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Galeristes en 10 coups de cœur !

Un bon cru pour cette 2ème édition où l’on retrouve les fondamentaux de Galeristes dans un état d’esprit coloré, convivial et comestible avec les arbres à fruits de Dorothée Seltz, ce qui fait du bien en ces froides journées de décembre.
Scénographie épurée qui permet les rebonds visuels et une certaine fluidité entre les stands, équipes ultra mobilisées (les galeries sont accompagnées de rapporteurs), le ton est donné pour favoriser des rencontres de proximité dans la durée, selon l’ADN de la foire impulsé par Stéphane Corréard.

L’on distingue notamment :

Pascal Convert en dialogue avec Gabrielle Wambaugh, Eric Dupont galerie
On connaît l’engouement actuel pour la céramique et Gabrielle Wambaugh, sculpteur dont j’apprécie à la cité de la céramique à Sèvres à chacune de mes visites l’utilisation du grès rapprochée du « Livre XII, Verre à original perdu » de Pascal Convert et « souche de Verdun vitrifiée » résonne particulièrement. En plus du projet du Bamiyan très fort, l’évocation de la destruction de la matière à partir du procédé de cristallisation au livre perdu dans sa radicalité, convoque la mémoire de toutes ces bibliothèques immolées par les états totalitaires. L’expérimentation réalisée avec un verrier renvoie aux quêtes de Gabrielle autour des matériaux.

Mircea Cantor et Dove Allouche, éditions Dilecta
Maison d’édition et lieu d’exposition dans le haut marais, Dilecta propose la superbe série « Sunflower »de Dove qui de livre toujours à de nouvelles expérimentations balaye des feuilles de Cibachrome d’argent et d’étain. Mircea Cantor, lauréat du prix Marcel Duchamp 2011, embrasse une pluralité de mediums avec une passion pour le motif. Ici ces corps enlacés croqués avec une certaine tendresse.

John M Armleder & Morgane Tschiember chez Loevenbruck
Ces œuvres en céramique ont été réalisées au Cercco, le Centre d’expérimentation et de réalisation en céramique contemporaine de la Haute École d’art et de design – Genève (HEAD), dans le cadre de NUOVE//Residency, résidence au cours de laquelle Morgane s’est lancée dans l’expérimentation de la céramique. John M Armleder, internationalement connu lui a exploré la couleur à partir de sa série de peintures « coulures ». Le cycle « en affinités » lancé par la galerie permet ce dialogue entre des artistes de contexte différent, réunis ici autour de ces moulages cuits par paires qui sortent du four avec des formes aléatoires.

Przemek Pyszczek galerie Derouillon
Né en Pologne communiste, Przemek Pyszczek émigre au Canada avant d’y retourner dans les années 80 passionné par le modernisme architectural polonais qu’il documente dans ses œuvres et saisi peut-être d’une sorte d’ostalgie pour cette époque incorpore ces façades aux formes colores et géométriques qui renvoient aussi aux ères de jeux de l’époque communiste. Mémoire réelle ou fantasmée, ses œuvres portent une certaine ambiguité.

Raphaël Denis, galerie Sator
La galerie Sator a construit une vraie proposition curatée autour de la notion de frontière avec le projet fascinant de Yevgeniy Fiks autour de la vente historique d’une partie des collections du musée de l’Ermitage aux Etats-Unis en 1929 aux côtés des drapeaux lestés de plomb de Raphaël Denis, Eric Manigaud autour des manifestations algériennes de 1961 à Paris ou Gabriel Léger et le disque de cire gravé reprenant la 5ème de Beethoven. Ce sont les toutes dernières œuvres de Raphaël Denis « Géographie »où il redessine la carte et le territoire.

Thomas Lévy-Lasne, Courtesy BACKSLASH
En parallèle à ses séries sur la fête et détails savoureux sur nos vies contemporaines, Thomas Lévy-Lasne rend hommage à la grande peinture de paysage avec l’aube ou le crépuscule. Dans ce « bord de Village » l’on sent une atmosphère très magritienne.
Il sera bientôt au Centre Pompidou dans le cadre de Hors Piste avec le court-métrage « Le collectionneur ».

Leo Dorfner, Galerie Gastaud
Directeur artistique du magazine Branded, diplômé des Beaux Arts de Paris, Leo Dorfner influencé autant par la BD que le rock’, les photo montages dadaïtes que de polaroïd glanés sur le net, pratique l’art du fragment comme autant de tatouages formels et romantiques.

Agathe May, galerie Catherine Putman
Lauréate du Prix de Gravure Mario Avati-Académie des Beaux Arts, l’artiste dissèque nos reliquats avec ces titres coup de poing « mourir oui mais en technicolor » ou « après nous le déluge ». Ainsi de ses natures mortes de nos détritus qui envahissent la terre ou les océans, Agathe May entre en résistance par la seule force de la gravure.

Maxime Duveau et Charles Sanchez, Espace à Vendre
Les fusains de Maxime Duveau à la rencontre de la résine de voiture de Charles Sanchez , tous deux diplômés de la Villa Arson.
Réalisant ses dessins à partir de ses photographies prises lors de voyages en Californie, ces quartiers de Los Angeles aujourd’hui dévastés par les flammes risquent de devenir iconiques. Utilisant des graffiti ou du papier froissé il malmène, superpose, efface, comme le serait l’empreinte de la mémoire.
Charles Sanchez a un geste radical sur sa carcasse de voiture à qui il redonne une noblesse poétique, sorte de bricoleur fou qui flirte avec le danger.

