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Montpellier : Les activistes de la Panacée-MoCo et Jennifer Caubet au Frac

Pope. L une première en France à la Panacée

Une flaque verte, des têtes grimaçantes face à des miroirs grignotées par des souris de laboratoire, une vidéo (déconseillée au jeune public) façon porno-burlesque, des paquets de cigarette de contrebande, le tout flotte dans une ambiance grinçante et foutraque où le pire côtoie le meilleur.
Né en 1975 et établi à Chicago, l’artiste afro-américain développe une esthétique subversive autour du corps noir masculin comme sujet de fantasmes. Révélé par ses performances rampées, le superman fatigué de « The Great White Way » qui deviennent récurrentes dans son travail et impliquent bientôt des actions collectives, les « Group crawls » impliquant des exclus pour la plupart à des lieux de visibilité stratégique. Ainsi de la protestation et de la résistance il est question de la place de la culture noire dans l’Amérique triomphante blanche.
Ici le cerveau troué de Barack Obama, les « Negro Ideas », la texture gluante qui évolue et rampe sur le sol, le bonnet d’âne dont l’artiste s’affuble, tout dérape et se télescope.

Autre première, la rétrospective de Bob & Roberta Smith

En réalité il s’agit d’un seul artiste qui prend le prénom de sa sœur. Né en 1963, Patrick Brill influencé jeune par la pochette des Beatles, Sgt. Pepper se lance dans l’art du slogan à travers des sortes de puzzles en amas de couleurs vives. Un univers foisonnant dans lequel on se sent désorienté au départ. On part de ses sculptures familiales en forme de légumes pour arriver jusqu’à des actes plus politiques comme sa candidature contre Micheal Grove en 2015, l’épisode de l’incendie meurtrier de la tour Grenfell l’été dernier ou l’interview radiophonique de David Nott, chirurgien en Syrie pendant la guerre.

Amy Winehouse est l’ambassadrice de cette rétrospective, comme symbole et incarnation d’une liberté par l’art.

INFOS PRATIQUES :
• Pope. L
One Thing after Another
Bob& Roberta Smith
ACTIVIST
jusqu’au 26 août 2018
La Panacée – MoCo
https://lapanacee.org

En partenariat avec les Abattoirs, Frac Toulouse (parcours le long du Canal du Midi, Horizons d’eau# 2), le Frac Montpellier, propose « Coordonnées en projection III  » de Jennifer Caubet, une nouvelle partition in situ.

Cartographie, grille modulaire, psycho-géographie, axonométrie, conquête de l’espace, utopies architecturales des années 70 ou art minimal radical d’un Sol Lewitt, sont parmi les enjeux développés par l’artiste.
Cannibaliser, vampiriser l’espace, le réorganiser par la sculpture, y dessiner des alternatives virtuelles et narratives, tels sont les défis qu’elle se lance à travers le tir à l’arc et le dessin à partir de matrices spécialement conçues et pensées. Une écriture à la fois corporelle et tridimensionnelle, performative et mentale, subjective et rigoureuse où le spectateur est invité à jouer sa propre partition.

Jennifer Caubet est représentée par la galerie Jousse Entreprise, Paris.

INFOS PRATIQUES :
Coordonnées en projection III de Jennifer Caubet
jusqu’au 16 septembre 2018
Frac Occitanie Montpellier
4-6 rue Rambaud,
34000 Montpellier
https://www.frac-om.org

Horizons d’eau, parcours d’art contemporain sur le Canal du Midi : les 10 institutions participantes :
https://www.lesabattoirs.org/actions/horizons-deaux-2

Pablo Picasso en 14 dates clés pour mieux ressentir son œuvre

Le Musée Fabre de Montpellier nous donne à voir jusqu’au 23 septembre 2018, une exposition éclairante sur des moments clés de la carrière artistique de l’artiste Pablo Picasso. Inscrite dans le cadre de la manifestation « Picasso-Méditerranée », une manifestation culturelle internationale qui se tient du printemps 2017 au printemps 2019, l’exposition « Donner à voir. 14 moments clés » joue l’audace d’embrasser l’ensemble de la carrière foisonnante du maitre catalan en mettant l’axant sur des dates jalonnantes dans sa pratique créative. Le propos muséographique se double d’une scénographie innovante avec des espaces décloisonnées et une libre circulation à travers les œuvres, permettant un dialogue et une pluralité de confrontation avec le visiteur. Visite dans l’univers de celui qui a déconstruit la peinture et l’Histoire de l’Art.

On pourrait dire « encore une exposition Picasso » et pourtant, le Musée Fabre évite de tomber dans la redite. En dépouillant l’exposition de références historiques et biographiques, il laisse émaner la création pure : la facture, la signature, les inspirations et les différentes techniques de l’artiste catalan. Pas de discours thématique, ni l’évocation d’une période. Un même ton est donné dans chaque « moment », comme autant d’évidence qui nourrissent l’activité artistique de Pablo Picasso. Et quelle activité ! Les 77 œuvres présentées – dont certaines très peu montrées au public- ne sont qu’un panel de sa production : peinture, sculpture, gravure, dessin … Pour une telle évocation, les chefs d’œuvres sont de sortie : le Verre d’absinthe de Berlin (1914) , Nature morte à la chaise cannée (1912), Grand nu au fauteuil rouge (1929)… Assoiffé d’art et de vie,Picasson’aura de cesse de travailler le modèle.

