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Anna Filipova : Lauréate 2016 de la Fondation Jean-Luc Lagardère

La Fondation Jean-Luc Lagardère a remis le 24 janvier, au Centre Pompidou, les bourses aux 11 jeunes lauréats 2016 dans les catégories suivantes : Anna Filipova a été nommée lauréate 2017 pour la Bourse Photographe pour son projet environnemental au Groenland.

Attribuées depuis 1990, les bourses de la Fondation Jean-Luc Lagardère donnent à de jeunes professionnels de la culture et des médias de moins de 30 ans (moins de 35 ans pour la bourse Libraire, la bourse Photographe et la bourse Scénariste TV) les moyens financiers et le temps nécessaire pour réaliser un projet.
Le montant total des bourses 2016 s’élève à 255 000 €.

La Bourse Photographe dotée de 15 000 € remise à Anna Filipova

Son projet : réaliser un photoreportage au Groenland afin de révéler l’impact de l’industrie minière sur les populations locales.
Selon une étude américaine, l’Arctique détient 13 % du pétrole et 30 % de gaz naturel non exploités dans le monde. On comprend que ces richesses suscitent des convoitises… « Le développement de l’industrie minière affecte la vie quotidienne des Inuits, leur culture et leurs traditions : ils sont ainsi contraints de s’adapter », explique Anna qui souhaite saisir ces transformations à travers ses clichés.
http://www.anfilip.com

Le Jury de la Bourse Photographie était composé de François Hébel, directeur artistique du Mois de la photo du Grand Paris ; Gabriel Bauret (comité de sélection) ; Sabine Houplain, directrice artistique des Éditions du Chêne ; Hans-Michael Koetzle, expert, professeur et journaliste ; Mélanie Rio, directrice de la galerie Mélanie Rio ; Carolina Arantes, lauréate 2015 ; Julie Heraut, productrice des Rencontres d’Arles ; Carole Bourriot, responsable projet et développement corporate Picture Tank ; Andréa Holzherr, responsable des expositions chez Magnum Photo ; Julien Goldstein, lauréat 2009 ; Molly Benn, Community Editor d’Instagram ; Patrick le Bescont, fondateur et directeur de Filigranes Éditions et Jérôme Huffer, chef du service photo de Paris Match.

Les Autres Bourses

• Bourse Auteur de documentaire (25 000 €)
Pierre Maillard, 29 ans
Son projet : réaliser un documentaire de 52 minutes sur Arthur Langerman, diamantaire et collectionneur d’objets et d’images antisémites.

• Bourse Auteur de film d’animation (30 000 €)
Raphaëlle Stolz, 27 ans
Son projet : réaliser Miracasas, son second court métrage. L’histoire d’un bourg en Amérique du Sud souhaitant inaugurer son cimetière tout neuf. Malheureusement les villageois n’ont pas le moindre mort à lui confier…

• Bourse Créateur numérique (25 000 €)
Lucie Mariotto, 29 ans
Son projet : créer DanceNote, une plateforme qui permet aux professionnels et aux amateurs de danse d’enregistrer et de partager leurs créations avec les danseurs.

• Bourse Écrivain (25 000 €)
Kaoutar Harchi, 30 ans
Son projet : écrire son quatrième roman, Rimbaud la nuit. Le récit de deux vies traversées par une même question : est-il possible de se reconstruire ailleurs ?

• Bourse Journaliste de presse écrite (10 000 €)
Louise Audibert, 29 ans
Son projet : entreprendre une longue enquête sur les nouvelles filières des mères porteuses à l’échelle mondiale.

• Bourse Libraire (30 000 €)
Corisande Jover, 32 ans
Son projet : poursuivre l’installation et développer l’offre de la librairie généraliste Les Jours Heureux, à Rosny-sous-Bois (93).

• Bourse Musicien – Jazz et musique classique (12 500 €)
Laurent Coulondre, 27 ans
Son projet : accompagner la réalisation et la sortie de Gravity zerø, son prochain album de compositions originales.

• Bourse Musicien – Musiques actuelles (12 500 €)
Flora Fischbach-Woiry, 25 ans
Son projet : préparer la sortie de son premier album, À ta merci, prévu début 2017 (réalisation d’un clip vidéo, scénographie pour les concerts…).

• Bourse Producteur cinéma (50 000 €)
Lou Chicoteau, 29 ans
Son projet : créer sa société pour produire Les Perpétuelles, le premier long métrage d’Iris Kaltenbäck.

• Bourse Scénariste TV (20 000 €)
Joseph Minster, 28 ans
Son projet : écrire et réaliser Charon, une minisérie – drôle et caustique – sur le passeur des Enfers.

http://fondation-jeanluclagardere.com/bourses/presentation

Rencontre avec Vincent Gouriou, lauréat de la Bourse du Talent Portrait 2016

L’exposition de la Bourse du Talent 2016 est présentée à la Bnf jusqu’au 26 mars prochain avec le soutien de Picto Foundation. Chaque semaine, nous vous donnons rendez-vous pour découvrir les travaux des photographes exposés. Aujourd’hui retrouvez l’interview de Vincent Gouriou, lauréat de la Bourse du Talent Portrait.

