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#FestivalDeLété : Festival de courts métrages au clair de lune

Le Festival de courts métrages au clair de lune organisé par l’association Phare se déroule du 31 août au 2 septembre au Théâtre antique d’Arles. Il a pour but d’élargir le champ de diffusion de l’art contemporain à des installations d’art vidéo, de proposer des programmes clé en main de courts métrages et de vidéos d’artistes selon des thématiques choisies ou demandées à des institutions culturelles et enfin de Sensibiliser les scolaires à la lecture de l’image.

Sur 3 jours, le festival vous propose des séances de protection d’une durée de 2 heures. Ce soir, jeudi 31 août, 10 œuvres seront présentées sur le thème La Piscine, le lendemain vendredi 1er septembre, ce seront 9 œuvres courts métrages humoristiques et enfin le samedi soir, la soirée de clôture présentera les films primés et un ciné-concert « Soy Cuba » de Mikhaïl Kalatozov, accompagné de Ahmad Compaoré et de Vincent Lajü, musiciens.

Accéder au programme complet :

http://www.festival-phare.fr/wp-content/uploads/2017/08/programme-A4-2017.pdf

INFORMATIONS PRATIQUES
Festival de courts métrages au clair de lune
Du 31 août au 2 septembre 2017
Chaque soir à partir de 21h00
Théâtre antique
13200 Arles
http://www.festival-phare.fr

Art-O-Rama 2017 coups de cœur et immanquables !

« Cooler than ever » comme le suggère le slogan d’Art-O-Rama sur nos sacs et les affiches. Il est certain que le format intimiste, la concentration d’événements en résonnance partout en ville et le côté détendu de la fin de l’été contribuent à faire de cette foire le rendez vous incontournable des collectionneurs et arty lovers juste avant le tourbillon de la rentrée parisienne.

Pointue et internationale par sa participation américaine, européenne par un quota important de galeries allemandes au top sur lequel je me suis concentrée, l’occasion de découvrir une scène qui ne nous est pas forcément familière. Mais je n’oublie pas les frenchies…A noter de nombreux solo show ce qui est la marque de l’audace !
Autre particularité : si la foire ne dure que 3 jours, le salon se poursuit en exposition jusqu’au 10 septembre. L’occasion de creuser davantage chaque démarche curatoriale, l’ADN d’Art-O-Rama.
Impression générale, l’on assiste à une vraie montée en puissance, voici pourquoi en quelques morceaux choisis :

Daniel Jacoby chez Antoine Lévi (Paris)

A partir du film Ahold of Get the Things To et de l’exposition à la galerie en 2014, l’artiste péruvien part d’un environnement suggérant un centre d’escalade parasité par les conversation des protagonistes autour de 3 indices : une baleine, une tortue, un perroquet. Trace ultime de ce projet au beau milieu de la galerie, un piolet recouvert d’une peinture de camouflage et sanglé de multiples cordes d’alpinisme. Rigoureusement minimal et conceptuel mais à forte consonance poétique. Daniel Jacoby s’est entouré des conseils d’un artisan pour cette création, selon sa pratique.
Rendez vous pris pour la 3ème édition de Paris Internationale 2017 (à partir du 17/10) qui investit un nouveau lieu cette année, l’ancien siège du journal Libération, comme me l’explique Antoine.

Chloé Quenum chez Joseph Tang (Paris)

La galerie présente les pièces récentes de l’artiste de retour d’un projet en Afrique de l’Ouest (Bénin). Ses recherches marquées par l’anthropologie et le tissage comme trame d’écriture narrative engendrent de nouvelles partitions où les objets détournés de leur fonction première se transforment à l’infini.

Laëtitia Badaut Haussmann Allen Paris (Paris)

Nous avons déjà remarqué cette artiste (cf article du 15/08) et son intervention à la maison Louis Carré, Laetitia Badaut Haussmann (prix AWARE 2017) pour la foire déroule une fois encore son potentiel narratif au sein de l’exposition collective particulièrement réussie autour des questions de l’altération des matériaux et de l’éphémère.

Jordi Mitjà, Bombon projects (Barcelona)

On ne pouvait pas manquer cette grosse pierre brune aux allures de météorite. « Dispersio de la primera pedra »comme en apesanteur a signé ‘l’ouverture d’un centre d’art comme c’est la tradition en Espagne.Un sentiment d’inconfort s’impose face à cette masse que l’on ne peut contourner et qui interroge.

