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Carte blanche photographique de Philippe et Marion Jacquier : The Rose Elephant

Pour cette première carte blanche, nos invités de la semaine Philippe et Marion Jacquier nous parlent de leur exposition actuellement présentée à la galerie Lumière des Roses : The Rose Elephant, visible jusqu’au 13 juillet !

Depuis près de quinze ans, nous cherchons avec passion des images qui ne sont petites que par leur taille. Appelées « snapshots » (le terme américain signifie « instantané ») ou qualifiées de ce mot en vogue : vernaculaire, ce sont des photographies d’amateurs, pour la plupart des tirages argentiques noir et blanc produits par milliers au cours du XXe siècle.

Au départ, nous pensions naïvement que le champ d’exploration serait sans limite. Glanées sur les étals de marchés aux puces ou extraites d’albums de famille, il semblait qu’il suffisait d’ouvrir l’œil pour cueillir une à une ces perles photographiques qui faisaient battre notre coeur, mais au fil des années, le gisement s’est réduit. Bien sûr, notre regard s’est aiguisé avec le temps, devenant plus exigeant, mais il y a d’autres raisons à cette impression d’une espèce en voie de disparition. D’abord, ces images anonymes ont gagné une légitimité au sein de l’histoire de la photographie. Les collectionneurs s’en sont emparés les premiers et désormais elles fleurissent dans les livres de photographie et sur les cimaises des musées.

Par ailleurs, l’usage généralisé de la photographie numérique tend à faire disparaître la pratique du tirage. Aujourd’hui, il se prend près de 3000 images par seconde, postées sur Instagram ou autres réseaux sociaux, mais en l’absence d’une sélection fine et surtout d’un transfert sur un support papier stable, les trésors que recèle certainement cette profusion ont toutes les chances de se perdre dans les profondeurs des disques durs auxquels nous n’avons pas accès. Ainsi, les images que nous cherchons sont devenues rares.

En ouvrant les boîtes où repose notre collecte amassée au fil des années, il a fallu à nouveau opérer un tri, vérifier si le temps de cette jachère n’avait pas émoussé l’éclat premier qui nous avait saisis. Après avoir remisé les nostalgiques, trait de caractère souvent associé aux images aux bords dentelés, les erreurs photographiques, les amusantes et autres mignonnes, cinquante photographies sont apparues qui nous touchent par leur grâce, leur étrangeté, leur liberté. Cette liberté que revendiquait André Kertész lorsqu’il disait : « Je suis un amateur et j’entends le rester. Regardez les amateurs dont le seul but est de recueillir un souvenir : voilà de la photographie pure ».

Voici donc The rose elephant. Pour ceux que ce titre intrigue, disons que dans le rose que revêt la galerie, il y a une certaine idée de l’aube de la photographie. Quant à l’éléphant, c’est une autre histoire : c’est le souvenir d’une photographie merveilleuse, trouvée dans l’innocence des débuts, joliment vendue, persuadés que nous étions de retrouver la même, ou bien sa sœur, la photo étant par nature reproductible. Malheureusement, ou heureusement, nous ne l’avons jamais retrouvée. C’est l’une des qualités de ces images qui les rend si précieuses : elles sont uniques.

Marion & Philippe Jacquier

INFORMATIONS PRATIQUES
The rose elephant
Une sélection de photographies d’amateur
Du 30 mai au 13 juillet 2017
Ouvert du mardi au vendredi de 14h à 19h
12-14, rue Jean-Jacques Rousseau, 93100 Montreuil
M 9 Robespierre ou M 1 Bérault. Parking le week-end
Tél. 01 48 70 02 02 – contact@lumieredesroses.com
www.lumieredesroses.com

Nos invités de la semaine sont Philippe et Marion Jacquier

Cette semaine nous avons le plaisir d’accueillir en invité Philippe et Marion Jacquier, de la galerie Lumière des Roses basée à Montreuil et spécialisée dans la photographie anonyme. La galerie organise, dans le cadres des Rencontres d’Arles, le 6 juillet, une vente aux enchères de photographies !