Mowwgli : Vous êtes le lauréat de la Bourse du Talent sur le thème du portrait avec la série « Des Familles », pouvez-vous nous présenter ce travail ?

Vincent Gouriou : Après un travail sur la différence individuelle intitulé « Singularités », les rencontres que j’ai faites m’ont amené à questionner cette différence dans un cadre plus large : celui de la famille. Qu’est-ce que la famille aujourd’hui ? Peut-on encore se cantonner à la voir comme « un groupe formé par le père, la mère et leurs enfants » ? La famille et ce qu’elle représente est en constante évolution et progresse chaque jour un peu plus en s’ouvrant à de nouveaux modèles. J’ai cherché à montrer les variantes possibles d’une famille sans vouloir dresser un état des lieux ou une cartographie objective, ces images présentées ici sont issues d’amitiés et de rencontres que j’ai faites jusqu’à présent, en Bretagne.

Je me suis notamment intéressé à un couple d’hommes vivant dans le centre-Bretagne, une jeune fille en réassignation sexuelle qui pose avec sa famille et son petit ami, un couple de femmes et leurs jumeaux, un couple de personnes transgenres, deux jumelles vivant ensemble, une mère divorcée et ses deux enfants, un couple de femmes sortant toute les deux d’un mariage hétérosexuel …

Mowwgli : Pourquoi avez-vous souhaité participer à la Bourse du Talent ? Quels types de besoin rencontrent les jeunes photographes aujourd’hui et particulièrement dans le domaine du portrait ?

V. G. : La Bourse du talent est connue et reconnue depuis presque 20 ans et a permis l’émergence de nombreux photographes. L’exposition à la BnF offre une belle visibilité aux photographes. Ma participation en 2013 avec ma série intitulée « Singularité(s) », m’avait déjà permis d’être exposé en tant que « coup de cœur ». Cette fois-ci en tant que Lauréat, la visibilité est encore plus grande. En tant que photographe émergent, c’est important de montrer, de faire connaître son travail et de le confronter aux regards d’un large public. L’exposition et le vernissage à la BnF peut être l’occasion de rencontrer différentes personnes : galeristes, collectionneurs, presse ou d’autres photographes ;  de se faire remarquer pour des publications de son travail d’auteur ou des commandes (pour la presse entre autres). Cela apporte également de la crédibilité pour rechercher des projets de résidences, de bourses ou encore d’éditions.  Habitant à Brest, ce prix m’a permis de me faire remarquer à un niveau plus local, notamment grâce à un article en quatrième de couverture du Télégramme diffusé dans toute la Bretagne.

M : Les lauréats sont exposés à la Bibliothèque nationale de France et un ouvrage vient d’être édité aux éditions Delpire, comment vivez-vous cette expérience depuis votre nomination ?

V. G. : C’est la première fois que je gagne un premier prix, je suis très honoré d’être lauréat de la « Bourse du talent » dans la catégorie « Portrait » ; cette récompense attribuée par un jury de professionnels que j’admire et qui ont choisi mon travail m’encourage à continuer. De plus, je n’ai jamais édité de livre, alors c’est aussi une réelle opportunité de pouvoir présenter mon travail  dans une édition collective chez Delpire. Enfin, c’est une belle reconnaissance de savoir que mes images vont rentrer dans la collection de la BnF et ainsi faire partie des archives nationales.

Je suis également très heureux que ces histoires individuelles et singulières de la série « famille(s) » aillent à la rencontre d’un public important. C’est un travail qui a été influencé par les évènements des dernières années en particulier lors des débats relatifs au « mariage pour tous » qui ont été d’une grande violence pour toute la communauté LGBTIQ (lesbien, gay, bisexuel, transgenre, intersexe ou queer). La visibilité, la connaissance et l’empathie est essentielle pour améliorer la tolérance. J’ai tissé, avec les personnes et familles que je photographie et qui me laissent entrer dans leur intimité, des liens d’amitiés et de confiance ; je pense, ou du moins j’espère, que cette visibilité représente pour elles une façon de se sentir acceptées et reconnues. La jeune femme transgenre Mélanie, que je photographie depuis plusieurs années, me disait récemment à quel point ce projet photographique lui avait procuré « un bien fou » : elle était heureuse de savoir que son histoire « touchait et sensibilisait les gens aux problèmes rencontrés aujourd‘hui par les personnes Trans » et autres membres de cette communauté.

Ce travail est pour moi, au-delà de l’expression artistique, un engagement personnel lié à ma propre identité qui me paraît de plus en plus essentiel dans l’évolution de ma démarche.

M : La Bourse du Talent a fêté ses 18 ans d’existence, elle a primé 68 lauréats depuis sa création. Parmi ce palmarès y a t-il des photographes ou des sujets qui vous ont particulièrement marqué ?

