Archives par mot-clé : Street Art

2KM3 Saint-Gervais : Rencontre avec Hugues Chevallier

Le 2 juin a été inauguré à St Gervais, le 2KM3 Saint-Gervais contemporary art platform, une plateforme monumentale et inédite pérenne dédiée à l’art contemporain urbain. Le parking souterrain, situé au cœur de la ville, se voit transformé en un gigantesque musée alternatif gratuit, ouvert 365 jours par an, 24 heures sur 24, sur une initiative du maire, Monsieur Jean-Marc Peillex, et sous le commissariat d’Hugues Chevallier, président de l’association Kill Art Factory et de l’artiste Frédéric Battle (Zoer). Hugues Chevallier a répondu à nos questions.

Mowwgli : Comment avez vous souhaité répondre à l’invitation de Jean-Marc Peillex, Maire de Saint-Gervais ?

Hugues Chevallier : Au départ Monsieur le Maire m’a demandé de faire intervenir des graffeurs dans le parking. Lorsque j’ai regardé les différents étages occupés par les voitures l’idée d’intervenir sur toutes les surfaces s’est imposée très rapidement. Afin que ce ne soit pas un projet décoratif pour égailler le parking mais plutôt quelque chose de conceptuel. Le parking et les œuvres vivent ensemble au quotidien, l’espace se modifie chaque jour.

Mowwgli : Selon quels critères les 12 artistes français et internationaux ont-ils été sélectionnés ?

H. C. : C’est avant tout des coups de cœur. Il s’agit d’artistes issus du milieu du graffiti. Ils l’ont beaucoup pratiqué mais ce sont tournés vers autre chose, plus contemporain, leur travail est mûr et réfléchi. J’observe leur travail depuis une dizaine d’année. Le point commun entre tous les artistes est surtout l’abstraction. Ils ont gardé l’énergie du graffiti. On est pour moi très loin du street art réalisé de façon très impulsive. S’il fallait englober ces artistes dans un seul mouvement je parlerais de Muralism, de Post-Graffiti ou de Graffuturism.

Mowwgli : 2KM3 soit 2000 m3 est l’une des contraintes imparties aux artistes, y en a t-il d’autres ?

H. C. : Les artistes avaient très peu de contrainte. Ils devaient investir tout l’espace. En revanche ils avaient un certain cahier des charge à respecter. Ils ne pouvaient pas commander autant de peinture et matériel qu’il souhaitaient. Il fallait bien respecter le budget réalisé en amont…

Mowwgli : Le visiteur et utilisateur habituel du parking est partie prenante de l’œuvre, à quel moment jugerez vous qu’il se l’aura appropriée ?

H. C. : Pour avoir fait l’expérience en voiture, je dirais au moment même où l’on rentre dans le parking ou découvre un étage. La visite se fait en accéléré. On peut choisir de ralentir ou pas, mais c’est surtout lorsque l’on choisi sa place devant tel élément ou détail.

Mowwgli : En tant que président de l’association Kill Art Factory, quelles évolutions notez vous dans le paysage et les pratiques du street art en France ?

H. C. : Je ne regarde plus vraiment le paysage du street Art. je regarde essentiellement le travail des artistes que j’apprécie. J’ai un peu peur du phénomène de mode. J’ai le sentiment que beaucoup de façades sont faites sans réflexion en amont. Je pense que les artistes doivent se poser beaucoup de questions avant d’appréhender des surfaces qui feront partie du quotidien de nombreuses personnes.

INFOS PRATIQUES :
2KM3 Saint-Gervais contemporary art platform
Avenue du Mont Paccard
F – 74170 Saint-Gervais-les-Bains
http://www.saintgervais.com
http://fb.me/SaintGervais

Boris Tellegen au Millenium Iconoclast Museum of Arts (MIMA)

A Molenbeek, l’art se veut un vecteur du vivre ensemble à travers la revalorisation du site urbain des anciennes brasseries Bellevue en synergie avec les hôtels Meininger le long du canal. Le MIMA dédié à la culture 2.0 favorise cette mixité et décloisonnement des catégories s’adressant à un large public amateur de cultures urbaines, musicales, graphiques, sportives et underground. Ouvert l’année dernière il a déjà accueilli plus de 40 000 visiteurs lors de son exposition inaugurale « City Lights ».

