’est déjà un début d’histoire, et en même temps cela ne peut pas refléter de la globalité du travail fourni. Peut être que ce contexte de commande photographique donne aussi naissance au désir de continuer l’aventure sur un temps plus long.

M : Comment vivez-vous l’évolution de votre prise de vue avec la jeunesse ?

L. R. : La jeunesse d’aujourd’hui utilise quotidiennement les outils photographiques à leur disposition via des applications telles que Snapchat, Instagram et avec lesquels ils donnent à partager tous les moments de leur vie. Mais au fond, regardent-ils vraiment ce qu’ils photographient ? Une partie de mes recherches sur place s’est passée sur les réseaux sociaux à glaner toutes ces images et ces vidéos qu’ils échangeaient et voir ce qu’ils voient, et bien sûr à échanger avec eux des snaps. Certains lieux de prises de vue ont été choisis en fonction. Pour autant je n’ai pas utilisé l’esthétique visuelle du Snap. J’ai intégré ce qu’il regardaient, leur gestes et leur lieux à ce que je souhaitais, dans une approche picturale, mettre en avant : si tous les jeunes, et moins jeunes passent effectivement énormément de temps connectés sur les réseaux sociaux, sortent en ville le soir, consomment, en Corse ils portent une attention toute particulière à leur territoire, aux éléments naturels qui les entourent dans lesquels ils ont grandi et qui est leur matrice.

http://www.lolareboud.com/

EXPOSITION ITINERANTE
Jeunes Générations
• Printemps 2017
> Ministère de la Culture et de la Communication
Exposition extérieure sur la façade du ministère.
> SNCF Gares & Connexions dans les gares de Bordeaux, Lille, Marseille, Paris – Gare de Lyon et Strasbourg.
• Du 23 mars au 13 mai 2017
La Villa Pérochon – Centre d’art contemporain photographique de Niort
• Du 24 mai au 11 juin 2017
Dans le cadre du festival ImageSingulières de Sète
http://www.cnap.fr/«-jeunes-generations-»

EDITION
Jeunes Générations
Editions Le Bec en L’air
224 pages
200 Photographies
22 x 27,5 cm
ISBN : 978-2-36744-110-8
28€
http://www.becair.com/livre/jeunes-generations
Disponible en librairie à compter du 4 mai 2017

Les photographes participants : Pablo Baquedano, Marie-Noëlle Boutin, Gilles Coulon, Chimène Denneulin, Claudine Doury, Gabrielle Duplantier, Guillaume Herbaut, Yohanne Lamoulère, Stéphane Lavoué, Géraldine Millo, Myr Muratet, Alexandra Pouzet et Bruno Almosnino, Lola Reboud, Klavdij Sluban, Patrice Terraz.

Jeunes Générations, une commande publique du CNAP
Claudine Doury

« Jeunes-Générations » est une commande publique photographique nationale sur la Jeunesse en France pilotée par le Centre national des arts plastiques (Cnap) en collaboration avec l’association CéTàVOIR. 15 photographes ont réalisé cette commande et chaque semaine nous vous proposons de découvrir le travail de l’un d’entre eux accompagné de leur témoignage. Aujourd’hui rencontre avec Claudine Doury.

« La jeunesse en France » met en lumière les acteurs d’un monde en devenir, que ce soit à travers leurs pratiques culturelles ou leur préparation à la vie.

Mowwgli : Comment appréhende-t-on une commande publique en photographie ?

Claudine Doury : Recevoir une commande d’état met le photographe dans une position particulière, différente d’une commande de presse mais aussi de son travail personnel : avoir fait l’objet d’une sélection préalable en fonction de son monde personnel et de son aptitude à offrir un angle de vision unique capable de rendre compte du sujet nous met en position de totale liberté.

C’est avec cette assurance et cette liberté que j’ai pu aborder le thème de la jeunesse en France comme étant une facette complémentaire à mes travaux précédents puisque la jeunesse est une grande part de mon champ de travail habituel.

Après avoir travaillé sur les métamorphoses de l’enfance à l’adolescence (Artek, un été en Crimée) puis sur la perte de l’enfance (avec Sasha) et récemment sur “l’Homme nouveau”, la construction et l’apparence de la masculinité chez les jeunes hommes russes, j’ai choisi d’aborder le thème de la jeunesse en France sous l’angle des « nouveaux visages du théâtre ».