V. G. : Il y en a beaucoup ! Marion Poussier, Lucie et Simon, Nolwenn Brod, Elisabeth Schneider et plus récemment Sandra Mehl … Je pourrais en citer beaucoup d’autres …

M : Quels sont vos projets aujourd’hui ?

V. G. : Je continue de photographier les personnes de la série sur les familles comme Mélanie qui est en transition de genre (homme vers femme), j’aime l’idée de photographier sur du long terme les mêmes personnes, je suis fasciné par le travail de Nicholas Nixon : « Les sœurs Brown ». Par ailleurs, j’ai réalisé la plupart de mes travaux personnels en Bretagne où je vis ; j’aimerais sortir de ma zone de confort et partir dans un pays étranger poursuivre mon travail sur le genre et l’identité, à l’aide bourses ou de résidences …

J’ai plusieurs projets d’expositions, je suis très heureux de présenter mon travail aux prochaines Estivales Photographiques du Trégor à la galerie « L’Imagerie » de Lannion (Côtes-d’Armor) du 24 juin au 29 septembre 2017.

Enfin, je n’ai encore jamais eu l’occasion de publier mon travail, c’est également un de mes projets …

http://vincentgouriou.com

EXPOSITIONS
• Bourse du Talent – Edition 2016
Du 15 décembre 2016 au 26 mars 2017
BnF – Site François-Mitterrand
Allée Julien Cain
Quai François-Mauriac
75706 Paris Cedex 13
Du mardi au samedi de 9h à 20h
dimanche de 13h à 19h
lundi de 14h à 20h
Fermé les jours fériés
Entrée libre
http://www.bnf.fr
http://www.picto.fr/pictofoundation/

 

LIVRE
Identités à venir
Bourse du Talent 2016
Editions Delpire
ISBN : 979-10-95821-05-2
22€
http://www.delpire-editeur.fr

Rencontre avec Sandra Mehl, lauréate de la Bourse du Talent Reportage 2016

L’exposition de la Bourse du Talent 2016 est présentée à la Bnf jusqu’au 26 mars prochain avec le soutien de Picto Foundation. Chaque semaine, nous vous donnons rendez-vous pour découvrir les travaux des photographes exposés. Aujourd’hui retrouvez l’interview de Sandra Mehl, lauréate de la Bourse du Talent Reportage.

Le travail de la jeune photographe française sera également présenté à la librairie Photographique L 29 avec sa série intitulée « PS : Je t’écris de la plage des mouettes »

Mowwgli : Vous êtes la lauréate de la Bourse du Talent sur le thème du reportage avec la série « Ilona et Maddelena », pouvez-vous nous présenter ce travail ?

Sandra Mehl : Depuis juillet 2015, je suis Maddelena et Ilona, deux sœurs de 11 et 12 ans (à l’époque) dans leur intimité quotidienne. Jusqu’à l’été 2016, je les ai suivies dans le quartier où elles ont grandi, la Cité Gély de Montpellier, situé près du centre-ville et où vivent 2000 habitants environ. J’habite également à Montpellier, dans un quartier qui se situe face au leur, et je les ai rencontrées au pied de leur immeuble alors qu’elles promenaient leurs chiens.

J’ai passé du temps avec elles dans l’appartement où elles vivent avec leurs parents Françoise et Thierry, l’oncle de Maddelena Etienne, et leurs animaux. Depuis le mois d’octobre 2016, elles vivent avec leur famille dans un village du Tarn, où je continue de les suivre.

Je suis profondément reconnaissante vis-à-vis de Françoise, la mère d’Ilona et Maddelena,  pour m’avoir permis d’entrer dans l’intimité de sa vie et de celle de sa famille.  Nous avons noué des liens qui dépassent ceux qui constituent une relation photographique entre un auteur et son sujet.

Mowwgli : Pourquoi avez-vous souhaité participer à la Bourse du Talent ? Quels types de besoin rencontrent les jeunes photographes aujourd’hui et particulièrement dans le domaine du reportage / documentaire ?

S. M. : En participant à la Bourse du Talent, je trouvais intéressant de pouvoir exposer mon travail à la BnF. C’est un lieu de diffusion du savoir qui tient une place particulière dans le champ culturel français, et qui est fortement lié à un enjeu de démocratisation culturelle. La photographie me semble être un médium particulièrement accessible au plus grand nombre. Cela fait donc sens que ce lieu accueille une exposition de photographies, d’autant plus que dans celle en cours, bon nombre d’auteurs traitent d’enjeux sociétaux très actuels. Chaque visiteur pourra, je l’espère, entrer en réflexion à la vue des photographies présentées.

Aujourd’hui, grâce aux réseaux sociaux, et aux multiples publications en ligne françaises et étrangères dédiées à la photographie, il est possible de communiquer sur son travail. Les besoins dans le domaine de la photographie documentaire se situent plutôt, à mon sens, au niveau de l’aide à la production, notamment en ce qui concerne des projets de long cours, et au niveau de l’accompagnement financier et artistique à la diversification de nos activités (édition, passage au transmédia, etc…).