Le plasticien néerlandais Boris Tellegen alias DELTA selon une destructuration de son patronyme, y expose les étapes clé de 20 ans de son travail ainsi que son univers et ses sources d’inspiration. Activiste urbain il s’est d’abord formé comme ingénieur à l’Industrial Design Engineering de Delft (Pays-Bas), entamant une succession de collaborations autour de labels de musique, du graphisme, de la mode et du film qui l’amène à exposer en Europe, Japon et Australie. Il gagne une visibilité internationale au gré d’un mode de vie cosmopolite et nomade et de ses multiples expérimentations. Le parcours de l’exposition se déroule du sol au plafond, le long des vastes installations qui se déploient sur les 3 étages du musée. Une approche multiforme et volontairement fluide et transversale à l’image de sa pratique. Assemblages de bois peint dans la veine constructiviste, petits collages de papier, esprit géométrique et perspectives inversées, le chaos chez Boris Tellegen est rigoureusement ordonnancé. Un va et vient constant entre la rue,l’atelier, la galerie, le musée ou les partenariats commerciaux qui ouvre les points de vue et perspectives.
A noter que l’artiste est exposé à Paris et pour la 3ème fois à la galerie Backslash (depuis le 20 avril).

Découvrez également la collection permanente du musée des années 2000 à aujourd’hui avec des œuvres de Swoon, Daniel Johnston, Sixe Paredes, Maya Hayuk…

INFOS PRATIQUES :
A Friendly Takeover
Boris Tellegen
Jusqu’au 28 mai 2017
MIMA
39-41, Quai du Hainaut
1080 Brussels
Belgique
http://www.mimamuseum.eu/

Urban Art Fair Paris ou comment le carreau du temple devient un panorama du street art international

Malgré les questions sociétales, et les devisions que soulève encore le sujet de la récupération du street art par le marché de l’art la tendance va vers une institutionnalisation du cet art urbain longtemps laissé à la traine par les collectionneurs.

Samedi 1er octobre 2016 Xavier Niel inaugurait le premier musée dédié au street art en France : Art 42 au sein de l’école d’informatique ouverte en 2013. Avec comme objectif de réunir les grands noms de l’art urbain dans un seul et même endroit : Shepard Fairey, Banksy, Futura 2000 et Jef Aérosol.

C’est dans le même élan, mettre en lumière les galeries et artistes qui ontcompté dans le déploiement de cet art, que Urban Art Fair Paris a investi les espaces du Carreau du temple du 20 au 23 avril dernier pour la deuxième fois consécutive . Une trentaine de galeries françaises et internationales spécialisées en art urbain, deux jours de projection de films, une rétrospective, et un parcours Hors Les Murs avec l’exposition « Cannot be Bo(a)rdered » du 21 au 7 mai à l’Espace Commines.

Chez Mowwgli nous retiendrons les sélections présentées par la Galerie Saltiel d’Aix en Provence et ses collections de l’emblématique M.chat (http://www.galeriesaltiel-aix.com/fr/artist/MChat/oeuvre/), Art In The Game London et les captivantes créations pointillismes du français Kan (https://www.artinthegame.com/2017/03/04/kan/), Urban Spree Berlin pour leur démarche toujours plus décalée (http://www.urbanspree.com/fr/), BelAirFine Genève pour ses Bansky (https://www.belairfineart.com/en/artist/301/works/) et la galerie du jour Agnès b. qui présentait les œuvres de JonOne http://www.galeriedujour.com/.

Urban Art Fair ça continue donc à New York au Spring Studios du 29 juin au 3 juillet prochain mais également jusqu’au 7 mai à l’Espace Commines à Paris.

Pour une séance de rattrapage sur la naissance du Graffiti et se replonger dans le New York du début des années 80 en suivant les pères fondateurs de cet art qui défendaient leurs créations d’un genre nouveau , il vous faut regarder le documentaire emblématique Style Wars :

https://www.youtube.com/watch?v=0EW22LzSaJA

INFORMATIONS PRATIQUES
Urban Art Fair Paris – Hors les murs :
« Cannot be Bo(a)rdered »
Du 21 au 7 mai à l’Espace Commines
17 Rue Commines
75003 Paris
http://urbanartfair.com/

Carte Blanche à Numa Hambursin : Le street-art au musée ?

Numa Hambursin est notre invité de la semaine (lire son portrait publié lundi 10 avril), dans le cadre de sa carte blanche, aujourd’hui il partage avec nous sa vision du Street Art dans les musées, à l’annonce de l’ouverture prochaine, à Amsterdam, du plus grand musée consacré à l’Art Urbain.

