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Les Extatiques, un parcours artistique pour les 60 ans de la Défense

A l’occasion des 60 ans de Paris La Défense, un voyage artistique inédit, dirigé par le directeur artistique Fabrice Bousteau, vous est proposé jusqu’au 21 octobre. Le temps d’un été, le centre d’affaire devient un musée à ciel ouvert avec une exposition collective d’art contemporain à la fois sur l’esplanade, mais aussi dans des lieux habituellement inaccessibles.

À travers le choix d’une dizaine d’artistes venant d’horizons différents, de renommée internationale ou émergents, avec l’implantation d’œuvres d’échelles différentes et en interaction entre elles, Fabrice Bousteau formule une invitation poétique au voyage. Il tient à façonner le regard des visiteurs, à lui faire oublier les préjugés liés à une image de « quartier d’affaires » et à le guider vers la beauté exceptionnelle, inattendue et différente de ce lieu de vie vibrant.

Son ambition artistique est de montrer aux Parisiens comme aux touristes que ce quartier d’affaires est aussi un lieu d’habitation et de promenade unique au monde, à la beauté surprenante et originale. Les Extatiques est moins une exposition qu’une excitation conçue par des artistes pour favoriser des flâneries dans ce lieu où se confrontent l’architecture et des œuvres souvent monumentales qui font de Paris La Défense le plus grand parc de sculptures de France. Un paysage unique que Les Extatiques a pour ambition de révéler et d’augmenter avec l’intervention de ces artistes qui se sont confrontés à son histoire, à son échelle et à son environnement.

C’est un artiste en « repérage » pour concevoir son projet artistique qui m’a donné envie d’appeler cette manifestation Les Extatiques tant il a exprimé son ravissement face à la beauté peu connue de Paris La Défense. Les Extatiques est imaginée comme une promenade amoureuse et une aventure pleine de surprises comme, par exemple, le film sonore du Soundwalk Collectif qui permettra à chacun de découvrir l’architecture et le parc de sculptures de Paris La Défense en ayant le sentiment d’être le personnage d’une fiction entre Tati et Godard ; le labyrinthe de tournesols tournoyants de Fanny Bouyagui ; l’immeuble haussmannien plongé dans un vortex cosmique de Leandro Erlich ; les bancs géants de Lilian Bourgeat ; la nature réinventée de Vincent Lamouroux ; le spectacle sonore et lumineux de Pablo Valbuena dans l’underground de Paris La Défense ou encore la démesure de l’Inde symbolisée par l’improbable personnage d’Hanif Kureshi.

INFORMATIONS PRATIQUES
Les Extatiques
108 jours de parcours artistique – 60 ans de créativité
Jusqu’au 21 octobre 2018
Accès libre – Esplanade de La Défense
Métro ligne 1 : La Défense – Esplanade de La Défense
https://www.ladefense.fr/fr/les-extatiques

Les Bon plans à Montreuil de Philippe et Marion Jacquier

Pour leur dernier jour de carte blanche, nos invités de la semaine Philippe et Marion Jacquier, directeurs de la galerie Lumière des Roses basée à Montreuil, partagent avec nous leurs bonnes adresses de cette commune de Seine-Saint-Denis.

Bons Plans Photo : 

  • 1 – Certains photographes ne connaissent de Montreuil que l’Atelier Philippe Guilvard, 53 rue Marceau, pour ses sublimes tirages couleurs
  • 2 – Pour les amoureux de l’argentique : Isabelle Menu est tireuse professionnelle, un métier devenu rare, et c’est une perle ! Atelier Isabelle Menu 32, rue de Vitry
    http://www.atelier-isabellemenu.com
  • 3 – Freddy Denaes est éditeur, réalisateur, collectionneur et bien d’autres choses encore. Les Editions de l’œil, c’est lui ! 7 Rue de la Convention
    https://www.editionsdeloeil.com

Bon plan cinéma : L’incontournable Méliès, sa superbe programmation et les passionnants débats animés par son directeur, Stéphane Goudet. 12 Place Jean Jaurès
http://meliesmontreuil.com

Bon plan Musique: Ecouter le quintet des Hot Rascals jouant des classiques du swing dans l’ambiance chaleureuse du bar Les Longs Quartiers, 54 rue Gambetta. Les Hots Rascals viendront animer le vernissage de notre prochaine exposition intitulée « Zones », à la galerie le samedi 22 septembre : au programme les classiques de Django Reinhardt.
https://www.facebook.com/bistro.alq/

Bon plan restaurant : Un lieu qui vient d’ouvrir : Les Pianos, 26 rue Robespierre à deux pas du métro, avec concerts de jazz tous les samedis soir et lectures de poésie par le propriétaire-poète Philippe Burin des Rosiers.
https://www.facebook.com/lespianosmontreuil/

Bon Plan courses : forcément une AMAP quand on habite Montreuil !
http://www.montreuil.fr/la-ville/mieux-consommer/

Bon plan foot : matchs de la Coupe du monde dans l’arrière salle du bar « Le Montana », 45 rue Michelet.
https://www.facebook.com/Lemontanabar/

Carte blanche photographique de Philippe et Marion Jacquier : The Rose Elephant

Pour cette première carte blanche, nos invités de la semaine Philippe et Marion Jacquier nous parlent de leur exposition actuellement présentée à la galerie Lumière des Roses : The Rose Elephant, visible jusqu’au 13 juillet !

