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ING Unseen Talent Award, les 5 photographes nominés révélés

Les noms des 5 photographes nominés de la sixième édition du ING Unseen Talent Award viennent d’être révélés ! Il s’agit de Dávid Biró (1992, Hongrie), Jaakko Kahilaniemi (1989, Finlande), Pauline Niks (1982, Pays-Bas), Eva O’Leary (1989, Irlande) et Alexey Shlyk (1986, Biélorussie). Le conseiller artistique de cette édition est l’artiste pluridisciplinaire britannique Isaac Julien.

Les jeunes photographes vont pouvoir, dans le cadre d’un programme de résidence de deux mois, se consacrer pleinement à leur nouveau projet créatif sur le thème « Nouveaux horizons: Explorer la promesse et les périls de l’avenir« , sous la bienveillance d’Isaac Julien. Les travaux réalisés seront exposés durant la foire Unseen Amsterdam en septembre prochain. A cette occasion, le lauréat et le Prix du public seront annoncés lors de la cérémonie d’ouverture.

Le lauréat succédera à Andrea Grützner, photographe germanique, qui avait remporté l’édition 2017 dont le thème était « Terrain Commun » avec son sujet « Hive ». C’est le jeune artiste français Robin Lopvet qui avait remporté le vote du public.

Le jury 2018 sera composé d’Emma Bowkett (FT Weekend Magazine, directrice photo), Florian Ebner (Centre Pompidou, département photographie), Fiona Tan (artiste) et Sanne ten Brink (Conservatrice en chef ING Collection).

INFORMATIONS PRATIQUES
Exposition 6 ème édition ING Unseen Talent Award
Du 21 au 23 septembre 2018
Unseen Amsterdam
Keizersgracht 520H
1017 EK Amsterdam, Pays-Bas
https://unseenamsterdam.com/

Paulien Oltheten, Lauréate du Nouveau Prix Découverte 2018

C’est lors de la semaine d’ouverture des Rencontres d’Arles que le Nouveau Prix Découverte a été décerné. Parmi 11 jeunes artistes internationaux, un jury a choisi Paulien Oltheten comme lauréate de cette édition 2018. La photographe néerlandaise de 36 ans était présentée par la galerie Les Filles du Calvaire avec sa série « La Défense, Le Regard qui s’essaye ».

Les galeries françaises à l’honneur de ce cru 2018 !

Le Nouveau Prix Découverte récompense l’artiste et sa galerie à travers une acquisition d’un montant de 15 000 euros. Le travail primé est visible jusqu’au 23 septembre à Ground Control, avec les travaux des 10 autres nominés.
Les visiteurs ont également pu voter pour décerner le Prix du Public, qui récompense Wiktoria Wojciechowska (lire l’article), artiste polonaise présentée par la Galerie Confluence (Nantes).

En 1930, l’écrivain et dramaturge Bertolt Brecht, écrivait dans sa pièce L’exception et la règle : « Observez bien le comportement des gens : trouvez-le surprenant, même s’il n’est pas singulier et inexplicable, même s’il est ordinaire et incompréhensible, même s’il est la règle ». Les photographies, les performances et les vidéos de Paulien Oltheten semblent vouloir explorer ce qu’il y a de commun et à la fois d’extraordinaire dans le comportement humain dans l’espace public. Sa méthode de travail est basée sur l’observation directe dans des parcs, esplanades ou rues de grandes villes. Elle y repère des actes particuliers, des gestes répétitifs, des objets décalés ou des traits graphiques et établit des connexions entre eux afin de créer une narration qu’elle formalise avec des mots, des images fixes et en mouvement. À la lisière du documentaire et de la fiction, et avec une indéniable dose d’humour, elle imagine et met en scène des objets retrouvés et des personnages rencontrés pour dévoiler des connexions universelles entre les choses et le comportement humain.
Marta Ponsa

INFORMATIONS PRATIQUES
Nouveau Prix Découverte 2018
Du 2 juillet au 23 septembre 2018
Ground Control
13200 Arles
https://www.rencontres-arles.com
http://www.fillesducalvaire.com/
http://www.paulienoltheten.nl/

A LIRE
Rencontre avec Wiktoria Wojciechowska, Prix du Public 2018.

