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ING Unseen Talent Award, les 5 photographes nominés révélés

Les noms des 5 photographes nominés de la sixième édition du ING Unseen Talent Award viennent d’être révélés ! Il s’agit de Dávid Biró (1992, Hongrie), Jaakko Kahilaniemi (1989, Finlande), Pauline Niks (1982, Pays-Bas), Eva O’Leary (1989, Irlande) et Alexey Shlyk (1986, Biélorussie). Le conseiller artistique de cette édition est l’artiste pluridisciplinaire britannique Isaac Julien.

Les jeunes photographes vont pouvoir, dans le cadre d’un programme de résidence de deux mois, se consacrer pleinement à leur nouveau projet créatif sur le thème « Nouveaux horizons: Explorer la promesse et les périls de l’avenir« , sous la bienveillance d’Isaac Julien. Les travaux réalisés seront exposés durant la foire Unseen Amsterdam en septembre prochain. A cette occasion, le lauréat et le Prix du public seront annoncés lors de la cérémonie d’ouverture.

Le lauréat succédera à Andrea Grützner, photographe germanique, qui avait remporté l’édition 2017 dont le thème était « Terrain Commun » avec son sujet « Hive ». C’est le jeune artiste français Robin Lopvet qui avait remporté le vote du public.

Le jury 2018 sera composé d’Emma Bowkett (FT Weekend Magazine, directrice photo), Florian Ebner (Centre Pompidou, département photographie), Fiona Tan (artiste) et Sanne ten Brink (Conservatrice en chef ING Collection).

INFORMATIONS PRATIQUES
Exposition 6 ème édition ING Unseen Talent Award
Du 21 au 23 septembre 2018
Unseen Amsterdam
Keizersgracht 520H
1017 EK Amsterdam, Pays-Bas
https://unseenamsterdam.com/

Paulien Oltheten, Lauréate du Nouveau Prix Découverte 2018

C’est lors de la semaine d’ouverture des Rencontres d’Arles que le Nouveau Prix Découverte a été décerné. Parmi 11 jeunes artistes internationaux, un jury a choisi Paulien Oltheten comme lauréate de cette édition 2018. La photographe néerlandaise de 36 ans était présentée par la galerie Les Filles du Calvaire avec sa série « La Défense, Le Regard qui s’essaye ».

Les galeries françaises à l’honneur de ce cru 2018 !

Le Nouveau Prix Découverte récompense l’artiste et sa galerie à travers une acquisition d’un montant de 15 000 euros. Le travail primé est visible jusqu’au 23 septembre à Ground Control, avec les travaux des 10 autres nominés.
Les visiteurs ont également pu voter pour décerner le Prix du Public, qui récompense Wiktoria Wojciechowska (lire l’article), artiste polonaise présentée par la Galerie Confluence (Nantes).

En 1930, l’écrivain et dramaturge Bertolt Brecht, écrivait dans sa pièce L’exception et la règle : « Observez bien le comportement des gens : trouvez-le surprenant, même s’il n’est pas singulier et inexplicable, même s’il est ordinaire et incompréhensible, même s’il est la règle ». Les photographies, les performances et les vidéos de Paulien Oltheten semblent vouloir explorer ce qu’il y a de commun et à la fois d’extraordinaire dans le comportement humain dans l’espace public. Sa méthode de travail est basée sur l’observation directe dans des parcs, esplanades ou rues de grandes villes. Elle y repère des actes particuliers, des gestes répétitifs, des objets décalés ou des traits graphiques et établit des connexions entre eux afin de créer une narration qu’elle formalise avec des mots, des images fixes et en mouvement. À la lisière du documentaire et de la fiction, et avec une indéniable dose d’humour, elle imagine et met en scène des objets retrouvés et des personnages rencontrés pour dévoiler des connexions universelles entre les choses et le comportement humain.
Marta Ponsa

INFORMATIONS PRATIQUES
Nouveau Prix Découverte 2018
Du 2 juillet au 23 septembre 2018
Ground Control
13200 Arles
https://www.rencontres-arles.com
http://www.fillesducalvaire.com/
http://www.paulienoltheten.nl/

A LIRE
Rencontre avec Wiktoria Wojciechowska, Prix du Public 2018.

Rencontre avec Wiktoria Wojciechowska, Prix du Public du Nouveau Prix Découverte 2018

Le Nouveau Prix Découverte a été remis la semaine dernière, lors des Rencontres d’Arles, à l’artiste néerlandaise Paulien Oltheten. Alors que les 11 photographes sélectionnés étaient exposés à Ground Control, les visiteurs ont pu voter pour décerner le Prix du Public et c’est la jeune polonaise de 27 ans Wiktoria Wojciechowska qui remporte les suffrages avec sa série « Sparks ». Elle remporte également Le Prix de la photo Madame Figaro Arles 2018 !

Les galeries françaises à l’honneur de ce cru 2018 !

Le Prix du public récompense l’artiste et sa galerie, la Galerie Confluence (basée à Nantes) à travers une acquisition d’un montant de 5 000 euros. La lauréate 2018 est Paulien Oltheten, présentée par la Galerie des Filles du Calvaire (Paris). Le travail primé est visible jusqu’au 23 septembre à Ground Control, avec les travaux des 10 autres nominés.