Après avoir été producteurs de cinéma pendant 15 ans (Christophe Honoré, Kiju Yoshida, Anne Fontaine – Trois sélections officielles au Festival de Cannes), Philippe et Marion Jacquier ouvrent une galerie à Montreuil en 2005. Spécialisée dans la photographie anonyme et amateur des 19e et 20e siècles, la galerie propose régulièrement des expositions et participe à des salons, notamment Paris Photo qui les accueille chaque année depuis leurs débuts. Depuis peu, ils ouvrent leur galerie au travail de photographes contemporains. Par ailleurs, chaque année, la galerie organise avec l’étude Le Mouël, une vente aux enchères dans le cadre des rencontres photographiques d’Arles. Ils gèrent également le patrimoine photographique de l’arrière grand-père de Philippe Jacquier, Gabriel Veyre, qui fut l’un des grands opérateurs des Frères Lumière.

Depuis 2005, nous exerçons le métier de « chercheurs d’images ». A la question récurrente : « que cherchez-vous ? », nous répondons sans malice que nous ne le savons pas. Nous ne courrons pas après un sujet, une technique, une époque ou une signature. Nous cherchons des photographies qui n’ont pas encore été vues, ou du moins pas comme nous les voyons. Dans le flot incessant de la production photographique, il faut avoir vu des centaines d’images pour espérer découvrir celle qui aimantera notre regard. Lorsque nous la croisons, nous la reconnaissons immédiatement. Elle brille d’un éclat singulier, elle a quelque chose qui nous échappe, elle semble dire autre chose que ce qu’elle montre, elle donne à voir, mais aussi à penser ou à rêver. Elle fait partie des énigmes, de ces photographies dont on ne fait jamais le tour. – Marion et Philippe Jacquier

Le portrait chinois de Philippe et Marion Jacquier

Si nous étions une œuvre d’art : une photographie anonyme
Si nous étions un musée ou une galerie : un musée avec des œuvres exposées sans cartels
Si nous étions un(e) artiste (tous domaines confondus): un amateur
Si nous étions un livre : La transparence de l’œil, du professeur Yves Pouliquen, 1992
Si nous étions un film : « Le village de Namo : panorama pris d’une chaise à porteurs » – vue n° 1296. Film de 45 secondes réalisé au Vietnam par Gabriel Veyre, opérateur des frères Lumière,1899.

Si nous étions un morceau de musique : La bande-son du festival de Cannes qui emplit la salle de projection quand la lumière s’éteint et que le film va commencer : « Ladies and gentlemen, the screening is about to begin… »   extrait du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns
Si nous étions un photo accrochée sur un mur : un daguerréotype dont l’image s’est effacée
Si nous étions une citation : Les frères Lumière, inventant le cinéma en 1895 et mettant en garde les opérateurs qu’ils envoyaient autour du monde : « c’est plutôt un métier de forain, cela peut durer six mois, une année, peut-être plus, peut-être moins… »
Si nous étions un sentiment : notre inquiétude après chaque salon Paris-Photo : où et comment retrouver des photos qui nous émerveillent suffisamment pour les présenter à la prochaine édition ?
Si nous étions un objet : une pellicule non développée trouvée dans un appareil photo au marché aux puces
Si nous étions une expo : « Toute image fait énigme », collection de Michel Frizot exposée à la MEP en 2014
Si nous étions un lieu d’inspiration : une chambre (noire)
Si nous étions un breuvage : l’eau pure et glacée d’un loch des highlands en Ecosse
Si nous étions un héros/héroïne : « Zorro, l’homme au fouet », un photographe anonyme visible actuellement à la Maison Rouge dans l’exposition L’envol.
Si nous étions un vêtement : forcément une paire (de manches, de bas, de chaussettes, etc)