M : Les lauréats sont exposés à la Bibliothèque nationale de France et un ouvrage vient d’être édité aux éditions Delpire, comment vivez-vous cette expérience depuis votre nomination ?

S. M. : Je suis honorée d’être lauréate de la Bourse du Talent dans la catégorie reportage, d’exposer mon travail à la Bnf et qu’il fasse l’objet d’une parution dans un ouvrage aux éditions Delpire. Je le suis pour moi-même et je le suis également pour Ilona et Maddelena. J’aimerais que, plus tard, elles soient fières que leur puissance de vie ait émue tant de personnes. Elles n’ont pas besoin de ma série photographique pour être deux petites filles extraordinaires, mais je souhaiterais qu’au moins notre rencontre sonne comme une expérience positive pour elles. Ces derniers jours, je me suis d’ailleurs demandée de quelle manière je pourrais leur permettre de connaître les retours de ceux qui voient mes images, des retours qui les concernent donc. Ce que j’entends et ce que je lis à leur sujet est très beau. C’est dommage qu’elles n’en soient pas directement destinataires, autrement que par mes paroles, et qu’elles ne gardent pas une trace de cela. Alors, j’ai pensé filmer des gens volontaires –des visiteurs de l’exposition, des professionnels du champ photographique, etc.. –  en leur demandant ce que leur évoque cette série,  et le restituer à Ilona et Maddelena sous la forme d’un CD qu’elles pourront garder à vie. Je profite d’ailleurs de cet entretien pour lancer un appel à volontaires

M : La Bourse du Talent a fêté ses 18 ans d’existence, elle a primé 68 lauréats depuis sa création. Parmi ce palmarès y a t-il des photographes ou des sujets qui vous ont particulièrement marqué ?

S. M. : Je suis chaque année marquée par des sujets dont j’oublie le nom des auteurs. Je suis désolée, je n’ai pas la mémoire des noms.

M : Quels sont vos projets aujourd’hui ?

S. M. : J’aimerais poursuivre mon travail avec Ilona et Maddelena.

J’aime aussi travailler à l’étranger. Je me rends au Proche Orient depuis 2009, et j’ai commencé en novembre 2016 un travail documentaire au Sud de la Louisiane sur les communautés de gens confrontés au dérèglement climatique et à l’exploitation pétrolière. J’ai obtenu le Prix Mentor de la Scam/Freelens/ Cfpj pour le poursuivre . Ainsi, j’y retournerai en mai, et j’espère vous en donner des nouvelles bientôt !

http://sandramehl.viewbook.com

EXPOSITIONS
Bourse du Talent – Edition 2016
Du 15 décembre 2016 au 26 mars 2017
BnF – Site François-Mitterrand
Allée Julien Cain
Quai François-Mauriac
75706 Paris Cedex 13
Du mardi au samedi de 9h à 20h
dimanche de 13h à 19h
lundi de 14h à 20h
Fermé les jours fériés
Entrée libre
http://www.bnf.fr
http://www.picto.fr/pictofoundation/

>> APPEL À VOLONTAIRES
Amateurs, professionnels, si vous souhaitez participez au projet de CD et parler de la série, merci de contacter Sandra par email : mehlsandra@hotmail.com

• PS : Je t’écris de la plage des mouettes
Du 21 janvier au 5 mars 2017
Dans le cadre du festival Circulation(s)
Librairie Photographique L 29
29, rue des Récollets
75010 Paris
http://le29.fr
http://www.festival-circulations.com

LIVRE
Identités à venir
Bourse du Talent 2016
Editions Delpire
ISBN : 979-10-95821-05-2
22€
http://www.delpire-editeur.fr

Carte blanche PMU 2015 : Thierry Fontaine aux éditions Filigranes

A chaque Carte blanche son exposition et son ouvrage. Ce dernier est conçu par Whitepapierstudio et publié aux éditions Filigranes. Pour cette sixième année, la publication “Les Joueurs” de Thierry Fontaine rassemble 27 photographies, et est préfacée par Bernard Blistène, Directeur, Musée national d’art moderne et Serge Lasvignes, Président du Centre Pompidou, avec les textes de Clément Chéroux (conservateur pour la photographie de Beaubourg), Gilles Clément (paysagiste) et Benoît Cornu (Directeur de la Communication du PMU).