Fiona Mackay et Emilie Pitoiset chez Klemm’s gallery (Berlin)

© Emilie Pitoiset
© Fiona Mackay
© Fiona Mackay
© Emilie Pitoiset

C’était le duo attendu qui marque le lancement des « Résidences d’artistes ART-O-RAMA« pour Fiona Mackay avec le soutien de l’ESADMM, École Supérieure d’Art et de Design Marseille-Méditerranée.
La nouvelle série d’œuvres montrée en dialogue avec Emilie Pitoiset, s’inspire du contexte de production pour ses grandes peintures et performances. Emilie Pitoiset (prix Audi Talents Awards 2010) à travers ses personnages tisse un récit proche de la chute, la fêlure, l’accident, comme souvent dans ses projets. Emotions contradictoires devant ses silhouettes cabossées aux uniformes anxiogènes.

Anna Virnich, Drei Gallery (Cologne) – Solo show

Les membranes, les textiles, les peaux, les odeurs et flux corporels révèlent une approche fétichisée de l’espace.  La question du corps, du toucher prélude au plaisir se révèle ambiguë dans cette mise en scène rigoureuse. Transparence et opacité sont au cœur de sa réflexion.

Vajiko Chachkhiani chez Daniel Marzona (Berlin) – Solo show

Remarqué à la Biennale de Venise cette année comme représentant du pavillon géorgien, il présente ici son dernier projet « Elephants on their way to vanish »à partir d’éléments collectés dans un salon en Géorgie, recréé pour l’occasion. Une fois encore l’habitat est vétuste (il pleuvait dans celui de Venise) et soumis au diktat du temps et aux vestiges de la mémoire.

Alvaro Urbano chez ChertLüdde (Berlin)

Solo show de l’espagnol Alvaro Urbano basé à Berlin, « Utopias are for the Birds »part des écrits de l’urbaniste français Claude Nicolas Ledoux pour dessiner des architectures utopiques à partir de cages à oiseaux. Dessins de Yona Friedman et John Hejduk et collages combinés créent un espace fictionnel où ces volatiles deviennent les acteurs du projet. L’artiste agit comme un ornithologue à travers ces dioramas, prétexte d’une réflexion sur l’architecture et la fiction, l’art contemporain et son public.

Estrid lutz Emile Mold chez Neumeister Bar-Am (Berlin)

Diplômés des Beaux Arts de Paris, les artistes en résidence aux Ateliers de la ville de Marseille nous livrent dans ce solo show leur nouvelle série de collages lenticulaires. Collision au cœur de leur pratique et de leur histoire personnel (l’un était batteur dans un groupe de rock; l’autre ingénieur) qui sert de point de départ à une réflexion sur l’hybridation extrême et le flux constant des images. Comme le crash d’un écran déjà obsolète d’une mémoire en vrac.

Grayson Revoir chez Frankfurt am Main (Berlin) – Solo show.

L’américain recompose les appartements typiques berlinois de la fin du XIXème siècle « Berliner Zimmer »nom du projet, et créé une installation toute en parois transparentes dans laquelle des cages d’oiseau vides renferment des sons enregistrés.  Une absence qui renvoie à l’usage des Canaris par les mineurs au siècle dernier pour les alerter d’un danger éventuel dans les travées.

Thu Van Tran chez Messen De Clercq (Brussels)

Née au Vietnam en 1979 réfugiée et grandit en France issue d’une double culture, algérienne par son grand-père et indochinoise par sa grand-mère. Diplômée des Beaux Arts de Paris en 2003 sa pratique de sculpteur est marquée du sceau postcolonial. La fiction est son domaine de prédilection, la littérature permettant de s’affranchir du réel, Duras devant l’une de ses héroïnes dans cette capacité à transcender. Avec le photogramme du dernier livre de l’auteur « Ecrire »il est question de la solitude et du silence, d’où ces pages blanches. « Encre assassine » traduit ce portrait de l’écrivaine au bleu de méthylène en proie à l’alcool et à l’oubli de soi.

Agnieszka Kalinowska  BWA, Warszawa, (Varsovie)

Polonaise basée à Berlin, l’artiste pluridisciplinaire Agnieszka Kalinowska provoque des situations de tension et de résilience dans des environnements résolument empreints de politique. Avec « Welcome » bannière tissée en cordes qui commence à se défaire il apparaît que la réalité n’est pas tout à fait conforme à nos attentes. De même avec « The Fence » une clôture à la fois refuge et piège pour les réfugiés.

L’artiste invitée 2017 par la foire est : Sabrina Belouaar

Franco-algérienne la question de l’affirmation identitaire et du destin post-colonial est à l’œuvre à travers installations peintures et vidéos entre signifiant et signifié. Partant de coutumes ou rites dans son pays d’origine qu’elle détourne pour leur donner un nouveau sens elle distille avec subtilité une analyse critique sociale et politique de la féminité prise entre traditions et modernité. Soif d’émancipation et tensions liées au statut de la femme. Catalogue publié à l’occasion par Sextant et plus group.

