Archives par mot-clé : Photographie

Carte Blanche Photographique à Agnès Guillaume

Première carte blanche de notre invitée de la semaine, Agnès Guillaume, vidéaste et plasticienne, qui présente actuellement « Adam et Eve » dans l’exposition collective d’art video « V.I.E »  à la galerie W. Elle  nous parle du travail du photographe Joel-Peter Witkin.

« je viens de découvrir Joel-Peter Witkin –oui, je sais, c’était une lacune- et je suis  sciée par l’originalité absolue de son travail. Je ne le trouve pas du tout morbide, au contraire. Son art de la composition et l’empathie pour ses modèles qui transpire dans chacune de ses photos  me touchent beaucoup. Et spécialement la tendresse vivace qui transparaît dans « Le Baiser ».

On n’a pas tous les jours vingt ans !

ArtParis ArtFair célèbre ses vingt ans et s’impose au fil des éditions dans le paysage surconcurrentiel des foires. Avec près de 55 000 visiteurs l’an passé qui mettait en lumière le contient africain, la foire met cette année la Suisse à l’honneur. La proposition de la commissaire Karine Tissot présente une scène artistique dynamique, à l’image de ce pays à la croisée des différentes traditions et cultures européennes. Et cette année, c’est la large place faite aux solo show qui attire l’attention: 35 seront consacrés à des artistes modernes et contemporains, un parcours privilégié afin d’appréhender le travail d’un artiste, pénétrer au coeur de sa création.

Dès mercredi l’équipe de Mowwgli se mobilise toute la semaine pour extraire le meilleur parmi les 140 galeries installées au Grand Palais.

Cette semaine également, nous accueillons Carine Dolek, l’une des fondatrices du festival photographique Circulation(s) qui n’en finit pas de monter.

Bonne semaine de découvertes à tous !

Visuel : Todd Hido présenté à la Galerie Particulière / Galerie Foucher-Biousse
http://www.artparis.com/fr/gallery/195

Carte blanche à Pierre Leotard : Eric Petr, photographe

Pour cette première carte blanche, notre invité de la semaine, Pierre Leotard, fondateur des revues Corridor Éléphant.com et Niepcebook, nous présente le travail photographique d’Eric Petr.

Il y a des photographies hors temps, des photographies dont certains se demandent si elles le sont réellement. Des photographies que l’on pourrait difficilement dater autrement que par la technologie qui a permis de les réaliser.
Il y a des photographies qui arrêtent le temps, en tirent le portait et reprennent leur route.
Les photographies d’Eric Petr sont de celles-là. Et l’on se prend à admirer ce que le regard ne voit pas, à se perdre dans l’image  et à y déceler la relativité de l’urgence.

Pierre Leotard

Depuis que l’être humain a conscience de son historicité, il s’interroge sur l’essence du temps.
Nous sommes « ici et maintenant » sur cette Terre.
Nous voyons notre passé s’inscrire sur le registre de notre mémoire et notre devenir comme une histoire qui se dévoile au fil du temps et dont nous sommes l’unique protagoniste.
Ce processus dépend d’une inconnue dont le nom serait « temps qui passe ».
Mais ce « temps-qui-passe », peut-on le considérer comme un futur devenant indéfiniment présent ou un présent devenant à son tour passé, voire comme une machine à renouveler perpétuellement l’instant présent ? Mais alors que devient à son tour le passé et d’où vient aussi le futur ? Peut-on en déduire que le futur et le passé sont transmutables ?
Emmanuel Kant appelle le temps et l’espace les deux quanta originaires de notre imagination.
En effet, lorsque nous essayons de théoriser l’espace-temps, nous sommes confrontés aux apories du langage alors qu’avec l’imaginaire, ces notions peuvent être comprises instinctivement.
L’image est la bible des « illettrés », tout comme l’imaginaire serait le thesaurus des mortels.
La structure d’une image est fondamentalement atemporelle et lui permet d’évoquer les idées les plus abstraites sans qu’il y ait besoin de les aborder par le discours ou la mathématique.
C’est précisément dans ce rapport à l’image et au temps que naît ma photographie, au confluent du temps et de la lumière.
On peut y voir dans ses fils de lumière, la matière créatrice du monde, celle d’un monde quantique qui défie nos lois et notre temps, comme l’écriture d’une vibration subliminale.