Depuis près de quinze ans, nous cherchons avec passion des images qui ne sont petites que par leur taille. Appelées « snapshots » (le terme américain signifie « instantané ») ou qualifiées de ce mot en vogue : vernaculaire, ce sont des photographies d’amateurs, pour la plupart des tirages argentiques noir et blanc produits par milliers au cours du XXe siècle.

Au départ, nous pensions naïvement que le champ d’exploration serait sans limite. Glanées sur les étals de marchés aux puces ou extraites d’albums de famille, il semblait qu’il suffisait d’ouvrir l’œil pour cueillir une à une ces perles photographiques qui faisaient battre notre coeur, mais au fil des années, le gisement s’est réduit. Bien sûr, notre regard s’est aiguisé avec le temps, devenant plus exigeant, mais il y a d’autres raisons à cette impression d’une espèce en voie de disparition. D’abord, ces images anonymes ont gagné une légitimité au sein de l’histoire de la photographie. Les collectionneurs s’en sont emparés les premiers et désormais elles fleurissent dans les livres de photographie et sur les cimaises des musées.

Par ailleurs, l’usage généralisé de la photographie numérique tend à faire disparaître la pratique du tirage. Aujourd’hui, il se prend près de 3000 images par seconde, postées sur Instagram ou autres réseaux sociaux, mais en l’absence d’une sélection fine et surtout d’un transfert sur un support papier stable, les trésors que recèle certainement cette profusion ont toutes les chances de se perdre dans les profondeurs des disques durs auxquels nous n’avons pas accès. Ainsi, les images que nous cherchons sont devenues rares.

En ouvrant les boîtes où repose notre collecte amassée au fil des années, il a fallu à nouveau opérer un tri, vérifier si le temps de cette jachère n’avait pas émoussé l’éclat premier qui nous avait saisis. Après avoir remisé les nostalgiques, trait de caractère souvent associé aux images aux bords dentelés, les erreurs photographiques, les amusantes et autres mignonnes, cinquante photographies sont apparues qui nous touchent par leur grâce, leur étrangeté, leur liberté. Cette liberté que revendiquait André Kertész lorsqu’il disait : « Je suis un amateur et j’entends le rester. Regardez les amateurs dont le seul but est de recueillir un souvenir : voilà de la photographie pure ».

Voici donc The rose elephant. Pour ceux que ce titre intrigue, disons que dans le rose que revêt la galerie, il y a une certaine idée de l’aube de la photographie. Quant à l’éléphant, c’est une autre histoire : c’est le souvenir d’une photographie merveilleuse, trouvée dans l’innocence des débuts, joliment vendue, persuadés que nous étions de retrouver la même, ou bien sa sœur, la photo étant par nature reproductible. Malheureusement, ou heureusement, nous ne l’avons jamais retrouvée. C’est l’une des qualités de ces images qui les rend si précieuses : elles sont uniques.

Marion & Philippe Jacquier

INFORMATIONS PRATIQUES
The rose elephant
Une sélection de photographies d’amateur
Du 30 mai au 13 juillet 2017
Ouvert du mardi au vendredi de 14h à 19h
12-14, rue Jean-Jacques Rousseau, 93100 Montreuil
M 9 Robespierre ou M 1 Bérault. Parking le week-end
Tél. 01 48 70 02 02 – contact@lumieredesroses.com
www.lumieredesroses.com

Nos invités de la semaine sont Philippe et Marion Jacquier

Cette semaine nous avons le plaisir d’accueillir en invité Philippe et Marion Jacquier, de la galerie Lumière des Roses basée à Montreuil et spécialisée dans la photographie anonyme. La galerie organise, dans le cadres des Rencontres d’Arles, le 6 juillet, une vente aux enchères de photographies !

Après avoir été producteurs de cinéma pendant 15 ans (Christophe Honoré, Kiju Yoshida, Anne Fontaine – Trois sélections officielles au Festival de Cannes), Philippe et Marion Jacquier ouvrent une galerie à Montreuil en 2005. Spécialisée dans la photographie anonyme et amateur des 19e et 20e siècles, la galerie propose régulièrement des expositions et participe à des salons, notamment Paris Photo qui les accueille chaque année depuis leurs débuts. Depuis peu, ils ouvrent leur galerie au travail de photographes contemporains. Par ailleurs, chaque année, la galerie organise avec l’étude Le Mouël, une vente aux enchères dans le cadre des rencontres photographiques d’Arles. Ils gèrent également le patrimoine photographique de l’arrière grand-père de Philippe Jacquier, Gabriel Veyre, qui fut l’un des grands opérateurs des Frères Lumière.