Sabrina Belouaar, Illusion, 2016. Valise en cuir, épis de blé. Dimensions variables


Nouvel espace cette année le Studio présente l’action des partenaires-mécènes de la foire et au delà.

Des partenaires engagés :

Mécènes du Sud, un collectif de 48 entreprises en 2007 soutient Art-O-Rama depuis sa création, à travers la production d’œuvres et depuis 5 ans des solos shows d’anciens lauréats du Prix Coup de coeur, tels Berdaguer & Péjus qui présentent Smith, Norman, Carlos, Mexico 68  photographie emblématique qu’ils réactivent.
Damien Leclère, commissaire priseur est le président du collectif, accompagné d’un comité artistique. Soutien également à Nouveaux Regards, à une exposition par an, résidences d’artistes en entreprise et bientôt essaimage à Montpellier-Sète.
 
La Fondation Logirem avec comme artiste invitée Bertille Bak
Dans le cadre de sa résidence au sein des Ateliers de la Cité de Fonscolombes, (Marseille 3ème) avec le concours de Sextant et plus / Group, la Fondation soutient la création d’une œuvre dans l’espace public. Bertille Bak et ses rencontres comme pratique artistique tisse des liens profonds avec les habitants. L’occasion de dépasser parti-prix et clivages sociaux culturels.

La Compagnie Fruitière et Wilfrid Almendra
Le groupe qui a inauguré un programme de résidences en Afrique, piloté par Sextant et plus a accueilli Wilfrid Almendra en résidence au cœur de ses plantations du Penja au Cameroun. De ce séjour l’artiste traduit avec l’économie de moyens qu’on lui connaît de nouveaux objets transformés issus de ses prélèvements de gestes et coutumes subsahariens.

Profitez en également pour découvrir les expositions de la rentrée de la Friche : Claire Tabouret, Vincent Lamouroux (avec la fondation Ricard, prochain interview) et Inventeurs d’aventures curaté par Gaël Charbau (cf mon article du 25) et le Prix des Ateliers de la Ville de Marseille.

Et plus :

En ville signalons les excellents expositions d’Emmanuelle Oddo pour la Double V galerie, notamment la « Villa Santo Sospir » en hommage à Cocteau.

Coraline de Chiara (Beaux Arts de Paris) qui en fait partie est un coup de cœur !Ses collages à base d’images récoltés rehaussés de peinture et de dessin interroge la porosité des médiums entre eux dans un nouvel espace temps.L’archive et l’illusion, l’archéologie et l’histoire , la perte et l’effacement sont des préoccupations majeures chez cette jeune artiste née à Jakarta.

La Rue du Chevalier Roze entièrement remplie de monde samedi soir, révèle des surprises inégales mais le solo show dédié à Martin Soto Climent découvert par Sam Art Projects dans l’espace des collectionneurs du groupe Lumière est à ne pas manquer.
Citons pour finir la collection Gensollen à la Fabrique, espace d’exposition et lieu de vie. Sur rendez vous les deux psychiatres vous dévoilent les fondamentaux de leur démarche : l’importance du langage dans la constitution de l’inconscient.

INFOS PRATIQUES :
Art-O-Rama 11ème édition, le Salon
Du 28 août au 10 septembre 2017
14h-19h en semaine
13h-19h samedi et dimanche
La Cartonnerie,
Fiche Belle de Mai
http://art-o-rama.fr
Rentrée de l’art contemporain • Friche la Belle de Mai

Pareidolie : Salon International du Dessin Contemporain

C’est à Marseille que le monde de l’art s’était donné rendez-vous le week-end dernier dans cette atmosphère très particulière de fin de vacances, de soleil et d’anisette.

Une pareidolie est un phénomène psychique qui fait que le cerveau humain associe naturellement des formes diverses, nuages, rochers, à des formes humaines. C’est par ce terme que les fondatrices, Françoise Aubert, Lydie Marchi, Martine Robin et Michèle Sylvander ont choisi de nommer le salon dédié au dessin contemporain créé en 2014. Pareidolie cultive sa différence tout en étant le complément idéal à Art-O-Rama. Accueilli au sein du Château de Servières, Pareidolie est un salon exigeant tant dans le choix des douze galeries invitées que des artistes présentés. Pareidolie est aussi le point de départ d’une saison du dessin développée au sein du réseau des galeries et des lieux d’art de Marseille-expos  et du territoire de Marseille-Provence.

