Archives par mot-clé : Prix

Dominic Turner primé au Prix 2018 du festival photo InCadaqués

Le nom du lauréat du Prix du festival international de photo InCadaqués vient d’être révélé. C’est l’artiste irlandais, Dominic Turner, qui remporte cette édition 2018 avec ses images d’une grande poésie réalisées par des procédés anciens.

Le public pourra découvrir son exposition « False Friends » à l’occasion du festival qui se tiendra du 20 au 30 septembre 2018 à Cadaqués, en Espagne. Le photographe a choisi une sélection de ses photographies pour les partager avec nous en avant première.

There are times when I wander through the world around me with the wide-eyed hesitancy of a tourist. Surrounded by such apparent absurdities, who or what are we to trust? 
Each of these photographs are hinged on the idea of perspective and how this informs the way we understand and interact with the world around us. Sometimes we see things only on a superficial level and fail to appreciate the deeper significance. Other times we read too much into situations and project exaggerated negative or positive attributes to what are essentially anodyne scenarios. This is indeed to be human, but it would seem in these times, it is getting harder and harder to discern the fact from the fiction.

https://www.dominicturner.ie
https://www.incadaques.com

InCadaqués. International Photo Festival. 2018 edition

 

 

Kasia Stręk, lauréate du Prix Camille Lepage 2018

La quatrième édition du Prix Camille Lepage vient d’être attribuée à Kasia Stręk pour son projet de reportage sur les conséquences du manque d’accès à l’avortement en Égypte, pays où cet acte est illégal. Son prix lui sera remis lors de la soirée du jeudi 6 septembre au Campo Santo à Visa pour l’image Perpignan.

L’Association Camille Lepage – On est ensemble a été créée le 20 septembre 2014, quelques mois après la mort de Camille Lepage en Centrafrique. Cette association a pour but de promouvoir la mémoire, l’engagement et le travail de Camille. CDP Éditions – Collection des photographes a eu la gentillesse de publier le dernier travail de Camille Lepage. L’intégralité des ventes de ce livre a été reversée au profit de l’Association Camille Lepage – On est ensemble. Cette initiative permet donc à l’association de soutenir une partie de ce prix, doté de 8 000 €, pour encourager le travail d’un photojournaliste engagé au long cours. Pour la deuxième fois, la Société des auteurs des arts visuels et de l’image fixe (SAIF) s’engage aux côtés de l’Association Camille Lepage – On est ensemble pour financer le prix.

Kasia Strek, membre du collectif lyonnais ITEM, est photographe polonaise basée entre la France et la Pologne. Elle découvre la photographie lors de sa première année des études à l’Academie des Beaux-Arts. Avec une bourse individuelle elle voyage ensuite pour étudier la photographie documentaire à Queensland College of Art à Brisbane en Australie.

Permettant d’allier l’art, les problématiques sociales et sa recherche sur la nature humaine, la photographie documentaire devient progressivement son principal moyen d’expression.

Sa pratique se concentre sur des sujets liés aux inégalités sociales, aux questions environnementales et aux droits des femmes. Elle partage son travail entre des missions pour la presse, les ONG et le développement de projets personnels.

Elle a récemment passé plusieurs mois aux Philippines à travailler sur le développement touristique du pays et l’impact des activités humaines sur les communautés défavorisées et travaille actuellement sur un projet à long terme sur l’accès à l’avortement dans les pays où la procédure est partiellement ou totalement illégale.

INFORMATIONS PRATIQUES
camillelepageaward@gmail.com
https://www.visapourlimage.com/festival/prix/prix-camille-lepage
http://www.collectifitem.com/kasia-strek/

Prix Elysée 2018-2020, les nominés annoncés

Les noms des huit photographes nominés pour le Prix Elysée 2018-2020 sont révélés. En provenance du monde entier, ces huit artistes reçoivent une contribution de 5000 CHF et intègreront la publication de livre dont la sortie est prévu pour janvier 2019. Le nom du lauréat de cette troisième édition du prix sera connu au printemps prochain. En attendant, voici la présentation des nominés.