Nous apprenions il y a quelques jours que le plus grand musée de street-art au monde ouvrira à l’été 2018 dans un ancien entrepôt de construction navale gigantesque, au nord d’Amsterdam. Il ne me paraît plus possible de passer à côté du phénomène, de le repousser d’un revers de la main comme s’il ne signifiait rien. Les questions que le street-art soulève sont infinies et je me bornerai ici à évoquer quelques points. Il faut d’abord souligner le caractère fourre-tout du terme qui englobe des pratiques et des personnalités qui n’ont absolument aucun rapport les unes avec les autres, si ce n’est d’avoir utilisé la rue comme lieu d’expression. On y trouve du coup des artistes très doués comme des propositions d’une médiocrité sans égale. C’est là que se trouve le piège. X aime le street-art, Y le déteste. Un tel positionnement n’a aucun sens et fait fi de la singularité des artistes. Je peux apprécier le travail de JR, ou de Alëxone, ou de C215, et dédaigner le graff foutraque au coin de la rue. De cette catégorie mal définie, brandie par ses adeptes et ses opposants comme un étendard, surgissent les querelles stériles auxquelles on ne peut échapper quand le sujet est discuté.

En voilà une par exemple : le street-art a-t-il sa place au musée ? Passons sur la sémantique, street signifie rue, le musée n’est pas la rue, une œuvre dans un musée n’est pas du street-art. Au nom du caractère subversif de la pratique du street-art – ce qui est historiquement tout à fait exact –, certains universitaires, en particulier, critiquent son institutionnalisation. En pénétrant les murs d’un centre d’art ou même d’une galerie, le street artiste accepterait de servir le système et verrait son message au mieux adouci, au pire corrompu par l’instrumentalisation politique ou l’argent. Sur le papier, on ne peut qu’être séduit par la pureté du raisonnement. Mais, une fois encore, c’est abandonner à bon compte la diversité des situations et les aspirations concrètes des artistes. Je me souviens d’une discussion avec Mist lors d’une conférence à Montpellier. Une auditrice lui demande s’il n’a pas peur que sa révolte soit compromise. Il lui répond (je le cite de mémoire) : « Mais moi, je ne veux faire passer aucun message, je veux seulement que ce soit beau. Alors si je peux vivre de ma peinture plutôt que de multiplier les petits boulots, et travailler en hiver dans un atelier plutôt que dans le froid, pourquoi m’en priverais-je ? ». Posons la question de manière provocatrice : un street-artiste a-t-il le droit de ne pas être révolté contre le fonctionnement de la société ? Même si je n’en ai pas rencontré à ce jour s’apprêtant à voter François Fillon, il me semble aberrant de vouloir tous les ranger dans une même case, toujours cette catégorie englobante qui nie leur liberté et leur singularité.

Au-delà des expositions temporaires, je crois tout à fait nécessaire que des œuvres réalisées par des artistes urbains (encore une question de vocabulaire sur laquelle il faudrait se pencher) entrent dans les collections des musées. Si la médiation est une de leurs missions principales, la conservation de l’art d’aujourd’hui pour les générations futures en est une aussi importante. Quel aperçu de la création des années 2010-2020 laisserons-nous à nos petits-enfants ? Si nous abandonnons à son sort une telle part de notre environnement artistique, celui-ci ne sera absolument pas le reflet de nos goûts, de ce que nous avons vécu et aimé. Les réserves de nos FRAC débordent d’installations réalisées par les héritiers de Marcel Duchamp, mais il n’y a pas une toile de JonOne dans une institution d’art contemporain en France, pas une seule ! L’argument souvent objecté de la mémoire photographique n’est pas satisfaisant, même s’il constitue un palliatif. On ne peut substituer à la présence physique, charnelle, d’une œuvre son seul aperçu par l’image. Mais, à mon tour, je ne veux pas glisser dans la catégorisation. Certains artistes souhaitent jouer le jeu du musée quand d’autres s’y refusent. Ce choix leur appartient. Il serait ridicule de forcer la main de ces derniers et, comme on l’entend parfois, de décoller la couche extérieure des murs des immeubles pour les abandonner dans des réserves climatisées.

L’exposition de JonOne que je réalisais en été 2015 au Carré Sainte-Anne connut un succès aussi prodigieux qu’inattendu. 119.000 personnes la visitèrent, ce qui constitue un record inégalé à Montpellier pour de l’art contemporain. Je passais de nombreuses soirées à discuter avec son auteur de street-art. S’il acceptait de bonne grâce ce vocable, il ne supportait plus les présupposés intellectuels qui en découlaient. JonOne avait eu la légion d’honneur, dont il était très fier, il disait n’avoir pas fait un mur depuis de longues années. J’ai retenu la distinction qu’il m’a proposée à l’époque : être un street artiste, c’est avoir été à l’école de la rue, comme d’autres ont été à l’école des Beaux-Arts. Voilà déjà une piste de réflexion qui, si elle est imparfaite, permet de poser les bases d’une discussion. JonOne est une star comme il est difficile de l’imaginer. Le jour de dédicaces, une queue monstrueuse s’était formée dans Sainte-Anne, jusqu’à l’extérieur du bâtiment. Il y avait des jeunes et des vieux, des gens que je n’avais jamais croisés jusque là, quelques uns venus de Paris, de Lyon et de Bordeaux. Quand il nous fallut fermer les portes pour préparer le concert, on lui installa une table de fortune sur le parvis et il poursuivit deux heures durant. Il vida trois feutres noirs en une après-midi. Pour une fois, le terme populaire n’était pas usurpé. Je vivais cette expérience comme un grand souffle d’air frais pour un art contemporain si souvent replié sur lui-même.