Nous avons interrogé, Patrick Le Bescont des éditions Filigranes, sur la réalisation de ce nouvel ouvrage.
“Cela fait déjà 6 ans que l’on travaille sur l’édition des Cartes blanches PMU. Ce livre est un peu comme un work in progress. Au début, lorsqu’on se rencontre pour la première fois, les images n’existent pas encore, on réfléchi à la mise en page et à la réalisation finale en équipe : avec le studio de graphisme Whitepapierstudio, le PMU, Clément Chéroux et bien sûr le lauréat. Habituellement, un livre se fait une fois que toutes les images sont réalisées. Là, c’est un challenge pour nous en tant qu’éditeur, car on ne sait pas trop où l’on va et les délais sont très serrés. Ce côté laboratoire un peu expérimental est passionnant. Chaque livre a un concept différent, celui de Thierry Fontaine est un livre avec une reliure à la suisse, la mise en page est plus dynamique et nous avons choisi un papier très brillant, pour faire sortir toute la coloration des images et notamment l’aspect spécifique de l’or. 
Pour la couverture, les graphistes nous ont soumis plusieurs propositions, et celle ci s’est tout de suite imposée par son étrangeté et son énigmatisme. Cette couverture crée la rupture avec l’ensemble du travail de Thierry.”

LIVRE
Les Joueurs
Thierry Fontaine
Co-production : Carte blanche PMU 2015
Parution : 05/10/2015
Collection : Hors Collection
Format 
190 x 250cm
Anglais/Français
Relié à la suisse cartonnée
27 photographies en couleur
84 pages
ISBN : 978-2-35046-370-4
25 €
http://www.filigranes.com
SIGNATURE DU LIVRE
En présence de Thierry Fontaine
Le Mercredi 7 octobre de 18 h à 19 h à la librairie Flammarion du Centre Pompidou
Place Georges-Pompidou
75004 Paris
France
http://centrepompidou.fr
http://carteblanchepmu.fr

Carte blanche PMU 2015 : Thierry Fontaine au centre Pompidou

La sixième édition de la Carte blanche PMU, réalisée par Thierry Fontaine, s’expose pour la première fois, dans la Galerie de photographies du Centre Pompidou. L’exposition ouvre ses portes aujourd’hui et reste visible jusqu’au 19 octobre 2015. Nous avions rencontré le photographe en juillet dernier alors qu’il terminait tout juste ses dernières œuvres de la série intitulée “ Les Joueurs”. Trois mois après, l’exposition, et l’ouvrage conçu par Whitepapierstudio et publié aux éditions Filigranes, voient le jour.

Les cinq premiers lauréats de la Carte blanche PMU étaient exposés au BAL, avec Thierry Fontaine; c’est une nouvelle dimension qui est donnée. La Galerie de photographie du Centre Pompidou a été inaugurée il y a presque an, et offre un espace de 200m2 au commissaire de cette exposition, Clément Chéroux, conservateur pour la photographie de Beaubourg, assisté d’Emmanuelle Etchecopar-Etchart, et de Françoise Vogt, chargée du mécénat culturel chez PMU. Thierry Fontaine est plus qu’un photographe, c’est un artiste qui réalise des œuvres mêlant création sculpturale et photographie, dans lesquelles le rêve est placé au cœur de sa création. À travers 20 photographies, l’artiste questionne le rêve engendré par le jeu, il donne place aux espoirs de chacun en offrant une poésie nouvelle. L’espoir, l’attente, le gain et la perte sont savamment évoqués au sein de cette exposition; il donne vie à ce qui anime les parieurs et offre ainsi un parfait équilibre à l’exposition.

Nous avons interrogé, Benoît Cornu, Directeur de la communication du PMU, sur cette première exposition au Centre Pompidou.
“ Etre à Pompidou est une nouvelle étape pour la carte blanche. Pendant 5 ans, nous avons travaillé au BAL avec Diane Dufour et son équipe, sans eux, nous n’aurions pas pu exister. Nous avons eu l’opportunité d’entrer à la Galerie de photographie du Centre Pompidou, et c’est une forme de reconnaissance. Jouer ce rôle de mécène et faire le lien entre l’art et notre public est cohérent pour nous. C’est un espace gratuit et on propose donc à tous, de découvrir la photographie contemporaine du 20ème et 21ème siècle. Peut-être que nos clients vont passer la porte, alors qu’ils ne l’auraient pas fait spontanément.
 Cette année, le travail de Thierry Fontaine est une nouvelle découverte. Toute la richesse de la Carte blanche PMU est chaque année l’ découvre une nouvelle approche, une nouvelle façon d’imaginer le jeu. Je n’ai jamais été déçu. Au début, l’approche de Thierry était très conceptuelle, il souhaitait photographier les rêves des joueurs, et il a parfaitement joué son rôle. C’est un renouvellement du regard avec ce plasticien.”

EXPOSITION
Les Joueurs
Thierry Fontaine
Carte blanche PMU 2015
Du 7 au 19 ocotbre 2015
Centre Pompidou
Place Georges-Pompidou
75004 Paris
France
http://centrepompidou.fr

http://carteblanchepmu.fr

Rencontre avec Thierry Fontaine, lauréat Carte blanche PMU 2015

Suite à sa nomination du 12 mars dernier, Thierry Fontaine, lauréat 2015 de la Carte blanche PMU, boucle actuellement son projet photographique « Le prix du rêve, la terre promise ». Toutes les œuvres viennent d’être réalisées, après 3 mois de travail, en vue de l’exposition au Centre Pompidou en octobre prochain et de la réalisation du livre édité chez Filigranes. C’est lors de ce moment charnière que nous avons rencontré l’artiste, dans un café de Beaubourg à deux pas du lieu de sa future exposition.