Pablo Tomek, galerie Christophe Gaillard​
Révélé dans le cadre du Lasco Project du Palais de Tokyo, le graffeur détourne les codes des ouvriers des chantiers (badigeonnage au blanc de Meudon) qu’il couple avec une approche expressionniste abstraite. D’origine sauvage et illégale (collectif PAL), sa pratique entre à présent au musée.

INFOS PRATIQUES :
Ce soir c’est apéro avec les artistes !
• Accès professionnel – Vendredi 8 décembre de 11h à 18h
• Samedi 9 et dimanche 10 décembre de 11h à 13h
Plein tarif 10 euros
Tarif réduit 5 euros
Carreau du Temple
4 Rue Eugène Spuller
75003 Paris
http://galeristes.fr/

La Fisheye Gallery se transforme en Pop-Up Store pour les fêtes de fin d’année

Le froid, la nuit qui tombe de plus en plus tôt, les décorations lumineuses dans les rues,… et voilà nous y sommes déjà : les fêtes de fin d’année approchent à grand pas. L’occasion pour chacun de proposer des nouveautés, et c’est le cas de la Fisheye gallery qui ouvre son Pop-Up Store du 2 au 23 décembre et se transforme pour l’occasion en librairie et en studio photo !

Des éditeurs et des photographes s’emparent de la galerie pendant tout le mois de décembre.
Au programme : une sélection des pépites de l’édition photo ; un coffret inédit de tirages en risographie de Sandrine Elberg ; des séances photo portrait sur plaque d’aluminium avec Jean-Baptiste Senegas, et à la chambre Polaroïd avec Vincent Perez ; des séances de signatures et des rencontres avec les éditeurs et les photographes. Le pop-up store de Fisheye, c’est aussi l’occasion de se plonger dans les archives du magazine et de passer un moment convivial avec les photographes et l’équipe de Fisheye.

La librairie Ephémère

Du mercredi au dimanche de 14h30 à 19h30, une petite quinzaine d’éditeurs et maisons d’édition vous accueillera pour vous présenter une sélection de leurs meilleurs ouvrages.
> Chose Commune
Poursuite éditions
Les éditions Charlotte Sometimes
Small Paper
Moon Space Books
Fuego Books
Les éditions FP&CF
Ediciones Anómalas
> Thibault Lévêque / Auto-édition avec une signature de « Passion » le samedi 9 décembre
éditions 77
Light Motiv
The (M) éditions
André Frère éditions
RVB Books
Voies Off Arles

Studio Photo !

Vous souhaitez vous faire tirer le portrait ? Alors rendez-vous à la galerie le week-end du 2 et 3 décembre avec le photographe Jean-Baptiste Senegas autour d’une technique d’impression originale sur plaque d’aluminum et le week-end du 16 et 17 décembre, c’est l’acteur et photographe Vincent Perez qui réalisera des portraits Polaroïd à la chambre photographique.

Infos : 150 euros la séance
Attention Places limitées
RSVP : contact@fisheyegallery.fr

INFORMATIONS PRATIQUES
Le Pop-Up Store de Fisheye
Du 2 au 23 décembre 2017
Fisheye Gallery
2, rue de l’Hôpital-Saint-Louis
75010 Paris
http://www.fisheyegallery.fr
Du mercredi au dimanche de 14 h 30 à 19 h 30.
Le matin sur rendez-vous.
Tél. : 01 40 37 24 19

 

Jean-Michel Fauquet rejoint la Galerie Particulière

© Jean-Michel FAUQUET, Sans titre. 2012. / Galerie Particulière

La Galerie Particulière basée à Paris et à Bruxelles accueille un nouvel artiste, il s’agit de Jean-Michel Fauquet, un photographe français de 67 ans.
Ses travaux résultent de procédures très distinctes qui font appel au dessin et à la sculpture et donnent lieu à des photographies proches de l’estampe. Il s’agit essentiellement d’un travail d’atelier où le sujet fabriqué à partir de matériaux pauvres est un prétexte qui suscite chez le spectateur un récit que celui-ci élabore à partir de sa propre mémoire et de son imaginaire.

La Galerie Particulière
16 & 11 rue du perche 75003 Paris – France
Place du chatelain, 14 – 1050 Bruxelles – Belgique
www.lagalerieparticuliere.com

Ouverture de Zoème, nouvelle librairie-galerie photo et poésie à Marseille

Co-fondatrice et directrice de l’Atelier de Visu à Marseille (1998/2013), la commissaire et éditrice Soraya Amrane ouvre aujourd’hui un nouveau lieu de la photographie à Marseille, engagé et chaleureux. Rencontre.