Notre critique, Pascal Therme, a rencontré la jeune photographe autour de sa série « Sparks ».

Portrait de Wiktoria Wojciechowska, Arles 2018 © Pascal Therme

Sparks est le portrait multidimensionnel d’une guerre européenne contemporaine, oubliée mais toujours actuelle, la guerre en Ukraine. Wiktoria Wojciechowska est allée à la rencontre des combattants et des victimes de la guerre pour raconter son impact sur la vie de gens ordinaires. Le titre Sparks, étincelles en français, renvoie aux éclats brûlants des missiles qui transpercent sans pitié les murs des habitations. Ce sont les habitants, vivant près de la ligne de front, qui appellent ces éclats d’obus des étincelles, Іскри ou iskry en ukranien. En levant les yeux vers le ciel, en voyant la grêle des fragments brûlants, ils savent qu’ils n’ont plus le temps de trouver un abri. Ces « étincelles » incarnent la mort et la peur. Sparks propose plusieurs perceptions du phénomène de la guerre au travers de photographies, de collages et de films mêlés aux images collectées auprès des combattants, à leurs paroles et à des images symboliques de la guerre.

INFORMATIONS PRATIQUES
Nouveau Prix Découverte 2018
Du 2 juillet au 23 septembre 2018
Ground Control
13200 Arles
https://www.rencontres-arles.com
http://wiktoriawojciechowska.com
http://galerie-confluence.fr

A LIRE
Paulien Oltheten, Lauréate du Nouveau Prix Découverte 2018

Les Lauréats de la 10ème édition du Prix Levallois 2018 dévoilés
Rencontre avec les directeurs artistiques Catherine Derioz et Jacques Damez

C’est à Arles, ce jour, que s’est déroulée la remise du Prix Levallois création photographique internationale 2018 en présence de Valérie Jouve, marraine du Prix. Le lauréat de cette édition 2018 est Pierre-Elie de Pibrac avec Desmemoria, photographe de l’agence VU’, la mention spéciale est attribuée à Emmanuel Tussore et enfin c’est Camille Shabestari qui remporte le Prix du public !
A cette occasion, nous avons rencontré Catherine Derioz et Jacques Damez, de la galerie Le Réverbère à Lyon, nouvellement à la direction du Prix.

Mowwgli : Depuis cette année, vous êtes en charge de la direction artistique et du commissariat du Prix Levallois qui fête cette année ses 10 ans, quelle vision avez-vous du Prix ?

Pour nous ce qui est important et remarquable est l’intérêt d’un prix pour la photographie. Cet intérêt est essentiel puisque nous défendons la photographie ; tout ce qui peut la promouvoir et la soutenir nous concerne et motive notre attention depuis toujours.
10 est le premier anniversaire qui compte. En effet, ce temps montre une stabilité et une volonté de s’inscrire dans la durée. Le fait d’être les directeurs artistiques de cet âge symbolique et d’organiser le passage à la prochaine décennie est une responsabilité que nous prenons très à cœur.

Mowwgli : Vous avez reçu près de 700 dossiers venus de plus de 70 pays, vous avez sélectionné 15 dossiers, pouvez-vous nous parler de ce travail de sélection ? Qu’avez-vous découvert au travers de tous ces dossiers reçus ? Quels axes avez-vous privilégiés pour les dossiers des 15 nominés ?

C’est une expérience rare que de dépouiller plus de 700 dossiers, environ 10 000 images. Cela demande une grande concentration et une disponibilité pour regarder et pas juste voir. Ramener à 15 cet ensemble s’est fait au vu de ce que nous y avons découvert. Nous n’avons pas orienté notre choix en direction de quelque intérêt particulier. Les 15 candidats sélectionnés sont les meilleurs travaux représentant les grands courants émanant de l’ensemble. Nos conclusions soulignent une présence très dominante de la photographie documentaire et de la nature morte, une interrogation dialectique entre le noir et blanc et la couleur. Pour conclure, une mélancolie inquiète tisse sa trame au cœur de cette génération ; ces jeunes photographes nous proposent une vision distante et engagée du monde.

Mowwgli : Cette 10ème édition du Prix vient d’être remportée par Pierre-Elie de Pibrac. Et la mention spéciale revient à Emmanuel Tussore. Ils ont été choisis par le jury. Pouvez-vous nous parler de leurs travaux respectifs ?

La série primée de Pierre-Elie de Pibrac, Desmemoria, ou les oubliés du rêve révolutionnaire, est une étude approfondie sur les Azucareros — peuple issu du sucre — à Cuba. Ce travail documentaire explore les sites, villages, usines organisés autour des activités sucrières, et les hommes en activité ou qui le furent. Une utilisation juste du noir et blanc et de la couleur permet de comprendre certains enjeux du pays et de sa culture. Pierre-Elie de Pibrac prend de contre-pied les apparences : il photographie les paysages en noir et blanc pour casser l’exotisme et utilise une chambre et du film couleur pour les portraits des travailleurs posant devant leur façade repeinte, telle que l’impose le castrisme. Il applique ensuite en filigrane une phrase issue de discours de propagande, répétée à l’infini. Ces partis pris conceptuels et esthétiques tressent de nombreux aller-retours qui nous renseignent et témoignent de l’importance emblématique du sucre dans l’histoire de cette île.