Depuis 2005, nous exerçons le métier de « chercheurs d’images ». A la question récurrente : « que cherchez-vous ? », nous répondons sans malice que nous ne le savons pas. Nous ne courrons pas après un sujet, une technique, une époque ou une signature. Nous cherchons des photographies qui n’ont pas encore été vues, ou du moins pas comme nous les voyons. Dans le flot incessant de la production photographique, il faut avoir vu des centaines d’images pour espérer découvrir celle qui aimantera notre regard. Lorsque nous la croisons, nous la reconnaissons immédiatement. Elle brille d’un éclat singulier, elle a quelque chose qui nous échappe, elle semble dire autre chose que ce qu’elle montre, elle donne à voir, mais aussi à penser ou à rêver. Elle fait partie des énigmes, de ces photographies dont on ne fait jamais le tour. – Marion et Philippe Jacquier

Le portrait chinois de Philippe et Marion Jacquier

Si nous étions une œuvre d’art : une photographie anonyme
Si nous étions un musée ou une galerie : un musée avec des œuvres exposées sans cartels
Si nous étions un(e) artiste (tous domaines confondus): un amateur
Si nous étions un livre : La transparence de l’œil, du professeur Yves Pouliquen, 1992
Si nous étions un film : « Le village de Namo : panorama pris d’une chaise à porteurs » – vue n° 1296. Film de 45 secondes réalisé au Vietnam par Gabriel Veyre, opérateur des frères Lumière,1899.

Si nous étions un morceau de musique : La bande-son du festival de Cannes qui emplit la salle de projection quand la lumière s’éteint et que le film va commencer : « Ladies and gentlemen, the screening is about to begin… »   extrait du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns
Si nous étions un photo accrochée sur un mur : un daguerréotype dont l’image s’est effacée
Si nous étions une citation : Les frères Lumière, inventant le cinéma en 1895 et mettant en garde les opérateurs qu’ils envoyaient autour du monde : « c’est plutôt un métier de forain, cela peut durer six mois, une année, peut-être plus, peut-être moins… »
Si nous étions un sentiment : notre inquiétude après chaque salon Paris-Photo : où et comment retrouver des photos qui nous émerveillent suffisamment pour les présenter à la prochaine édition ?
Si nous étions un objet : une pellicule non développée trouvée dans un appareil photo au marché aux puces
Si nous étions une expo : « Toute image fait énigme », collection de Michel Frizot exposée à la MEP en 2014
Si nous étions un lieu d’inspiration : une chambre (noire)
Si nous étions un breuvage : l’eau pure et glacée d’un loch des highlands en Ecosse
Si nous étions un héros/héroïne : « Zorro, l’homme au fouet », un photographe anonyme visible actuellement à la Maison Rouge dans l’exposition L’envol.
Si nous étions un vêtement : forcément une paire (de manches, de bas, de chaussettes, etc)

Suivez les Cartes blanches de nos invités de la semaine

> Carte blanche photographique de Philippe et Marion Jacquier : The Rose Elephant (mardi 03 juillet 2018)
> Carte blanche de Philippe et Marion Jacquier : « l’Envol » à la Maison Rouge (mercredi 04 juillet 2018)
> Carte blanche musicale de Philippe et Marion Jacquier (jeudi 05 juillet 2018)
> Les Bon plans à Montreuil de Philippe et Marion Jacquier & La Playlist de Philippe et Marion Jacquier (vendredi 06 juillet 2018)

The rose elephant, la photographie amateur du XXe à l’honneur à la galerie Lumière des Roses

Demain, la galerie Lumière des Roses basée à Montreuil, inaugure sa nouvelle exposition intitulée « The rose elephant », pour une plongée dans la photographie amateur du XXème siècle. Marion et Philippe Jacquier vous accueillent jusqu’au 13 juillet dans leur galerie du sud-est parisien !

Depuis plus de dix ans, nous cherchons avec passion des images qui ne sont petites que par leur taille. Ce sont des photographies d’amateurs, pour la plupart des tirages argentiques noir et blanc produits par milliers au cours du XXe siècle.

Au départ, nous pensions naïvement que le champ d’exploration serait sans limite. Glanées sur les étals de marchés aux puces ou extraites d’albums de famille, il semblait qu’il suffisait d’ouvrir l’œil pour les cueillir, mais au fil des années, nous avons réalisé que la source se tarissait peu à peu. Bien sûr notre regard s’est aiguisé avec le temps, il est devenu plus exigeant, mais il y a d’autres raisons à cette impression d’une espèce en voie de disparition. Appelées « snapshots » (le terme américain signifie « instantané ») ou qualifiées de ce mot en vogue, « vernaculaire », ces images anonymes ont gagnées au fil des années une légitimité au sein de l’histoire de la photographie. Désormais, elles fleurissent dans les livres ou sur les cimaises des musées. Les collectionneurs sont devenus friands de photographie amateur, chacun constituant sa collection sur tel ou tel sujet ; aussitôt sorties de l’ombre, les pépites sont repérées et prises d’assaut.

