Archives par mot-clé : Street Photography

Les Américains de Robert Frank réédité chez Delpire

A l’occasion des 60 ans de la première publication du livre « Les Américains » de Robert Frank, les éditions Delpire viennent de rééditer l’ouvrage culte ! Car si il y a un livre qui aura marqué l’histoire de la photographie, c’est sans aucun doute celui ci, « Les Américains » fait naître une nouvelle iconographie qui aura marqué des générations de photographes…

« Je désire réaliser un document contemporain authentique, dont l’impact visuel soit tel qu’il se passe d’un quelconque commentaire » – Robert Frank

C’est en 1947, que le photographe suisse Robert Frank s’installe à New York. Au milieu des années 50, il décide de sillonner les Etats-Unis en famille, armé de son appareil photo. Son itinéraire est laissé au hasard des routes et des chemins, c’est ainsi qu’il traverse 30 états et photographie ceux qui croiseront sa route. En 13 mois, il aura réalisé presque 27 000 clichés, loin de l’image du rêve américain, il immortalise une réalité bien plus brute. A son retour, il propose ce reportage pas comme les autres, à la presse. Notamment à Life, qui refusera de le publier. Robert Delpire décide d’éditer l’ouvrage historique en 1958, soit deux ans après le retour du périple de Robert Frank. Le livre sort dans une indifférence la plus totale, il est même jugé triste, pervers, voire subversif… En 1959, « Les Américains » est publié en anglais par Grove Press, mais l’édition rencontre une hostilité profonde et se voit critiquer d’antiaméricanisme. En 1961, sa série tant décriée sera exposée pour la première fois au Art Institute of Chicago, les années 60 participeront à l’évolution des mentalités et l’ouvrage deviendra progressivement un « classique » de la photographie.

Cette nouvelle réédition a été revue et corrigée par Robert Frank lui-même, qui se rapproche d’avantage à l’édition américaine.

INFORMATIONS PRATIQUES
Les Américains
Robert Frank
Delpire
Introduction : Jack Kerouac (nouvelle traduction de Brice Matthieussent) Relié toilé avec jaquette
Format : 20,9 x 18,4 cm
84 photographies en noir et blanc
180pages
35€

EXPOSITIONS EN COURS & A VENIR
• Sidelines
Robert Frank
Du 2 juillet 2018 au 23 septembre 2018
Les Rencontres d’Arles
Espace Van Gogh
13200 Arles
http://rencontres-arles.com
• Les Américains
Robert Frank
Du 22 septembre 2018 au 20 janvier 2019
Musée de la Photographie. Centre d´art contemporain de la Fédération Wallonie-Bruxelles
11 Avenue Paul Pastur
6032, Mont-sur-Marchienne
http://www.museephoto.be

Lancement de The GASP Collective

En début d’année quelques photographes d’Hans Lucas sortaient le premier numéro du webzine GASP. Le projet est devenu indépendant et c’est aujourd’hui un collectif de photographes mené par Cyril Abad. The GASP Collective promeut la photographie documentaire et la street photography.

Chaque semaine, The GASP Collective, propose une WEEKLY DOSE, avec la publication d’images de jeunes photographes émergents et également des travaux des photographes membres.
Vous êtes photographe et vous souhaitez soumettre vos images, rendez-vous ici :
http://gasp-streetphotography.com/?p=1055

Vous pouvez retrouver également une sélection d’expositions et évènements parisiens dans THE WEEKY RENDEZ-VOUS.