Avec Home, Emmanuel Tussore propose un travail de nature morte documentaire. Il sculpte dans des savons les ruines des bâtiments de la cité d’Alep; par la métaphore celles-ci deviennent plus vraies que nature. Ces cubes de couleur, qui varient du jaune au vert bleu, dans la répétition de la forme des écroulements qu’ils reconstituent, dessinent l’image d’une ville sacrifiée. Cet ensemble très maîtrisé a une beauté plastique silencieuse et évoque le souffle assourdissant des bombardements.

Mowwgli : Chaque année, un Prix du Public est attribué, c’est Camille Shabestari qui a remporté les votes. Quel regard portez-vous sur ce choix ?

Camille Shabestari avec Ainsi parlait Zarathoustra, présente une enquête sur le zoroastrisme, religion venue de l’antiquité perse, actuellement pratiquée en Iran, en Inde et au Kurdistan irakien. Zarathoustra fut le prophète du dieu suprême et immatériel Ahura Mazda qui créa le ciel et la terre. Aujourd’hui cette religion se confronte à l’islam et se pratique de façon très secrète dans des lieux retirés. Camille cherche la distance juste afin de nous faire découvrir cet univers de façon respectueuse.

Ces trois séries seront présentées à la galerie de l’Escale de Levallois, dès le 5 octobre ; nous vous invitons à découvrir une génération de photographes qui révèlent leur inquiétude face au monde.

Le Jury était composé de : Sherine Audi (Collectionneuse), Éric Cez  (Directeur des éditions Loco), Héloïse Conesa (Conservatrice du patrimoine à la Bibliothèque nationale de France, en charge de la collection de photographie contemporaine), Stéphane Decreps  (Adjoint à la Culture de la ville de Levallois) et Sylvie Hugues  (Journaliste et consultante en photographie.

INFORMATIONS PRATIQUES
Les lauréats du Prix Levallois 2018
Exposition
Du 5 octobre au 24 novembre 2018
http://prix-levallois.com
contact@prix-levallois.com

Un nouveau prix tremplin pour les jeunes photographes

ArtPhotoLimited lance son prix tremplin, en partenariat avec fotofever, la première foire dédiée à la découverte et la collection de photographie contemporaine à Paris. Vous avez jusqu’au 30 août pour participer !

L’objectif de ce prix est de permettre au grand public de faire émerger un artiste qui n’aurait pas encore été sélectionné par les circuits traditionnels, et ce, au travers d’un vote du public ouvert à tous.

Les 3 finalistes seront exposés sur le stand d’ArtPhotoLimited lors de la prochaine édition de fotofever du 8 au 11 novembre prochain au Carroussel du Louvre. Le lauréat du vote du public se verra offrir une exposition personnelle en 2019 dans une galerie parisienne renommée, afin de lancer sa carrière sur le marché de l’art.

Les candidatures sont ouvertes du 11/06 au 30/08 minuit. Elles sont réservées aux photographes professionnels uniquement.

Les candidatures se font uniquement en ligne sur le site ArtPhotoLimited :

https://www.artphotolimited.com/sellers/tremplin-registration

Pour candidater, les photographes doivent présenter leur travail et proposer une sélection de 10 à 30 photographies.

A l’issue de cette phase, un jury composé de personnalités reconnues du monde de la photographie sélectionnera les 3 finalistes avant d’ouvrir le vote au public pour désigner le lauréat. Le vote du public se déroulera du 22/10 au 11/11, à la fois en ligne et également lors de fotofever via des tablettes mises à disposition des visiteurs.

Cédric Calandraud, doublement primé aux Prix des Boutographies

Les noms des premiers lauréats des Boutographies viennent d’être révélés. Sur les trois prix, deux ont été remportés par le photographe français Cédric Calandraud avec sa série « France 98 ». Il remporte le Prix du Jury qui récompense un jeune photographe européen dont la démarche vise à être encouragée et le Prix Echange Boutographies/Fotoleggendo qui lui promet d’être exposé lors de la prochaine édition du festival partenaire italien.

Le jury était présidé par Viviane Esders (Expert) et composé de professionnels du monde de la photographie : Annakarin Quinto
(Directrice artistique), Anton Kusters (Photographe), Benoit Rivero, (Directeur adjoint des édition Photo poche Actes Sud) et Christian Maccotta (Directeur artistique des Boutographies).

La photographe française Sandrine Elberg reçoit le Prix Coup de Coeur Réponses Photo avec sa série intitulée « Yuki-Onna ».

France 98

J’ai pris ces images durant mon adolescence, entre 10 et 17 ans, dans le village d’Yvrac, dans le sud-ouest de la France, où j’ai grandi. A l’époque, je prenais beaucoup de photos à l’appareil jetable à l’occasion des nombreuses réunions de familles où il y avait toujours quelque chose à célébrer – un baptême, un anniversaire, un mariage…

Ces instants de fêtes n’étaient bien sûr qu’un aspect de notre vie, une échappatoire après la semaine de travail. On ne photographiait jamais les moments les plus durs. C’est d’ailleurs ce qui m’a frappé en redécouvrant ces images empilées dans un coin de ma chambre d’ado. Plusieurs personnes présentes sur ces photos ont été consumées par la maladie ou l’alcool, dont mon père, qui est mort durant cette période. D’autres ont perdu leur maison, leur famille ou leur emploi. Ce sont ces souvenirs qui étaient les plus prégnants dans mon esprit et totalement absents des images.