Nourri d’antique, de classique, de maîtres anciens comme Francisco de Goya (1746- 1828), Jean-Auguste Dominique Ingres (1780-1867) ou Eugène Delacroix (1798-1863)  qu’il étudie sans copier, à l’instar de cet autoportrait réalisé à 13 ans dans la veine naturaliste espagnole de Diego Vélasquez (1599 – 1660) ou de Bartolomé Esteban  Murillo (1617-1682). Ensuite viennent les toiles de la période colorée bleue, la découverte des statues ibériques, dont l’inspiration est évocatrice dans Les Demoiselles d’Avignon (1907),  et la révélation de l’Arcadie. De ses toiles se dégage une puissance plastique et déjà la pluralité des styles et des techniques émerveillent le spectateur. La période cubiste est la grande conquête artistique qu’il mène avec Georges Braques (1882-1963) et avec laquelle il révolutionne la manière de voir l’objet. Le peintre devient un illusionniste dévoilant une réalité sincère.

A l’intérieur du répertoire créatif du maître catalan, nous retrouvons les images de l’Arcadie rêvée avec les formes voluptueuses et les recherches du néoclassicisme, mais aussi les formes anguleuses, plaintives et des mises en scène grandiloquentes pour dénoncer la guerre, les périodes tragiques et douloureuses. Cette dualité éclate en 1937 dans le face à face entre le Portrait de Marie-Thérèse, une décomposition pimpante et sereine, et le chaos et la souffrance de Guernica.

Son art s’exprime dans différents médiums qu’il ne cesse d’exploiter. Il sculpte le bois, la pierre, modèle la terre. Quand il s’installe à Antibes en 1964, il reprend goût avec l’Arcadie. Son œuvre se teinte d’un dessin naturaliste très élégant. Il continue ses recherches, réinvente sans arrêt une écriture picturale juste. Quelques traits élémentaires signent le corps de manière directe. Les espaces ouverts font des liens entre chaque période. La confrontation du peintre et de son modèle prendre la forme d’une nouvelle facture où la matière éclabousse le support.Il revient aux sujets hispanisants, comme un retour sur sa jeunesse et l’apprentissage de la peinture avec son père. Au soir de sa vie, Pablo Picasso trouve encore la force d’ouvrir des espaces inconnus afin de retrouver toute l’ingéniosité de la jeunesse.

Ces 14 dates – clés nous montrent les métamorphes plurielle d’un génie. L’exposition révèle différents styles comme autant de manière d’ajuster le ressenti et les sensations de l’artiste: touches lisses ou épaisses; lignes hachurées, droites ou ondulées; facture calme, parfois vive. Juxtaposant ou mêlant inspiration primitive, classique, romantique et cézannienne, Picasso réussit le pari d’y tirer l’essence même de son art. Ces « moments -clés » ne sont que des axes de compréhension de l’art de Picasso, le visiteur comprendra rapidement qu’elles sont comme des champs d’expérimentation qui viennent, disparaissent et refont leur apparitions dans la création de l’artiste.  Pablo Picassoconnaissait « le beau métier » et passera sa vie à le désapprendre. L’exposition se clôt sur une période peu montrée, avant sa mort, ou la couleur se fond, éclabousse la toile,  dégouline et la palette se réduit. Encore en recherche le bougre ? Son legs y répond : une quête immortelle.

INFORMATIONS PRATIQUES
Picasso – Donner à voir – 14 moments clés
Jusqu’au 23 septembre 2018
Musée Fabre
39, boulevard Bonne Nouvelle
34000 Montpellier – France
+33 (0)4 67 14 83 00
Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 19h
Fermé le lundi sauf les 3, 10 et 17 septembre 2018
Ouverture exceptionnelle le 14 juillet et le 15 août 2018.
Nocturnes jusqu’à 21h les 20, 21 et 22 septembre 2018.
Plus d’informations ici

Cédric Calandraud, doublement primé aux Prix des Boutographies

Les noms des premiers lauréats des Boutographies viennent d’être révélés. Sur les trois prix, deux ont été remportés par le photographe français Cédric Calandraud avec sa série « France 98 ». Il remporte le Prix du Jury qui récompense un jeune photographe européen dont la démarche vise à être encouragée et le Prix Echange Boutographies/Fotoleggendo qui lui promet d’être exposé lors de la prochaine édition du festival partenaire italien.

Le jury était présidé par Viviane Esders (Expert) et composé de professionnels du monde de la photographie : Annakarin Quinto
(Directrice artistique), Anton Kusters (Photographe), Benoit Rivero, (Directeur adjoint des édition Photo poche Actes Sud) et Christian Maccotta (Directeur artistique des Boutographies).