Le nom « GASP » a été soufflé par Joel Meyerowitz, célèbre photographe américain. A l’occasion du lancement de GASP Collective, on y retrouve une interview exclusive. A lire ici :
http://gasp-streetphotography.com/?p=2199

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INFORMATIONS PRATIQUES
The GASP Collective
Membres : Cyril Abad • Didier Bizet • Lou Camino • Hervé Chatel • Markko Jarron • Denis Meyer • Nima Taradji

White Night : Une première exposition en France pour Feng Li

Thomas Sauvin et Léo de Boisgisson présentent le travail du photographe chinois Feng Li à la galerie Oberkampf. Il s’agit de « White Night », une série débutée en 2005, et qui est devenue sa principale œuvre personnelle. Ce street photographer capte les scènes insolites ou ordinaires des rues de Chengdu, d’où il est originaire. De manière frontale, à coup de flash, il épingle la faune humaine dans ses postures les plus rocambolesques. « White Night » c’est aussi un ouvrage sélectionné pour le Prix du livre Aperture-Paris Photo dans la catégorie premier livre, dont le nom du lauréat sera divulgué lors de la foire.

Pour l’occasion, le photographe Feng Li est à Paris. L’équipe de Mowwgli l’a rencontré.

« Ce qui m’intéresse avant tout, c’est de garder la liberté dans mon travail« . – Feng Li

Mowwgli : On assiste à la naissance et à la croissance de grands festivals et musées dédiés à la photographie en Asie. Quelle est la place de la photographie en Chine ? 

Feng Li : En Chine, la photographie – comparée aux autres arts visuels – en est plutôt à ses débuts. Mais c’est très prometteur, ça bouge très vite, car de nouvelles institutions artistiques et des foires voient le jour. Le mois dernier, j’étais à Photo Shanghai et j’ai eu de très bons retours, alors que je ne pratique pas ce pas forcement une photographie décorative et accessible. De mon point de vue, le développement de la photographie s’oriente sur de très bons rails et l’ouverture très prochaine du Museum of Photography de Lianzhou est une très bonne nouvelle. En Chine, le festival de Lianzhou est devenue une véritable institution et fait autorité dans le domaine de la photographie. Les plus grands photographes chinois sont passés par cette manifestation, et je suis très fier d’y avoir exposé il y a 5 ans. La Chine a spécifiquement besoin de ce genre d’institutions pour se développer. François Cheval sera à la tête du Musée, et c’est une chance d’avoir des personnalités internationales pour guider ce genre d’institutions. La Chine est encore en phase d’apprentissage, nous avons beaucoup à apprendre de l’étranger et de l’Europe notamment.

Mowwgli : C’est votre première exposition hors de Chine. La France reste-t-elle une terre mythique à conquérir quand on est photographe ? Est ce votre première visite et quelles ont été vos premières impressions ?

Feng Li : A la base de ce projet d’exposition, il y a vraiment une rencontre. Je suis venu ici à la suite d’une proposition de Thomas Sauvin et Léo de Boisgisson. Thomas a découvert mon travail en 2010, il m’a acheté quelques pièces. Avec Léo, sa femme, nous nous sommes rencontrés lors de sa venue à Chengdu l’an passé. Nous nous connaissons bien, tous deux ont vécu plus de 10 ans en Chine et nous avons noué des liens très forts. Alors venir ici, c’est avant tout presque amical. Le choix des images a été opéré par Thomas et Léo, je leur ai fait complètement confiance et j’en suis heureux.
Je suis assez loin des clichés sur la France. Paris est une ville que j’aime bien, je retrouve beaucoup de similitudes avec Chengdu, ma ville natale. Je trouve les gens finalement assez détendus, ils prennent le temps, j’adore me mettre aux terrasses de cafés pour les observer. Chengdu est réputé pour sa douceur de vivre et ici, j’ai l’impression d’être en terrain connu, presque familier.

Mowwgli : Parlez-nous un peu de ce projet exposé à Paris.

Feng Li : Pour le projet parisien, c’est une infime sélection réalisée à partir des milliers de photos prises depuis plus de dix ans sous une seule et même série intitulée « White Night ». Le choix des 31 photographies exposées représente particulièrement bien mon travail, on retrouve d’ailleurs quelques pièces iconiques de la série. Je déclanche à l’instinct, les images sont prises sur le vif, en majorité dans la région de Chengdu. La géographie et la topographie ne sont pas importants pour moi, ce qui m’intéresse ce sont les gens. J’essaye de capter des moments surprenants du quotidien. Je photographie autour de chez moi, des gens que je rencontre par hasard. Je vois toujours des choses incroyables et complètement invraisemblables. C’est ce que je recherche dans mes prises de vue : l’inattendu.