Quant aux photographies prises aujourd’hui – près de 3000 images par seconde, postées sur Instagram ou autres réseaux sociaux – elles recèlent certainement aussi des trésors, mais en l’absence d’une sélection fine et surtout de transfert sur un support papier stable, elles ont toutes les chances de disparaître aussi vite qu’elles sont apparues, perdues à jamais dans les profondeurs des disques durs auxquels nous n’avons pas accès.

Pour toutes ces raisons, les images que nous cherchons sont devenues rares.

En ouvrant les boîtes où repose notre collecte amassée au fil des années, il a fallu à nouveau opérer un tri, vérifier si le temps de cette jachère n’avait pas émoussé l’éclat premier qui nous avait saisis.

Après avoir remisé les nostalgiques, trait de caractère souvent associé à ces images aux bords dentelés, les erreurs photographiques, les amusantes et autres mignonnes, cinquante photographies sont apparues qui nous touchent par leur grâce, leur fantaisie, leur liberté. Cette liberté à  laquelle aspire tout photographe, à l’instar d’André Kertesz qui disait :

« Je suis un amateur et j’entends le rester. Regarder les amateurs dont le seul but est de recueillir un souvenir : voilà de la photographie pure ».

Voici donc the rose elephant. Nous ne nous lancerons pas dans une longue explication du titre. Dans le rose qui habille la galerie, il y a une certaine idée de l’aube, de la naissance de la photographie. Quant à l’éléphant, c’est une autre histoire. C’est le souvenir d’une photographie merveilleuse, trouvée dans l’innocence des débuts, joliment vendue, persuadés que nous étions de retrouver la même, ou bien sa sœur, la photo étant par nature reproductible. Malheureusement, ou heureusement, nous ne l’avons jamais retrouvée. C’est l’une des particularités de ces images qui les rend si précieuses : elles sont uniques.

– Marion & Philippe Jacquier

INFORMATIONS PRATIQUES
The rose elephant
Une sélection de photographies d’amateur
Du 30 mai au 13 juillet 2017
Ouvert du mardi au vendredi de 14h à 19h
12-14, rue Jean-Jacques Rousseau, 93100 Montreuil
M 9 Robespierre ou M 1 Bérault. Parking le week-end
Tél. 01 48 70 02 02 – contact@lumieredesroses.com
www.lumieredesroses.com

Le SALON DE MONTROUGE se fait des films. Focus sur les artistes vidéastes

Alors que débute cette semaine le Festival de Cannes, nous avons décidé de mettre à l’honneur les artistes qui ont placé la vidéo au cœur de leurs créations pour cette nouvelle édition du Salon de Montrouge.

Dans cette 63e édition du Salon de Montrouge se dégagent deux tendances fortes ; la sculpture fait un grand retour avec de nombreuses propositions et la vidéo confirme sa position. Si pour certains artistes la vidéo n’est pas le seul mode d’expression, car de nombreux artistes ici présents sont pluridisciplinaires (une autre tendance), elle montre aussi la diversité de ses formes narratives et navigue entre délire fictionnel, récit intime, archéologie ou s’invite dans des installations en dialogue avec d’autres médiums.

Commençons peut être par celui qui a reçu le Grand Prix du Salon-Palais de Tokyo, Mali Arun. Il développe un travail audiovisuel collaborant avec le monde du cinéma et celui de l’art contemporain. Situé entre la fiction, le cinéma documentaire et la vidéo d’art, son travail questionne les espaces en marges, en mouvements, ou en conflits. À son sujet, on pense volontiers au brouillage des genres opéré par Werner Herzog et à sa quête de l’illumination telle qu’il l’a formulée : « Il y a une couche plus profonde de vérité au cinéma et il existe quelque chose comme une vérité poétique, extatique. Cela est mystérieux et insaisissable, et ne peut être atteint que par la fabrication, l’imagination et la stylisation. » Pour Mali Arun, la recherche se situe autant dans la manière dont l’être humain s’approprie un territoire, qu’il s’agisse de s’y prélasser, comme dans l’imagerie biblique dévoyée de Paradisus. Les images qui composent son oeuvre immersive intitulée Saliunt Venae (« battements de coeur ») présentent un feu au coeur battant sur une musique envoutante, qui crépite et s’anime lorsqu’il est attaqué et percuté par des personnages énigmatiques qui, partant à l’assaut de cette féérie, le tourmentent, le dessinent de leurs formes fantomatiques.