Afin de retrouver la part oubliée de l’histoire de ma famille, j’ai décidé de me les réapproprier. Puisqu’on ne gardait pas les négatifs, j’ai travaillé directement sur le tirage, parfois déjà endommagé. En rayant des regards, en isolant des détails et des corps, ou en les enfermant dans l’obscurité, je cherche à donner une nouvelle vie à ces images, hors du temps et de leur réalité, avec l’espoir que surgisse ces moments perdus entre les photographies.

Le titre de cette série fait référence à une date symbolique, celle de l’été 98, qui a été un marqueur dans ma vie d’enfant. J’avais à peine dix ans et pourtant je me souviens de cet été comme celui des premières expériences – l’expérience du bonheur, de l?amour et de la mort.

https://www.boutographies.com
http://www.cedric-calandraud.com
https://www.sandrine-elberg.com

Résultats de la Résidence des Rencontres de la jeune photographie internationale – Niort

Les jeunes photographes sélectionnés cette année sont entrés en résidence à la fin du mois de mars. Accompagnés par la conseillère artistique, Corinne Mercadier, les artistes ont travaillé sur un projet artistique personnel 15 jours durant… Depuis le 7 mars, les visiteurs ont pu découvrir les travaux qui avaient été présentés au jury et depuis le week-end dernier, ce sont les nouvelles images réalisées à Niort, lors de la résidence, qui sont visibles par le public.

Une vraie course contre la montre pour ces jeunes auteurs. Réaliser en 15 jours, une série, ou l’ébauche d’une série photographique, en faire un editing cohérent, réaliser les tirages avec l’équipe technique et mettre en place une scénographie pour l’exposition qui se tient à l’hôtel de ville de Niort relève presque de l’exploit !

Aujourd’hui, nous vous dévoilons deux images réalisées par les photographes résidants de cette édition 2018 et les vues des espaces d’exposition accompagnées de leur projet.

Manon Lanjouère – L’attrait de la lumière

Exposition In Situ de Manon Lanjouère, Niort 2018 © Didier Goudal

Aujourd’hui en résidence artistique à la Villa Pérochon, je décide lors de ces deux semaines de travailler sur la lumière, notion immatérielle, quasi impossible à représenter. Celle qui est à l’origine de notre pratique artistique, l’agent permettant la réalisation de photographies, sera alors le sujet même de mon projet.
Après plusieurs jours de recherches et conseillée par Jean-Luc, j’approfondis ma démarche en allant voir les objets scientifiques de la collection du musée d’Agesci. J’y découvre des microscopes composés, des prismes de Newton et autres objets hybrides. La suite de ma visite me conduit à la bibliothèque scientifique du musée. Après une prise de rendez-vous avec la conservatrice, j’ai pu accéder à la collection d’écrits et y découvre que cinquante années plus tôt, un jeune physicien s’installa à Niort pour étudier la lumière. Je mène l’enquête et pars à la recherche de ce savant dans l’espoir de pouvoir le rencontrer.
Déçue d’apprendre le décès du professeur Mesuras, je fus néanmoins capable de trouver son fils, toujours établi à Niort et qui accepta de me raconter l’histoire de son père.
Avec cette série appelée L’Attrait de la lumière, je vous invite à découvrir ce personnage inconnu à travers des documents que sa famille m’a autorisé à utiliser.
Mort prématurément, il n’a jamais pu terminer son ouvrage dont j’ai repris le titre ici, mais son laboratoire ne fut jamais détruit et peut toujours être visible à la périphérie de Niort.

Lisa Gervassi : Atopie

Exposition In Situ de Lisa Gervassi, Niort 2018 © Didier Goudal

Du grec, a- privatif (sans) et topos- (lieu) : sans lieu, ou déplacé, mal placé.
À la fois complice et traîtresse, la peau nous protège autant qu’elle nous révèle.
Surface de possibilités et de mémoire, elle est le système de protection de notre individualité et le principal lieu d’échange avec le monde extérieur.
Cet entre-deux, espace soumis aux influences de forces opposées, voire contradictoires, nous circonscrit et nous permet de répondre à une nécessité vitale : celle de la croyance en l’identité et en la continuité de soi.
Confrontés à la dualité de cette interface (vulnérabilité / protection, plénitude / vide, fusion / séparation, plaisir / souffrance, constance / changement…), nous vivons pourtant à la recherche d’un équilibre, d’un idéal, d’une place à soi.
En suivant la route de la peau à Niort, la rencontre avec une femme, qui a été mon modèle pour cette recherche photographique, et la découverte du vocabulaire propre à l’industrie gantière m’ont amenée à aborder les notions de limites dedans / dehors, mais aussi à explorer la peau comme matériau plastique, comme interface entre le monde intérieur et extérieur, et comme manifestation de leur confrontation.

