Archives par mot-clé : Humanitaire

Véronique de Viguerie remporte le Visa d’Or humanitaire du CICR 2018

Le Visa d’Or humanitaire du CICR a été créé en 2011 pour récompenser un.e photojournaliste ayant couvert une problématique humanitaire en lien avec un conflit armé. Cette année, c’est Véronique de Viguerie qui remporte le Prix d’un montant de 8000€ avec son reportage sur le Yémen. Ce sujet rend particulièrement hommage aux femmes yéménites survivant en zones urbaines et assumant, en l’absence des hommes, le rôle de cheffes de famille ou encore de soignantes. Le Prix sera remis lors de la 29ème édition du festival Visa pour l’image Perpignan.

« Ce prix met en lumière de façon poignante l’une des pires crises humanitaires actuelles. En 10 photographies, Véronique de Viguerie rappelle la nécessité de respecter en tout temps et en toutes circonstances les populations civiles et plus généralement, l’action et le droit international humanitaires » – Frédéric Joli porte-parole du CICR en France.

Yémen : La guerre qu’on nous cache

Les tensions entre l’Iran et l’Arabie saoudite amènent les puissances pétrolières du Golfe mais aussi occidentales à détruire le plus pauvre des pays arabes. Épuisés, les Yéménites ne connaissent aucun répit. Depuis le 4 novembre 2017, jour où les rebelles houthis, accusés d’être soutenus par l’Iran, ont lancé un missile sur Riyad, la colère saoudienne s’abat méthodiquement sur Sanaa. Principales cibles, les bâtiments officiels mais également des habitations de civils victimes de « dommages collatéraux ». Les bombardements ne sont pourtant pas l’arme la plus dangereuse. Un blocus, imposé depuis le 6 novembre à une population qui dépendait aux deux tiers de l’aide humanitaire, fait des ravages.

http://veroniquedeviguerie.com

Le jury réuni le mois dernier était composé cette année d’Isabelle de la Gasnerie (La Croix), Lucas Menget (France info), Albéric de Gouville (France 24), Cyril Drouhet (Le Figaro Magazine), Magali Corouge (Causette), Jérôme Huffer (Paris-Match), Magdalena Herrera (Géo) ainsi que de Kathryn Cook-Pellegrin et de David-Pierre Marquet du Comité international de la Croix-Rouge.

http://www.visapourlimage.com/festival/expositions/yemen-la-guerre-qu-on-nous-cache
https://www.icrc.org/fr/document/photojournalisme-veronique-de-viguerie-laureate-2018-du-visa-dor-humanitaire-du-cicr-pour

French Doctors, une aventure humanitaire de José Nicolas

En 1978, José Nicolas a tout juste 22 ans lorsqu’il opère avec les unités d’élite au Sud Liban en tant que parachutiste. S’en suivra plusieurs interventions… Sur le terrain, José Nicolas ressent le besoin de témoigner en image à l’aide d’un petit appareil photographique. A Beyrouth, début des années 80, le jeune photographe-parachutiste fait une rencontre déterminante, celle de Bernard Kouchner, un jeune « french doctor » au chevet des victimes civiles de la guerre. Très vite, il décide d’offrir ses services à l’équipe médicale et en profitera pour fixer sur la pellicule la souffrance des blessés dans les blocs opératoires improvisés, les regards hantés par la peur de mourir. Un reporter d’images s’éveille…

Il y a deux ans, José Nicolas récupère ses archives à l’agence SIPA, pour laquelle il a couvert des événements de 1982 à 1995. Ses archives, il souhaite les partager avec le plus grand nombre. Naît ainsi l’ouvrage « Les French Doctors » publié aux éditions de la Marinière.

La série que je vous propose, retrace une aventure qui s’échelonne de 1982 à 1987  avec les French Doctors, épopée que j’ai suivie sur plusieurs pays en guerre à l’époque, et pour certains, encore aujourd’hui. Que ce soit l’Afghanistan et ses moudjahidines, les boat people de la mer de Chine, les peshmergas du Kurdistan, les rencontres avec les populations se faisaient dans une grande liberté, au risque de la vie des équipes de ces médecins et infirmiers militants, qui ne s’embarrassaient pas du droit d’ingérence.

Après scans et tirages d’épreuves, c’est avec émotion que j’ai déroulé le fil de cet âge d’or humanitaire. A travers ces photos, je raconterai ce que représentait ce type de reportage à cette époque. Bernard Kouchner va remettre en perspective la réalité géopolitique de ces zones du monde.

Si je présente ce travail , c’est que ce témoignage nous rappelle une période où certains photographes s’investissaient autant que les équipes médicales, dans des voyages qui duraient de longues semaines, et qu’avec elles, nous partagions cet idéal d’aide de notre prochain en grande difficulté.

L’ouvrage témoigne de quatre aventures :

Liban, 1982 : siège de Beyrouth-ouest au mois de juillet et septembre avec différentes ONG, dont Médecins du monde (MDM) et Médecins sans Frontières (MSF).

Afghanistan, 1984 : expédition de six semaines dans le Wardak avec MDM et Solidarité Internationale.

Kurdistan, 1984 : expédition de trois semaines dans le Kurdistan-irakien auprès des Peshmergas iraniens avec l’Aide Médicale Internationale et MDM.