Poursuivons par le prix des Beaux-Arts de Paris, Samuel Lecoq, qui entretient une relation particulière avec la photographie et l’image filmée. Ses récits sont conçus comme une multitude de juxtapositions. Il questionne la photographie et également notre relation aux éléments naturels.  Sa vidéo Fragility and Obsolescence  s’intéresse à un centre de déradicalisation sur les bords de Loire. Sur un mode opératoire faisant flirter l’objectivité et la subjectivité, Samuel Lecoq compose un récit qui joue sans cesse avec notre soif de savoir et nos désirs de laisser caché ce que l’on ne veut pas voir. Avec une narration qui mélange vidéo, photographies et voix off, son film tente, sans idéaliser ou interférer, de renouveler les formes de la narration  entre fiction et documentaire. Toujours autour de sujets sensibles ou politiques, Baptiste Brossard propose Contre-mesure, une installation composée d’une vidéo et d’une sculpture en béton qui reprend la forme d’une antenne parabolique. Une contre-mesure est un système de brouillage électronique. C’est une technique à la fois offensive et défensive. Baptiste Brossard accumule sur un écran des captures de films dans lesquels apparaissent des armes, des chiens de garde, des images de vidéos-surveillance… dans une atmosphère très tendue. Une tension renforcée par la bande son.  Au centre du dispositif entre l’écran et la parabole, entre l’émetteur et le récepteur, le spectateur se trouve pris entre deux feux ne sachant pas où trouver sa place. Entre le réel et son image, chaque individu est ainsi invité à interroger son activité et/ou sa passivité face à cet univers paranoïaque et sous surveillance.

La question de l’identité est également au cœur de certaines œuvres présentées dans cette édition. Par exemple, Garush Melkonyan tente de déchiffrer par le jeu de l’être et de l’apparence, de l’identité et de ses masques et se joue de l’attente du spectateur. Ici son travail prend littéralement corps dans Just the four of us. Il met en place un dispositif qui contraint le spectateur au centre de quatre écrans qui présentent chacun un individu de dos. Les quatre personnages échangent des conversations téléphoniques qui s’entrechoquent autour d’un secret qui se dévoile en toute fin. Une œuvre énigmatique et qui nous fascine. Dans l’installation, également composée de plusieurs écrans, Ariane Loze, lauréate du prix du Conseil départemental des Hauts de Seine, se met elle-même en scène et incarne une personne différente sur chacune des vidéos. Aucune volonté de mise en scène de soi exacerbée, aucun jeu de maquillage particulier, ni de perruque, mais au contraire une économie de moyens, et le choix de disparaitre derrière la multiplicité de facettes de ses personnages comme si son corps était matériau neutre, prêt à être façonné, à devenir le corps de tout le monde, voire le corps social. Elle questionne l’identité qui n’est jamais unique et cohérente.

Le corps est au centre des œuvres des deux artistes qui suivent. Zoé Philibert, un artiste du mouvement que l’on pourrait assimiler à un artiste-chorégraphe, mélange le mouvement, la parole, et l’écriture. Dans le premier élément du diptyque proposé, un groupe est en quête d’un mouvement inédit : un geste. Cette œuvre est construite à partir d’une citation littéraire et nous entraine dans les réflexions des protagonistes. La seconde partie met en mouvement la poésie et donne corps littéralement à des phrases. Un travail d’une grande élégance qui mêle littérature, danse, gestes, paroles et références surréalistes.

Partant lui aussi de littérature et se basant sur un recueil de gravures du XVIe siècle, Les Songes drolatiques de Pantagruel, Antoine Granier propose une relecture avec une fiction sous des apparences grotesques et délirantes dans laquelle des corps mutants oscillant entre humains, objet et animal, se révoltent contre l’usine-ventre qui les contient. Souhaitant défaire les hiérarchies de ce corps-infrastructure, ces créatures grotesques sont finalement vomies dans la ville où elles entament une célébration monstrueuse et un joyeux carnaval. Une folie punk rock !

Plus documentaire, Pauline Julier nous invite dans une grotte ou plutôt dans un rocher afin de voir son intérêt pour une forêt de 300 millions d’années, ensevelie et figée par la lave, récemment découverte et reconstituée par des scientifiques. Dans l’ensemble de son travail elle s’interroge sur les notions de nature et ses représentations. Jules Cruveiller propose une installation faite de plusieurs médiums, une huile, un dessin et une vidéo afin de créer une archéologie de l’image numérique. Dans la vidéo, deux performeurs transportent dans une rue un cadre géant dans un format 16/9e. Dans ce cadre s’y dessine un monde où mise en scène et réel ne font plus qu’un, où contemplation et narration sont synonymes.

Cent vingt trois ans après la Sortie de l’usine Lumière et l’Arroseur arrosé  des Frères Lumière, le cinéma conserve une éternelle jeunesse et reste toujours un art contemporain.

SALON DE MONTROUGE
Du 28 avril au 23 mai 2018-05-04
Ouvert tous les jours. Entrée libre de 12h à 19h
Le Beffroi
2 place Emile Cresp
92120 Montrouge

Kader Attia déterre les corps du béton au MAC VAL. Poétique et politique !

Alors que l’on peut encore voir, jusqu’au 13 mai au Palais de Tokyo, le fruit de sa collaboration avec Jean-Jacques Lebel, Kader Attia poursuit sa quête de vérité dans une nouvelle exposition au MAC VAL dont il investit l’immense espace d’exposition en proposant un parcours initiatique autour de deux notions étroitement mêlées : l’architecture et sa relation aux corps.