Laia Abril pour son projet « On Mass Hysteria »

Le travail de Laia Abril se concentre sur la fragilité des droits des femmes et la libération des femmes. Désormais, elle s’intéresse à l’hystérie. Identifiée dans l’Antiquité comme la « reine des névroses », l’hystérie était au centre des controverses médicales au XIXe siècle et, aujourd’hui encore, associée aux femmes. En comparant le phénomène de l’hystérie de masse à différentes périodes historiques, l’artiste nous montre qu’ils reflètent les préjugés misogynes de leur époque.

Née en 1986, à Barcelone, Espagne, vit et travaille en Espagne.
www.laiaabril.com

Alexandra Catière pour son projet « MMXX (après Dante) »

Connue pour son approche singulière du portrait, Alexandra Catière cherche à révéler ce qu’il y a de plus intemporel et universel en nous. De tradition humaniste, ses images captent des sensations, des atmosphères. Dans ce nouveau projet, elle souhaite expérimenter de certains procédés tout en revenant à l’origine de la photographie et au travail de révélation dans la chambre noire.

Née en 1978, à Minsk, Biélorussie, vit et travaille en France.
www.alexandracatiere.com

Nicola Lo Calzo pour son projet « Binidittu »

Nicola Lo Calzo, pour qui la Méditerranée n’a jamais été une frontière, veut nous faire redécouvrir un migrant, Biniditttu, surnom de l’ermite saint Benoît le More, fils d’esclaves africains qui naquit en Sicile au XVIème siècle. Lorsqu’il mourut, le frère afro-sicilien était devenu une icône. Canonisé en 1807, il fut le premier saint noir de l’Eglise catholique et choisi comme saint patron de Palerme. Binidittu est une réflexion sur l’accueil des migrants sur les côtes de Mare nostrum, une allégorie pour notre temps.

Né en 1979, à Turin, Italie, vit et travaille en France.
www.nicolalocalzo.com

Alinka Echeverría pour son projet « The blue of distance »

Le cyanotype est un procédé d’impression ancien qui produit un tirage photographique de couleur cyan-bleu, dont découle le terme “blueprint”.  C’est aussi un mot souvent utilisé dans le discours politique ou économique ainsi qu’en science et en psychologie. Alinka Echeverría prévoit d’utiliser ce procédé pour créer une série d’images allant des photographies scientifiques ou iconiques aux images personnelles, en conservant uniquement les contours ou « lignes de force ». Son projet a pour but de nous faire réfléchir à l’impact de l’utilisation de telles images, qui, même si elles ne sont pas propres à notre propre expérience, semblent gravées dans notre conscience collective.

Née en 1981, au Mexique, vit et travaille à Londres.
www.alinkaecheverria.com/

Mathieu Asselin pour son projet « VIH Timeline »

Mathieu Asselin se propose de faire le récit photographique de l’histoire de l’épidémie de sida et du VIH, non plus par bribes, mais à l’échelle mondiale. Il compte tracer une ligne de temps qui suivra le voyage du virus, du point zéro jusqu’aux traitements antirétroviraux en passant par les luttes de ceux qui ont été touchés par cette maladie. Actuellement, l’auteur travaille sur les déplacements du VIH, ses mutations, mais aussi les représentations et les combats auxquels il a donné lieu, et qui ont profondément marqué l’histoire contemporaine.

Né en 1973, à Aix-en-Provence, France, vit et travaille aux Etats-Unis et en France.
www.mathieuasselin.com

Claude Baechtold pour son projet « Tout ira bien »

Après le décès de leurs parents, Claude Baechtold et son frère en quête de réconfort fouillent de fond en comble la maison familiale, mais rien : pas un mot d’adieu ni un conseil pour affronter la vie sans eux. Claude Baechtold a cherché en vain dans leurs affaires une lettre qu’ils lui auraient laissée. Elle aurait commencé par : Tout ira bien.