La photographe française Sandrine Elberg reçoit le Prix Coup de Coeur Réponses Photo avec sa série intitulée « Yuki-Onna ».

France 98

J’ai pris ces images durant mon adolescence, entre 10 et 17 ans, dans le village d’Yvrac, dans le sud-ouest de la France, où j’ai grandi. A l’époque, je prenais beaucoup de photos à l’appareil jetable à l’occasion des nombreuses réunions de familles où il y avait toujours quelque chose à célébrer – un baptême, un anniversaire, un mariage…

Ces instants de fêtes n’étaient bien sûr qu’un aspect de notre vie, une échappatoire après la semaine de travail. On ne photographiait jamais les moments les plus durs. C’est d’ailleurs ce qui m’a frappé en redécouvrant ces images empilées dans un coin de ma chambre d’ado. Plusieurs personnes présentes sur ces photos ont été consumées par la maladie ou l’alcool, dont mon père, qui est mort durant cette période. D’autres ont perdu leur maison, leur famille ou leur emploi. Ce sont ces souvenirs qui étaient les plus prégnants dans mon esprit et totalement absents des images.

Afin de retrouver la part oubliée de l’histoire de ma famille, j’ai décidé de me les réapproprier. Puisqu’on ne gardait pas les négatifs, j’ai travaillé directement sur le tirage, parfois déjà endommagé. En rayant des regards, en isolant des détails et des corps, ou en les enfermant dans l’obscurité, je cherche à donner une nouvelle vie à ces images, hors du temps et de leur réalité, avec l’espoir que surgisse ces moments perdus entre les photographies.

Le titre de cette série fait référence à une date symbolique, celle de l’été 98, qui a été un marqueur dans ma vie d’enfant. J’avais à peine dix ans et pourtant je me souviens de cet été comme celui des premières expériences – l’expérience du bonheur, de l?amour et de la mort.

https://www.boutographies.com
http://www.cedric-calandraud.com
https://www.sandrine-elberg.com

Crash Test, portrait générationnel matiériste à la Panacée-Moco

« L’art des années 2010 semble avoir intégré la notion d’anthropocène, qui désigne une ère dominée par les activités humaines et leur impact sur la planète. Notre représentation du monde évolue ainsi vers une sorte de coprésence avec des sphères autrefois séparées dans la pensée occidentale : le minéral, l’animal, le végétal, la machine et l’humain, qui semblent échanger sans cesse leurs propriétés. Au sein de cette nouvelle promiscuité, la division traditionnelle en Occident entre nature et culture perd peu à peu toute pertinence.
Crash test est né de ce constat« . – Texte d’intention de Nicolas Bourriaud, directeur de la Panacée et commissaire.

Alors que le titre suggère la sphère de l’accident automobile, il n’en n’est rien et les 25 artistes internationaux convoqués par Nicolas Bourriaud se saisissent de la matérialité qui les entoure offrant un paysage d’une grande cohérence. La scénographie fluide favorise les connexions et fusions à l’œuvre dans ce festin d’atomes, de molécules mais aussi de plastique, de cristaux où les termitières (Agnieszka Kurant) cohabitent avec les vers à cire, le lichen et les pierres précieuses (Bianca Bondi). Qui du naturel ou du synthétique triomphe ? Existe t-il une minérabilité humaine ?

Entre alchimie instinctive et rigueur scientifique (Caroline Corbasson, notre portrait du 6.12), chimie du vivant (Jeanne Briand, notre portrait du 18.04) et pulsion de vie, d’objets et de sentiments (Enzo Mianes), réel du virtuel (Estrid Lutz et Emile Mold, découverts à Art-O-Rama) cette vaste chorégraphie a ceci de baroque et de festif dans ce qu’elle abolit les hiérarchies en vigueur et prône une économie alternative dans un recadrage complexe et infini. De l’Anthropocène à la contamination cellulaire.

Une 1ère exposition manifeste plutôt convaincante après les errements que l’on a connus précédemment !

Avec : Alisa Baremboym, Ivana Basic, Bianca Bondi, Juliette Bonneviot, Jeanne Briand, Dora Budor, Johannes Büttner, Alice Channer, Caroline Corbasson, David Douard, Daiga Grantina, Roger Hiorns, Agnieszka Kurant, Sam Lewitt, Estrid Lutz + Emile Mold, Jared Madere, Enzo Mianes, Virginia Lee Montgomery, Marlie Mul, Aude Pariset, Thiago Rocha Pitta, Pamela Rosenkranz, Thomas Teurlai, Artie Vierkant, Phillip Zach

INFOS PRATIQUES :
CRASH TEST
jusqu’au 6 mai 2018
Panacée-MOCO
14, rue de l’école de pharmacie
34000 Montpellier
http://lapanacee.org/fr/crash-test-0

Sang Tabou, Micro festival à Montpellier

Le micro festival « Sang Tabou » se déroule à Montpellier du 6 au 31 mars 2018 dans le cadre du Mois des Femmes « Donner des Elles à l’UM ». Ce mois sera aussi l’occasion de découvertes éclectiques autour des femmes et de leur représentation dans l’art, dans l’espace public ou encore dans la justice pénale… des propositions inédites et variées pour sortir des sentiers battus et des idées préconçues. On découvrira notamment les dessins de Marilyne Govaert à la Fenêtre.