Suivez les Cartes blanches de nos invités de la semaine

> Carte blanche photographique de Philippe et Marion Jacquier : The Rose Elephant (mardi 03 juillet 2018)
> Carte blanche de Philippe et Marion Jacquier : « l’Envol » à la Maison Rouge (mercredi 04 juillet 2018)
> Carte blanche musicale de Philippe et Marion Jacquier (jeudi 05 juillet 2018)
> Les Bon plans à Montreuil de Philippe et Marion Jacquier & La Playlist de Philippe et Marion Jacquier (vendredi 06 juillet 2018)

6ème Vente aux enchères dans le cadre des Rencontres d’Arles

La Galerie Lumière des Roses et Maître Yann le Mouël organisent pour la sixième année consécutive une vente aux enchères de photographie lors de la semaine d’ouverture des Rencontres d’Arles. Photographies anonymes, ou tirages vintage signés, les lots présentés à la vente seront visibles dans la boutique située 28 rue de la liberté à partir du mardi 3 juillet à 11h.

La vente à lieu le vendredi 6 juillet à 18h au bureau du festival 34 rue Fanton (à l’ombre des platanes !) sous la houlette de Maître Yann le Mouël. Marion et Philippe Jacquier de la Galerie Lumière des roses sont les consultants de la vente, vous les retrouverez dès lundi prochain comme nos invités de la semaine.
INFORMATIONS PRATIQUES
Vente aux enchères
Le vendredi 6 juillet 2018 à 18h
Bureau du Festival
34 rue Fanton
13200 Arles
Exposition publique
Du 3 au 6 juillet 2018
28 rue de la Liberté
13200 Arles
http://lumieredesroses.com

La photographie post-mortem, une tradition disparue

Claude Lelouch qui sort son téléphone portable pour prendre une photo lors de l’enterrement de Johnny, des jeunes faisant des « selfies » devant le cercueil d’un membre de la famille fraîchement disparu, certains utilisent même – de très bon goût vous en conviendrez – la fonction swap face… bref, vous l’aurez compris, la photographie et la mort ne fait pas bon ménage. Il n’y a pas à dire, la mort est devenue dans notre société de plus en plus taboue.

La photographie a su très vite remplacer la peinture (jugée trop onéreuse), pour immortaliser les moments importants de la vie : les naissances, les mariages et … les décès. Au XIXème siècle, il était courant de photographier les défunts, comme un dernier hommage, mais surtout ce « dernier portrait » avait une importance capitale dans le processus de deuil. Il faut dire que tout le monde n’avait pas un instamatic autour du cou à cette époque. Prendre une photo nécessitait un savoir-faire et un matériel conséquent, il fallait donc faire venir un professionnel pour tirer le portrait du premier né, pour le mariage de l’aîné, ou pour immortaliser pour la dernière fois les traits du grand-père ou d’un jeune enfant trop tôt disparu (rappelons que la mortalité infantile était particulièrement importante dans les siècles passés).
A vrai dire des photos, on n’en faisait pas beaucoup, alors souvent, lorsque la mort venait à frapper, aucun cliché du défunt n’avait été réalisé avant son trépas. Il était alors d’usage de faire des portraits post-mortem de manière posée, comme s’ils étaient vivants. On n’hésitait pas à jouer avec les artifices pour les « réincarner », le temps de la pose : on les embaumait bien entendu, on leur ouvrait les yeux, parfois même on réussissait à les faire se tenir debout. Certaines images sont même parfois troublantes, on ne saurait dire qui est vivant ou qui est mort. La photographie post-mortem évoluera avec le temps pour photographier les morts plus simplement – sur leur lit, couché, les yeux fermés et les mains croisées.

On explique l’arrêt de cette tradition par le développement de la photographie, chaque famille commençant à avoir son propre appareil photo, l’appel à un professionnel se faisant de plus en plus rare. Le rapport entre le photographié et le photographiant changeant, ce type de portrait a fini par être presque totalement délaissé. La simple idée de l’acte photographique devenant même choquant.