Nous avons particulièrement apprécié les propositions suivantes :

Carte blanche à Anne-Valérie GASC

Anne-Valérie GASC est plus connue par son entreprise artistique Gasc Démolition qui a pour vocation d’étudier et organiser des stratégies de bouleversement du réel par une démarche de dévastation, démolition ou disparition. Pas d’explosion ou de démolition cette fois-çi puisque cette proposition de dessins tout en subtilité s’appuie sur un corpus initialement produit pour le « Le Bruit du Silence », une exposition de la BILD Galerie en 2016. http://www.documentsdartistes.org/artistes/gasc/repro.html

Caroline Corbasson

Caroline Corbasson était finaliste de l’édition 2016 du Prix Découverte des Amis du Palais de Tokyo. Caroline Corbasson a la tête dans les étoiles. C’est une observatrice du monde végétal, minéral et terrestre. Elle recherche inlassablement les possibilités poétiques et les énigmes de la perception de nos réalités. Elle est représentée par la galerie suisse Laurence Bernard (Genève). http://www.galerielaurencebernard.ch/galerielaurencebernard-galerie-artistes-art-contemporain/#/caroline-corbasson/

Tatiana Wolska

La pratique de Tatiana Wolska est basée sur la répétition du même geste, du même élément, utilisant des stratégies d’assemblage et de dessin qui produisent des oeuvres qui prennent forme avec le temps. Tatiana est représentée par la galerie Papillon. http://galeriepapillonparis.com/?presse/Wolska3&navlang=fr

Gabrielle Conilh de Beyssac

Gabrielle Conilh de Beyssac explore le dessin dans une approche physique. Elle fait dialoguer sculpture et dessin dans le champ de l’espace. L’oeuvre produite devient dépendante de l’espace dans lequel elle a été produite.
Gabrielle Conilh de Beyssac est représentée par la galerie Maubert, https://galeriemaubert.com/artistes/gabrielle-conilh-de-beyssac/.

Pia Rondé et Fabien Saleil

Le travail de Pia Rondé et de Fabien Saleil s’articule autour de la pratique du sténopé, développant une réflexion sur les techniques de reproduction, de transfert, d’altération chimique de la perception par l’image. Le travail présenté à Pareidolie consiste à développer cette démarche sur des plaques de zinc. Le duo d’artistes est représenté par la galerie Escougnou-Cetraro, http://escougnou-cetraro.fr/artistes/pia-ronde-fabien-saleil/

Gérard Soulhiol

Les oeuvres, dessins ou sculptures de Géraud Soulhiol représentent des portions de territoires, isolés, anachroniques, ou bien encore des pensées, des introspections liées à des situations quotidiennes. Un univers qui semble dans un premier abord familier mais qui révèle peu à peu une incongruité. Gérard Soulhiol est défendu par la galerie 22,48m2. http://www.2248m2.com/

Espace Vidéo sous le commissariat de Barbara Polla

Une proposition d’une heure et 30 minutes de vidéos. Nous avons particulièrement aimé l’animation poétique et émouvante de Nicolas Daubanes dans l’univers carcéral. Dans la maison centrale d’Ensisheim, Nicolas Daubanes a choisi de rendre les prisonniers participants actifs. Il donne à chaque personne détenue un morceau d’argile, lui proposant de façonner un objet qu’il désirerait réel. La création d’un bouquet de roses par un détenu réussit le tour de force de nous transporter par la poésie du geste dans cet univers de l’interdit. https://vimeo.com/214363316

INFORMATIONS PRATIQUES :
Pareidolie – salon international du dessin contemporain
Les 26 et 27 août 2017
Château de Servières
19 boulevard Boisson
13004 Marseille
http://www.pareidolie.net/
http://www.marseilleexpos.com/

#FestivalDeLété : Open Minded Festival 2017

Les derniers festivals de l’été se déroulent en ce moment aux quatre coins de l’hexagone. Open Minded revient pour la 2ème édition de son festival du 31 août au 2 septembre prochain. La Machine du Moulin Rouge et le Glazart vous accueille pour 45 heures de son, 5 scènes, 1 open air !

Comme l’an passé, l’équipe de l’Open Minded vous propose un condensé de la musique découverte toute au long de l’année… Au programme : des DJs et de groupes de musique urbaine dans deux lieux emblématiques de clubbing parisien.