Mer de Chine, 1987 : sauvetage de plus de 500 boat people dont certains ont été accueillis et intégrés en France. Séjour de trois semaines avec MDM sur les bateaux Rose Schaffino et les bateaux de la Marine Nationale française.

INFORMATIONS PRATIQUES
Les French Doctors, une aventure humanitaire
Photographies de José Nicolas
Editions de la Marinière
220 x 285 mm – 192 pages
ISBN : 9782732479927
29 €
http://www.editionsdelamartiniere.fr/ouvrage/french-doctors/9782732479927
http://www.josenicolas-art.fr

Abdoulaye Barry : Peuples du Lac Tchad, Une crise humanitaire vue de l’intérieur

La curatrice Laura Serani vient de clôturer l’exposition photographique d’Abdoulaye Barry à Milan. Présentée du 2 au 19 novembre dernier, « Peuples du Lac Tchad. Une crise humanitaire vue de l’intérieur » raconte le quotidien d’une des plus graves crises humanitaires au monde : celle du Lac Tchad.

C’est à travers le regard du jeune photographe tchadien Abdoulaye Barry que l’on part à la rencontre de ceux qui subissent les conséquences des violences qui sévissent dans cette région africaine depuis l’apparition du groupe terroriste d’origine nigérian Boko Haram.

Jusqu’à ce jour, le conflit a touché de plein fouet plus de 10 millions d’hommes, de femmes et d’enfants au Nigeria, Niger, Tchad et Cameroun, où l’on compte 2,4 millions de déplacés, 7 millions de personnes menacés d’insécurité alimentaire et 120.000 confrontés à la famine.

L’ONG italienne COOPI est présente dans ces pays pour réponde aux besoins de centaines de milliers de réfugiés, de déplacés et les communautés locales à travers des projets d’assistance humanitaire multisectoriels (en particulier l’éducation, la santé, la sécurité alimentaire) financés par l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS).

Ces derniers mois, Abdoulaye Barry a suivi de près les projets de COOPI, en se rendant notamment dans la région de Diffa, à la frontière entre le Niger et le Nigeria, dans l’Extrême Nord du Cameroun et la région du Lac, au Tchad. Au cours de ses séjours, Barry a photographié le travail de COOPI et le quotidien des victimes de la crise.

« Nous étions à la recherche d’un photographe africain qui connaissait bien la région et qui était en mesure d’interagir avec les populations locales, et le choix s’est rapidement porté sur Abdoulaye Barry », déclare Laura Serani, co-directrice de l’exposition. « La méthode de travail de Barry a été tout aussi important dans notre décision de collaborer avec lui, notamment sa capacité à traiter des sujets très complexes avec grande humanité, à approcher les gens et à trouver dans chacun des sujets qu’il aborde le ton, la forme et la construction justes. Avec lui, la représentation de l’Afrique d’elle-même est loin du cliché misérabiliste, l’empathie substitue la compassion, il y a une certaine légèreté, voire une certaine ironie qui dédramatise les situations sans rien enlever à leur gravité ».

« L’œil d’Abdoulaye Barry n’est jamais à la recherche d’effets spéciaux, il n’abuse jamais de son sujet, mais l’accompagne dans sa conquête de la dignité », souligne Giuseppe Frangi, directeur éditorial de Vita. « Les photos de cette exposition sono émouvantes car elles documentent avec simplicité, précision et empathie ces tentatives de renaissance communautaires ».

Né en 1980 à N’Djamena (Tchad), Abdoulaye Barry a depuis toujours porté un regard attentif sur son pays en photographiant la normalité au quotidien, même dans ses cotés les plus dramatiques. C’est le cas des réfugiés aidés par l’UNHCR et l’exposition photographique qu’il a dédié aux enfants de la rue dans la capitale tchadienne. En 2009, son travail lui a valu le Prix du Jury de la biennale Les Rencontres de Bamako, la plus importante manifestation photographique du continent africain.

INFORMATIONS PRATIQUES
Peuples du Lac Tchad. Une crise humanitaire vue de l’intérieur
Abdoulaye Barry
Società d’Incoraggiamento d’Arti e Mestieri
Via Santa Marta 18
Milan, Italie
http://www.afriqueinvisu.org/_abdoulaye-barry,1137_.html
http://investor.vita.it/it/

Les 10 ans de NOOR : #RESISTsale

L’agence NOOR fête cette année ses 10 ans. De nombreux événements viendront célébrer cet anniversaire, le premier à venir est une vente caritative au profit du Center for Constitutional Rights, une organisation américaine consacrée à la protection des droits de l’homme. Cette vente #RESISTsale se déroule du 6 au 16 février.

Les photographes de l’agence NOOR ont sélectionné des images issues de leurs archives qui reflètent l’esprit de résistance partout dans le monde. 13 images pour s’engager dans la lutte et la protection des droits de l’homme.
Chaque photographe rappelle que la résistance prend de nombreuses formes, chacune étant essentielle et affirmant la vie.

VENTE CARITATIVE
Du 6 (à partir de 13h CET) au 16 février (jusqu’à 11h59 CET) 2017
> http://shop.noorimages.com
Informations :
http://noorimages.com
http://ccrjustice.org/home/what-we-do