Du lieu de travail à la librairie-galerie, l’idée de départ : À la fermeture de l’Atelier de Visu il y a quatre ans, j’ai continué à accompagner, avec mon association soutenue par le département, la ville et la région, les photographes dans leurs parcours artistique, pour monter des expositions, monter des dossiers d’aide à la création, faire des livres, sans pour autant avoir de lieu. Au fur et à mesure, la nécessité d’ouvrir quelque chose est devenue une évidence, donc j’ai décidé d’ouvrir un petit local, mais tout petit. L’idée de départ, c’était simplement de me retrouver dans un espace ou je puisse travailler et recevoir correctement les artistes, faire des séances critiques de travail, monter des expos, montrer la maison d’édition, les bouquins, puis, je me suis dit que ne mettre que nos livres, c’était un peu auto-centré, donc on va mettre les livres d’autres auteurs, d’autres éditeurs, et puis il y a des murs, donc bon, pourquoi pas mettre des images.

« Cet espace n’est pas destiné seulement à la vente de bouquins de photo et de poésie, c’est aussi un espace d’échange, c’est là qu’on reçoit les photographes, c’est là qu’on travaille sur nos livres, c’est là qu’on va faire des rencontres et des discussions… c’est un acte politique de faire un petit lieu avec des petites actions, à l’encontre de l’industrie culturelle qui se met en place depuis quelques années en France et en particulier à Marseille. » – Soraya Amrane

Un lieu chargé d’histoire à l’emplacement choisi : J’avais la volonté de m’ancrer ici, dans le quartier du Cours Julien, car c’est un quartier historique et artistique, par essence, de Marseille. Un ami m’a dit que le local du Vidéodrome était disponible, je l’ai pris immédiatement et on l’a rénové en cinq mois avec mon compagnon! Le Vidéodrome était le premier lieu ouvert il y a une vingtaine d’années à Marseille, un espace de location de films d’art et essai. Il a duré là treize ans, puis ils ont déménagé pour aller sur le Cours Julien pour se développer et ouvrir une salle de cinéma qui existe toujours, avec laquelle nous collaborons, où nous montrons des slideshows de photographes. Ce que nous voulons faire avec Zoème, c’est collaborer un maximum avec des associations culturelles et artistiques d’ici. Le Cours Julien, c’était d’abord un secteur de marchands, et quand les marchands sont partis ils ont libéré des locaux, beaucoup d’artistes se sont installés car les locations étaient très peu chères. Le local où nous sommes, c’est une ancienne mûrisserie de bananes, comme beaucoup d’autres lieux alentours. C’est comme ça que, doucement, c’est devenu un quartier d’artistes, avec des concerts, des expositions, des happenings, des événements. C’était important de rester ici. La galerie était déjà ici, et le lien social est important, c’est ce qui fait la force de ce quartier: malgré le peu de moyens, les choses se font. Et, pour moi, ce qui est primordial, avant tout, c’est de faire.

Une programmation engagée : Le lieu a ouvert les 26 octobre, c’était une belle fête, et, pendant les cinq mois des travaux, j’avais continué à faire des expos pour le Printemps de l’Art Contemporain à Marseille, pour le FRAC, pour Tarascon, et, également, un numéro de la collection Cahier, que j’ai initié il y a 5-6 ans en coproduction entre Zoème, notre maison d’édition, et Patrick Le Bescont de Filigranes Editions. Il est sorti il y a quelques jours à peine, c’est le numéro 6, avec Ferhat Bouda. Le 30 novembre, il va y avoir une exposition et une signature de Ferhat Bouda, de ce cahier en question qui retrace son parcours, car le principe de la collection, c’est de raconter ce qui se passe avant l’oeuvre, les recherches, croquis, idées des photographes, tout ce qu’on ne voit jamais, l’intimité du travail et des artistes. J’adore cette collection, j’en fais un tous les ans, suivant le financement car c’est auto-produit. Puis, Samedi 9 décembre, on fait venir un éditeur qui s’appelle l’Arachnoïde, une petite maison d’édition qui fait des bouquins magnifiques, et qui vient nous raconter l’histoire de sa maison d’édition et ses auteurs.

La semaine d’après, on fait une signature avec quelques photographes d’ici, Monique Deregibus, qui a édité chez Filigranes, Gilles Pourtier qui a édité chez Poursuite, Pascal Grimaud qui a édité chez Filigranes, le samedi d’après ce sera Géraldine Lay qui a édité chez Poursuite, Jouffroy Matthieu, chez Poursuite, ou encore Sébastien Normand, auto-édité.

En décembre, avec ces premiers événements, nous aurons défini ce que veut être l’endroit, un mélange de poésie et de photographie, c’est pour cela qu’on fait venir un éditeur de poésie, des auteurs, pour que les gens s’approprient l’espace, car cet espace n’est pas destiné seulement à la vente de bouquins photo et de bouquins de poésie, c’est aussi un espace de travail, un espace d’échange, c’est là que l’on reçoit les photographes, c’est là qu’on travaille sur nos livres, c’est là qu’on va faire des rencontres et des discussions autour de la photographie, de la poésie et l’idée de penser les choses, c’est un acte politique de faire un petit lieu avec des petites actions, à l’encontre de l’industrie culturelle qui se met en place depuis quelques années en France et en particulier à Marseille, où on favorise les gros événements et on oublie les petits événements, les petits choses qui sont sur le terrain qui fabriquent de la pensée, qui fabriquent du lien entre les oeuvres d’art et les gens.