Thierry Fontaine a besoin de temps pour réaliser ses images. Pour parler de son travail, il insiste sur le fait qu’il réalise des images qui ne peuvent pas être « trouvées », le réel ne l’intéresse pas, il s’en nourrit. Il a besoin de montrer des choses qu’il ne voit pas, il a besoin de rêver. Ses images, il les fait d’abord pour lui-même et c’est ensuite, si elles sont réussies, qu’il souhaite les partager et les échanger avec les autres. « Ca ne m’intéresse pas de faire des images qui me plaisent pour ne pas les montrer, je ne veux pas les garder pour moi, ou alors ce serait un autre projet de vie. ». Réalisant de véritables œuvres mêlant « création sculpturale » et « photographie », l’artiste développe ses créations autour de trois choses importantes, qu’il nomme « Trinité ». Il y a tout d’abord l’idée du déplacement, qui en général entraîne une rencontre et qui provoque un échange.

Quel était le projet pour cette sixième Carte blanche PMU ?

« Il était question pour moi de parler de rêve engendré par le jeu. Un pari c’est un jeu. A ce jeu se trouve associé un espoir : gagner. Au possible gain se trouve associé le rêve : subitement réalise un projet jusque là inaccessible. Par exemple changer sa condition de vie. Tous les joueurs n’envisagent pas cette possibilité. Certains ne voudraient pas changer leur condition et se contentent d’éprouver la seule excitation du jeu. Mais en privilégiant le rêve, je donne place aux espoirs de chacun. Possibles, impossibles ou simplement étranges*. »
Comme je ne suis pas joueur, je n’ai pas réellement souhaité me mettre à la place du joueur, j’ai alors proposé de créer un rêve, le rêve que peut provoquer le jeu. Toutes mes images sont des rêves, je les fabrique, je ne fais aucun snapshot. Les images que j’ai réalisées ne représentent pas le jeu d’argent, elles l’évoquent, mais de façon assez cryptée. Elles ne sont pas conceptuelles, elles parlent plus d’une poésie que d’une chose plus objective.

Comment avez-vous abordé le projet ?

Comme une nouvelle expérience, j’avais 3 mois pour faire les images. C’était pour moi un vrai challenge. De manière générale, je travaille lentement, réaliser une image peut me prendre plusieurs mois. Ici, la logique et le schéma était différents car tout doit arriver en même temps : l’idée, la fabrication, la réalisation et la finalisation. Une idée arrive, je l’exploite, j’expérimente. Si ça ne marche pas, c’est que ce n’est pas bon et je passe à autre chose. Pendant un trimestre, on est dedans presque tous les jours, c’est très intense.
Avant de commencer, je n’avais aucune idée précise des photographies que j’allais faire. Je suis habitué à faire des images et je sais que ca peut venir très vite. Les images que je fais en ce moment dans le cadre de la Carte blanche me plaisent beaucoup, et si je n’avais pas été retenu, je n’aurai jamais eu l’occasion de les faire. J’ai dû me mettre dans un monde précis pour pouvoir les imaginer. Ici, j’ai pu rebondir d’une image à une autre. Ce n’est pas toujours le cas, habituellement, je ne travaille pas en série, chaque image est un moment, même si on peut créer des groupes à postériori. Mais dans ce cas très précis certaines images en ont amenées d’autres. Par exemple, dans l’exposition, il va y avoir 3 photographies de poissons dorés, et une de poissons noirs. J’ai eu besoin de faire cette dernière car je me suis dit, si on est dans un rêve, il y a du bien mais il peut aussi y avoir parfois du noir, il peut y avoir des cauchemars… Métaphoriquement, dans ce cadre ci, on a des gagnants, mais on a aussi (surtout) des perdants. Et puis, au niveau plastique j’avais envie de donner de l’équilibre dans l’exposition.

Parlons de vos images justement, aujourd’hui, nous dévoilons trois de vos œuvres, pouvez vous nous dire comment vous avez exploité l’idée du jeu ?

Pour les « Poissons dorés », on est complètement dans l’idée de la pêche miraculeuse. Je me suis dit que jouer c’était comme pêcher. Je me suis rendu compte que quand on va dans les endroits ou les gens jouent, ils passent beaucoup de temps à attendre. Attendre que la course commence, qu’elle se termine, attendre une autre course… Il y a toute cette longue période d’attente où le joueur ne fait rien et la pêche c’est vraiment ça. Ce n’est pas les petits gains qui intéressent les joueurs, c’est plutôt la grosse cagnotte. Avec la pêche miraculeuse, c’est la même chose, on s’attend à avoir le gros lot !
Ce tas de poissons dorés posés sur le journal, c’était pour moi une manière de confronter ces deux choses, la matière pauvre du journal et ces poissons dorés qui en apparence évoque le « précieux ».
La seconde est un tas d’allumettes au 2/3 cramées et leurs têtes sont dorées. En fait pour moi, c’est un peu une façon de dire que même « cramé » on peut encore avoir de la valeur. On peut se dire que tout n’est pas perdu, qu’il y a de l’espoir. Le titre c’est « Les joueurs », pour moi il y a vraiment l’idée qu’à travers ces allumettes, on peut voir des individus.
Et enfin « Le joueur », c’est pour rappeler les joueurs qui épluchent les journaux spécialisés pour faire leurs pronostics. J’ai photographié une personne de dos, on voit son épaule et ses mains avec un journal ouvert. Toutes la feuille de journal est dorée, comme si il tenait une feuille d’or, le soleil est derrière, si bien que l’on voit l’ombre de sa tête se reflète dans la feuille.
Les titres sont très importants, car même si ce sont des images ouvertes, le titre permet de diriger le sens.