Eric Petr

INFORMATIONS PRATIQUES
https://www.ericpetr.net

LOOV KULTUUR, l’Estonie débarque à la Cité de la mode !

Saviez-vous que l’inventeur de Skype est estonien ? et que le Wifi est en diffusion dans tout ce pays de l’ex-bloc soviétique qui vient de décrocher la présidence de l’Union Européenne en 2017. Si la nature est omniprésente (îles, forêts et lacs) elle semble faire bon ménage avec le 100% numérique depuis l’indépendance du pays en 1991 qui pratique la dématérialisation à marche forcée pour l’administration et les actes quotidiens, de quoi donner des ailes à notre premier ministre lors du dernier sommet de l’UE.

Au delà de cette fierté nationale, qu’en est-elle de la scène culturelle estonienne ? C’est tout l’enjeu de la nouvelle saison imaginée avec le Ministère estonien de la Culture à la Cité de la mode et du design. Street art, photo, cinéma d’animation, mode, design colorent le vaisseau de Jakob+MacFarlane dans une saison hivernale qui correspond bien à la rudesse du climat sur place.
Heureusement que les saunas existent ! Un rituel ancien mais bien présent dans les foyers estoniens contemporains. « Iglusauna » dont vous verrez une version concept développé par la société Creative Woodworks met en avant une finition intérieure et extérieure entièrement en bois dans une esthétique d’esprit nordique. Il est à noter que la tradition du sud de l’Estonie d’un sauna sans cheminée est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité selon les critères Unesco.

Les sculptures vagabondes et « invasives » de la designer Sophie Larger et l’artiste paysagiste Stéphanie Buttier investissent l’architecture de béton de la Cité de la mode. Une installation végétale déployée à la filature de Mulhouse en 2016 composée de fils de coton, lierre, osier, ronces..qu’elles réactualisent en clin d’œil à la richesse de la flore estonienne.
Le design estonien a atteint une certaine visibilité, proche de l’esthétique scandinave minimaliste avec une préoccupation constante pour le développement durable. Mais à l’ère de la mondialisation en quoi se distingue t-il de ses voisins ?

C’est l’objet de l’exposition proposée par l’Association estonienne de designers « Size doesn’t matter », un slogan pour dire le contraste entre la petite taille du pays et le nombre élevé de ses designers. Une forte tradition de design de meubles a eu une influence sur la jeune génération de designers. Un savoir faire exceptionnel en artisanat et le peu de frontières entre design et arts appliqués explique une vogue en faveur de produits sur mesure de grande qualité pour une clientèle privilégiée.
L’industrie textile et l’habillement fascinent les jeunes designers qui expérimentent des solutions innovantes comme des textiles parlants ou luminescents.
Parmi les innovations technologiques on remarque le e-roll, scooter électrique monoplace, le Stigo scooter électrique portatif, le vélo Viks pour citadin branché ou le lecteur de carte à puce format carte d’identité à puce.
Les arts graphiques estoniens s’émancipent également de l’influence hollandaise et le graphisme estonien s’impose à travers la typographie, l’accent mis sur l’utilisateur (le côté fonctionnel toujours) et les interfaces.
La première exposition internationale « Estonian Design in focus » au musée d’Helsinki en 2000; suivi par la Biennale de St Etienne ou Berlin et Copenhague a contribué à accroitre sa renommée internationale.
L’association estonienne des designers (AED) a lancé en 2006 le festival la Nuit du Design de Talinn, aujourd’hui devenu un évènement international sur une semaine rassemblant des designers de plus de 25 pays.