En savoir plus : http://la-fenetre.com/photographie-2/item/331-sang-tabou

Deux femmes racontent l’Aurès des années 30 au Pavillon Populaire de Montpellier

Deux femmes racontent l’Aurès des années 30 au Pavillon Populaire dans une exposition qui montre comment deux scientifiques se sont révélées de remarquables photographes.

Le programme 2018 au Pavillon Populaire, espace dédié à la photographie à Montpellier, est particulièrement audacieux et ambitieux. Sous la forme d’un triptyque la programmation 2018 permet d’interroger différents aspects de la photographie. Le premier volet donne à voir la photographie documentaire à des fins scientifiques avec le travail photographique de missions ethnographiques dans l’Aurès en Algérie. Le second présente la photographie de propagande avec notamment une exceptionnelle exposition qui réunira des images de propagande nazie confrontées aux images de photographes juifs dans les ghettos prêtées pour l’occasion par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Le troisième volet proposera un regard sur la photographie de témoignage avec un focus sur le sud des Etats-Unis au moment des luttes pour les droits civiques.Une programmation exigeante qui s’inscrit dans une politique culturelle de la Ville de Montpellier remarquable en permettant notamment un accès gratuit à l’ensemble de ses expositions au Pavillon Populaire, le bien nommé.

AURES, 1935

Depuis le 7 février et jusqu’au 15 avril 2018, Le Pavillon Populaire propose une très belle exposition  avec  le regard sensible de deux femmes d’exception. Cette exposition présente, pour la première fois ensemble, une sélection de 120 photographies prises par deux jeunes chercheuses, Thérèse Rivière et Germaine Tillion, lors d’une mission ethnographique conduite à partir de 1935 dans l’Aurès et commandée par le Musée d’Ethnographie du Trocadéro qui deviendra le Musée de l’Homme. Cette mission, moins connue que la célèbre mission Dakar-Djibouti (1931-1933) conduite par Michel Leiris et Marcel Griaude en Afrique subsaharienne ou que l’expédition menée en Amazonie par Claude Levis-Strauss (1934), fut tout aussi importante d’un point de vue scientifique compte tenu de la somme d’images, d’enregistrements et de notes réunis par ces formidables ethnographes de terrain.

Un témoignage ethnologique rare sur la société berbère, dans le massif des Aurès, lors de plusieurs voyages d’études de l’entre deux guerres chez les Chaouias. « Se déplaçant à dos de mulet dans les montagnes traversées de gorges et dépourvues de route, où la présence coloniale française se résume alors à un administrateur et quatre gendarmes, les deux jeunes femmes passent deux ans ensemble, en étant totalement intégrées dans la société chaouia » comme l’explique Christian Phéline, le commissaire de l’exposition.

Deux femmes, deux regards, caméra au poing

Les années 30 voient la révolution technologique permettre aux ethnologues et photoreporters de délaisser les lourdes chambres à plaques de verre pour les nouveaux boîtiers portatifs à pellicule souples. L’exposition permet de saisir deux approches et deux regards différents.

Thérèse Rivière se concentrant sur l’étude des activités matérielles et l’économie domestique utilise un Leica qui lui permet des prises de vues rapprochées. Elle se montre très empathique dans son approche des Aurésiens.

De son coté, Germaine Tillion, davantage « ethnologue » est plus portée sur la réflexion théorique et utilise un Rolleiflex, qui impose plus de distance avec le sujet. Ce recul scientifique n’enlève rien à son humanisme, on peut lire à la fin de l’exposition, la phrase inscrite en noir sur un mur blanc : « J’étais dans les Aurès avec un sentiment de sécurité complète. La sauvagerie c’est en Europe que je l’ai apprise. A Ravensbrück, vraiment, nous avions à faire à des sauvages » qui résume bien le parcours douloureux de cette femme engagée et résistante.

Leur travail photographique s’est révélé bien plus que documentaire et pédagogique et renvoie à une histoire tant esthétique que sociale de la photographie.