Programmation

> Le 31 AOÛT : Powered by RADAR / La Machine du Moulin Rouge / 22H-06H
Event : http://bit.ly/2vxi5K7
Avec : Kalash Criminel
Alkpote
13 BLOCK
Alivor
MAJOR KEY PARTY DJs :
CUIZINIER
Nodey
Matou

> Le 1ER SEPTEMBRE : Powered by Greenroom / La Machine du Moulin Rouge / 00H-06H
2 SCÈNES : CENTRAL + CHAUFFERIE x The Djoon Experience
Event : http://bit.ly/2ucKzI6
Avec : Culoe De Song
DjeffAfrozila
Mr Raoul K
Afshin
Juan
Solstice

> Le 2 SEPTEMBRE : Powered by The Meister / LaPlage de Glazart
/ 15H-07H
Event : http://bit.ly/2sunva5
SCÈNE HOUSE
Bambounou
Mike Huckaby
G’Boï et Jean Mi
Tell
Manka
Tremplin PWFM
SCÈNE TRAX x OPEN MINDED
DJ AZF
Brothers From Different Mothers :
Judaah
J-Zbel

> AFTER / GLAZART / 07H-12H
Event : http://bit.ly/2t2ARMl
Avec : Moody
Panzer
Size Pier

INFOS PRATIQUES
• La Machine du Moulin Rouge
90 boulevard de Clichy 75018 Paris
http://www.lamachinedumoulinrouge.com/
Métro Blanche
• La Plage de Glazart
7/15 avenue de la Porte de la Villette 75019 Paris
http://www.laplage2017.com/
Métro Porte de la Villette
– Préventes Day 1 : 31 août – http://bit.ly/2vn4iX4
– Préventes Day 2 : 1er septembre – http://bit.ly/2tQBHIR
– Préventes Day 3 + after : 2 septembre – http://bit.ly/2tTIOiC

Pratiques féminines contemporaines au Musée d’Art de Toulon

À la suite de l’exposition « Elles s’exposent » qui mettaient en avant les représentations de la femme dans l’art à différentes époques, le Musée d’Art  de Toulon propose jusqu’au 03 septembre 2017, une présentation de ses collections qui met cette fois-ci en lumière la femme artiste du XIXe au XXIe siècles.

La place des femmes artistes dans l’histoire de l’art est assez limitée. On ne compte que quelques noms à travers les siècles, comme l’italienne Artemisia Gentileschi ou la portraitiste française Elisabeth Vigée-Lebrun. Mais le XIXe siècle allait voir s’émanciper la femme artiste, qui peut à peut, prend à sa place aux côtés de leurs homologues masculins. Berthe Morisot expose dans les Salons et lors des expositions impressionnistes. Camille Claudel impressionne son maître Auguste Rodin qui dira d’elle :  » Mademoiselle Claudel est devenue mon praticien le plus extraordinaire, je la consulte en toute chose ». Dans le Paris des années 1920, à Montparnasse, Sonia Delaunay et Natalia Gontcharova sont bien présentes mais souvent aux côtés de leurs époux. Niki de Saint-Phalle est la personnalité qui émerge et frappe le monde artistique par ses créations tourmentées, osées et libres. Intégrant le groupe des Nouveaux Réalistes, elle s’impose en tant que femme artiste dans un milieu encore très misogyne. En effet, les femmes artistes sont bien présentes cependant, leur travail est peu montré.

Dans l’histoire de la photographie, les femmes artistes ont joué un rôle important et ont contribué à la diffusion de ce méidum: Giselle Freund, Bérénice Abbott, Dorothea Lange, Diane Airbus… Dans les pratiques plastiques, il faudra attendre les années 1970 et le mouvement féministe pour que les artistes femmes se mobilisent. Des groupes de plasticiennes se constituent dont l’objectif priortaire est de combattre leur invisibilité. Elles utilisent leur féminité, leur identité et cette singularité corporelle pour se distinguer sur la scène artistique et proposent un art sociétal caractéristique et émotionnel. Sophie Calle, Annette Messager, Tania Mouraud, Louise Bourgeois imposent un art personnel nourri de leur passé et de leur profondeur intime.

Malgré cela, la proportion d’oeuvres d’artistes femmes dans les musées reste faible. Au Musée d’Art, elle représente 9% des collections contemporaines actuelles, une proportion similaire dans les autres musées nationaux et internationaux.

Chaque femme artiste a adopté sa propre pratique artistique. C’est ce que rend compte cette belle exposition qui met en avant des médiums différents dans des factures singulières qui rendent compte du but choisi pour chaque artiste. Un art figuratif, abstrait, polémique, engagé, onirique ou rêvé, toutes ces oeuvres montrent la pluralité d’une pratique féminine juste et délicate.