Aujourd’hui, on ne souhaite plus voir la mort. Alors lorsque des « selfies » circulent sur les réseaux sociaux, où l’on voit des jeunes prenant la pose « grand sourire » à côté du grand-père ou de la grand-mère installés dans leur cercueil, on crie au scandale.  Pourquoi donc ressentir le besoin de s’exposer ainsi sur les réseaux sociaux ? Est-ce la nouvelle manière de vivre son deuil, de partager sa tristesse (parfois sa joie) ? Quant à utiliser le swap face, là on hésite entre le génie ou l’idiotie morbide. C’est un sujet anthropologique de notre époque qui mérite réflexion…

Prendre une photo, c’est concrétiser un instant qui deviendra fragment de mémoire, peut-être ne la regarderons-nous jamais, mais on sait qu’elle est là, quelque part, pas pour se souvenir de la douleur, mais se souvenir du moment et il s’agit là, sans doute, d’un élément essentiel pour se préparer au départ définitif d’un proche.

A LIRE
Post Mortem
Photo Poche n° 112
ISBN 978-2-7427-6667-3
13, 00€
https://www.actes-sud.fr/catalogue/actes-sud-beaux-arts/post-mortem

La Photographie anonyme à l’honneur à l’Espace Beaurepaire

Nous avons tous une relation intime avec les « photos de famille », celles que l’on faisait développer dans un petit laboratoire de quartier pour faire enfin naître les images que la pellicule gardait précieusement des mois durant. Des photos floues, ratées, voilées… mais pas seulement. Ce sont surtout les témoins de nos vies, la concrétisation de nos souvenirs et les traces ethnologique d’une époque. Ces images tombent parfois dans l’oubli, elles sont abandonnées et deviennent orphelines…

Pour palier à ce destin tragique The Anonymous Project est né pour préserver, collecter, numériser et cataloguer les diapositives de la fin des années 1930 jusqu’au début des années 1990. Jusqu’au 4 février prochain, l’espace Beaurepaire vous accueille pour une première exposition « The Anonymous Project », réalisée par l’agence PAM. Souvenez-vous lorsque toute la famille se réunissait devant la toile pour une « soirée diapo »… l’expo vous propose un retour à vos souvenirs ! Lee Shulman et Emmanuelle Halkin, directeurs de ce fonds nous présentent le projet.

« Nous avons créé un fonds inédit de photographie amateur dédié à la diapositive couleur. C’est une ressource inestimable pour les étudiants, les anthropologues, ou toute autre personne souhaitant s’informer sur la manière dont on vivait dans la seconde moitié du xxe siècle, et sur la façon dont ces moments de vie ont été captés au travers de la diapositive.

Éditer ce fonds est la partie la plus exaltante du projet, mais aussi la plus laborieuse. Nous avons déjà reçu et classé près de 400 000 diapositives; notre fonds édité compte aujourd’hui 5 500 images et ne cesse chaque jour de grandir. Ces images sont classées selon des thèmes universels tels que «Me and My Motor», «Together», «Home sweet home»… mais également d’autres plus étonnants tels que «Sweet dreams», « Cake », etc. Les possibilités de thématiques à développer sont illimitées.

Depuis le début des années 1960, époque où la photographie en couleurs s’est démocratisée en occident, jusqu’à la fin des années 1990 avec l’arrivée des appareils photo numériques, l’image en couleur s’est rapidement imposée comme le moyen le plus simple et le plus évident de saisir notre vie quotidienne. Il ne s’agit pas uniquement ici de mariages et de fêtes, d’amis posant les uns avec les autres, ou de portraits de famille, mais de chaque moment de nos existences, de ces instants de vie souvent oubliés, immortalisés par les couleurs vives du Kodachrome. Toutes ces photographies d’amateurs sont le journal kaléidoscopique d’une époque, et leurs imperfections les rendent d’autant plus fascinantes et déconcertantes. »

INFORMATIONS PRATIQUES
The Anonymous Project #1
Du 24 janvier au 4 février 2018
Espace Beaurepaire
28 rue beaurepaire
75010 Paris
Ouvert de 12h à 20h
http://www.anonymous-project.com

15 images à propos du monde par la Galerie Lumière des Roses

Marion et Philippe Jacquier de la Galerie Lumière des Roses viennent de publier leur 14ème édition de Images / documents, une sélection d’ensemble de 15 images déroulant en quelques secondes autant de preuves variées de l’existence des choses – ceci dans un désordre qui n’a rien de savant, histoire de garder l’oeil aux aguets.