INFORMATIONS PRATIQUES
AURES, 1935
Au Pavillon Populaire
Du 7 février au 15 avril 2018
Commissaire de l’exposition : Christian Phéline
Direction artistique : Gilles Mora
Pavillon Populaire
Esplanade Charles-de-Gaulle
34000 Montpellier
T +33 (0)4 67 66 13 46
Horaires d’ouverture
Du mardi au dimanche (sauf 25 décembre, 1er janvier et 1er mai)
Hiver : 10h – 13h et de 14h – 18h / Eté : 11h – 13h et 14h – 19h
Visites guidées hebdomadaires
Le vendredi 16h – Le samedi 14h30 et 16h – Le dimanche 11h
Visites guidées ou libres en groupe
Réservations obligatoires par mail : visites@ville-montpellier.fr
Entrée libre et gratuite pour tous les publics / Accessibilité aux personnes handicapées

Ralph Gibson : La Trilogie, un Pavillon et un volume

Gilles Mora confie facilement qu’il est à Montpellier un homme heureux depuis qu’en 2010 la municipalité lui a confié la programmation et la direction artistique du Pavillon populaire. C’est ce qui lui permet de présenter la photographie comme il l’aime et comme il l’entend. Son bonheur n’a pas faibli avec la quatrième et dernière exposition de sa Saison américaine qui offre un retour sur l’œuvre magistrale de Ralph Gibson, ou plus exactement sur sa Trilogie noire.

Telle qu’il la ressemblait, entre 1970 et 1974, au sein de sa propre maison d’édition new-yorkaise.  « The Somnambulist », « Déjà Vu » et « Days at Sea », les trois livres qui faisaient une synthèse des premières années de sa production d’auteure déroulent dans le labyrinthe du pavillon populaire, sur près de cent-cinquante tirages originaux réalisés par l’artiste. Ceux qui connaissent l’œuvre de Gibson par ses expositions ou par ses publications se doutent que l’accrochage est un pur plaisir. Les autres profiteront d’une exposition sensible, plus que raisonnée, quand elle permet de faire  résonner l’audace jubilatoire du jeune photographe qu’était Gibson dans les années 1970, déterminé à tourner le dos à la vocation didactique et documentaire de l’industrie du livre photographique. Où l’on voit qu’à peine admis au sein de Magnum Photos, le benjamin de l’agence prenait la ligne du reportage à rebours pour donner du monde, des corps et des choses une vision absolument personnelle, résolument littéraire, en phase avec les audaces formelles ressenties dans la France de la Nouvelle vague cinématographique et du Nouveau roman. L’édition originale de la Trilogie est épuisée depuis belle lurette et l’exposition de Montpellier est l’occasion d’une réédition en facsimile mais en un seul volume, présenté par Mora lui-même. Deux raisons de se réjouir en trois fois.

INFORMATIONS PRATIQUES
Exposition
La Trilogie 1970-1974
Ralph Gibson
Du 18 octobre 2017 au 8 janvier 2018
Pavillon Populaire, Espace d’art photographique
Esplanade Charles de Gaulle
34000 Montpellier
• Livre
Gilles Mora, « Ralph Gibson, Black Trilogy, une aventure surréaliste ». Editions Hazan
220 pages 22x31cm
35 euros
http://www.ralphgibson.com

Les Bons Plans de Nicolas Bourriaud

Pour ce dernier jour de carte blanche, notre invité de la semaine, Nicolas Bourriaud, directeur du MoCo à Montpellier, partage avec nous ses bons plans !

La Colonie. Fondé par l’artiste Kader Attia l’année dernière, ce bar-restau-lieu d’expos et de talks est l’un des plus animés de la capitale. Cette semaine, par exemple, il accueillait le salon du livre d’art des Afriques. En live:
Samedi 21 octobre 17h / Apéro Talk / Présentation des éditions DUTA avec Samuel Nja Kwa – Présentation des éditions de la galerie Clémentine de la Feronnière – Présentation de visiterlafrique.com avec Diane Aufrey Ngako.
120 rue Lafayette
75010 Paris.

Jusqu’au 22 octobre, Wim Delvoye signe à la FIAC sa boîte collector de Vache qui rit… L’artiste belge avait réalisé en 2005 une oeuvre magistrale, Sur l’origine des espèces, qui met en scène sa collection complète d’étiquettes du célèbre fromage, une collection qu’il avait patiemment constituée. Il a même appris le français pour l’occasion… Autant dire que personne d’autre que lui n’était aussi légitime pour réaliser cette édition limitée.

Montpellier, évidemment ! Je m’y suis installé il y a un an dans le cadre de ma fonction de Directeur du MoCo (Montpellier Contemporain). C’est une ville effervescente, agréable à vivre, avec une énergie incroyable. Au centre d’art contemporain La Panacée, nous présentons une rétrospective Jacques Charlier et une exposition de Saâdane Afif, à découvrir jusqu’au 14 janvier.

Pimpon, un nouveau restaurant brillant, sur la place du marché. J’adore le chirashi de saumon, wakamé, pois gourmands et fèves de soja…
4 place des Beaux-arts
34000 Montpellier

Anga
Une révélation. ici, les deux associés cuisinent avec un four à haute pression (« Anga » signifie « vapeur » en suédois), préservant les goûts et les textures. Des produits du jour, la mer dans l’assiette.
19 Rue du Palais des Guilhem
34000 Montpellier

Café de la Panacée.
Ma cantine, forcément. Mais le menu change chaque semaine, et je ne m’en lasse pas, car Guilhem, le jeune chef arrivé cette année, est un maître de la composition. Produits simples, organisés avec goût, et associations surprenantes.
14 rue de l’école de pharmacie
34000 Montpellier.