Quels regards porter sur les grands projets urbains de l’après-guerre, les grands ensembles caractéristiques des cités dortoirs. Que reste-il de l’utopie des modernistes ? Qu’entretenons-nous avec notre espace de vie, privée ou publique, avec notre histoire et nos racines ? Quelle relation entre le corps physique et le corps social ? Comment nos sociétés s’arrangent-elles avec le visible et l’invisible, l’inclus et l’exclus ? Et comment finalement la société réécrit son propre récit national et omet de reconnaître les blessures laissées par le colonialisme, l’esclavage, les inégalités hommes-femmes, la discrimination envers les LGBT, notamment les transsexuels…

Ce sont toutes ces questions que pose Kader Attia dans cette exposition « Les racines poussent aussi dans le béton » proposée au Mac Val. L’articulation de l’exposition est singulière. Le parcours alterne des espaces sombres avec des pièces en pleine lumière, des documents vidéo ou sonores avec des œuvres purement plastiques. Il oscille entre passé et présent, les racines et le béton. Avec toujours en filigrane, le fil conducteur de l’œuvre de Kader Attia : la réparation. Réparer les blessures que les hommes s’infligent, des humiliations de la colonisation aux fractures entre les communautés. Kader Attia revendique l’idée qu’il faut  “S’affranchir du joug du grand récit national officiel pour se réapproprier et écrire soi-même son récit, exposer sa vision des choses.” Le déni de la culture des quartiers, c’est le déni de toute une culture hip hop, la culture ouvrière, des langues…

« Les racines poussent aussi dans le béton » propose une expérience visuelle mais aussi physique, l’esprit et le corps, le corps et l’espace, dans le but de rassembler. L’exposition est conçue comme un opéra avec plusieurs actes. Elle commence par un trait d’union entre la réalité et l’histoire, dans ce premier « cabinet » qui étire le début du 20e siècle, Kader Attia revient sur les traces de son enfance dans un Sarcelles métamorphosé par les grands ensembles. Grands ensembles qui de promesses sont aussi devenus ghetto.  A chaque extrémité d’un long couloir deux films se font face et s’opposent. D’un coté « Pépé le Moko » avec un Jean Gabin dans les ruelles de la kasbah d’Alger et de l’autre « Mélodie en sous-sol » dans lequel, Gabin toujours, revient dans sa banlieue transformée par les barres d’immeubles. Entre les deux, un jeu de collages marie des grands ensembles avec des scènes de vie marocaines ou algériennes. La petite pièce suivante rend hommage à Ghardaïa. Au sol un désert de grains de couscous représente le plan de Ghardaïa. Ceci fait écho notamment à Le Corbusier qui, fasciné après avoir visité Ghardaïa où tout est pensé : la gestion de l’eau, l’administration, la circulation, les commerces, élabora au coté de Jeanneret les cinq points de l’architecture moderne qui ont notamment donné naissance à la Cité radieuse, qu’il appelait lui-même la « Béni Isguen verticale* ». Une vision à la fois poétique et politique rappelant l’origine de ces grands préceptes de l’architecture moderne.

Toujours concernant l’architecture, Kader Attia sème ça et là dans l’exposition des références. Des poutres récupérées sur des chantiers de démolition, verticales et fières, dont les fentes sont agrafées, des cicatrices restées visibles car pour Kader Attia, contrairement à nos sociétés modernes, il ne faut pas les cacher pour guérir. Une pièce noire dans laquelle une série de réfrigérateurs habillés de carreaux de miroirs, et de carreaux de verre, dessine une skyline, et renvoie à la froideur des mégapoles sur-construites et pourtant rêve d’un monde fantasmé. Une vidéo présente une succession d’étages et de fenêtres d’une façade d’immeuble à Vitry  qui se termine sur le toit avec une vue dégagée sur la ville un paradoxe de l’utopie des grands ensembles qui sont devenues des prisons modulaires. Effet renforcé par une façade en forme de grille.

Dans ce décor se dessine une interrogation des effets de l’architecture sur la psyché et les corps.

Car de cette dimension émerge l’humain avec les mêmes fêlures. Des barrières symbolisant des espaces interdits sont traversées et perforées de pierres. Ont-elles été lancées par des personnes qui souhaitaient se libérer d’un espace fermé ou est-ce la nature qui veut reprendre ses droits ? Ces barrières empêchent l’accès à un mur blanc sur lequel est écrit à la craie blanche « Résister c’est rester invisible ».