Pour le choix des livres et des éditeurs, on a d’abord privilégié mon réseau, car nous n’avons pas de financement pour faire des acquisitions de stocks. Un réseau construit de vingt ans, construit déjà avec l’Atelier de Visu: Filigranes, le Point Du Jour, Loco, le Bec en l’air… Nous voulions avoir d’abord le stock des amis en dépôt, pour pouvoir déjà avoir mille titres à l’ouverture et être une vraie librairie et pas seulement un petit coin de dépôt. C’est aussi des éditeurs qui sont des petits éditeurs, pas des gros éditeurs, c’est important car cela veut dire des livres accessibles: on commence à 10 euros pour aller à 50 euros maximum, c’est un accès à l’art à travers ces éditeurs. Ce qui n’empêche pas des achats d’éditeurs étrangers, car je ne veux pas faire juste du local et du français, et que les éditeurs japonais, scandinaves, anglais, ont des choix éditoriaux assez magnifiques, que j’adore. Alors il y a un petit budget consacré à l’achat d’éditions étrangères, parce que c’est important d’ouvrir la librairie, le regard et la pensée à travers des publications telles que Dewi Lewis, Mack Books, Journal, etc..

INFORMATIONS PRATIQUES
ZOÈME
8, rue vian
13006, Marseille
http://zoeme.net
https://www.facebook.com/zoemeasso/

 

Notre invitée de la semaine est Françoise Bornstein

Cette semaine, nous accueillons Françoise Bornstein, fondatrice de la galerie SIT DOWN, véritable révélation de la dernière édition de ParisPhoto en prenant le risque récompensé d’un solo show très remarqué du photographe britannique Tom Wood.

Après une double maitrise en droit et en histoire de l’art, Françoise Bornstein s’intéresse à la photographie. Au milieu des années 80, elle commence à travailler chez un agent de photographes spécialisé dans la mode puis collabore pendant plusieurs années au magazine Marie Claire, où elle est chargée de la partie visuelle au sein de la rédaction mode. En 1993, elle ouvre sa propre agence de photographes et d’illustrateurs. Elle travaille ensuite dans la publicité comme acheteuse d’art au sein des agences Opéra et TBWA.
Dix ans plus tard, elle crée Sit Down et élargit ses activités à la direction artistique, au commissariat d’exposition ainsi qu’à l’édition et à la diffusion d’oeuvres d’artistes dans le domaine de la photographie, de la mode et du design.
En 2005, elle ouvre, à coté du musée Picasso à Paris, la galerie Sit Down, un lieu d’expositions pluridisciplinaires.
Depuis 2013, la programmation de la galerie SIT DOWN est essentiellement consacrée à la photographie contemporaine tant documentaire que plasticienne.
La galerie a pour objectif de défendre les jeunes photographes émergents (Aurore Bagarry, Sandra Mehl, Alisa Resnik,…) et de soutenir des photographes reconnus internationationnalement tels que Tom Wood, Yan Morvan, ou Sacha.
En 2017 elle inaugure un nouvel espace éphémère : La Chambre de la Collectionneuse, un lieu de rendez-vous trimestriel pour une rencontre privilégiée avec les photographes de la galerie ou des artistes invités.

Le Portrait chinois de Françoise Bornstein

Si j’étais une œuvre d’art : un bâtiment de Tadao Ando
Si j’étais un musée ou une galerie : la fondation Guggenheim à Venise
Si j’étais un(e) artiste : Victor Hugo
Si j’étais un livre : « Choses vues » de Victor Hugo
Si j’étais un film : « Au hasard Balthazar » de Robert Bresson
Si j’étais un morceau de musique : l’album Ziggy Stardust de David Bowie
Si j’étais une photo accrochée sur un mur : une photo de Josef Sudek
Si j’étais une citation : « Less is more » Mies van der Rohe
Si j’étais un sentiment : l’amour
Si j’étais un objet : un canapé bien sûr
Si j’étais une expo : l’exposition de Cy Twombly au Centre Pompidou à Paris au printemps dernier
Si j’étais un lieu d’inspiration : un paysage marin
Si j’étais un breuvage : du thé Genmaicha
Si j’étais un héros/héroïne : Yitzhak Rabin
Si j’étais un vêtement : un blue jean et une chemise d’homme

Toute le semaine, retrouvez la carte blanche de notre invitée :

Carte Blanche à Françoise Bornstein : Aurore Bagarry (le mardi 21 novembre 2017)
Carte Blanche à Françoise Bornstein : Sortie de l’ouvrage Kingdom de Stéphane Lavoué (mercredi 22 novembre 2017)
Carte Blanche à Françoise Bornstein : Photographisme à Pompidou (jeudi 23 novembre 2017)
La Playlist de Françoise Bornstein (vendredi 24 novembre 2017)

INFORMATIONS PRATIQUES
En ce moment à la Galerie :
Glaciers II
Aurore BAGARRY
Du 24 octobre au 20 décembre 2017 (prolongation)
Galerie Sit Down
4, rue sainte-anastase
75003 Paris
http://www.sitdown.fr

Rencontre avec Vincent Sator, Paris Photo 2017 (Prismes)

De formation littéraire, Vincent Sator a pris des chemins détournés pour trouver sa voie de galeriste. Après les ors du Ministère de la Culture et deux tentatives au concours de conservateur de patrimoine, il réalise que les allées toutes droites ne sont pas pour lui ! Il se lance dans une première aventure en avec « Blue Square » comme co-directeur avant que la crise de 2008 ne le rattrape. Loin d’être découragé, il ouvre seul en 2011 dans le marais, Passage des Gravilliers un espace à vocation internationale. C’est là que je le rencontre avec l’artiste Raphaël Denis exposé actuellement. Vincent répond à mes questions avec cette élégance et précision du langage qui le caractérisent.