Negar Yaghmaian : Home from elsewhere

Exposition In Situ de Negar Yaghmaian, Niort 2018 © Didier Goudal

Je suis là. Loin de chez moi. De mon pays. Un endroit partageant peu avec la ville dans laquelle je vis, ma ville natale, Téhéran.
Je commence ma journée en lisant des messages, de courtes conversations avec ma famille et amis, ce qui est toujours très encourageant pour ensuite lire les actualités et avoir une idée sur ce qu’il se passe dans mon pays. Très vite, je me trouve accablée par ce flot de nouvelles inquiétantes.
Déroutée et confuse par tous ces sentiments doux-amers, je vais dehors, explorer cette nouvelle ville, marchant dans les allées, traversant des ponts.
Mes sentiments et pensées se dirigent vers mon pays. Je ne peux pas me détacher entièrement d’où je viens, et de manière inattendue ce qui traverse mon esprit vient se présenter sous mes
yeux.
Maintenant, même de tous petits détails donnent naissance à de nouvelles significations.
L’odeur des morceaux de bois brûlés m’évoque les incendies qui se sont récemment produits dans la forêt au nord de l’Iran. Une miche de pain fait le lien avec une grève de la faim.
Et je pense à ma grand-mère lorsque je rencontre cette vieille femme lors de mes promenades nocturnes, qui me raconte les histoires de sa famille.
Comme si tout ce que j’ai pu voir durant ce séjour était une allusion à ce qui se passe dans mon pays.
Je suis là, regardant ce qui se passe ailleurs et j’alimente mon imagination de ce qui se passe là-bas.

Laura Bonnefous – Les choses

Exposition In Situ de Laura Bonnefous, Niort 2018 © Didier Goudal

Marcher sur la morale. Boire du thé noir enveloppé de rouge et d’or. Transformer son prince en grenouille. Lire Colette. Poursuivre son plan. Et respecter la vérité. Lacer le jaune. Mesurer les choses. Emmêler les pétales. Et enfiler le carreau. Sculpter les légumes. Lancer les souvenirs. Et dénicher à la recyclerie. Et puis lire Proust. Flâner en amoureux. Et s’embarquer. S’équilibrer d’une rose. Dans le sable. S’arrondir d’une confiture. Agrandir la boucle. Prendre un café Plein Sud. Enlacer sa peau. Déclarer sur le papier. D’une fille à sa mère. Et encore lire Perec. Sur les toits orangés. Aligner les livres rouges. Faire voler les violets. Et briller le cristal. Sous l’équilibre végétal. Et l’ombre du blanc. Puis trancher le motif. Et piquer l’iris. Faire scintiller l’anneau. D’un bleu maternel. Sur les genoux. Porté par le bleu. Et passer par la cheminée. En examinant la feuille. Et le jeu d’un enfant. Sans jamais oublier son péché. Des plus chocolatés. En suspens de dentelle. Un amour en cage envolé. D’un flacon échappé. Faire mouche. Et toujours déconstruire. Puis réécrire son histoire. A travers un regard.

Isabelle Ha-Eav : In Extremis

Exposition In Situ d’Isabelle Ha-Eav, Niort 2018 © Didier Goudal

In extremis, du latin : « à la toute fin, à la dernière extrémité ».
Ici In extremis est l’exploration d’un geste sans usages, surgissant, les contours possibles.
Des mains tentent de saisir. D’autres se dressent, s’élèvent,
retombent.
La végétation pousse sous la surface du marais.
Parfois, la glace se fige, à la recherche de l’intensité.

Nia Diedla : Párpados

Exposition In Situ de Nia Diedla, Niort 2018 © Didier Goudal

J’ai lu dans un ancien traité d’astronomie qu’il y a 50.000 ans, les sept étoiles de la Grande Ourse s’alignaient pour former une véritable croix, plus exacte et plus belle encore que la Croix du Sud. Le chapitre de La dislocation des cieux m’a fait penser à une image que j’avais dans mes archives : une image de cimetière, où une croix avait changé de place, mais elle avait laissé une empreinte blanche, un miroir qui n’était pas un miroir. La croix était toujours là et en même temps ce n’était qu’un souvenir.
Sous les paupières nous avons tous des cieux qui se disloquent, il y a en eux ce que nous étions et ce que nous sommes, le mouvement de nos propres astres dans un temps qui est intimement à nous.
J’ai voulu aller regarder sous les paupières des autres, voir ces images qui brillaient et s’éteignaient dans la constellation de nos chimères, cachées juste de l’autre côté de cette écorce faite de peau.
En me clignant de l’oeil depuis l’album photo, Léontine a été la première qui m’a offert ses paupières. J’ai dessiné sa constellation.

Dorian Teti : La Visite

Exposition In Situ de Dorian Teti, Niort 2018 © Didier Goudal

Si ma propre place me semble confuse, je me suis demandé si je pouvais la vivre ailleurs, la transposer : peut-être qu’en éprouvant la place d’un autre, en m’inscrivant dans une autre famille que la mienne, je pourrais mettre à distance certains liens, qui se dérobent à moi. Occuper la place d’un fils dans ma propre famille m’apparaît souvent compliqué. Comme si certains codes et attitudes m’échappaient, et me restaient inaccessibles.
J’ai profité du temps de la résidence pour mener une expérience : m’immerger quelques jours et quelques nuits dans une famille en m’adaptant à la quotidienneté de son rythme.
Anne et Olivier m’ont accueilli comme leur fils, et leurs trois enfants se sont prêtés au jeu que j’ai mis en place au fil des jours.
Pour expérimenter ce dispositif, j’ai commencé à me mettre en scène, en imaginant et en me confrontant à ce que j’avais en tête de ce qui fait famille : prendre un repas, partager un moment au jardin, faire des courses. Passer du temps, en somme.
Je pensais venir incarner une absence, pouvoir occuper une place qu’on m’accorderait, et m’accaparer un lien. En essayant de donner corps à cet attachement fabriqué, illusoire, c’est mon propre corps et ma propre place dans cette intimité étrangère que j’ai interrogé.