Né en 1972, à Lausanne, vit et travaille en France.
www.riverboom.com/

Gregory Halpern pour son projet « Omaha Sketchbook »

Depuis l’élection de Donald Trump, la relation de Gregory Halpern à l’hyper masculinité dans son pays est devenue de plus en plus pesante. Après un premier album réalisé en 2009, il est prêt à retourner à Omaha (Nebraska) pour photographier la manière dont les garçons apprennent à devenir des hommes. Omaha Sketchbook est non seulement une étude du lieu mais aussi une réflexion sur le pouvoir et la violence, une méditation sur le sentiment d’inadéquation, le malaise et la peur vécus par quelqu’un qui n’a pas été élevé pour adorer la virilité.

Né en 1977, à Buffalo, vit et travaille à New York.
www.gregoryhalpern.com

Luis Carlos Tovar pour son projet projet « My father’s garden (Proof of life) »

Le point de départ de l’œuvre de Luis Carlos Tovar est une photographie, mais paradoxalement, une photographie qu’il n’a jamais vue. C’est la « preuve de vie » de son père, pris en otage par les FARC en Colombie. Tovar a d’autres traces pour remplir les silences de son père – les titres des livres qu’il lisait dans la jungle, les papillons turquoises qu’il gardait entre les pages des livres, et les paysages amazoniens qu’il tente de recréer dans son jardin. Cela lui permet d’imaginer la douleur de son père, mais jamais de la comprendre pleinement.

Né en 1979, à Bogota, Colombie, vit et travaille en France.
www.luiscarlostovar.com/

INFORMATIONS PRATIQUES
3ème Prix Elysée – 2018-2020
Musée de l’Elysée Lausanne
http://prixelysee.ch

 

Ooshot Award, un nouveau Prix qui récompense la commande photographique

La cartographie des Prix photographiques ne cesse de s’étendre et la photographie contemporaine n’a jamais été autant célébrée. Dans ce paysage, la photographie de commande apparaît pourtant comme la grande absente, bien que l’art ait toujours abondamment nourri nombre de campagnes publicitaires, et qu’une mult itude d’artistes ont produit des travaux personnels dans le cadre de missions et de commandes. Cette porosité entre deux mondes souvent éloignés conduit aujourd’hui à une réflexion sur le statut de la photographie de commande, ses enjeux, ses perspectives et son inscription dans les histoires de l’art et de la photographie.

Imaginé par la plateforme de création de contenus visuels Ooshot, le Ooshot Award souhaite récompenser des visions d’auteurs et d’artistes mises au service de marques, d’entreprises et d’institutions. En aidant les commandita ires à mieux définir leur projet de communication par l’image, en les accompagnant dans leur relation au photographe, en guidant les artistes à comprendre les cahiers des charges qui leur sont soumis, Ooshot, à travers le Ooshot Award, fa it se rencontrer des talents d’auteurs avec les besoins de la commande. Qu’un créateur d’image, un ‘artisan’ du regard, choisi pour ses qualités artistiques, puisse se révéler, et soudainement faire des merveilles…

LES AMBITIONS DU OOSHOT AWARD

• Sensibiliser les commanditaires à la création visuelle, à envisager des commandes photographiques plus audacieuses, les convaincre que le geste artistique du photographe peut nourrir et valoriser leur communication pour lui donner une plus grande visibilité.
• Reconnaître la part de création de la photographie de commande pour donner aux photographes de renom comme aux plus jeunes talents l’opportunité de créer davantage et de vivre mieux.

MÉCANIQUE(S)

Le Ooshot Award récompensera un travail de commande photographique réa lisé par un photographe professionnel pour le compte d’un commanditaire. Il concerne tous les secteurs où l’image est solli citée pour servir un objectif de communication : entreprise, institution, collectivité publique, industrie … , quelque soit son domaine d’application : mode, publicité, beauté, nature morte, cu linaire, reportage/ documentaire, portra it, etc. Le prix exclut la photographie de commande pour la presse.

Le Ooshot Award sera parrainé par un/e photographe de renom, dont la pratique personnelle a été nourrie parallèlement par des travaux de commandes.

Le jury du Ooshot Award 2018 sera composé de 7 personnalités des mondes de l’image, de l’entreprise et de la communication. Il sera annoncé en septembre 2018.