Mowwgli : Pourquoi avoir choisi Evangelia Kranioti pour ce solo show qui vous permet d’intégrer le secteur Prismes/Paris Photo et quels en sont vos objectifs ?

C’était une évidence par rapport à sa démarche et aussi le fruit d’une rencontre avec Christophe Wiesner directeur artistique de la foire qui a vu à la galerie l’exposition d’Evangelia *L’Extase doit être oubliée, au printemps dernier, (photos et sa vidéo qui a remporté le prix Loop) aboutissant sur un échange autour d’un projet présentant cette double écriture. Ou comment montrer par rapport à d’autres propositions plus classiques dans leur approche, une autre forme d’art contemporain.

Mowwgli : Quelles évolutions récentes avez-vous noté dans le secteur et marché de la photo élargie au rapport contemporain à l’image, votre ADN ?

A mon avis il y a plusieurs phénomènes. D’une part et on le remarque depuis de nombreuses années, on assiste à une reconnaissance progressive et manifeste par le marché de la photographie. Des foires comme Paris Photo montrent qu’il s’est consolidé et affirmé pour devenir aujourd’hui un curseur décisif face à un moment très important du marché ici mais je le vois aussi à l’international avec des galeries qui travaillent en Chine et ailleurs. Parallèlement j’avais tendance à penser que ce marché se développait à côté de l’art contemporain. On observait et encore aujourd’hui des dynamismes et façons de collectionner différents. On sent au contraire à présent et grâce notamment à l’action de Paris Photo que les démarches se recoupent, que la photographie est une pratique qui fait partie intégralement de l’art contemporain et par conséquent introduit des écritures différentes : photographie plasticienne, documentaire, support photographique utilisé pour des installations etc. Cette ouverture des champs est d’ailleurs un moteur assez excitant !

Mowwgli : Où en sont les collectionneurs face à ce phénomène de valorisation de la photographie par rapport à l’art contemporain ?

Il y a encore ce doute qui persiste chez les collectionneurs face à la multiplicité et les éditions et je peux être confronté en tant que galeriste en art contemporain parfois à une résistance assez forte de la part de certains collectionneurs qui peuvent avoir une émotion assez puissante vis à vis d’une œuvre photographique et ne pas vouloir l’acheter du fait de l’absence d’unicité. Cela incarne un certain rapport à l’objet et rapport à la collection ; pourquoi on achète, pour l’émotion, pour l’appropriation ? Tout ce questionnement se travaille mais reste sous-jacent.

Mowwgli : Comment jugez-vous la place des artistes émergents français à l’international et quels seraient les axes à développer en ce sens  ?

Déjà au niveau national il y a très peu de liens entre les universités et écoles d’art et le marché. J’ai même l’impression (peut-être est-ce un fantasme ?) que les jeunes artistes sont entretenus dans une distance, voir un désintérêt quasi total par rapport au marché. J’ai suivi un parcours universitaire classique (Sciences Po et histoire de l’art) avec une distanciation du monde de l’entreprise, ce qui est un vrai problème en soi. J’ai pu intervenir à l’Ecole des Beaux-Arts de Nîmes il y a quelques années et on sentait bien à l’époque que les étudiants avaient besoin de tout découvrir. Mon sentiment est que quand vous êtes dans une école comme les Beaux-Arts vous êtes très suivi et accompagné mais à la sortie qu’est ce qui se passe ? J’ai du mal à comprendre pourquoi les galeristes sont peu associés à la vie des écoles d’art pour qu’un accompagnement intelligent se mette en place.

La question internationale est bien entendu cruciale également. Une des choses magnifiques de la culture française est cette appétence pour l’universalisme qui fait que l’on peut défendre aussi des artistes français que sud-américains, chinois, italiens… On sent une curiosité permanente chez tout le monde pour les scènes étrangères. C’est une très grande force, c’est l’école de Paris qui participe de l’attractivité française. Rappelons que Léonard de Vinci était italien à son arrivée en France.

Cette ouverture sur le monde est au cœur de notre identité.

La contrepartie c’est que n’avons pas ce sentiment protecteur vis à vis de nos artistes, de peur du chauvinisme, que les autres pays pratiquent. La Suisse par exemple avec l’agence Pro-Helvetia extrêmement dynamique, les Etats Unis avec l’exposition du MoMa à la fondation Vuitton qui rappelle les grandes expositions financées par le gouvernement américain en Europe comme stratégie culturelle. L’Italie ou la Chine également. Nous restons dans une sorte d’ambivalence plus intellectuelle que politique face à cette situation. Faut-il garder cet universalisme à la française ou faire évoluer les mentalités ? Il y a vraisemblablement un équilibre à trouver.

Mowwgli : Pour revenir à Paris Photo à partir de quel moment jugerez-vous l’ expérience positive ?