El Circo
un restaurant sud-américain, dont le chef est en cinquième année aux Beaux-arts…
rue de l’aiguillerie
34000 Montpellier

La nouvelle exposition du Pavillon Populaire : William Gedney, Only The Lonely 1955-1984

Du 28 juin au 17 septembre 2017 au Pavillon Populaire Espace d’Art Photographique de Montpellier sous le commissariat et la Direction Artistique de Gilles MORA.

180 tirages photographiques vintage, issus du fond photographique de la Duke University de Durham, USA, sont exposés, chronologiquement, selon une scénographie didactique, portée par Véronique Senez et Gilles Mora. Un code couleur, attribué à chaque période, permet de bien se repérer dans l’exposition.

« Le poète est comme un arbre dont les feuilles bruissent dans le vent, mais qui n’a le pouvoir de conduire personne. » Boris Pasternak

Les chapitres classifiants retenus par Gilles Mora (Dans la rue, Voyager – de l’Amérique traversée à l’Europe, San Francisco, Inde, Kentucky, Gay Parades, Compositeurs de musique) établissent le parcours photographique d’une vie. La chronologie rattache l’oeuvre aux mutations sociales et politiques de l’Amérique de la fin des années 50 au milieu des années 80. William Gedney n’est pas seulement ici un photographe qui « documente » ces périodes, il les vit en artiste, c’est à dire plus largement formellement. Sans subjectivité excessive, sans pathos, son travail photographique rend compte d’une sensibilité dans toute son implication, en retour, une continuité d’intentions et de regard s’établit avec le travail de Robert Franck sur les « américains ».

Curieusement c’est par la musique qu’est introduite l’exposition rétrospective de William Gedney , peu connu jusqu’alors,  par le titre de Roy Orbison « only the Lonely » « seulement la Solitude », pourrait on traduire, et les solitaires, pourrait on ajouter, titre choisi en raison de son champ sémantique et de ses résonances poétiques et magnétiques avec l’oeuvre.

« Son œuvre est magistrale par sa qualité, sa technique, sa sensibilité, sa sensualité même, proche de certains de ses contemporains, son amie Diane Arbus ou Robert Franck, mais porteuse d’une vision unique »,   dit Gilles MORA. Propositions sincères de lectures et de dé-lectures.

La prédominance du rejet et de l’échec artistique et professionnel de William Gedney , et son oubli, ou le silence et la disparition de l’oeuvre et de l homme aux yeux du public américain, a rendu cette rétrospective importante et nécessaire. Une forme de réparation a lieu en retour sur la photographie américaine de cette période et c’est aussi l’affirmation d’un regard plus libre et plus critique, venant de l’autre coté de l’atlantique, qui rétablit une mémoire et complète une histoire. En réaffirmant l’importance de William Gedney  comme un photographe américain important de la période 55/85, Gilles Mora fait oeuvre.

Pendant toutes ces années ( de 56 à 84) William Gedney travaillera en solitaire. Peu d’expositions et peu de reconnaissance, une volonté constante de produire une oeuvre photographique, littéraire, juste, une photographie enracinée dans la réalité mais sensible aux êtres qui la traversent, chaotiquement le plus souvent. William Gedney  s’inscrit dans une histoire augmentée de la photographie américaine dont Gilles Mora est un historien passionné. A la suite de Walker Evans (actuellement au Centre Pompidou), Edgar Weston, Aaron Siskind. L’exposition consacre ce retour.

Les premiers pas

William Gedney commence à photographier New York et Brooklyn, alors qu’il est étudiant dans la prestigieuse  Pratt Institut. Découvrant sa « vocation », il préférera couper court au travail de graphiste, et démissionnera de Condenast pour vivre sans concession sa photographie. Sa première série « the Farm » témoigne d’une harmonie perdue: en 59 la ferme de ses grands parents à Norton Hill est encore un idéal , apparait un paradis perdu fait d’objets, d’instruments de travail, de décors issus d’un temps circulaire, rythmé par le travail à la ferme et les gestes « ancestraux », loin des rythmes de la vie en ville, régie par la solitude, la violence, l’anonymat.

Ses images de Brooklyn sont très formelles, le Brooklyn Bridge parait de nuit comme un bâtiment au charme de cathédrale moderne. William Gedney  s’attache aux gens du commun, aux petites gens, montre leur langage corporel, s’arrête sur les passerelles du métro et la rue, photographie la rue depuis sa fenêtre, sorte de cadre permanent, de poste d’observation, de vues plongeantes sur la ville et le quartier. Cette intention n’est pas sans rappeler « Fenêtre sur cour » d’Hitchcock. La puissance dramatique de la rue devient incitation photographique, matière fictionnelle et théâtrale, filmique.