1 Moanin’ Low

La vie tumultueuse de Libby Holman (1904-1971), actrice et chanteuse américaine, ne peut se résumer en quelques lignes. Mariée trois fois, bisexuelle, amante de Louisa d’Andelot Carpenter, héritière de la famille Du Pont, et de l’actrice Jeanne Eagels, mais aussi de Montgomery Clift, de vingt ans son cadet, amie de Martin Luther King et de Jane and Paul Bowles, elle a fait de sa vie une aventure romanesque et tragique en se suicidant dans sa Rolls Royce en 1971. Sur la photo, Libby Holman chante « Moanin’ Low », un blues qui évoque une prostituée battue par son proxénète. Chanté pour la première fois en 1929 dans une revue de Broadway, ce blues restera sa signature. Écoutez sa voix dans l’enregistrement de 1929 (Label Brunswick) en suivant ce lien.

2 Hôtel Lutétia

« Lors de leur retour en France, les rescapé étaient accueillis à l’hôtel Lutétia à Paris. Ils étaient alors assaillis par des membres des familles des autres déportés qui tentaient d’avoir des nouvelles des leurs. Un système fût alors rapidement adopté. Les familles remplissaient une fiche de renseignement sur la personne recherchée en y joignant une photographie. Le hall de l’hôtel fut rapidement couvert de ces avis de recherches. Les rescapés, de passage au lutétia, examinaient attentivement les photographies tentant de retrouver un compagnon d’infortune et d’apporter ainsi un peu d’espoir, ou une réponse définitive à la famille. » Extrait de l’ouvrage Mémoire des camps , sous la direction de Clément Chéroux. Reproduction de la photographie p. 168

3 Choppers

Relève de la 25ème division des troupes américaines transportée par hélicoptère à la frontière cambodgienne, à Tay Ninh, au Sud Vietnam.

4 Ellis Island

De 1892 à 1954, l’île d’Ellis Island fut le centre de réception des immigrés à New York. En soixante-deux ans d’activité, 12 millions d’immigrés y furent accueillis (dont 8 millions enregistrés).
C’est à partir de 1921, avec la promulgation du Emergency Quota Act, que l’administration américaine a limité l’immigration au sein de son pays. Bien qu’elle ait été conçue comme une législation temporaire, cette loi a constitué un tournant dans la politique d’immigration américaine en ajoutant deux nouveaux paramètres : les limites numériques à l’immigration et l’utilisation de quotas pour établir ces limites.

5 Le Mur de la mort

Cette attraction foraine spectaculaire consistait à faire le tour d’un cylindre vertical sur une moto tenue seulement par la force centrifuge. Dans les années 1940-50, Betty Garos s’était rendue célèbre avec son numéro du « Mur de la mort ».

6 Sarah de l’Hippodrome

Sous le Second empire, l’Hippodrome, célèbre établissement de spectacles en plein air, attirait une foule de Parisiens avides d’exotisme, incarné notamment par Sarah et ses yeux de braise.

7 Grève des jockeys

Jeunes apprentis jockeys anglais en grève pour revendiquer de meilleures conditions de travail

8 Max Linder

Gabriel Leuvielle, dit Max Linder, acteur et réalisateur, fut, en France, l’une des plus grandes vedettes comiques au temps du cinéma muet. Son jeu et ses inventions ont notamment influencé la création du personnage de Charlot.

9 Chez Moun

Groupe de femmes dans le cabaret lesbien « Chez Moun » à Paris

10 Eléphant laboureur

Durant la première guerre mondiale, tandis que les éléphants de la ménagerie allemande Hagenbeck transportent du matériel de guerre, ceux du cirque Pinder se rendent utiles en labourant les terres agricoles. Cette scène cocasse se déroule dans les champs de la commune de Lavilledieu dans le Tarn et Garonne, lieu de résidence du cirque depuis 1904.