C’est déjà le cas et le challenge est de taille avec un stand de plus de 40m² dans le secteur Prismes sur lequel on travaille considérablement sur une vraie installation immersive autour de la photographie, du son. C’est divinement stimulant pour l’artiste et moi ! On note déjà chez les collectionneurs beaucoup de curiosité, d’envie, d’excitation et de soutien. Et en plus en terme de couverture médiatique on a déjà eu les honneurs de magazines comme Art Press, Le Monde, Sotheby’s…Une visibilité très forte que l’on n’aurait pas nécessairement sinon.

Bien sûr la gageure et l’engagement financier sont énormes, c’est la foire la plus chère que je réalise mais je suis convaincu de sa pertinence et la justesse de ce que nous ambitionnons.

Mowwgli : Question subsidiaire (et non des moindres) – Quels conseils à donner à un jeune galeriste qui souhaite se lancer ?

Un travail acharné et passionnant. L’engagement et bien comprendre, notamment dans l’époque dans laquelle on vit, que c’est un travail à très long terme. C’est quelque chose que l’on construit, qui prend du temps, que l’on met en œuvre avec conviction, passion et envie avec un vrai esprit d’endurance. A mon niveau cela porte ses fruits maintenant de manière beaucoup plus intéressante qu’il y a quelques années, ce qui a le mérite d’avoir du sens.

Pour résumer les qualités au quotidien :
L’engagement, l’endurance et aller jusqu’au bout de sa pensée et son intégrité.

INFOS PRATIQUES :
Paris Photo
Stand N° P06 (Prismes)
Du 9 au 12 novembre 2017
Grand Palais
Avenue Winston Churchill
75008 Paris
http://www.parisphoto.com/fr/Exposants
• A la galerie : EUROPA, Raphaël Denis
Poursuivre avec ma prochaine interview avec lui.
https://www.galerie-sator.com/

Venez bruncher à la galerie ce dimanche !

Le Comité Professionnel des Galeries d’Art, qui fête cette année ses 70 ans, avec le soutien de la Mairie de Paris, présente la 3e édition d’ « Un Dimanche à la Galerie ». Ce rendez-vous culturel convivial réunit chaque année 100 galeries parisiennes qui accueillent exceptionnellement les visiteurs le dimanche autour d’un parcours artistique inédit.

A ne pas manquer :
Chez Sator, performance récit entre Truc-Anh & Jerry Hyde
Chez Paris Beijing ouverture de l’espace dédié à la jeune création avec Léa Belooussovitch, et toujours Liu Bolin
Chez Virginie Louvet : Marion Charlet l’une des révélations de Premier Regard
Chez Eva Meyer Michel Aubry « Inferno »
A la New Galerie, le sri lankais Christopher Kulendran Thomas et sa start up
Chez Valentin, Michael Assiff et son décor de film de série B
Under Construction et le retour de la peinture (expo collective)
Cesson & Bénétière : Aurélie Pétrel et ses audaces photographiques
Suzanne Tarasiève : Tim Plamper fascinant dessinateur découvert au Goethe Institute
Mor Charpentier le duo franco-colombier dans son élégant nouvel espace présente Eduardo Aragon
(..)

Votez pour la meilleure exposition en partageant vos photos sur Instagram avec les hashtags : #undimanchealagalerie #prixdupublic et le # du nom de la galerie dont l’exposition vous a le plus séduit.

Les galeries participantes :
22,48m2 / martine aboucaya / Galerie Samy Abraham / Galerie ALB / Almine Rech Gallery / galerie anne barrault / Anne de Villepoix / Antoine Levi / Galerie Arcturus / Galerie Akié Arichi / Arnaud Deschin galerie / Galerie Arnoux / Backslash / Galerie Bayart / Bendana — Pinel Art Contemporain / Galerie Anne-Sarah Bénichou / Galerie Thomas Bernard — Cortex Athletico / Galerie Berthéas / Galerie Berthet-Aittouarès / Galerie Luc Berthier / Galerie Thierry Bigaignon / Galerie Binome / Galerie Jean Brolly / Galerie BSL / Galerie du Centre / Ceysson & Bénétière / Galerie Charlot / Galerie Chauvy / christian berst art brut / Galerie Da-End / Galerie Derouillon / Galerie Dix9 — Hélène Lacharmoise / Galerie Patricia Dorfmann / Galerie Eric Dupont / Galerie Frank Elba / Galerie Escougnou-Cetraro / Galerie Imane Fares / Galerie La Ferronnerie / Galerie Pascal Gabert / Galerie Christophe Gaillard / Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois / gb agency / GDM, galerie de multiples / Gilles Peyroulet & Cie / Galerie Isabelle Gounod / Galerie Alain Gutharc / H Gallery / Galerie Thessa Herold / Galerie Emmanuel Hervé / Galerie Eva Hober / Galerie Houg / Galerie / Jocelyn Wolff / Jousse Entreprise / Galerie Les Filles du Calvaire / Loevenbruck / Galerie Virginie Louvet / Galerie Maria Lund / Magda Danysz Gallery / Galerie Maubert / Galerie Alain Margaron / Galerie Eva Meyer / Galerie Le Minotaure / mor charpentier / Galerie Lélia Mordoch / Galerie Maïa Muller / New Galerie / Galerie Odile Ouizeman / Galerie Papillon / Galerie Françoise Paviot / Galerie Paris-Beijing / Galerie Photo12 / Pijama Galerie / Galerie Pixi — Marie-Victoire Poliakoff / Galerie Jérôme Poggi / Galerie Polaris / Polka Galerie / Galerie de la Présidence / progress gallery / Galerie Catherine Putman / Michel Rein / Galerie Laure Roynette / Galerie Eko Sato / Galerie Sator / Galerie Sellem / Galerie Semiose / Galerie Natalie Seroussi / Galerie Nicolas Silin / Galerie Sit Down / Sultana / Galerie Suzanne Tarasiève / under construction gallery / Valentin / Galerie Vallois / Galerie Lara Vincy / Galerie Xippas / Galerie Zlotowski.