Les artistes urbains sont confrontés à une sorte de plafond de verre. Ils ne sont pas absents, ils ont droit à des expositions de groupe dans des lieux périphériques, à des murs offerts dans des quartiers en jachère, à des animations dans les « zones sensibles » ou à des parodies de commandes publiques. Je ne peux m’empêcher d’y voir une forme de mépris. Oui, disons-le, un mépris social et culturel. Et bien je crois qu’il est grand temps de réconcilier les deux mondes. Toutes les propositions ne se valent pas, il ne faut pas craindre d’établir des hiérarchies, comme on le fait pour toute forme de création. Si le manque de référents historiques est parfois gênant (je pense à ceux qui imitent sans le savoir l’abstraction d’après-guerre, la seconde école de Paris), la vivacité de leur imagination est salvatrice. La question n’est donc plus de savoir si le street-art doit entrer au musée, mais bien quels artistes élevés à l’école de la rue méritent de voir leurs œuvres conservées pour traverser les siècles.

Montpellier est une ville très dynamique en matière de street-art, même si elle n’est pas exactement cette capitale que l’on décrète par facilité. Il y a le Verdanson, le quartier Rondelet, le regret d’un mur près de la gare dont Smole et Alëxone devaient s’occuper avant d’essuyer le refus absurde des Bâtiments de France, plusieurs galeries spécialisées, des collectionneurs passionnés, une toile de JonOne dans le bureau du maire, des expos qui ont marqué les esprits comme Parcours aux Arceaux. Beaucoup d’artistes surtout, que j’hésite à citer car je vais forcément en oublier de formidables. Je me lance d’un trait, comme ils me viennent. Smole, Salamech, Mist, Gum, Zest, Momies, Fode, Jonnystyle, Monsieur BMX, et puis mon cher Al Sticking qui désormais ne veut garder que le « Al ». Il sera le dernier artiste que j’exposerai à Sainte-Anne, en octobre et novembre prochain. J’avais proposé, à l’époque où je travaillais sur le nouveau musée d’art contemporain de Montpellier, qu’une section entière, la première en France, soit consacrée au street-art. Nous aurions pu très vite nous constituer une collection unique dans ce qui est encore – mais jusqu’à quand ? – une niche peu exploitée. Prenons un exemple, pour ceux qui pensent que les œuvres sont inaccessibles. Pour le prix d’une toile de Soulages (nous en possédons déjà plus d’une vingtaine au Musée Fabre), nous pouvions avoir cinq toiles de chacun des dix plus importants artistes urbains français, sans compter les dons qui auraient afflué. J’avais également nourri le projet d’une grande exposition qui aurait englobé tous les lieux de la ville. Tant pis, ce sera pour plus tard ou pour d’autres cieux. En attendant, il reste à terminer en beauté avec Al. Il faut d’ailleurs que je conclus ce texte entamé il y a plus de trois heures. Demain matin, j’ai rendez-vous à Sainte-Anne avec lui et la directrice de l’Orchestre de Montpellier. Il veut un concert dans son expo. Du hip-hop pour un street artiste ? Et bien non, Vivaldi ! Il faut toujours se méfier des catégories.

Photo : https://www.facebook.com/al.sticking

Street Generation(s) : 40 ans d’Art Urbain à Roubaix

La galerie Magda Danysz présente l’exposition collective « Street Generation(s) » pour célébrer les 40 ans de l’Art Urbain. Au total ce sont 50 artistes internationaux qui sont rassemblés à La Condition Publique de Roubaix pour une expo 100% Street Art !

Aujourd’hui, le Street Art apparaît comme étant sans conteste le mouvement artistique le plus important de la fin du XXème et du début du XXIème siècle. Des précurseurs aux jeunes générations qui réinventent ses codes sans relâche, un corpus artistique solide émerge et l’art urbain entre dans l’histoire de l’art.