11 Vercors

Cette photographie a été utilisée en couverture de l’ouvrage Les Militaires dans la Résistance : Ain, Dauphiné, Savoie, 1940- 1944 , sous la direction de Jean-William Dereymez (Actes du Colloque international, Grenoble, novembre 2008)

12 Les Temps modernes

Foule devant le Rivoli Theater de New York pour la première mondiale du film de Charlie Chaplin, Les Temps modernes , le 5 février 1936. Sorti cinq ans après Les Lumières de la ville , le film était très attendu.

13 Loïe Fuller

L’auteur de cette image n’est pas identifié, mais les montagnes présentes en arrière-plan laissent supposer qu’il s’agit du peintre et photographe Gabriel Loppé (1825-1913) qui avait une résidence à Chamonix et qui fit une série de prises de vue de la danseuse américaine vers 1905, dans le même format.

14 Hutus

Les Pères blancs arrivent au Burundi en 1899. Outre les trois serments qu’ils prêtent (chasteté, pauvreté et obéissance), ils font celui d’oeuvrer à l’évangélisation de l’Afrique, selon la constitution et lois de leur pays. Un premier petit séminaire est inauguré en 1926 à Mugera.

15 Giacomo Puccini

Portrait du compositeur italien Giacomo Puccini (1858-1924)

Les photographies sont disponibles à la vente : contact@lumieredesroses.com

INFORMATIONS PRATIQUES
Lumière des roses
12-14 rue Jean-Jacques Rousseau
93100 Montreuil
http://lumieredesroses.com

Photo Spirite : Quand la photographie révèle les fantômes

Le spiritisme est apparu à la fin des années 1840 aux Etats-Unis, deux sœurs croient alors communiquer avec les morts. La photographie naît officiellement à cette période, il faudra donc assez peu de temps pour que les deux se rejoignent… On assiste alors à la naissance de la Photographie Spirite…

Dans un premier temps, et dans un but purement mercantile, quelques photographes se spécialisent dans le domaine. Ainsi apparaissent les premiers fantômes sur la surface argentique. Le courant de la Photo Spirite se renforce en Europe avec les millions de morts de la première guerre mondiale… Ce mouvement devient alors un vrai courant artistique expérimental…

Parmi les maîtres de la photographie spirite on compte Édouard Buguet en France ou William H. Mumler aux Etats-Unis. L’écrivain français mais aussi photographe Honoré de Balzac attribuera pendant longtemps des pouvoirs extraordinaires au daguerréotype.
A l’occasion de notre édition spéciale, nous partageons avec vous quelques clichés. La galerie Lumière des Roses a trouvé quelques spécimens dans sa collection de photographes anonymes.

En savoir plus sur la photo spirite : 
https://photospirite.wordpress.com
https://www.photo-arago.fr/C.aspx?VP3=CMS3&VF=GPP_15_VForm&Alb=2C6NU0A3K5R_P
https://www.mep-fr.org/event/le-troisieme-oeil/

Haunted Air : Les premières photographies d’Halloween

En 2010, l’artiste et musicien Ossian Brown publie un ouvrage intitulé « Haunted Air« . Préfacé par David Lynch, le livre rassemble une sélection des clichés d’anonymes réalisés lors de la fête d’Halloween. Elles couvrent presque un siècle de fête, les plus anciennes dates de 1875. Et ce que l’on peut dire c’est que les photos sont toutes plus flippantes les unes que les autres. Voici un petit extrait de ces images délicieusement resurgis du passé.

INFORMATIONS PRATIQUES
Haunted Air
Ossian Brown
Préface : David Lynch
978-0224089708
http://hauntedair.com

La Galerie Lumière des Roses s’agrandit !

La galerie Lumière des Roses a été ouverte en 2004 par Marion & Philippe Jacquier, spécialisée dans la photographie amateur et anonyme du 19 et 20ème siècle. La galerie est située à Montreuil et à l’occasion de cette rentrée 2017, elle s’agrandit ! Leur adresse s’étend maintenant du 12 au 14 de la rue Jean-Jacques Rousseau. A cette occasion, ils inaugurent l’exposition « J’aime regarder les filles ».