INFORMATIONS PRATIQUES
Un Dimanche à la Galerie
Le Dimanche 24 septembre 2017
Programme complet :
http://www.comitedesgaleriesdart.com
https://www.facebook.com/undimanchealagalerie/

Notre invité de la semaine est Christophe Gaillard

Cette semaine, nous accueillons le galeriste Christophe Gaillard en tant qu’invité de la semaine. Il nous fait l’honneur de partager avec nous ses coups de cœur pour les 5 jours à venir, avant notre saison estivale !
Dans ses murs, il présente actuellement l’exposition La Photographie conceptuelle japonaise des années 70 et les œuvres d’Hélène Deprat, artiste représentée par la galerie, sont actuellement exposées à la Maison Rouge.

De tous les galeristes parisiens, c’est sans doute l’un des plus atypiques. Au delà d’une personnalité forte et intransigeante, il a notamment été le premier à défendre de manière suivie, cette nouvelle génération d’artistes affiliés à ce qu’on nomme désormais « La Nouvelle Photographie » dans le sillage des expositions de l’ICP.
Christophe Gaillard vient de la musique et du spectacle vivant. De simple standardiste au Théâtre du Châtelet, il sera successivement garçon d’orchestre, stagiaire à la mise en scène et à la régie auprès de Patrice Chéreau pour la reprise du Wozzeck. Il deviendra ensuite régisseur général des Arts Florissants et enfin régisseur de scène à l’Opéra de Paris.
Ce n’est que tardivement donc que Christophe Gaillard commence à s’intéresser aux arts plastiques. Parfait autodidacte, il sillonne alors les musées et écume les librairies (les ouvrages généraux sur l’art, les biographies mais aussi les catalogues de ventes).
Collectionneur depuis 1997, il décide en  2007 de franchir le pas en installant sa première galerie rue de Thorigny, près du Musée Picasso. Après une première exposition consacrée à Kazuo Shiraga et quelques expositions de groupes, le galeriste ressent le besoin de travailler avec des artistes vivants. La première d’entre elles sera Chiharu Shiota. Suivront entre autres Hélène Delprat, Isabelle Le Minh, Julien des Monstiers et toute une partie de cette certains de ces artistes de ces artistes qui redéfinissent les frontières de la photographie (Rachel de Joode, Letha Wilson, Hannah Whitaker ou encore Kate Steciw). Par ailleurs, la galerie travaille à mieux faire connaître des artistes avant-gardistes des années 1960-70, tels Michel Journiac ou Daniel Pommereulle, dont elle a la représentation exclusive, en présentant leur travail à la lumière des pratiques artistiques actuelles. La galerie Christophe Gaillard se démarque peu sur le plan scientifique et intellectuel par le sérieux de son travail de documentation et son engagement éditorial, aussi bien pour les artistes historiques que contemporains.
La galerie se transforme alors progressivement jusqu’à ce son récent déménagement dans ce sublime espace de 450m2 au 5 de la rue Chapon aux l’allures de galerie new yorkaise dans un hôtel particulier parisien. L’équipe s’étoffe (passant à 8 permanents) et les salons s’enchainent (FIAC, Independent NY, Artissima, Paris Photo…).

Le Portrait chinois de Christophe Gaillard :

Si j’étais une œuvre d’art : La déposition de croix de Rogier Van der Weyden
Si j’étais un musée ou une galerie : la Villa Borghese à Rome
Si j’étais un(e) artiste (tous domaines confondus) : Jean Dubuffet
Si j’étais un livre : À la recherche du temps perdu
Si j’étais un film : 8 1/2 de Fellini
Si j’étais un morceau de musique : l’adagio du 3ème concerto pour piano de Beethoven joué par Maurizio Pollini
Si j’étais un photo accrochée sur un mur : la Poupée de Hans Bellmer
Si j’étais une citation : « Je me suis rarement perdu de vue : je me suis détesté, je me suis adoré – puis, nous avons vieilli ensemble ». Monsieur Teste (1896), Paul Valéry
Si j’étais un sentiment : l’hédonisme
Si j’étais un objet : l’Iphone 8
Si j’étais une expo : La Peinture comme crime ou la part maudite de la modernité organisée par Régis Michel au Louvre en 2002
Si j’étais un lieu d’inspiration : l’océan atlantique sous le crachin
Si j’étais un breuvage : le pastis
Si j’étais un héros/héroïne : Hans et Sophie Scholl
Si j’étais un vêtement : une écharpe