Une vidéo, déjà présentée, autour du sujet du membre manquant souligne comment notre cerveau garde en mémoire le membre manquant. Métaphore d’une société qui ne peut s’amputer de ses nombreuses racines sous peine d’en souffrir. Dans le même esprit de négation, une autre vidéo montre les entretiens sur le devenir des corps postcoloniaux, questionnant le corps des noirs notamment avec des entretiens des proches de Théo de « l’affaire Théo » tristement célèbre. Plus loin, un couloir est habité par des grands portraits de transsexuels algériens et par deux miroirs, l’un avec accompagné d’une chaussure de femme l’autre un soulier d’homme se font face. Une installation qui questionne le masculin-féminin et notre acceptation de la différence. Les souvenirs de Kader Attia sont également convoqués dans une installation mêlant photos de femmes algériennes, membres de sa famille qui réparent un plat de terre cuite. Une bétonnière brassant des clous de girofle embaume l’espace et évoque à la fois un père ouvrier du bâtiment et une mère cuisinière, tandis que sur un mur des pains traditionnels sont plantés rappelant des jeux d’enfance.

Sur une dernière vidéo,  un cube formé de morceaux de sucre fond à cause du pétrole versé sur lui. Cette œuvre joue sur les opposés le blanc et le noir, le dur et le fluide…  L’or blanc d’un coté, symbole de la traite négrière, et l’or noir, symbole de l’exploitation et du pillage des ressources naturelles des pays africains. Deux matières dont l’exploitation a hélas asservi des peuples.

Et pour finir ce périple deux photographies cote à cote ; d’une part une noria, puits traditionnel du Maghreb et d’autre part les ruines en béton d’un atelier d’une ancienne usine Wolkswagen envahies par la végétation. Cette œuvre ouvre sur un futur indéfini, néanmoins optimiste, car les racines poussent aussi dans le béton.

Les racines poussent aussi dans le béton
Exposition de Kader Attia
Du 14 avril au 16 septembre 2018
Commissariat Frank Lamy assisté de Julien Blanpied
Deux autres expositions valent également le détour à Vitry :

Le Nouveau souffle juste après la tempête de Meiro Koizumi

Le fruit d’une résidence donnée à Meiro Koizumi. Il tente de décrypter les motivations et les représentations des 16-20ans et souhaite plus particulièrement interroger l’impact du conditionnement social et de la propagande médiatique sur l’engagement militaire des jeunes, voire même du sacrifice impacté par l’histoire de son pays et les kamikazes, et récemment par les attentats. Lors de cette résidence Meiro Koizumi a rencontré des jeunes de Chevilly-Larue, qu’il a interrogé sur ces attaques. Il s’est rendu compte que si lui ne connaissait rien à la culture française, les jeunes en question connaissant la culture manga. S’étonnant de la liberté du corps qu’ils pouvaient avoir, expressifs voire extravertis avec une certaine exubérance pour un japonais. Il leur a demandé de rejouer sur scène une histoire inspirée d’un manga. Le résultat est un jeu de vidéo multiple, en surimpression, dans lesquelles un ballet se joue comme un champ de bataille paisible.

Sans Réserve.

Le MAC VAL a invité le duo d’artistes Grout/Mazéas avec Black Bivouac à s’immiscer dans l’exposition des œuvres de la collection. Du 14 avril au 19 août 2018

Pour cette 8e exposition des œuvres de la collection, le choix a été d’associer et d’éclairer les œuvres à partir de leur pouvoir et de leur volonté d’expression. Toutes, en effet, dégagent un certain pouvoir narratif, d’échange plus ou moins manifeste. Elles convoquent un mode de récit et d’expression. Elles racontent des histoires, invitent à poursuivre, voire à construire, initient un climat, suggèrent. Elles questionnent notre propre pouvoir de regardeur.

Musée d’Art Contemporain du Val-de-Marne
Place de la Libération
94400 Vitry-sur-Seine
www.macval.fr

Béni Isguen, l’une des 5 villes de la pentapole Ghardaïa, Algérie

Les artistes de la 63ème édition du Salon de Montrouge

Lors d’une soirée au Palais de Tokyo le 15 mars Ami Barak et Marie Gaultier ont dévoilé les artistes retenus. Pour la 3e année consécutive, la direction artistique est confiée à Ami Barak, l’un des catalyseurs les plus actifs de la scène artistique contemporaine et à Marie Gautier, co-directrice artistique.
La pluridisciplinarité est à l’honneur cette année.

Les 52 artistes sélectionnés pour la 63e édition parmi plusieurs milliers de candidatures ont été choisis sous la direction d’Ami Barak et Marie Gautier par un Comité de Sélection composé de onze personnalités du monde de l’art, guidées tant par la qualité des travaux que leur représentativité dans le contexte actuel.
Représentent 12 nationalités différentes, preuve s’il en est de l’intérêt croissant qu’incarne le Salon de Montrouge aux yeux de la scène émergente en France et à l’étranger.