Pour sa première édition, le Ooshot Award invite également 30 nominateurs experts du monde de l’image à proposer un choix de photographes qui ont marqué la photographie de commande ces trois dernières années. Les candidatures sont également ouvertes à tous les photographes professionnels sur le site www.ooshotaward.com.

Une pré-selection de 20 à 25 dossiers sera effectuée par Fannie Escou len et Va lérie Hersleven et soumise au jury.

Le lauréat se verra remettre une dotation de 10 000 € afin de poursuivre ou entreprendre un projet photographique personnel. Des mentions spéciales et/ou des coups de coeur du jury pourront être décernés.

INFORMATIONS PRATIQUES
Premier prix dédié à la commande photographique
Du 1er septembre au 30 novembre 2018
http://www.ooshotaward.com

ING Unseen Talent Award, les 5 photographes nominés révélés

Les noms des 5 photographes nominés de la sixième édition du ING Unseen Talent Award viennent d’être révélés ! Il s’agit de Dávid Biró (1992, Hongrie), Jaakko Kahilaniemi (1989, Finlande), Pauline Niks (1982, Pays-Bas), Eva O’Leary (1989, Irlande) et Alexey Shlyk (1986, Biélorussie). Le conseiller artistique de cette édition est l’artiste pluridisciplinaire britannique Isaac Julien.

Les jeunes photographes vont pouvoir, dans le cadre d’un programme de résidence de deux mois, se consacrer pleinement à leur nouveau projet créatif sur le thème « Nouveaux horizons: Explorer la promesse et les périls de l’avenir« , sous la bienveillance d’Isaac Julien. Les travaux réalisés seront exposés durant la foire Unseen Amsterdam en septembre prochain. A cette occasion, le lauréat et le Prix du public seront annoncés lors de la cérémonie d’ouverture.

Le lauréat succédera à Andrea Grützner, photographe germanique, qui avait remporté l’édition 2017 dont le thème était « Terrain Commun » avec son sujet « Hive ». C’est le jeune artiste français Robin Lopvet qui avait remporté le vote du public.

Le jury 2018 sera composé d’Emma Bowkett (FT Weekend Magazine, directrice photo), Florian Ebner (Centre Pompidou, département photographie), Fiona Tan (artiste) et Sanne ten Brink (Conservatrice en chef ING Collection).

INFORMATIONS PRATIQUES
Exposition 6 ème édition ING Unseen Talent Award
Du 21 au 23 septembre 2018
Unseen Amsterdam
Keizersgracht 520H
1017 EK Amsterdam, Pays-Bas
https://unseenamsterdam.com/

La 10ème édition du Prix Carmignac du Photojournalisme dédiée à l’Amazonie et aux enjeux de sa déforestation

L’appel à candidature pour participer à la 10ème édition du Prix Carmignac du Photojournalisme est lancé. Vous avez jusqu’au 7 octobre pour déposer vos dossiers sur le thème de l’Amazonie et des enjeux liés à sa déforestation.

Présidée par Yolanda Kakabadse, Ministre de l’Environnement en Équateur (1998-2000) puis présidente du WWF (2010-2017), cette édition entend soutenir un projet d’investigation photographique capable de rendre visibles les bouleversements qui touchent l’Amazonie pour alimenter la réflexion sur les conséquences de la déforestation massive.

En 2009, la Fondation Carmignac crée le Prix Carmignac du Photojournalisme. Dirigé par Emeric Glayse, le Prix Carmignac du Photojournalisme a pour mission de soutenir, chaque année, la production d’un reportage photographique et journalistique d’investigation sur les violations des droits humains dans le monde et les enjeux environnementaux et géostratégiques qui y sont liés. Sélectionné par un jury international, le Lauréat reçoit 50 000 euros lui permettant de réaliser un reportage de fond sur le terrain avec le soutien de la Fondation Carmignac qui finance ensuite, à son retour, une exposition itinérante et l’édition d’un livre monographique.