INFORMATIONS PRATIQUES
Elles exposent
Jusqu’au 03 septembre 2017
Musée d’Art
113, Boulevard du Maréchal Leclerc
83000 Toulon
Ouvert du mardi au dimanche de 12h à 18h
Entrée libre

Le Musée Camille Claudel, un nouvel écrin pour la sculpture française

Tout l’été, Mowwgli vous invite à partir à la découverte d’expositions de qualité proposées dans les régions françaises . Normandie, Nouvelle Aquitaine, Grand Est, Hauts de France, l’offre est de très haut niveau qu’elle soit élaborée par les institutions publiques ou privées. Nos rédacteurs ont rapporté dans leurs valises ses pépites et leur donnent une belle place dans notre #ProgrammationEstivale.

Depuis  le 26 mars dernier et soixante-quatorze ans après sa mort, Camille Claudel a enfin un lieu à la hauteur de son talent et de son nom. Un lieu où l’œuvre de la sculptrice se révèle dans toute sa singularité. Nogent-sur-Seine rend hommage ainsi à l’une de ses plus célèbre résidente.

Afin que les choses soient claires dès le départ, le musée n’est pas uniquement consacré à Camille Claudel. Il invite plus largement, à travers un projet scientifique, culturel et didactique, à une compréhension de la sculpture à la fin du XIXe et au début du XXe siècle dont Camille Claudel est une magnifique représentante. Le projet culturel a pour but d’en explorer toutes les richesses et d’en questionner et décrypter toutes les problématiques (approche historique, technique, esthétique, culturelle, anecdotique, littéraire, sociologique…),  l’émulation de grands artistes et la passion de Camille Claudel dont beaucoup d’œuvres sont présentées.

Nous comprenons ainsi, de manière chronologique, ses premières filiations artistiques, sa formation à la sculpture, l’âge d’or de la sculpture française, sa période Rodin, bien sûr, et son émancipation.

La seconde ambition du musée est de proposer un programme culturel au rythme des saisons en lien avec les collections et les expositions temporaires et de faire connaître les prolongements et les relectures contemporaines d’enjeux historiques, artistiques et iconographiques en écho aux collections. Cette ambition portera le musée vers des formes artistiques variées.

Le musée en quelques chiffres :
• 250 œuvres exposées (dont 200 sculptures, 67 prêts et dépôts, 43 sculptures de Camille Claudel, 37 fac-similés de photographies et gravures, 11 tableaux, 2 dessins)
• 8 films documentaires : 2 salles de projection et 5 écrans intégrés dans les salles ;
10 paroles d’expert projetées en alternance en salle d’exposition temporaire.
• Surface du bâtiment : 2 645
• Surface d’exposition permanente : 983
• Surface d’exposition temporaire : 300

Adossé à la « Maison Claudel » et imaginé par l’architecte Adelfo Scaranello comme un «phare visible de jour comme de nuit», le bâtiment de trois niveaux, se présente comme une addition de volumes différents offrant de grandes baies vitrées et faisant usage d’un matériau local, la brique, associé à l’enduit qui habille les maisons voisines.

INFORMATIONS PRATIQUES
Musée Camille Claudel
10, rue Gustave Flaubert
10400 Nogent-sur-Seine
http://www.museecamilleclaudel.fr

#FestivalDeLété : L’Intime Festival

Prolongeons l’été avec un week end à Namur et son Intime Festival! Un festival où la littérature s’invite sous toutes ses formes:Une programmation pluridisciplinaire pour ce jeune festival crée et imaginé par l’acteur et réalisateur Benoît Poelvoorde qui chaque année depuis 4 ans lance une invitation: se retrouver autour d’une sélection littéraire qui lui est très personnelle et singulière. Exploration de texte avec écrivains et acteurs, croiser les media entre cinéma, photographie, illustration et musique pour partager plus qu’un simple moment, des émotions.

Pour la cinquième édition de l’Intime festival, une conférence-spectacle avec Philippe Katerine et Philippe Eveno sur une projection de deux livres graphiques dédiés à l’amour et la mort, point de départ d’une petite bibliothèque philosophique et graphique pour quelques pistes de réflexion, subtiles, pour mieux appréhender la vie. Une lecture du romancier britannique Ian McEwan par les comédiens Marianne Denicourt et Dirk Roofthooft. Dimanche lecture de « Mon chien Stupide » par Jean-François Balmer par l’inoubliable auteur de « Bandini » ou « demande à la poussière » John Fante, celui qui sans conteste vous transporte dans lAmérique, celle de la beat génération, celle de la route et du voyage intérieur. Carte Blanche aussi pour Felwine Sarr, écrivain, économiste, libraire, éditeur et musicien…c’est l’une des figures intellectuelles les plus emblématiques que compte l’Afrique aujourd’hui. Une rencontre avec l’illustrateur Mathieu sape qui a croqué notre gérard Depardieu pendant 5 ans ou encore avec le duo Nicolas et Bruno, deux cinéastes des temps modernes, collaborateurs de canal + avec leurs « Messages à Caractère Informatif » ou « Amour, Gloire et Débats d’Idées », à l’époque où la chaine cryptée faisait encore rire!