LES ARTISTES DE LA 63e ÉDITION :
Samira Ahmadi Ghoti, Alexandre Barré,  François Bianco, Baptiste Brossard, Pierre Brunet, Roland Burkart, Clémentine Carsberg, Baptiste César, Célia Coëtte, Lauren Coullard, Octave Courtin, Jules Cruveiller, Odonchimeg Davaadorj, Laurence de Leersnyder, Romuald Dumas-Jandolo, Paul Duncombe, Elise Eeraerts, Clémence Estève, Cédric Esturillo, Raphaël Fabre, Julia Gault, Antoine Granier, Anne-Sophie Guillet, My-Lan Hoang-Thuy, Princia Itoua, Jean-Baptiste Janisset, Pauline Julier, Yann Lacroix, Camille Lavaud, Ronan le Creurer, Samuel Lecoq, Lucas Léglise, Ariane Loze, Arun Mali, Fabien Marques, Garush Melkonyan, Mayrhofer Ohata, PAÏEN, Andrei Pavlov, Zoé Philibert, Baptiste Rabichon, Octave Rimbert – Rivière, Emmanuelle Rosso, Mostafa Saifi  Rahmouni, Clara Saracho de Almeida, THE BIG CONVERSATION SPACE, Pauline Toyer, Pieter van der Schaaf, Marianne Vieulès, Quentin Vintousky, Thomas Wattebled, Katarzyna Wiesiolek.
Les artistes seront soumis aux regards expérimentés d’un jury présidé par Jean de Loisy, président du Palais de Tokyo, qui leur remettra, lors du vernissage le 27 avril  prochain, les prix du Salon de Montrouge.
Infos pratiques :
Ouvert tous les jours
Du 28 avril au 23 mai 2018
Entrée libre de 12 heures à 19 heures
Le Beffroi, 2 place Émile Cresp 92120 Montrouge
M 4 Mairie de Montrouge

Corbeil-Essonnes : Inauguration du Festival L’Oeil Urbain

Le Festival L’Oeil Urbain a pour vocation d’explorer des thématiques liées à la ville, aux nouvelles réalités urbaines, et s’articulera cette année autour de la traversée. Sophie Brändström, Alain Keler, ou encore Gaël Turine font partie des 20 photographes dont le travail sera présenté sur une dizaine d’expositions. De nombreux événements (projection, rencontres, ateliers…) entreront en résonance avec la programmation.

http://loeilurbain.fr

Les Jeunes femmes photographes à l’honneur à la Havas Gallery

La Havas Gallery et la Galerie du Club des Directeurs Artistiques se sont unies pour réaliser une exposition inédite de jeunes femmes photographes et donner ainsi de la voix aux préoccupations actuelles de notre société : la valorisation du féminin.

Réalisée sous forme de carte blanche par la Havas Gallery, l’exposition « MILLENNIALS au féminin » est une sélection unique d’une centaine d’images issues de la collection photographique de la Galerie du Club des DA, qui interroge le féminin par l’esthétique et par l’intrigue des âmes qui s’exposent avec leur complexité, leur sensualité, leur légèreté, leur beauté.

Les photographes exposées sont : Anne-Sophie AUCLERC, Alina ASMUS, Anaïs BOILEAU, Laura BONNEFOUS, Marguerite BORNHAUSER, Chassary&Belarbi, Emmanuelle DESCRAQUES, ELSA & JOHANNA, Kate FiCHARD, Carmen MITROTTA, Mathilde MAGNÉE, MORVARID K., Lonneke VAN DER PALEN, Fanny VIGUIER et Andi GALDI VINKO.

Chaque année depuis 2014, la Galerie du Club des DA promeut quelques jeunes talents élus par un jury d’exception issu des mondes de la photographie et de la publicité, en les révélant notamment à l’occasion des Rencontres d’Arles.

Sur le principe d’une pop-up galerie, après les Rencontres d’Arles, le Mois de la Photo et le Festival PhotoSaintGermain, la Havas Gallery investit cette fois-ci pour sa 10ème exposition l’immense hall du siège de l’immeuble Havas à Puteaux qui prend à nouveau ses airs de « cathédrale de l’image ». Son espace vaste et atypique lui permet d’offrir au public une exposition au format galerie traditionnel en présentant des tirages fine art mais aussi exposition innovante avec des formats XXL et une présentation digitale sur écran géant haute définition pour une expérience photographique unique.

La Galerie du Club a pour but de soutenir une filière artistique en pleine mutation. « Notre volonté est double » explique Marie-Catherine Dupuy, secrétaire générale du Club : « aider et promouvoir les jeunes photographes, les valoriser auprès de nos filières d’une part, les réintégrer dans la réflexion globale des Arts Appliqués de l’autre. Tous les acteurs, à commencer par les commanditaires de la photo doivent entendre et respecter les contraintes du métier au risque de tuer tout une économie et un savoir-faire reconnu dans le monde entier. » 

INFORMATIONS PRATIQUES
“MILLENNIALS au féminin“ 
Exposition de Jeunes Femmes Photographes
Jusqu’au 30 juillet 2018
HAVAS GALLERY – HAVAS PARIS
29/30 Quai Dion Bouton
92 800 Puteaux
Entrée libre du lundi au vendredi de 9h à 19h, Entrée libre
Métro Ligne 1, station Esplanade de la Défense
Tramway Ligne T2, station Puteaux
Bus 175, station Godefroy
http://havasparis.com

Contact :
Havas Gallery
Séverine Morel & Thierry Grouleaud