La vie folle d’Ed van der Elsken au Jeu de Paume

Le Jeu de Paume propose du 13 Juin au 24 septembre, la première rétrospective en France du photographe Ed van der Elsken. Néerlandais, Ed van der Elsken (1925-1990) est considéré comme une figure unique de la photographie et du cinéma néerlandais du XXéme siècle. En photographie, la rue était son domaine de prédilection. Il arrive à Paris en 1950 et commence comme tireur avant de démissionner pour réaliser un reportage-roman sur des jeunes bohèmes de Saint-Germain-des-Prés qui rencontre un certain succès. De nombreux voyages et rencontres marquent sa vie, mais aussi des difficultés, comme celle de publier son livre sur son tour du monde de quatorze mois. Alors en 1961, il décide de s’éloigner de la photographie pour se consacrer à la réalisation.

Un grand auto-portrait au Rolleiflex nous accueille dans l’exposition. Cinq grandes salles jaunes, grises et blanches, présentent une large sélection de ses images connues. Elles brassent également une grande partie de son oeuvre centrée sur ses livres, films et diaporamas.

Les images se succèdent dans les salles et un sentiment mitigé et inégal s’installe. D’abord on ressent un photographe empreint de romantisme et volontaire, avec cette soif de voir le monde, de produire, c’est essentiel. Mais les images sont souvent convenues, parfois posées et l’utilisation abusive du téléobjectif nous éloigne du sujet, il est trop loin, la rue a déjà perdue de son intensité et il passe à côté de sa scène, de son propos, on s’ennuie. La forte distorsion de certaines photographies réduit aussi l’intensité. On ne vit pas son instant. Il montre mais ne nous entraîne pas avec lui. Les tirages aux masquages grossiers n’arrangent rien, au contraire, il tente d’éclairer notre perception sur des zones de l’image voire un détail qui malheureusement accentue le manque de force de la prise de vue.

Et même le discours convaincu et passionné, presque hardi de la commissaire Hripsimé Visser ne peuvent changer cela. Mais soudain, au travers de ces clichés à travers le monde, jaillit  un puissant travail sur le Jazz, où ici la note de la commissaire raisonne: « il a essayé de traduire la musique ». La beauté des images, des expressions, les cadrages, la profondeur des noirs, tout est parfaitement en place : On est enfin devant/à l’intérieur du photographe, de l’artiste. Beauté et pureté sont au rendez-vous.

Du reste, l’aspect maquettiste et cinéaste de Ed van der Elsken est intéressant, incisif et touchant. Enfin, «Bye » ce travail où il filme l’évolution de son cancer et qu’il va monter avec sa femme six mois avant de mourir apporte l’humanité du personnage.

A défaut de pouvoir introduire le temps dans ses images, Ed van der Elsken aura introduit de la musique. Et là, placée dans la salle du fond, une pépite : le portrait nu « Adrienne Morriën en David Niang » crée en1969.

 

INFORMATIONS PRATIQUES
• La vie Folle
Ed van der Elsken
Du 13 juin au 24 septembre 2017
Jeu de Paume
1, place de la Concorde
75008 Paris
http://www.jeudepaume.org/?page=article&idArt=2691

En écho à cette exposition du Jeu de Paume, la galerie Folia en collaboration avec The Eyes Publishing présente une sélection de tirages de Ed van der Elsken dans « Une histoire d’amour à Saint-Germain-des-Prés ».
• Une histoire d’amour à Saint-Germain-des-Prés
Ed van der Elsken
Du 16 juin au 16 septembre 2017
Galerie Folia
13 Rue de l’Abbaye
75006 Paris
http://www.galerie-folia.fr