Comment s’annonce le projet d’exposition de livre ?

Ca se passe très bien. C’est un vrai projet collegial. Je discute de mes idées avec Clément Chéroux et son équipe et Françoise Vogt du PMU, c’est une chose à laquelle je tiens. Quand je fais mes images j’aime être seul, mais une fois que les images sont faites, j’ai besoin d’être entouré et accompagné. La configuration de la galerie du Centre Pompidou est assez particulière. C’est un long espace, il est très élégant mais pas classique, je m’appuie donc sur l’expérience de l’équipe de Beaubourg pour savoir ce qui va fonctionner, ou pas… Les tirages sont réalisés avec un tireur avec qui je travaille depuis de nombreuses années. C’est une demande que j’ai eu dans le cadre de cette Carte blanche, car dans un temps aussi court, j’ai besoin d’avoir quelqu’un qui connaît mon travail et qui peut vite me comprendre.
Pour le livre, c’est une chose à laquelle je tiens; en général quand je travaille sur un ouvrage, ça se passe de la même manière, j’estime que personne ne doit interférer sur mes images, alors j’ai envie que les graphiste soient libres, c’est vraiment à eux de faire des propositions. J’ai juste demandé à ce que mes images ne soient pas recadrées. Et puis j’ai vu les précédents livres conçus par Whitepapierstudio, c’est très bien fait, je ne suis pas du tout inquiet.

*Introduction de la présentation du projet

EXPOSITION
Thierry Fontaine, lauréat Carte blanche PMU 2015
du 7 au 19 octobre 2015
Centre Pompidou
Place Georges-Pompidou
75004 Paris
France
https://www.centrepompidou.fr
http://carteblanchepmu.fr
http://www.thierry-fontaine.org

Carte blanche PMU 2014 : Rencontre avec Léa Habourdin et Thibault Brunet

Pour cette cinquième Carte blanche PMU, deux photographes, Léa Habourdin et Thibault Brunet, ont été sélectionnés pour s’immerger dans l’univers du jeu deux mois durant, dans les bars PMU de la région du Pas-de-Calais. Immersion qui se prolonge encore… L’Œil de la Photographie a rencontré les deux photographes vendredi dernier, lors du montage de l’exposition au BAL, où se mêlaient pression et excitation.

« La Carte blanche vue comme un laboratoire de création »

Pour l’appel à candidature de l’édition 2014 de la Carte blanche PMU, Léa Habourdin et Thibault Brunet ont déposé leur projet artistique intitulé Ecran. L’idée était de réaliser un documentaire fictionnel subjectif en s’intégrant dans le milieu du jeu et en allant à la rencontre des turfistes des bars PMU.

« Tout le monde connaît les bars PMU, tout le monde a eu un rapport de près ou de loin avec un de ces lieux. Bien que cela ca reste un monde à part, nous souhaitions nous intégrer à ce milieu pour voir comment il fonctionne, tout en essayant de garder de la distance. Pour cela, nous avons décidé d’utiliser un “écran” lors de la prise de vue, en utilisant un matériel peu conventionnel comme un scan 3D ou encore le piège photographique (acheté dans un magasin de chasse). Le matériel a été choisi et pensé afin de garder la distance nécessaire entre eux et nous. 
»

Séduits par les travaux des quatre précédentes éditions Carte blanche PMU, Léa et Thibault ont vu les diverses possibilités qui s’offraient à eux, sentant qu’ils pouvaient y trouver un terrain de jeu passionnant. Grâce au soutien financier du PMU, les deux photographes qui n’avaient jamais travaillé ensemble, se sont mis au défi d’en faire une véritable expérience créative.