Le jury sera composé de :
Yolanda Kakabadse
– Ministre de l’Environnement en Équateur (1998-2000) puis présidente du WWF (2010-2017)
Simon Baker – Directeur de la Maison Européenne de la Photographie (MEP)
Clinton Cargill – Directeur de la photographie de Bloomberg Businessweek
Alessia Glaviano – Directrice de la photographie de Vogue Italia et L’Uomo Vogue
Magdalena Herrera – Directrice de la photographie de Geo
Yuri Kozyrev – Photojournaliste
Kadir van Lohuizen – Photojournaliste

Date limite d’envoi des dossiers :
Dimanche 7 Octobre 2018 à minuit (GMT)
http://www.fondationcarmignac.com/fr/photojournalisme/la-mission

Retrouvez l’interview de Lizzie Sadin, lauréat du 8ème Prix Carmignac du Photojournalisme :

8ème Prix Carmignac du Photojournalisme : Rencontre avec Lizzie Sadin autour de la traite des femmes népalaises

Les 10 ans du Prix Pictet, Rencontre avec Michael Benson

Cette année, le Prix Pictet célèbre son dixième anniversaire avec une exposition rétrospective des lauréats présentée lors des Rencontres d’Arles. 10 ans et 7 éditions pour le premier prix photographique consacré au développement durable. Le prochain thème a été dévoilé lors de la semaine d’ouverture du festival, « L’Espoir » sera au cœur de cette future et huitième édition.

A cette occasion, nous avons rencontré Michael Benson, le directeur du Prix (Entretien en anglais).

Mowwgli : This year the Prix Pictet celebrates its 10 with a group exhibition in part of Rencontres d’Arles festival. How did you think about this anniversary exhibition ?

Michael Benson : Rencontres d’Arles has a special part to play in the history of the Prix Pictet. It was here that we presented our first shortlist (something we have done with each passing cycle of the prize). The Festival has played a key role in helping to build the International reputation of the award to the point that it is now regarded as one of the world’s most significant photography awards. So, when it came to thinking about how we might celebrate the tenth anniversary this year’s exhibition of work by our seven laureates in Arles seemed a prefect fit.

Mowwgli : What is your view of the evolution of the Prize?

M. B. : The status of prize has risen steadily since we began in 2008 to the point that there is now no artist who feels too grand to accept a nomination for the award. Our global group of expert nominators has grown from 70 in the first cycle to over 300 this year. Our nominators play a crucial part in developing the quality of the prize. The rising quality of the award has allowed us to build important collaborations with major museums – including the Musee d’Art Moderne in Paris and the Victoria and Albert Museum in London. Another important development has been the remarkable growth if our touring programme. When we began our plan was to present the award and then stay silent until the next cycle began. However, the demand for the exhibition of work by our shortlisted artists was so intense that we quickly rethought our plan. In the years since we have staged over 80 exhibitions in over 50 cities worldwide.

Mowwgli : Among the works of the first 7 editions (from laureates or nominees), which one has reached you the most ?

M. B. : That is an incredibly difficult question. With each cycle we see so much great work. Yet if I had to select one I would choose Matthew Brandt’s ‘HoneyBees’ series which was shortlisted for the Disorder cycle. Brandt’s work that reminds us of Einstein’s words « no more bees, no more pollination, no more plants, no more animals, no more man.”

Mowwgli : How do you imagine the future of the Prize?

M. B. : When we started out our mandate was to examine the key issues of global sustainability through the medium of outstanding photography. The Prix Pictet has been most effective in bringing a new focus to the worldwide sustainability debate, whose essential arguments were in danger of disappearing beneath a torrent of words and a sameness of images. But the battle is not won, and with each passing cycle the issues addressed by the Prix Pictet become of greater urgency.

Mowwgli : The next theme of the Prize is « Hope ». Can you tell us about this eighth theme that opens up to positive and hopeful horizons?