Dina Oganiva : Be Me

Exposition In Situ de Dina Oganova, Niort 2018 © Didier Goudal

When I was a little girl, I used to travel a lot.
In my dreams I was everywhere in the planet, but most of all I loved to be in my imaginary world, which was created by my mom.
It was war outside from our window, but inside our home, we were sitting in a big ship and traveling somewhere in the middle of the Pacific ocean.
It was magical.
When I grew up I stop to dream.
I start to travel in my reality, as everyone around, but I was always missing my past, my imaginary world and I was asking myself, where did I loose keys of my fairy tale?
When I came here in this beautiful and calm city, Niort, city with a lot of water around, magical trees with a lot of faces, fresh air, birds, bicycles with flowers and windows with hearts, smells of the Spring and sounds of Love, the answer immediately came to my mind and I found my keys of happiness, here.
It was real me, full of life, but suddenly I feel myself so lonely, so far away.I was missing something, something very important in my life and it was him, person who I met last year and who changed all my life, who could read my soul, who feel me real. We were living in a castle with all these beauties around but it was not him. Something was wrong with us, we were standing next to each other without words, without emotions, without dreams and without love.
We were in two different worlds, far away from each other and I was so scared to lost him for ever.
I wanted to stop the time, to came back when we created our own world, just for two of us and start to live there with morning sun and suddenly I found him again, in between all these trees and small roads, he was standing as a little boy in the river with flowers in his eyes and crying.
It was him living in me and we start to live in our new fairy tale with plus 26 minutes of his / my life.
U can’t find me in the photos, but Im living in his hands, in every his look, in every his breath, because he is me.

A LIRE :
> Rencontre avec Patrick Delat, Directeur artistique des Rencontres de la Jeune Photographie à Niort
> Rencontre avec Corinne Mercadier, Conseillère artistique de la Résidence des Rencontres de la Jeune Photographie à Niort
La Jeune Photographie Internationale s’expose à Niort

INFORMATIONS PRATIQUES
Les Rencontres de la jeune photographie internationale de Niort 2018
Exposition des oeuvres réalisées durant la résidence
Du 14 avril au 26 mai 2018
Hôtel de Ville de Niort
1 Place Martin Bastard
79000 Niort
Du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30 (Ouverture exceptionnelle les dimanches 1er et 15 avril)
Corinne Mercadier
Satellites
Du 7 mars au 26 mai 2018
Villa Pérochon-CACP
64 Rue Paul François Proust
79000 Niort
Du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30
http://www.cacp-villaperochon.com
http://www.corinnemercadier.com/

Autour de la Résidence

Sept expositions seront inaugurées tout au long du mois de mars dans divers lieux de Niort, dont voici le programme détaillé :
• Maitetxu Etcheverria / Voyages insulaires
Pavillon Stéphane Grappelli du 28 mars au 19 mai 2018
Du mercredi au samedi au samedi de 13h30 à 18h30
• Emmanuelle Brisson / Les profondeurs du coeur
Espace d’arts visuels Le Pilori Du 28 mars au 5 mai 2018
Du mercredi au vendredi 10h00 à 12h00 et 14h à 19h00 et le samedi de 14h00 à 19h00
• Françoise Beauguion / Exils
Belvédère du Moulin du Roc du 7 mars au 19 mai 2018
Du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30
• Filigranes Éditions / Les anciens résidents de Niort et leurs publications
Librairie des Halles du 28 mars au 28 avril 2018
• Margherita Muriti / God, how shall I pray
Atelier du cadre du 28 mars au 28 avril 2018
Du mercredi au samedi de 14h00 à 18h30
• Paul Muse / Walking the Dog
Galerie nomade du 6 mars au 26 mai 2018
• Emanuela Meloni / Station Niortaise-Prémices
Allée centrale du parking de la Brèche du 6 mars au 26 mai 2018

Rencontre avec Patrick Delat, Directeur artistique des Rencontres de la Jeune Photographie à Niort

Les Rencontres de la Jeune Photographie internationale se tiennent actuellement à Niort. Alors que les huit photographes entraient dans leur lieu de résidence sous la bienveillance de la conseillère artistique Corinne Mercadier, nous avons rencontré Patrick Delat, co-fondateur et directeur artistique de la Villa Perochon, et de la manifestation.

« Les meilleurs ambassadeurs pour nous, ce sont les photographes résidents et les conseillers artistiques ».

Partage de culture et des expériences

C’est un homme souriant et passionné que nous découvrons en Patrick Delat, qui revient sur l’origine de ce festival et de cette résidence unique en son genre : réunir huit jeunes photographes venus du monde entier pour vivre une expérience artistique hors du commun. Quinze jours durant, les photographes vivront ensemble accompagnés d’un conseiller artistique – cette année c’est Corinne Mercadier qui a accepté de se prêter au jeu – ils auront carte blanche pour travailler sur un projet artistique personnel. Nul thème, nulle contrainte. Les artistes sont ici pour se rencontrer, pour interroger leur pratique artistique et être soutenu par une photographe de talent.