Avec le programme « 1er Acte » destiné à proposer un accès vers le théâtre à une plus grande diversité, j’ai voulu rendre compte d’une partie de la jeunesse française délaissée par l’imaginaire collectif : cette commande d’état m’a permis de présenter ma vision de ces jeunes dans leur formation d’acteurs.

M : Comment vivez-vous l’évolution de votre prise de vue avec la jeunesse ?

C. D. : C’est avant tout  le temps qui a fait évoluer mon approche.

Mes premières travaux sur l’adolescence étaient plutôt documentaires comme dans ma série Artek. Peu à peu, cette approche s’est transformée. Avec ma série « Sasha » il s’agit moins de documenter l’adolescence que d’en rechercher l’essence, de représenter la fin de l’enfance dans un travail plus mis en scène.

Dernièrement c’est avec une approche plus picturale que j’ai abordé le thème de la masculinité en travaillant sur l’apparence, ce qui reste visible en transparence, qui se révèle dans une image obtenue au cours d’un face à face.

Cette nouvelle série sur la jeunesse et le théâtre se situe dans cette continuité. C’est à la fois un travail sur la jeunesse de la diversité mais aussi sur la théâtralisation de soi.

Il s’est donc agi pour chacun d’eux de composer avec les éléments de décor, de costumes ou d’accessoires choisis ensemble pour être soi aujourd’hui tout en endossant un attribut du théâtre classique.

Chacun a joué le jeu et ma série finale parle de la jeunesse, mais aussi de la théâtralité, du portrait, de la mise en scène : être la fois soi et un autre, en photo comme au théâtre dont ces jeunes s’emparent, qu’ils incarnent et enrichissent de leurs personnalités.

http://claudinedoury.com

EXPOSITION ITINERANTE
Jeunes Générations
• Printemps 2017
> Ministère de la Culture et de la Communication
Exposition extérieure sur la façade du ministère.
> SNCF Gares & Connexions dans les gares de Bordeaux, Lille, Marseille, Paris – Gare de Lyon et Strasbourg.
• Du 23 mars au 13 mai 2017
La Villa Pérochon – Centre d’art contemporain photographique de Niort
• Du 24 mai au 11 juin 2017
Dans le cadre du festival ImageSingulières de Sète
http://www.cnap.fr/«-jeunes-generations-»

EDITION
Jeunes Générations
Editions Le Bec en L’air
224 pages
200 Photographies
22 x 27,5 cm
ISBN : 978-2-36744-110-8
28€
http://www.becair.com/livre/jeunes-generations
Disponible en librairie à compter du 4 mai 2017

Les photographes participants : Pablo Baquedano, Marie-Noëlle Boutin, Gilles Coulon, Chimène Denneulin, Claudine Doury, Gabrielle Duplantier, Guillaume Herbaut, Yohanne Lamoulère, Stéphane Lavoué, Géraldine Millo, Myr Muratet, Alexandra Pouzet et Bruno Almosnino, Lola Reboud, Klavdij Sluban, Patrice Terraz.

Jeunes Générations, une commande publique du CNAP
Marie-Noëlle Boutin

« Jeunes-Générations » est une commande publique photographique nationale sur la Jeunesse en France pilotée par le Centre national des arts plastiques (Cnap) en collaboration avec l’association CéTàVOIR. 15 photographes ont réalisé cette commande et chaque semaine nous vous proposons de découvrir le travail de l’un d’entre eux accompagné de leur témoignage. Aujourd’hui rencontre avec Marie-Noëlle Boutin.

« La jeunesse en France » met en lumière les acteurs d’un monde en devenir, que ce soit à travers leurs pratiques culturelles ou leur préparation à la vie.

Mowwgli : Comment appréhende-t-on une commande publique en photographie ?