M. B. : Yes, we felt that this was the moment to turn to ‘Hope’. As our Honorary President Kofi Annan wrote in his introduction to our latest book
Perhaps in our ability to carry on in adversity lies hope for us all. Hope that, despite the catastrophic damage that we have visited upon the natural world and upon the lives of our most vulnerable citizens, it is not too late

There are a gathering number of hopeful developments – from recycling and rewilding to the international campaign to stem the rising tide of plastic waste. From the initial reactions of our nominators and photographers to this new theme we are anticipating a rich and imaginative response.

INFORMATIONS PRATIQUES
Le Prix Pictet célèbre ses Lauréats
Du 2 juillet au 23 septembre 2018
La Croisière
13200 Arles
https://www.rencontres-arles.com
https://www.prixpictet.com

Véronique de Viguerie remporte le Visa d’Or humanitaire du CICR 2018

Le Visa d’Or humanitaire du CICR a été créé en 2011 pour récompenser un.e photojournaliste ayant couvert une problématique humanitaire en lien avec un conflit armé. Cette année, c’est Véronique de Viguerie qui remporte le Prix d’un montant de 8000€ avec son reportage sur le Yémen. Ce sujet rend particulièrement hommage aux femmes yéménites survivant en zones urbaines et assumant, en l’absence des hommes, le rôle de cheffes de famille ou encore de soignantes. Le Prix sera remis lors de la 29ème édition du festival Visa pour l’image Perpignan.

« Ce prix met en lumière de façon poignante l’une des pires crises humanitaires actuelles. En 10 photographies, Véronique de Viguerie rappelle la nécessité de respecter en tout temps et en toutes circonstances les populations civiles et plus généralement, l’action et le droit international humanitaires » – Frédéric Joli porte-parole du CICR en France.

Yémen : La guerre qu’on nous cache

Les tensions entre l’Iran et l’Arabie saoudite amènent les puissances pétrolières du Golfe mais aussi occidentales à détruire le plus pauvre des pays arabes. Épuisés, les Yéménites ne connaissent aucun répit. Depuis le 4 novembre 2017, jour où les rebelles houthis, accusés d’être soutenus par l’Iran, ont lancé un missile sur Riyad, la colère saoudienne s’abat méthodiquement sur Sanaa. Principales cibles, les bâtiments officiels mais également des habitations de civils victimes de « dommages collatéraux ». Les bombardements ne sont pourtant pas l’arme la plus dangereuse. Un blocus, imposé depuis le 6 novembre à une population qui dépendait aux deux tiers de l’aide humanitaire, fait des ravages.

http://veroniquedeviguerie.com

Le jury réuni le mois dernier était composé cette année d’Isabelle de la Gasnerie (La Croix), Lucas Menget (France info), Albéric de Gouville (France 24), Cyril Drouhet (Le Figaro Magazine), Magali Corouge (Causette), Jérôme Huffer (Paris-Match), Magdalena Herrera (Géo) ainsi que de Kathryn Cook-Pellegrin et de David-Pierre Marquet du Comité international de la Croix-Rouge.

http://www.visapourlimage.com/festival/expositions/yemen-la-guerre-qu-on-nous-cache
https://www.icrc.org/fr/document/photojournalisme-veronique-de-viguerie-laureate-2018-du-visa-dor-humanitaire-du-cicr-pour

Paulien Oltheten, Lauréate du Nouveau Prix Découverte 2018

C’est lors de la semaine d’ouverture des Rencontres d’Arles que le Nouveau Prix Découverte a été décerné. Parmi 11 jeunes artistes internationaux, un jury a choisi Paulien Oltheten comme lauréate de cette édition 2018. La photographe néerlandaise de 36 ans était présentée par la galerie Les Filles du Calvaire avec sa série « La Défense, Le Regard qui s’essaye ».

Les galeries françaises à l’honneur de ce cru 2018 !

Le Nouveau Prix Découverte récompense l’artiste et sa galerie à travers une acquisition d’un montant de 15 000 euros. Le travail primé est visible jusqu’au 23 septembre à Ground Control, avec les travaux des 10 autres nominés.
Les visiteurs ont également pu voter pour décerner le Prix du Public, qui récompense Wiktoria Wojciechowska (lire l’article), artiste polonaise présentée par la Galerie Confluence (Nantes).