Nous avons pu découvrir les expositions de cette nouvelle édition, les œuvres présentées sont les travaux qui ont été sélectionnés par le jury, avant le début de la résidence. Le fruit de cette expérience sera dévoilé au public dans une dizaine de jours… Nous sommes tout de suite séduits et impressionnés par la qualité des propos autant dans leur fond que dans leur forme. De nombreux points communs entre les différentes propositions, celui de l’identité, qui est au cœur des travaux contemporains. Patrick Delat témoigne de l’évolution des pratiques : en 24 ans, les propositions sont de plus en plus abouties, de plus en plus construites… Il nous confie également que de plus en plus de femmes photographes se présentent, et que ce n’est pas un hasard si cette édition présente plus de 90% de femmes photographes !
Nous avons hâte de découvrir les réalisations niortaises dès le 14 avril…

L’édition 2018, amorce du 25ème anniversaire des Rencontres

Cette année, en marge des expositions des photographes résidents, plusieurs anciens résidents sont présentés dans le cadre d’une exposition personnelle. C’est le cas de Maitetxu Etcheverria, Paul Muse ou encore Françoise Beauguion… Comme Patrick Delat nous l’explique, ce choix annonce pour l’an prochain la mise en avant du fonds photographique de la Villa Perochon constitué de 2500 pièces. Une édition anniversaire qui promet d’être riche !

INFORMATIONS PRATIQUES
Les Rencontres de la jeune photographie internationale de Niort 2018
Résidence 2018
> Exposition des oeuvres présentées au jury
Du 7 mars au 13 avril 2018
> Exposition des oeuvres réalisées durant la résidence
Du 14 avril au 26 mai 2018
Hôtel de Ville de Niort
1 Place Martin Bastard
79000 Niort
Du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30 (Ouverture exceptionnelle les dimanches 1er et 15 avril)
Corinne Mercadier
Satellites
Du 7 mars au 26 mai 2018
Villa Pérochon-CACP
64 Rue Paul François Proust
79000 Niort
Du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30
http://www.cacp-villaperochon.com
http://www.corinnemercadier.com/

Autour de la Résidence

Sept expositions seront inaugurées tout au long du mois de mars dans divers lieux de Niort, dont voici le programme détaillé :
• Maitetxu Etcheverria / Voyages insulaires
Pavillon Stéphane Grappelli du 28 mars au 19 mai 2018
Du mercredi au samedi au samedi de 13h30 à 18h30
• Emmanuelle Brisson / Les profondeurs du coeur
Espace d’arts visuels Le Pilori Du 28 mars au 5 mai 2018
Du mercredi au vendredi 10h00 à 12h00 et 14h à 19h00 et le samedi de 14h00 à 19h00
• Françoise Beauguion / Exils
Belvédère du Moulin du Roc du 7 mars au 19 mai 2018
Du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30
• Filigranes Éditions / Les anciens résidents de Niort et leurs publications
Librairie des Halles du 28 mars au 28 avril 2018
• Margherita Muriti / God, how shall I pray
Atelier du cadre du 28 mars au 28 avril 2018
Du mercredi au samedi de 14h00 à 18h30
• Paul Muse / Walking the Dog
Galerie nomade du 6 mars au 26 mai 2018
• Emanuela Meloni / Station Niortaise-Prémices
Allée centrale du parking de la Brèche du 6 mars au 26 mai 2018

Les Jeunes femmes photographes à l’honneur à la Havas Gallery

La Havas Gallery et la Galerie du Club des Directeurs Artistiques se sont unies pour réaliser une exposition inédite de jeunes femmes photographes et donner ainsi de la voix aux préoccupations actuelles de notre société : la valorisation du féminin.

Réalisée sous forme de carte blanche par la Havas Gallery, l’exposition « MILLENNIALS au féminin » est une sélection unique d’une centaine d’images issues de la collection photographique de la Galerie du Club des DA, qui interroge le féminin par l’esthétique et par l’intrigue des âmes qui s’exposent avec leur complexité, leur sensualité, leur légèreté, leur beauté.

Les photographes exposées sont : Anne-Sophie AUCLERC, Alina ASMUS, Anaïs BOILEAU, Laura BONNEFOUS, Marguerite BORNHAUSER, Chassary&Belarbi, Emmanuelle DESCRAQUES, ELSA & JOHANNA, Kate FiCHARD, Carmen MITROTTA, Mathilde MAGNÉE, MORVARID K., Lonneke VAN DER PALEN, Fanny VIGUIER et Andi GALDI VINKO.

Chaque année depuis 2014, la Galerie du Club des DA promeut quelques jeunes talents élus par un jury d’exception issu des mondes de la photographie et de la publicité, en les révélant notamment à l’occasion des Rencontres d’Arles.

Sur le principe d’une pop-up galerie, après les Rencontres d’Arles, le Mois de la Photo et le Festival PhotoSaintGermain, la Havas Gallery investit cette fois-ci pour sa 10ème exposition l’immense hall du siège de l’immeuble Havas à Puteaux qui prend à nouveau ses airs de « cathédrale de l’image ». Son espace vaste et atypique lui permet d’offrir au public une exposition au format galerie traditionnel en présentant des tirages fine art mais aussi exposition innovante avec des formats XXL et une présentation digitale sur écran géant haute définition pour une expérience photographique unique.