À travers les oeuvres de 50 artistes, créées spécialement pour l’exposition ou issues de collections privées, des interventions in situ et hors-les-murs et des documents d’archives, l’exposition STREET GENERATION(S) 40 ans d’art urbain dresse un panorama complet, inédit en France, de ce mouvement foisonnant.

Que l’on parle de graffiti, art urbain ou street art, une réalité artistique a fait jour ces dernières décennies. Penchons-nous sur les raisons qui font des artistes de ce mouvement de véritables talents et pourquoi leurs pratiques variées s’inscrivent résolument dans l’Histoire de l’art.

Avec les artistes : André, A-One, Ash, Banksy, Tarek Benaoum, Blek le Rat, C215, Crash, Dface, Dondi, Dran, Faile, Shepard Fairey (Obey), Futura, Keith Haring, Jay, Jef Aerosol, JonOne, JR, Katre, Kaws, L’Atlas, Ludo, Barry Mc Gee, Miss. Tic, Mode 2, Steve More, Nasty, Os Gemeos, Psy, Quik, Ramellezee, Remi Rough, Rero, Seen, Skki, Space Invader, Sten Lex, Swoon, Tanc, Vhils, Jacques Villeglé, Nick Walker, West, YZ, Zevs, Zhang Dali, Zlotykamien, etc.

EXPOSITION
Street Generation(s) : 40 ans d’Art Urbain
Du 31 mars au 18 juin 2017 prolongation jusqu’au 9 juillet 2017 !
La Condition Publique
14, Place Faidherbe
59100 Roubaix
Tram, metro: Eurotéléport station
Liane 4, Bus 33 – V’Lille: la Condition Publique station
Mercredi au Dimanche de 13h à 19h
Nocturnes jusqu’à 22h le samedi 13 mai, vendredi 19 mai, samedi 20 mai et samedi 17 juin
Tarifs : 5/3 € – Gratuit (-18ans et minima sociaux)

Le plus grand musée de street-art sera basé à Amsterdam

Eduardo Cobra à l’extérieur du futur musée de street-art d’Amsterdam © Marco Buddingh
Eduardo Cobra à l’extérieur du futur musée de street-art d’Amsterdam © Marco Buddingh

Amsterdam s’apprête à accueillir bientôt le plus grand musée de street-art au monde, il prendra place dans un ancien entrepôt de construction navale situé au nord de la capitale. Les 80 000 m²  seront gérés par le conservateur et curator néerlandais Peter Ernst Cooler.

Pour en savoir plus, lire l’article publié par Exponaute :
http://www.exponaute.com/magazine/2017/04/04/amsterdam-se-prepare-a-accueillir-le-plus-grand-musee-de-street-art-au-monde/

Les 12 lauréats d’Anamorphose Project

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A la suite du lancement des candidatures du concours d’Anamorphose Project, Bercy 2 offre carte blanche aux 12 candidats sélectionnés. Du 1er au 11 mars, ils réaliseront des œuvres en trompe-l’oeil (anamorphoses).
Le lauréat sera élu à 50 % par le vote du public et à 50 % par le vote d’un jury professionnel spécialisé dans le street art se verra remettre une dotation de 10 000 €.

Artistes sélectionnés : Masashi Hattori, Renaud Delorme,
PEETA, Paul Kichilov, Collectif RB / CP, Noir-Artist, Manfred Stader, Remi Petit, Zag & Sia, Moyoshi, Collectif Photograffée et Lenz

Les votes auront lieu du 11 au 25 mars et les résultats seront connus le 25 mars.

Rainwork, de quoi égayer les jours pluvieux

Seattle est la première ville de l’État de Washington, elle est située au Nord-Ouest des États-Unis. L’une de ses particularités est qu’il y pleut 150 jours par an. Deux jeunes artistes ont donc décidé de donner le sourire aux gens en laissant des messages sur le sol qui se relèvent uniquement grâce à la pluie…

Rainy City, c’est ainsi qu’on nomme Seattle, est donc devenue une formidable aire de jeu pour les expérimentations de ces deux artistes.
Peregrine Church et Xack Fischer découvrent l’existence d’un produit super-hydrophobe, c’est ainsi qu’ils ont l’idée de créer des œuvres, à même le sol de la ville, qui ne se dévoileraient uniquement lorsqu’il pleut. Ce produit est invisible à l’œil nu, il a la particularité d’être parfaitement imperméable. L’eau ne s’attache pas à sa surface. Lorsqu’il commence à pleuvoir, les œuvres réalisées se révèlent enfin…

Aujourd’hui, ce phénomène artistique dépasse les frontières.

http://rain.works