Ce panorama atteint une dimension plus intime et personnelle à travers le regard du photographe Raphaël Gianelli-Meriano. « Un printemps en Estonie » est le titre d’un projet réalisé en plusieurs voyages. Autodidacte, c’est l’artiste estonien Navitrolla qui lui fait découvrir Tallinn en 2002. Il participe alors à l’aventure du festival de cinéma ambulant Kinobuss dont il devient le reporter officiel. Un premier coup de foudre matérialisé par son premier livre de photos, About Estonia diffusé chez Colette à Paris en 2005. Fasciné par le poète Jaan Kaplinski il lui consacre un film en 2011. La phrase célèbre d’un de ses poèmes « De la poussière et de la couleur naissent les papillons » est inscrite au centre de l’exposition. Tout autour des archipels de visages, de paysages, gravitent, créant une ambiance singulière. Des sensations atmosphériques et émotionnelles subtiles.

A l’aube d’une société numérique sans frontière plongez dans cette esthétique estonienne durable, sensorielle et éthique. Un voyage aux confins du street art et de la réalité augmenté se déploie également au niveau du Quai de Seine.

INFOS PRATIQUES :
LOOV KULTUUR
Jusqu’au 21 janvier 2018
Les Docks, cité de la mode et du design
AUTOUR DE L’EXPOSITION :
• Soirée de projection de films d’animation
Samedi 13 janvier 2018, auditorium de l’IFM, de 17h à 20h, sur inscription en ligne ou sur place, 5€ de frais de participation
• Atelier de création de jouets en feutre pour jeune public
Les 7, 13 et 14, 20 et 21 janvier 2018, à 15h chez DAD hotdog, en coursive de la Cité, sur inscription en ligne ou sur place, 12€ de frais de participation, à partir de 5 ans
http://www.citemodedesign.fr

Raphaël Gianelli-Meriano, The Kaplinski System, film documentaire, vidéo, 2011, 54 min :
http://raphaelgianellimeriano.com

Jean-François Dubos, nouveau Président de la Maison Européenne de la Photographie

Lee Friedlander, Maison Européenne de la Photographie, 1995, 36 tirages gélatino-argentiques
Collection MEP © Patrice Maurin-Berthier

La MEP a un nouveau Président, il s’agit de Jean-François Dubos. L’ancien président du directoire de Vivendi succède à Henri Chapier, qui occupait cette fonction depuis la création de la Maison Européenne de la Photographie en 1996.

Le parcours et l’engagement de Jean-François Dubos témoignent d’un intérêt marqué pour le secteur culturel : Président du Centre de musique baroque de Versailles, secrétaire général du Festival international d’art lyrique d’Aix-en-Provence, administrateur et trésorier du Théâtre du Châtelet, vice-président des Rencontres de la photographie d’Arles et président des Amis de la Maison Européenne de la Photographie.

Il est également chevalier de la Légion d’honneur, chevalier de l’Ordre national du mérite et officier des Arts et Lettres

Carte Blanche à Christophe Gaillard : Pour une nouvelle photographie 
considérée à la fois comme photographie et art contemporain

Christophe Gaillard est notre invité de la semaine (lire son portrait publié le 10 juillet). A l’occasion de sa carte blanche, le galeriste partage avec nous pour que le médium photographique soit considéré comme photographie mais aussi comme art contemporain !

Particulièrement impliquée dans un champ de la photographie où l’utilisation classique du médium est détournée au profit d’expériences aussi diverses qu’enrichissantes, la galerie que je dirige a commencé par présenter des artistes tels Pierre Molinier, Miroslav Tichy ou Arnulf Rainer qui respectaient certes la bidimentionalité de l’œuvre finale mais mettaient à mal une définition par trop sclérosante de la photographie. Il est donc logique que je me sois tourné très vite vers cette nouvelle génération d’artistes dont Hannah Whitaker (que je découvre lors du Prix Découverte du Festival d’Arles en 2012), Letha Wilson, Isabelle Le Minh, Kate Steciw, Rachel de Joode ou encore Constance Nouvel, Marina Gadonneix, Sam Falls, Jon Rafman sont parmi les plus innovants représentants, génération qui utilise le sacro-saint tirage photographique comme matériau, l’image imprimée n’étant plus la finalité mais un point de départ.