En 1930, l’écrivain et dramaturge Bertolt Brecht, écrivait dans sa pièce L’exception et la règle : « Observez bien le comportement des gens : trouvez-le surprenant, même s’il n’est pas singulier et inexplicable, même s’il est ordinaire et incompréhensible, même s’il est la règle ». Les photographies, les performances et les vidéos de Paulien Oltheten semblent vouloir explorer ce qu’il y a de commun et à la fois d’extraordinaire dans le comportement humain dans l’espace public. Sa méthode de travail est basée sur l’observation directe dans des parcs, esplanades ou rues de grandes villes. Elle y repère des actes particuliers, des gestes répétitifs, des objets décalés ou des traits graphiques et établit des connexions entre eux afin de créer une narration qu’elle formalise avec des mots, des images fixes et en mouvement. À la lisière du documentaire et de la fiction, et avec une indéniable dose d’humour, elle imagine et met en scène des objets retrouvés et des personnages rencontrés pour dévoiler des connexions universelles entre les choses et le comportement humain.
Marta Ponsa

INFORMATIONS PRATIQUES
Nouveau Prix Découverte 2018
Du 2 juillet au 23 septembre 2018
Ground Control
13200 Arles
https://www.rencontres-arles.com
http://www.fillesducalvaire.com/
http://www.paulienoltheten.nl/

A LIRE
Rencontre avec Wiktoria Wojciechowska, Prix du Public 2018.

Rencontre avec Wiktoria Wojciechowska, Prix du Public du Nouveau Prix Découverte 2018

Le Nouveau Prix Découverte a été remis la semaine dernière, lors des Rencontres d’Arles, à l’artiste néerlandaise Paulien Oltheten. Alors que les 11 photographes sélectionnés étaient exposés à Ground Control, les visiteurs ont pu voter pour décerner le Prix du Public et c’est la jeune polonaise de 27 ans Wiktoria Wojciechowska qui remporte les suffrages avec sa série « Sparks ». Elle remporte également Le Prix de la photo Madame Figaro Arles 2018 !

Les galeries françaises à l’honneur de ce cru 2018 !

Le Prix du public récompense l’artiste et sa galerie, la Galerie Confluence (basée à Nantes) à travers une acquisition d’un montant de 5 000 euros. La lauréate 2018 est Paulien Oltheten, présentée par la Galerie des Filles du Calvaire (Paris). Le travail primé est visible jusqu’au 23 septembre à Ground Control, avec les travaux des 10 autres nominés.

Notre critique, Pascal Therme, a rencontré la jeune photographe autour de sa série « Sparks ».

Portrait de Wiktoria Wojciechowska, Arles 2018 © Pascal Therme

Sparks est le portrait multidimensionnel d’une guerre européenne contemporaine, oubliée mais toujours actuelle, la guerre en Ukraine. Wiktoria Wojciechowska est allée à la rencontre des combattants et des victimes de la guerre pour raconter son impact sur la vie de gens ordinaires. Le titre Sparks, étincelles en français, renvoie aux éclats brûlants des missiles qui transpercent sans pitié les murs des habitations. Ce sont les habitants, vivant près de la ligne de front, qui appellent ces éclats d’obus des étincelles, Іскри ou iskry en ukranien. En levant les yeux vers le ciel, en voyant la grêle des fragments brûlants, ils savent qu’ils n’ont plus le temps de trouver un abri. Ces « étincelles » incarnent la mort et la peur. Sparks propose plusieurs perceptions du phénomène de la guerre au travers de photographies, de collages et de films mêlés aux images collectées auprès des combattants, à leurs paroles et à des images symboliques de la guerre.

INFORMATIONS PRATIQUES
Nouveau Prix Découverte 2018
Du 2 juillet au 23 septembre 2018
Ground Control
13200 Arles
https://www.rencontres-arles.com
http://wiktoriawojciechowska.com
http://galerie-confluence.fr

A LIRE
Paulien Oltheten, Lauréate du Nouveau Prix Découverte 2018