Marie-Noëlle Boutin : Une commande photographique s’inscrit dans un cadre précis avec des contraintes de sujet et de temps notamment. Lorsqu’on y répond, on est obligé de les accepter. Pour autant, l’interprétation du sujet sur la commande « La jeunesse en France » a été complétement libre, dans la mesure où l’on avait présenté au préalable un projet qui a été retenu par le comité de sélection. Il faut bien sûr pouvoir ensuite être au plus proche de ce qu’on a écrit dans le projet et c’est là que, parfois, les choses deviennent difficiles car entre un projet écrit sur papier et sa réalisation, il peut y avoir des écarts de tous ordres. Pour ma part, je travaillais déjà sur le thème de la jeunesse avec un mode opératoire expérimenté depuis plusieurs années. Par ailleurs, j’avais une idée très précise sur ce que je voulais réaliser pour la commande. Je voulais montrer la jeunesse en milieu rural. J’avais déjà des contacts avec un lycée agricole ce qui a facilité grandement les choses car les délais étaient très courts pour entamer un processus de prise de vue dans un cadre scolaire qui parfois peut prendre du temps. Le seul facteur que je ne maîtrisais pas était la météo et par chance, j’ai eu un temps exceptionnel pendant 3 semaines.

Quant au choix des images, j’ai sollicité les avis des commanditaires, mais la décision finale me revenait et nous étions de toute façon d’accord sur la sélection. Là où il aurait été peut-être intéressant d’élargir le projet, c’est dans le dialogue entre photographes sur la manière d’aborder le sujet et même de donner à des sociologues par exemple matière à penser à travers nos images sur la diversité de la jeunesse. Mais cela se fera peut-être avec les différentes présentations du projet.

M : Comment vivez-vous l’évolution de votre prise de vue avec la jeunesse ?

M. N. B. : Pour ma part, je parlerais de continuum, et non d’évolution, dans ma pratique photographique. J’ai toujours travaillé à la chambre 4×5. L’arrivée du numérique n’a rien changé dans ma pratique. Pour les personnes que je photographie, et notamment les jeunes, cela peut paraître étrange car ils ne sont pas habitués à être photographié avec un tel appareil et surtout ils s’attendent à voir le résultat immédiatement. C’est justement là dessus que repose tout mon dispositif de prise de vue : le temps et l’image latente. Lorsque je photographie une personne, je lui demande de se pauser plutôt que de poser. Les réglages à la chambre peuvent parfois être longs, ce qui fait que la personne n’est plus dans la représentation car elle se laisse pénétrer par le temps de la pause. On est dans la durée, dans l’épaisseur du temps plus que dans l’instant. Par ailleurs, je fais très peu d’images – deux ou trois prises grand maximum – et de plus, je ne contrôle pas le résultat juste après. Je dois donc être attentive à ce qui se passe au moment précis de la prise de vue, être en total symbiose avec mon sujet. C’est ce qui rend la photographie à la chambre excitant !

www.marienoelleboutin.com

EXPOSITION ITINERANTE
Jeunes Générations
• Printemps 2017
> Ministère de la Culture et de la Communication
Exposition extérieure sur la façade du ministère.
> SNCF Gares & Connexions dans les gares de Bordeaux, Lille, Marseille, Paris – Gare de Lyon et Strasbourg.
• Du 23 mars au 13 mai 2017
La Villa Pérochon – Centre d’art contemporain photographique de Niort
• Du 24 mai au 11 juin 2017
Dans le cadre du festival ImageSingulières de Sète
http://www.cnap.fr/«-jeunes-generations-»

EDITION
Jeunes Générations
Editions Le Bec en L’air
224 pages
200 Photographies
22 x 27,5 cm
ISBN : 978-2-36744-110-8
28€
http://www.becair.com/livre/jeunes-generations
Disponible en librairie à compter du 4 mai 2017

Les photographes participants : Pablo Baquedano, Marie-Noëlle Boutin, Gilles Coulon, Chimène Denneulin, Claudine Doury, Gabrielle Duplantier, Guillaume Herbaut, Yohanne Lamoulère, Stéphane Lavoué, Géraldine Millo, Myr Muratet, Alexandra Pouzet et Bruno Almosnino, Lola Reboud, Klavdij Sluban, Patrice Terraz.

Jeunes Générations, une commande publique du CNAP
Yohanne Lamoulère

« Jeunes-Générations » est une commande publique photographique nationale sur la Jeunesse en France pilotée par le Centre national des arts plastiques (Cnap) en collaboration avec l’association CéTàVOIR. 15 photographes ont réalisé cette commande et chaque semaine nous vous proposons de découvrir le travail de l’un d’entre eux accompagné de leur témoignage. Aujourd’hui rencontre avec Yohanne Lamoulère.