C’est d’ailleurs cette même année 2012 que j’entends un étudiant de l’école d’Arles dire que son travail ne ressort pas du champ de l’art contemporain mais de celui de la photographie ! Et récemment encore, un critique écrivait à propos d’Hannah Whitaker: « Je déambulais dans le vernissage vernissage FOAM, quand j’ai découvert puis fus estomaquée par le travail d’Hannah Whitaker. Il y a bien sûr de nombreux photographes talentueux, mais c’était la première fois que, lorsque je regardais un travail, le premier mot qui me venait à l’esprit était « Art » plutôt que « Photographie » ».
Quels enseignements tirer de ces anecdotes ? Cela signifie-t-il que nous ne sommes plus dans le champ de la photographie si l’image « source » est construite, retouchée ou si l’état final du travail n’est pas une image imprimée de quelque chose qui a été précédemment enregistré?

J’en étais là de mes réflexions quand je visitai l’exposition de l’ICP organisée par Carol Squiers, What Is a Photograph ? Dans cette exposition, la conservatrice déclarait qu’elle voulait montrer « 21 artistes établis et émergents qui ont repensé et réinventé le rôle de la lumière, de la couleur, de la composition, de la matérialité et du sujet dans la photographie… Bien que la photographie numérique semble avoir rendu l’analogique obsolète, les artistes continuent à faire des œuvres qui sont des objets photographiques, mélangeant les technologies anciennes et nouvelles, repoussant ainsi les frontières. »

C‘est dans le sillage donc de cette exposition de l’ICP à New York (What is a Photograph) ou bien celle encore du Centre Photographique d’Île de France (À l’envers, à l’endroit), suivies par la suite de la sortie du livre de Charlotte Cotton Photography is magic, que la Galerie Christophe Gaillard a commencé par présenter One Step Beyond, A Focus on New Photography. Cette exposition qui peut être perçue comme pierre angulaire à cette orientation (non exclusive) de la galerie, nous mène sur les traces d’une autre image photographique, à la découverte d’œuvres et d’artistes, résolument contemporains, puisqu’ils (et elles) interrogent à la fois le fond et la forme dans la fabrication d’une image aujourd’hui. Le film photographique n’est plus cette idole devant laquelle se prosternent les « adorateurs du soleil » (cf. Baudelaire / Isabelle Le Minh). Les avancées du numérique et l’apparente obsolescence de l’argentique ont ouvert un champ d’investigation qui remet en cause l’essence même de la photographie, sa nature ontologique.
Insupportables m’étaient les éternels lacs gelés sous la brume et haïssables les sempiternelles adolescentes nues dans un paysage ou une friche industrielle, leur regard perdu et innocent qu’on nous donnait à consommer en grand format sous diasec ou dans sa déclinaison plus petite et donc moins onéreuse !

« Aujourd’hui, une image photographique n’est plus nécessairement la trace d’un «ça a été». La révolution numérique est passée par là, bouleversant la donne en libérant le médium de son assignation à représenter le réel. De là à ce que « l’humble servante des arts » (et de bien d’autres choses encore) existe enfin pour elle-même, il n’y avait qu’un pas. Venus de divers horizons, et tournant le dos au dogme de l’indiciallité, ils reconnaissent à la photographie d’autres qualités et – même si parfois ils la malmènent comme pour mieux en comprendre l’essence – ils la considèrent pour ce qu’elle est aussi : un matériau à travailler, un objet autonome qui se déploie dans l’espace, s’affranchit de son cadre, offre une surface dotée de profondeur. » (Isabelle Le Minh – Extrait du Communiqué de presse de l’exposition One Step Beyond).

INFORMATIONS PRATIQUES
Galerie Christophe Gaillard
5 Rue Chapon
75003 Paris
http://galeriegaillard.com

Ascension : Yves Trémorin invite Tina Merandon à la galerie des Petits Carreaux

Jusqu’au 1er juillet, la galerie des Petits Carreaux, basée à Saint Briac, réunit les travaux photographiques de Tina Merandon et les œuvres vidéo d’Yves Trémorin au sein d’une même exposition intitulée « Ascension ». La galerie bretonne organise régulièrement une exposition organisée par un artiste en lui laissant carte blanche. Yves Trémorin invite donc Tina Merandon à déployer ses photographies et les fait dialoguer avec ses bandes vidéo
du cycle « We Others ».