La Galerie du Club a pour but de soutenir une filière artistique en pleine mutation. « Notre volonté est double » explique Marie-Catherine Dupuy, secrétaire générale du Club : « aider et promouvoir les jeunes photographes, les valoriser auprès de nos filières d’une part, les réintégrer dans la réflexion globale des Arts Appliqués de l’autre. Tous les acteurs, à commencer par les commanditaires de la photo doivent entendre et respecter les contraintes du métier au risque de tuer tout une économie et un savoir-faire reconnu dans le monde entier. » 

INFORMATIONS PRATIQUES
“MILLENNIALS au féminin“ 
Exposition de Jeunes Femmes Photographes
Jusqu’au 30 juillet 2018
HAVAS GALLERY – HAVAS PARIS
29/30 Quai Dion Bouton
92 800 Puteaux
Entrée libre du lundi au vendredi de 9h à 19h, Entrée libre
Métro Ligne 1, station Esplanade de la Défense
Tramway Ligne T2, station Puteaux
Bus 175, station Godefroy
http://havasparis.com

Contact :
Havas Gallery
Séverine Morel & Thierry Grouleaud

Ouverture de la 8ème édition du Festival Circulation(s) au CENTQUATRE, un regard à l’Est !

Après le succès croissant d’année en année tant en termes de visiteurs (50 000 en 2017) que de retombées dans la presse internationale le Festival par son audace et ses talents de prospective est devenu un tremplin reconnu pour la jeune création européenne.

L’association Fetart à l’origine de l’initiative, renouvelle son partenariat avec le Centquatre qui accueille la manifestation depuis ses débuts, Gare&Connexions (SNCF) qui propose un écho à la Gare de l’Est et la RATP avec 13 stations aux couleurs du Festival.

Céline Laurent, coordinatrice générale cette année du festival souligne une hybridation des supports, des catégories et des sources avec une réutilisation de certaines techniques anciennes et une approche interculturelle de part les doubles nationalités des artistes.

La marraine de l’édition est la commissaire britannique Susan Bright qui pour sa carte blanche a invité 4 photographes aux horizons divers : Susannah Baker-Smith, Angleterre / Giulia Berto, Italie / Julien Bonnin, France / Vanja Bucan, Slovénie.

Le jury de professionnels présidé par José Manuel Gonçalvès, directeur du CENTQUATRE-PARIS et Susan Bright a sélectionné 16 photographes, parmi lesquels l’on remarque : Louis Quail (GB) et le portrait au quotidien de son frère atteint de schizophrénie, Lucile Boiron (France) autour du projet évolutif « chasing the horizon »auprès des campements de réfugiés à Paris dans une approche très contemporaine, Judith Helmer (Pays Bas) avec « Identically Different »autour de 2 jumelles dont l’une décide de changer de sexe qui pose la question de la construction de l’identité au sein d’une fratrie ou Jon Gorospe (Espagne) et le traitement des déchets comme métaphore de notre société contemporaine.

Plusieurs artistes invités complètent ce panorama ponctuant l’espace du Centquatre de divers interventions. Citons le collectif Defrost (Belgique) autour d’un guide immobilier officiel du camp de réfugiés de Calais « ImmoRefugee », les répercussions du tourisme de masse par Thomas Egli (Suisse), Alma Haser (Allemange) et « Cosmic surgery » (l’affiche du festival) autour du phénomène croissant de la chirurgie plastique ou Murray Ballard (GB) et le pays de l’immortalité (communauté des cryogénistes).

Parmi mes coups de cœur : l’installation de Farhad Berahman (Angleterre-Iran) autour de témoignages d’émigrés iraniens en Angleterre à partir de leurs souvenirs ou les prisons roses en Suisse et aux US conçues à partir d’études psychologiques sur l’impact de cette couleur d’Angelique Stehli (France-Suisse) ou et Vanja Bucan (Slovénie) dans son rapport au corps et la nature.

Cette année c’est la galerie ukrainienne Rodovid Gallery qui est invitée et l’école moscovite exclusivement dédiée à la photographie, la Rodchenko Art School avec des artistes entretenant un rapport décomplexé et humoristique à la photographie, comme Sergey Kammenoy.

Le Prix Tribew offre aux lauréats l’édition d’un dossier d’artiste ARTYbook.

Catalogue publié à l’occasion, aux éditions le Bec en l’air vendu à la librairie du CENTQUATRE.

Et toujours : Little Circulation(s) : l’exposition à hauteur d’enfant, les projections-coups de cœur des festivals européens, le Studio Photo tous les week-ends, les lectures de portfolios, la galerie en ligne www.galerie-circulations.com

De nombreux lieux associés dans Paris, 13 cette année, mettent à l’honneur la photographie contemporaine.

INFOS PRATIQUES :
Circulation(s)
Festival de la jeune photographie européenne
Du 17 mars au 6 mai 2018
CENTQUATRE-PARIS
5, rue Curial
75019 Paris
http://www.festival-circulations.com
http://www.fetart.org
http://www.104.fr