INFORMATIONS PRATIQUES
Intime festival
Du 25 au 27 aout 2017
Theatre de Namur
Place du Théâtre 2
5000 Namur
Belgique

Toute la programmation de l’Intime festival sur http://www.intime-festival.be/

L’humour noir de Joan Cornellà chez Arts Factory

Arts Factory accueille tout l’été l’exposition événement consacrée à l’artiste espagnol Joan Cornellà ; si vous ne l’avez pas encore vue, nous vous conseillons de vous y rendre avant sa fermeture samedi prochain ! Alors bien sûr, on vous prévient, mieux vaut être doté d’un peu d’humour noir… Ca tombe bien, chez Mowwgli on aime l’humour noir, les regards décalés et les visions critiques sur le monde qui nous entoure.

Il vous reste deux jours pour découvrir les œuvres de Cornellà, ce Barcelonais qui a fait un tabac sur les réseaux sociaux avec ses dessins hyper épurés et ultra colorés, mettant en ligne de mire notre société actuelle. Il se moque, critique, dénonce avec une justesse presque complexante. Aussi bien que face aux planches exposées, on se dit qu’on aurait aimé y avoir pensé ! Hypersexualisation, Racisme, Handicap, Violence, Société de Consommation… tout y passe ! Même les amateurs de perches à selfie, c’est dire ! C’est d’ailleurs le visuel de l’affiche qu’Arts Factory a choisi pour son exposition. On peut y voir un homme brandir une perche à selfie, mais à la place d’un smartphone, c’est un revolver qui est braqué sur l’homme souriant.

Joan Cornellà est un dessinateur espagnol de 36 ans, auteur de bande dessinée. Il s’est fait connaître en collaborant avec la revue « El Jueves ». Son style évolue, et il se fixe dans le trash acidulé, qui n’est pas sans rappeler cette websérie américaine étrange et gore « Happy Tree Friends », que l’on a pu découvrir au début des années 2000. Cornellà prouve avec brio que l’on peut rire de tout, pour mieux pointer du doigt les inégalités, et la violence de notre époque.

Une exposition qui fait rire, qui perturbe, et nous fait réfléchir sur ce qui nous entoure, sur nos actions, nos peurs, nos rêves… Après Bangkok, Shanghai, Hong Kong, c’est au tour de Paris d’accueillir l’exposition, pour les retardataires, rendez-vous à Londres à la rentrée !

INFORMATIONS PRATIQUES
Joan Cornellà
/!\ Derniers Jours : Jusqu’au 26 août 2017
Arts Factory
27 Rue de Charonne
75011 Paris
Ouvert de 12h30 à 19h30
http://www.artsfactory.net

Arles : Billy Kidd à la Huawei Gallery, Rencontre avec Vincent Vantilcke

Huawei est partenaire du festival des rencontres d’Arles depuis 2016, cette année, la marque chinoise d’objets connectés présente l’exposition Champ-Contrechamp de Billy Kidd à l’Atelier des mécaniques. Mowwgli a rencontré Vincent Vantilcke, le directeur marketing d’Huawei France pour nous présenter ce projet.

Mowwgli : L’an dernier, vous aviez confié à deux photographes de talent l’animation des réseaux sociaux. Quel partenariat avez-vous imaginé pour ces 48èmes Rencontres?

Vincent Vantilcke : L’année dernière Huawei était un partenaire digital. En 2017 nous sommes devenus un partenaire officiel, visible et engagé en continuant de couvrir nos réseaux sociaux respectifs avec 2 photographes et un Huawei photo reporter, mais surtout en proposant une exposition originale et interactive intitulée Champ-Contrechamp.

Mowwgli : Comment s’est fait le choix de l’artiste Billy Kidd? 

V. V. : Billy Kid est un photographe de mode qui a beaucoup de succès. Mais c’est pour pour la qualité et la sensibilité de ses portraits, notamment en noir et blanc, que nous l’avons choisi. Sa qualité de new-yorkais nous a aussi semblé propice à créer une interaction entre des personnes éloignées de plusieurs milliers de kilomètres. Son enthousiasme pour le projet a fini de nous convaincre.