L’exposition est conçue comme un parcours transversal parmi les ensembles construits par Tina ces dernières années : Fratres, Boxing, Anima, Les chiens, soit une quinzaine de tirages grand format se répartissant sur les cimaises et mêlant animaux, humains, groupes enchevêtrés.

Dans ses images Tina Merandon met en avant les passions primitives fondatrices de l’être humain dans une confrontation permanente à l’animal. Ces corps représentés dans un face à face assez rude le sont aussi à travers une chorégraphie qui semble se jouer des lois de la pesanteur et nous transporte parfois dans une atmosphère aérienne, d’où le titre paradoxal de l’exposition.

Dans les trois bandes de « We Others » Yves Trémorin, filme au plus près des humains, des animaux dans un rapport charnel à ce qui les entoure, les réunissant dans une grande famille générique qui s’unit à l’ensemble des êtres photographiés.

INFORMATIONS PRATIQUES
Ascension : Yves Trémorin & Tina Merandon
Du 29 avril au 1er juillet 2017
Galerie des Petits Carreaux
Le Grand Vaupiard
35800 Saint-Briac
info@galeriedespetitscarreaux.com
http://www.galeriedespetitscarreaux.com
http://www.tinamerandon.com

Sous les nuages de ses paupières, Kaye Donachie au Frac Ile de France

Première exposition en France de l’artiste Kaye Donachie née en 1970 à Glasgow. Fortement imprégnées de références littéraires ses peintures se concentrent sur des héroïnes réelles ou imaginaires au mode de vie avant-gardiste et régit par une quête de liberté absolue.

L’attachement à certains lieux emblématiques de leurs loisirs ou retraite artistique comme la French Riviera, véritable paradis inviolé ou Monte Verità aventure collective utopique hors du commun, en Suisse, agit comme un révélateur de sensations qui affleurent à la surface des toiles. Le portrait et le paysage s’entremêlent et les multiples niveaux de lecture proposés donnent à ces images baignant dans des camaïeux subtiles un halo énigmatique derrière une brume intense.

La question du genre féminin est aussi suggérée par d’autres figures d’artistes, de poétesses, danseuses telles Claude Cahun, Lee Miller, Florence Henri, Isadora Duncan dont les œuvres photographiques s’intègrent au parcours comme dans une conversation ininterrompue. Des muses souvent négligées par l’histoire mais dont l’influence ne cesse de fasciner Kaye Donachie. Silhouettes flottant dans l’espace et paysage mental se fondent de l’obscurité à la lumière du jour dans un crescendo d’émotions entre passé et présent. C’est d’un romantisme teinté d’hallucinations et de profonde mélancolie. Comme dans un rêve éveillé.

Le recours au cyanotype chez l’artiste donne une dimension cinématographique à l’œuvre brouillant la frontière entre peinture et photographie, l’une des constantes de Kaye Donachie.Après avoir revisité le nu féminin synonyme d’intimité revendiquée dégagée de siècles de domination masculine, ses œuvres récentes explorent la mer comme surface réfléchissante, le thème du miroir, du reflet à travers la figure notamment de Nusch Eluard, Marguerite Duras ou la poétesse américaine Edna St. Vincent Millay.

Laissons place au poème de Paul Eluard « Elle se penche sur moi » dont le titre de l’exposition est inspiré :
Elle se penche sur moi le cœur ignorant
Pour voir si je l’aime
Elle a confiance, elle oublie
Sous les nuages de ses paupières
Sa tête s’endort sur mes mains
Où sommes nous ?
Ensembles inséparables (..)

INFOS PRATIQUES :
Sous les nuages de ses paupières
Kaye Donachie
Xavier Franceschi, directeur du Frac Ile de France est le commissaire de l’exposition
Du 18 mai au 23 juillet 2017
Le plateau, Paris
22 rue des Alouettes
75019 Paris
https://www.fraciledefrance.com