Parallèlement à ces prises d’images, il rédige de petits carnets où il note certaines phrases, conversations entendues, « il enregistre en mots les choses qu’il a photographiées » dit le catalogue, mais plus que cela il se livre à des réflexions sur sa pratique photographique, revient sur les éléments constructifs de celle ci, pense sa photographie.

« Je ne me considère pas comme un photographe de « problèmes sociaux », ce qui m’intéresse avant tout est de faire de bonnes photographies- mélanges sans recordage de forme, de valeurs, de contenu. Je préfère les actions ordinaires, les gestes intimes, les images dont la forme est une réponse instinctive à la matière. »

Une note manuscrite de 1968 dans « Miscellaneous Writtings »  donne assez bien le sens de ce qu’il cherche et de sa réflexion générale. « The problem of photographing the male body (or for that matter the female body) the modeling is extremely subtle. The lighting must be carefully placed, not wanting to photograph the body as abstract form but as the embodiment of the physical: grace of movement, sexual attraction, desire, youth, intensity, the privacy of ones own body. The outward: shell case of the human spirit- the projection of the mind into flesh. »

© Pascal Therme

Au Kentucky,  en 1964 il partage la vie de la famille Cornett aux douze enfants. Les mines de charbon ont fermé, les hommes sont au chômage, le temps s’est creusé comme une houle, laissant les Cornett assez désœuvrés, temps vide, langueurs monotones, corps assoupis. Au bout de la ferme perdue en pleine campagne, seules les carcasses des vieilles voitures  rappellent la vitesse, l’énergie, le mouvement, passés, souvenirs d’une Amérique mobile désormais inactive, sous le soleil. Cette perception du « climat « dans l’image fait l’ inscription d’un temps immobile, sous l’étrave des épaves il ne se passe rien, hormis les gestes et l’abandon.  Le regard  de William Gedney alors glisse et s’éprend, sensualité des corps, lumières complices, objets aux charmes incertains, vague à l’âme, temps fluide, incertitudes relatives, distances abolies.

« Il me semble qu’on a d’abord créé des images pour conjurer l’inconnu (et pas seulement l’absence). Pour matérialiser visuellement les forces mystérieuses qui ont la main mise sur nos vies, afin de tenter d’en prendre le contrôle et, en cas d’impossibilité, de leur rendre hommage. » William Gedney 1972

Il y’a cette magnitude dans toute l’oeuvre de William Gedney  souscrite aux racines d’un secret, son homosexualité cachée, et un mystère, celui de l’interrogation permanente du monde, des apports dialectiques et « délicieusement «  actifs sur le plan de la résonance romantique d’un être dont le besoin de vérité et de reconnaissance sont intriqués (comme deux électrons dans une expérience quantique). William Gedney  cherche à travers son objectif, la trace éphémère et permanente d’une réponse à l’amour refusé, détournements, une relation positive à l’autre. Beaucoup de ses images inscrivent un geste, des corps, une forme de suspension temporelle, un arrêt; une cigarette circule entre deux mains, deux corps issus de cette Amérique des années 70, corps à l’abandon, temporalité vide…. Ce qui est rendu sensible par la photographie devient l’essence d’une écriture, simple, mais axée vers le déploiement d’ un climat qui se saisit, qui envahit un espace, l’air est empreint du théâtre de la vie etWilliam Gedney enregistre, cadre, retient, évoque, poétise l’instant quasi instinctivement.

Il vit avec ceux qu’il photographie, « en immersion », précurseur en cela de toute une future école du reportage.

San Francisco
© Pascal Therme

En 1966, au volant de sa chevrolet il rejoint San Francisco avec ses Leica et son Nikon, attiré par la contre culture hippie et la Beat génération, son anarchisme, la vie en communauté, le rejet du matérialisme et de la société de consommation. La Beat Generation explose à Woodstock en 1969 pour devenir planétaire. William Gedney  photographie à SF ces hippies avec distance, toute contestation devenant le chant de la Terre,  issue des poètes de la route des hobos ‘songs,  des années de la Grande Dépression, et dont les héros sont depuis les Pop Stars au plein midi du Flower Power. William Gedney  s’en éloigne très rapidement, trop, pourrait on écrire, tant il semble qu’il soit lui aussi cet insoumis retors, désireux d’étreindre le plus longtemps possible cette liberté qui est au fondement de son témoignage. Car tout semble l’accorder à cette révolution politique et artistique, tant il partage à corps perdu à travers un silence avéré le constat du naufrage de la société américaine, hors du bruit général. Chez William Gedney, le secret s’il est silence, n’en n’est pas moins une voix vibrante s’inscrivant parfaitement dans un regard où la présence et le champ social sont « parlants » profondément dans l’attitude des personnages. Une fureur tue, devenue silence introspectif.