Toute le semaine, retrouvez la carte blanche de notre invité :
> Carte Blanche à Christophe Gaillard : Pour une nouvelle photographie 
considérée à la fois comme photographie et art contemporain (mardi 11 juillet 2017)
> Carte Blanche à Christophe Gaillard : Focus sur Ceija Stojka (mercredi 12 juillet 2017)
> Carte Blanche à Christophe Gaillard : Hélène Delprat (jeudi 13 juillet 2017)
> Les Bons Plans de MarseilleLa Playlist de Christophe Gaillard (vendredi 14 juillet 2017)

INFORMATIONS PRATIQUES
Galerie Christophe Gaillard
5 Rue Chapon
75003 Paris
http://galeriegaillard.com

Close-Up, la nouvelle galerie de photographies anciennes

Close-Up est une nouvelle galerie dédiée à la photographie du 19ème et du 20ème siècle. Uniquement en ligne (pour le moment), Close-Up propose une sélection de photographies réalisées par des photographes renommés et Anonymes, mais aussi des albums photographiques et livres de cette époque.​

Cette nouvelle galerie est créée par Raphael Chicheportiche, diplômé d’une école de commerce avec une longue expérience dans le secteur du marketing, il décide changer de cap et se dirige dans le domaine de la Photographie, une passion héritée de son grand père photographe… Après une formation à l’Hôtel Drouot en tant que consultant spécialiste sur le marché de l’Art et un stage auprès d’un expert en photographie ancienne, il décide de se lancer en ouvrant sa galerie en ligne.

INFORMATIONS PRATIQUES
Galerie Close-Up
+33 (0)6 52 96 38 11
galeriecloseup@gmail.com
https://www.galeriecloseup.com

L’événement collaboratif SESSIONS est de retour à la Galerie Paris-Beijing

Initié en 2016 par la Galerie Backslash, SESSIONS est un événement annuel, collaboratif entre galeries et acteurs du monde de l’art né de la volonté de créer un espace de dialogue, de convivialité et de partage.

Fort du succès des SESSIONS #1, #2, #3, #4, la Galerie Paris-Beijing accueille cette année les volets #5 et #6 de SESSIONS et réunit 20 galeries parisiennes autour de deux expositions thématiques. Les galeries invitées présenteront un artiste dont l’œuvre est en relation avec les sujets proposés. SESSIONS a pour ambition de développer une réflexion transversale sur l’émergence de nouvelles voix de galeries d’art contemporain. C’est également l’occasion pour les artistes, galeristes, journalistes, curateurs, collectionneurs et le public de se rencontrer et d’échanger lors de deux soirées successives et d’événements associés.

SESSION #5 : FILIATION 29.06 / 12.07

Cet épisode interroge la filiation sous toutes ses formes. Celle dans l’histoire de l’art bien sûr, celle plus directe entre un professeur et ses élèves, celle des influences y compris transdisciplinaires et naturellement la filiation parentale.

Les artistes présentés :
Sâadane Afif • Jérôme Allavena • Steve Bishop • Bianca Bondi •Guillaume Cabantous • Cécile Chaput • Grégory Derenne • Franck Eon • Terencio Gonzalez • Nils Guadagnin • Bertrand Lavier • Gabriel Leger • Shahar Marcus • Maude Maris • Sarah Meyohas • Marilena Pelosi • Hugues Reip • Xavier Theunis • Wang Hayiang
Avec la participation de • Le Châssis

SESSION #6 : SYSTEME 13.07 / 29.07

Interrogeant le mot système les artistes présentent une réflexion autour des systèmes dans toute leur diversité : politiques, organisationnels, graphiques… ainsi que les différents protocoles mis en place par les artistes, les galeries, les institutions.
Par exemple, Raphaël Denis qui construit un langage plastique basé sur les formats, les matériaux et le vocabulaire du monde de l’art dont il observe attentivement le système, les codes, les normes, les non-dits, présente une œuvre interrogeant la typographie en réduisant un livre entier sur un format de 1,5mX1m.

Les artistes présentés :
Robert Barry • Anne-Lise Broyer • Léa Belooussovitch • Gueule de Bois • Guillaume Cabantous • Guillaume Constantin • Raffaella Della Olga • Raphaël Denis • Franck Eon • Etienne de Fleurieu • Fred Forest • Lucie Le Bouder • Shahar Marcus • Eric Rondepierre • Luc Schuhmacher • Marine Wallon
Avec la participation de • Point Contemporain

Les 20 galeries participantes :
22,48 m | BACKSLASH | Galerie Thomas Bernard | Christian Berst Art Brut | Galerie Derouillon | Editions Dilecta | Galerie Escougnou-Cetraro | Galerie Isabelle Gounod | Galerie Bertrand Grimont | Galerie Houg | Galerie du jour | Galerie Maubert | mfc – michèle didier | PACT | Galerie Paris-Beijing | Galerie Particulière | Galerie Jérôme Pauchant | Galerie Odile Ouizeman | Galerie Sator | Under Construction Gallery | White Project

INFORMATIONS PRATIQUES
Galerie Paris-Beijing
62, rue de Turbigo
75003 Paris
Tel: +33 (0) 1 42 74 32 36
http://www.galerieparisbeijing.com
Ouvert du mardi au samedi de 11h à 19h