« Quand on voit les travaux des anciens lauréats, on a tout de suite vu qu’on pouvait vraiment s’amuser avec ce sujet. On voit cette Carte blanche comme un petit laboratoire, un moment pour expérimenter. PMU nous donnent les moyens financiers, on peut donc prendre le temps pour tenter de nouvelles choses. Ça c’est juste extra, et particulièrement appréciable de travailler dans ces conditions ! Mener ce sujet à deux et utiliser le scan 3D et le piège photographique ont été une grande première pour nous, c’était le meilleur moment pour le faire ! »

« Ils accepteront difficilement d’être photographiés avec ce matériel non conventionnel ! »

Le projet est couché sur le papier, le choix du matériel est arrêté, mais des questionnements arrivent sur la réalisation du documentaire. C’est Malik Nejmi, membre du jury mais aussi premier photographe a avoir participé à la Carte blanche PMU, s’étant lui-même confronté aux bars PMU, qui s’inquiète pour Léa et Thibault sur leur projet : « Ça va être compliqué, c’est un milieu très fermé, ils accepteront difficilement d’être photographiés avec ce matériel non conventionnel. » Les turfistes, pour beaucoup, souhaitent garder l’anonymat, et cette communauté pour la majorité des cas issue de l’immigration est difficile d’accès.

« Du coup, on s’est dit qu’on allait partir dans le Nord, parce que Thibault y a vécu six ans et que moi j’en suis originaire. Ce sont des gens ouverts et chaleureux, et nous aurions forcément un bon accueil. On y a vécu, nous n’allions pas vers l’inconnu. Et surtout, nous avions Vincent, un ami de mon frère, qui est commercial ; il fait le lien entre le PMU et les bars, ça a donc facilité les choses. Ça nous a donné une certaine légitimité. On nous présentait au patron, on faisait connaissance avec les habitués, ce n’est que plus tard que nous avons sorti le matériel pour commencer à travailler. On a du prendre du temps pour appréhender le milieu dans lequel nous nous trouvions. Nous n’avions pas le profil du photographe “traditionnel”, Thibault avec son scan 3D, moi avec un petit appareil compact argentique et le piège photographique posé dans un coin prenait des photos tout seul. C’était une expérience pour eux comme pour nous, c’était un jeu. 

Au début on a acheté un ticket. Une personne — voyant que nous n’y comprenions rien — est arrivée pour nous expliquer. Le lendemain on est venu avec un journal, on nous a également expliqué comment le lire, le décrypter. C’était fascinant pour nous de découvrir ce monde, inconnu pour nous… »

« On a douté jusqu’au bout… »

Durant tout l’été, Léa et Thibault investissent les bar PMU de la côte d’Opale, ils se confrontent à ce qu’ils étaient venus chercher pour tenter de répondre à leurs questions : pourquoi venaient-ils, pourquoi revenaient-ils… ? Mais la problèmatique est avant tout de savoir comment l’exprimer par la photographie : les deux photographes ne souhaitent caricaturer ni l’image du Nord ni celle du joueur. Il ne restait plus qu’à figer ce qu’ils ressentaient en images.

« En immersion, on a rencontré des personnages touchants, on a compris ce qu’il se passait. L’intérêt c’est surtout la stratégie, le gain est secondaire. On vivait tout cela ensemble, Léa et moi, on faisait des expériences, on a mis du temps à faire des photos, on ne savait pas quel angle prendre. Nous avions quelque chose, mais on ne savait pas comment le traduire avec précision. On a douté jusqu’au bout. Ca a été tellement vite, nous manquions de recul.
Le projet a réellement commencé à prendre forme en travaillant avec Diane Dufour (directrice du BAL), Françoise Vogt (Carte blanche PMU), Patrick Le Bescont (éditions Filigranes) et Julien Magre (WhitePapierStudio graphisme). Il y avait beaucoup de photos, on en a enlevé un grand nombre pour arriver à ce qu’on retrouve aujourd’hui dans l’expo et dans le livre. »

Pour conclure, ce sont six mois qui s’achèvent pour le duo de la Carte blanche. Ils le disent eux-mêmes, tout cela a été une expérience particulièrement intense, et à quelques jours de l’ouverture de l’exposition au BAL, le stress et l’excitation se font sentir : « C’est une bonne pression, car on a envie de faire une belle expo ! »

EXPOSITION
Les Immobiles
Léa Habourdin et Thibault Brunet : Carte blanche PMU 2014
Du 14 au 25 janvier 2015
Le BAL
6, impasse de la Défense
75018 Paris
www.le-bal.fr
http://carteblanchepmu.fr


LIVRE

Les Immobiles
Léa Habourdin et Thibault Brunet : Carte blanche PMU 2014
Co-producteur : PMU / Le Bal / Filigranes
Parution : 14 janvier 2015
Hors Collection
Français
ISBN : 978-2-35046-341-4
Format : 190 x 250mm
136 pages
Broché
74 photographies en couleurs et noir et blanc
25 €
www.filigranes.com/main.php?act=livres&s=fiche&id=511

APPEL A CANDIDATURE
Carte blanche PMU 2015
Calendrier : 
Jusqu’au 3 mars 2015 : envoi des dossiers de présélection
12 mars 2015 : présentation des projets au jury et choix du lauréat
Mars à juillet 2015 : réalisation de la Carte blanche PMU
Août à octobre 2015 : préparation de l’exposition et édition du livre
Modalités et appel à candidatures téléchargeables sur : http://carteblanchepmu.fr