L’époque est contestataire, révolutionnaire, la question du quotidien et de l’amour, de la jouissance, les luttes des homosexuel(le)s , de l’anti-culture, sont devenues incontournables… et auraient pu être l’occasion de dépasser cette condition qui lui est faite. William Gedney ne semble pas s’en soucier même s’il en souffre. Margret Sartor écrit dans le catalogue de l’exposition : « Rentré à Brooklyn, William Gedney  était  alors occupé à produire son propre témoignage direct sur la contre culture hippie. Il triait et organisait ses photos… puis Gedney, alors au prise avec le projet du livre qui devait naître de ces photographies et qui ne sera pas publié, témoigne en écrivant « Je tente une forme littéraire en termes visuels. Je raconte une histoire avec personnages qui réapparaissent et des scènes qui se répètent… Le milieu de la drogue, la fuite dans le sexe, les expériences psychédéliques, le désespoir… Mais peut être la structure dramatique du livre est elle ainsi plus proche de la vie,… » on le comprend ici William Gedney  s’éloigne de son époque. ( Ce qui est très curieux c’est que Bernard Plossu arpente les rues de Haight-Ashbury et s’enflamme pour la révolution en marche. Se sont ils croisés?)

Un dialogue et une quête de Vérité ont pris possession de son expression artistique, William Gedney interroge non seulement les situations du quotidien et la sensualité de la vie, des architectures, de la photographie mais pose en même temps la question de l’Autre.

 La chanson de Roy Orbison prend tout son sens: 1961 Only The Lonely (Seulement la Solitude) There goes my baby Là disparaît mon bébé There goes my heart Là disparaît mon coeur They are gone forever Ils sont partis ensemble So far apart Très loin But only the lonely Seulement la solitude Know why Sait pourquoi I cry Je pleure Only the lonely Seulement la solitude.

C’est en visite chez Lee et Maria Friedlander, exécuteurs testamentaires de William Gedney que Gilles Mora découvrira l’oeuvre de William Gedney, et qu’il concevra le projet d’une première rétrospective mondiale . Projet réalisé assez magnifiquement grâce à la ville de Montpellier et de Sonia Kerangueven, déléguée à la Culture, accords majorés de Lisa Mc Carthy Alex Harris et Margaret Sartor, par leurs implications et connaissances de l’oeuvre du photographe auprès de la Duke University de Durham, USA, où un fond William Gedney rassemble plus de cinq mille tirages et maquettes de livres, écrits, documents, formant un corpus exceptionnel, chose extrêmement novatrice, disponibles librement sur internet.

INFOS PRATIQUES : 
William Gedney. Only The Lonely 1955-1984
Du 28 juin au 17 septembre 2017
Le Pavillon Populaire
12, Allée de Jerusalem (Esplanade Charles de Gaulle)
34000 Montpellier
Visites libres
Du mardi au dimanche de 11h à 13h et de 14 à 19h

Lauréats des Boutographies 2017 : carton plein pour Sandra Mehl

Le festival des Boutographies est consacré à la jeune création photographique européenne. La manifestation montpelliéraine, dirigé par Arnaud Laroche, vient de clore sa 16ème édition et annonce ses lauréats 2017. C’est un succès pour Sandra Mehl, avec sa série « Ilona et Maddelena« , elle remporte 3 des six prix décernés. Un grand succès pour cette photographe de 37 ans, qui a remporté cette année de nombreux prix avec cette même série. Nous vous dévoilons le palmarès :

Le Prix du Jury d’un montant de 1000 € et l’achat d’oeuvre par la ville de Montpellier pour une valeur de 2500 € a été décerné à
la photographe suisse Jennifer Niederhauser-Schlup pour son travail intitulé « Do you really believe they put a man on the moon ?« . Le jury était composé de Valérie Cazin (Galeriste), Isabelle Habert
(Iconographe et productrice photo), Léa Habourdin (Artiste) et Christian Maccotta (Directeur artistique des Boutographies).
http://jennifer-niederhauser-schlup.com

Le Prix Echange en partenariat avec le festival Fotoleggendo, Le Prix du Public et le Prix coup de coeur « Les Jours » ont été remportés par Sandra Mehl avec sa série Ilona et Maddelena. Grâce à ces distinctions, la photographe sera exposée lors de la prochaine édition du festival Fotoleggendo de Rome, son portfolio sera publié dans le web mag Les Jours et enfin elle reçoit une dotation en matériel Apple.
http://sandramehl.viewbook.com

Le Coup de coeur Réponses Photo est quant à lui remis à Alban Lécuyer pour sa série « The Grand Opening of Phnom Penh« ,  il remporte une parution rémunérée d’un portfolio au sein du magazine.
http://www.albanlecuyer.com

Et enfin, le Coup de coeur Arte Actions Culturelles a été décerné à Corinne Mariaud pour « FAKE i REAL ME », une de ses œuvres sera acquise par Arte Actions Culturelles pour un montant de 1000 €.
http://corinnemariaud.com

INFORMATIONS PRATIQUES
Les Boutographies
Rencontres photographiques de Montpellier
http://www.boutographies.com