« La jeunesse en France » met en lumière les acteurs d’un monde en devenir, que ce soit à travers leurs pratiques culturelles ou leur préparation à la vie.

Mowwgli : Comment appréhende-t-on une commande publique en photographie ?

Yohanne Lamoulère : Répondre à une commande publique, c’est saisir l’opportunité d’entrer dans une collection d’état, sans travestir sa pratique photographique. J’ai fait le choix de travailler sur l’amour, de prendre le contre pied de ce que j’avais déjà fait à Marseille, de choisir comme terrain d’étude la substance, et finalement ce qui m’intrigue le plus dans cette société. J’ai décidé de faire tout ce qui me passait par la tête, d’accumuler les photographies – ce travail reprend des idées assez anciennes et des envies beaucoup plus immédiates, hasardeuses, marcher dans les rues et chercher des personnages. J’avais également des idées de lieux, précis ou métaphoriques, cinémas, centres commerciaux, terrains vagues… J’ai alterné mise en scène et documentaire, rendez-vous et balades dans mon quartier. Ensuite, il faut raconter l’histoire en dix images, une sorte de harakiri final.

M : Comment vivez-vous l’évolution de votre prise de vue avec la jeunesse ?

Y. L. : Quand je travaille dans la rue, j’explique succinctement mon projet et je photographie les gens, mais je leur parle toujours avant. Quand la rencontre se fait, nous pouvons passer plus de temps ensemble. Pour les images que j’ai mis en scène, comme le tutu, le cinéma ou la scène du téléphone portable, j’ai choisi des personnages qui correspondaient à mon propos. Je peux aussi me perdre dans un lieu clos, comme une institution, ou le seuil de la prison des Baumettes, et y passer du temps, épuiser l’espace. Je pense toute sorte de choses de la jeunesse marseillaise. J’aime le côté ingouvernable de la ville et des gens qui l’habitent, ce mélange d’impudence et de douce candeur. Mais ce qui est beau à photographier, c’est la fragilité. Le moment de la prise de vue est une sorte de thérapie. Nous nous faisons face (avec le Rolleiflex, je n’ai rien devant le visage), et notre langage commun devient celui des corps, mutique. C’est le plaisir primaire de se tenir droit sur terre, vivant. Ce moment précis apporte la tension. Ensuite il n’y a pas le plaisir immédiat de se voir beau, parce que je travaille en argentique. Donc après la tension, il y a la frustration. Ensuite, après quelques semaines, j’envoie l’image, via Facebook ou Snapeshat. Si l’image est bonne, elle prend la place de la photo de profil précédente.

http://yohanne.lamoulere.book.picturetank.com
http://www.transit-photo.com/photographes/

EXPOSITION ITINERANTE
Jeunes Générations
• Printemps 2017
> Ministère de la Culture et de la Communication
Exposition extérieure sur la façade du ministère.
> SNCF Gares & Connexions dans les gares de Bordeaux, Lille, Marseille, Paris – Gare de Lyon et Strasbourg.
• Du 23 mars au 13 mai 2017
La Villa Pérochon – Centre d’art contemporain photographique de Niort
• Du 24 mai au 11 juin 2017
Dans le cadre du festival ImageSingulières de Sète
http://www.cnap.fr/«-jeunes-generations-»

EDITION
Jeunes Générations
Editions Le Bec en L’air
224 pages
200 Photographies
22 x 27,5 cm
ISBN : 978-2-36744-110-8
28€
http://www.becair.com/livre/jeunes-generations
Disponible en librairie à compter du 4 mai 2017

Les photographes participants : Pablo Baquedano, Marie-Noëlle Boutin, Gilles Coulon, Chimène Denneulin, Claudine Doury, Gabrielle Duplantier, Guillaume Herbaut, Yohanne Lamoulère, Stéphane Lavoué, Géraldine Millo, Myr Muratet, Alexandra Pouzet et Bruno Almosnino, Lola Reboud, Klavdij Sluban, Patrice Terraz.