Une exposition qui regarde sous les jupes des filles

« J’aime regarder les filles »  réunit un ensemble de photographies qui, chacune à sa manière, interroge la notion de voyeurisme.
Au travers d’images largement puisées dans la photographie anonyme et amateur, comme la troublante série de Brighton qui, sous ses faux airs de Lewis Carroll, regarde sous les jupons de jeunes baigneuses en 1890, ou bien le prisme de photographes contemporains comme Kōhei Yoshiyuki, Merry Alpern, Olivier Kerven ou L.O.R., l’exposition joue sur le fil du plaisir de voir quand celui-ci touche aux zones d’ombre, devient sujet à caution, interpelant les regardeurs/voyeurs que nous sommes avec son lot de questions : où commence le voyeurisme ? à quel moment la curiosité devient-elle déplacée, obsessionnelle, perverse ? la jouissance de voir est-elle dans l’image ou dans l’oeil du spectateur ?

Une galerie qui décide de jouer la carte du Grand Paris

Nous avons demandé à ces deux « chercheurs d’images » que sont Marion & Philippe Jacquier pourquoi avoir choisi Montreuil pour baser leur galerie.

Pour ce qui est de Montreuil. Nous avons pensé à déménager l’an passé. Nous avons fait le tour de tous les quartiers de Paris pour voir… Pas attachés au Marais, nous sommes allés dans le 2ème, le 9ème, Belleville etc.. Et puis, on a décidé de rester à Montreuil. Jouer la carte du Grand Paris.
Et coup de chance, nos voisins déménageaient et on a pu s’agrandir en doublant notre surface.
A partir du 4 octobre on sera ouvert comme une galerie « parisienne » du mercredi au samedi 14-19h.
Notre localisation n’empêche pas les gens de venir à la galerie. Il n’y a pas foule tous les jours (je vous avoue qu’en visitant toutes les galeries parisiennes, elles étaient toutes vides sauf pour les vernissages) mais jusqu’à présent les visiteurs devaient prendre rendez-vous, ce qui ne facilitait la fréquentation.
Ce lieu est vraiment superbe pour travailler. Il est grand et lumineux avec une cour etc.. avec un loyer qui nous permet de continuer à faire très exactement ce que l’on aime (c’est à mon avis la clé).
Avoir une galerie en banlieue ? Oui c’est un pari. venez nous voir vous comprendrez !

INFORMATIONS PRATIQUES
J’aime regarder les filles
Vernissage le samedi 30 septembre et 1er octobre de 14h à 20h!
du 4 octobre au 9 décembre 2017
Galerie Lumière des Roses
12-14 rue Jean-Jacques Rousseau
93100 Montreuil
http://lumieredesroses.com
M° : Bérault (ligne 1) ou Robespierre (ligne 9)
RER : Vincennes (ligne A)

« A propos du monde » 15 images de la Galerie Lumière des Roses

La Galerie Lumière des Roses présente sa 13ème édition de Images / documents. Soit un portfolio de 15 images à propos du monde.

Marion et Philippe Jacquier ont sélectionné un ensemble de 15 photographies déroulant en quelques secondes autant de preuves variées de l’existence des choses – ceci dans un désordre qui n’a rien de savant, histoire de garder l’œil aux aguets.
Ces images, en majorité, anonymes sont disponibles à la vente. Les prix vous sont communiqués sur demande : contact@lumieredesroses.com

La Galerie Lumière des Roses s’agrandit ! La nouvelle galerie sera inaugurée le 4 octobre prochain à Montreuil, avec l’exposition « J’aime Regarder les filles ».

INFORMATIONS PRATIQUES
> Exposition à venir
J’aime regarder les filles
du 4 octobre au 9 décembre 2017
Galerie Lumière des Roses
12-14 rue Jean-Jacques Rousseau
93100 Montreuil
http://lumieredesroses.com