Mowwgli : L’exposition est tout à fait exceptionnelle puiqu’elle évolue au fil des jours. Comment avez-vous imaginé ce dispositif en temps réel?

V. V. : Notre idée était de surprendre les visiteurs tout en les impliquant dans ce qui est devenu, jour après jour, une exposition en diptyques. Dans un premier temps une série de portraits a été shootée au smartphone Huawei P10 à New York par Billy Kid parmi lesquels 10 portraits ont été exposés à Arles, au sein de la galerie Huawei (Atelier Mécanique). Un exemplaire du P10 était incrusté durant la semaine d’ouverture au-dessus de chaque photo exposée et Billy en prenait le contrôle à distance pour immortaliser les réactions des visiteurs découvrant les œuvres. Chaque jour, une photographie fut sélectionnée et a pris place à côté d’un portrait new yorkais. Elles offrent maintenant à l’exposition une vie dynamique originale, tout en mettant en lumière le regard et l’émotion du spectateur à l’instant de sa rencontre avec l’œuvre de Billy.

Mowwgli : Comment le public a-t-il réagi lors de la semaine d’ouverture à cette expérience artistique unique?

V. V. : Le public a été sous le charme du travail de Billy Kid, étonné de voir que des portraits d’une telle qualité aient été pris avec un smartphone, et surtout très heureux de se prêter au jeu et de s’inviter dans la vie même de l’exposition. Beaucoup sont revenus le lendemain de leur visite pour voir si c’est leur photo qui avait été sélectionnée.

INFORMATIONS PRATIQUES
Champ-Contrechamp
Billy Kidd
Du 3 juillet au 24 septembre 2017
Atelier de la Mécaniques
13200 Arles
https://www.rencontres-arles.com
https://www.billy-kidd.com

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Henri Cartier-Bresson à la Maison de la Photographie de Toulon

Photographe émérite, Henri Cartier-Bresson (1908-2004) est à l’honneur à la Maison de la Photographie de Toulon dans une exposition qui dévoile une partie des multiples facettes de son génie. L’exposition « Tête à Tête » explore le thème du portrait, cher au photographe et nous dévoile une sélection d’images, personnalités connus ou inconnus, réunies sous le génie de cet homme qui cherchait à fixer  » l’instant précis ».

Depuis 1932, Henri Cartier-Bresson photographie avec un Leica. C’est un appareil petit, portatif, léger, qui offre un contrôle inégalé sur l’image. Tout au long de sa carrière, ce type d’appareil (devenu mythique grâce à lui) ne le quittera jamais. En 1947, il fonde l’agence de photoreportage Magnum Photos avec d’autres photographes comme Robert Capa. Son oeuvre teintée d’humanisme se dévoile dans cette série si proche et si intime. Il immortilisa les artistes Francis Bacon, Marc Chagall, Alberto Giacometti, Pablo Picasso, Giorgio de Chirico ainsi que des écrivains comme Paul Valéry, Jean Genêt ou encore Albert Camus.Des clichés humoristiques comme celle de Marcel Duchamp posant à côté d’une roue de bicyclette, de Robert Doisneau sur les toits de Paris ou des images plus intimistes comme Marylin Monroe sur un lieu de tournage, Martin Luther King à sa table de travail ou plus personnelles comme celle de sa fille Mélanieassise sur une chaise tenant un chat.

Henri Cartier-Bresson est sensible à la poétique de la rencontre et à une certaine esthétique de construction de l’image. Ces portraits sont cadrés, de proportions 1/3-2/3, des portraits légèrement floutés qui suggèrent la furtivité du déclic. Des instants capturés rarement de face, toujours de profil ou en contre-plongée. Le format rectangulaire renforce la dynamique de ses sujets, souvent photographiés en intérieur. Cet intérieur qui agit en véritable scénographie et met en scène le sujet du photographe. Enfin, les tirages combinent toutes les tonalités de gris, noir et blanc dans un rendu émotionnel subtil.

C’est une belle expositon à visiter, autant par la qualité des clichés que pour la renommée du photographe.  Des portraits devenus célèbres par un homme qui n’avait de cesse d’observer le monde qui l’entoure. Et qui nous rend ses témoignages du temps avec altruisme et sincérité.

INFORMATIONS PRATIQUES
Henri Cartier-Bresson. Tête à Tête
Jusqu’au 17 septembre 2017
Maison de la Photographie
Place du Globe
Rue Nicolas Laugier
83000 Toulon
Ouvert du mardi au samedi de 12h à 18h.
Tel: 0494930759
Entrée libre
Avec le partenariat de l’Agence Magnum Photos.