Mowwgli : Quelles sont les différences entre la photographie européenne et la photographie asiatique – chinoise en particulier ? Quelles sont les codes communs ?

Feng Li : Il y a une paternité que nous devons reconnaître de l’Europe pour la photographie et sans doute que la Chine a absorbé certains courants de manière décalée. Mais aujourd’hui, la Chine a largement rattrapé son retard. Les praticiens et les penseurs de la photographie sont confrontés aux mêmes problématiques que ce soit en Europe ou en Chine : la photographie se démultiplie, comment continuer à faire quelque chose d’intéressant? C’est pour moi ce qu’il y a de plus important, la photographie est faite pour poser des questions. (Sans trop apporter de réponses – rires)
En Chine, l’évolution de l’image s’est largement diversifiée. Il y a de plus en plus de photographie plasticienne, de nombreux artistes – ne viennant pas nécessairement de la photographie mais qui s’en empare – font des choses assez poussées. Il y a des photographes et des artistes-photographes et ça c’est quelque chose d’assez nouveau, on le remarque que depuis une vingtaine d’années. Par rapport à l’Europe, nous vivons tellement de bouleversements et de changements qu’en tant qu’artiste, nous avons beaucoup de défis, le champs des possibles est infini.

Mowwgli : Votre pré-selection au prix Aperture marque-t-il un tournant dans votre carrière ? Est ce un tremplin pour le marché américain ?

Feng Li : Je n’ai pas vraiment pensé au marché américain. C’est mon premier livre, c’est ma première exposition hors de Chine, je reste encore assez idéaliste. Je suis très heureux d’être nominé pour ce prix Aperture-Paris Photo et j’espère que ce livre sera sélectionné pour son contenu.

https://www.instagram.com/fenglee313/

INFORMATIONS PRATIQUES
• White Night
Feng Li
/!\ Derniers jours : jusqu’au 19 octobre 2017!
Galerie Oberkampf
103 Rue Saint-Maur
75011 Paris
http://www.galerieoberkampf.com
• Prix du Livre Aperture Paris Photo
Annonce des lauréats le vendredi 10 novembre
http://parisphoto.com

Sortie de la publication GASP#2 by Hans Lucas

Quand certains visent l’instant décisif, d’autres aspirent secrètement au “gasp”. Gasp ? Un mot emprunté à nos voisins anglophones qui résume parfaitement cette très brève inspiration de surprise qu’espèrent ressentir les photographes de rue lors de leurs errances citadines à l’affût de ces petits accidents qui transforment le banal en extraordinaire… Voici aujourd’hui la 2ème édition de cette revue en ligne

L’électron libre

La street photography est à la photographie ce que le hip hop est à la musique. En mouvement permanent, ses influences et ses approches sont tellement variées qu’il serait incorrect de la définir.

Représentante visuelle des cultures du monde et de leurs diversités, elle est le reflet de ses vies, ses lumières, ses couleurs, ses contrastes, ses silences, ses effervescences, ses familiarités, ses absurdités, ses bizarreries, ses tragédies. Sa beauté réside dans la banalité. A l’instant où vous vous levez. Au moment où vous franchissez le palier de votre porte. Dans le bus. Le métro. Quand vous buvez un verre avec des amis. Pendant des vacances en famille. Sur la route. Une aire d’autoroute. Au milieu de la nature. Lorsque vous errez les rues de votre ville. Elle est documentaire. Puis le lendemain, elle s’affranchit de cette caractéristique. On ne peut pas lui retirer un rôle de mémoire. Le temps lui donne souvent raison.

Enfin elle est un électron libre. Peut être aussi parce que notre civilisation est libre. Cette liberté fragile est précieuse. La promouvoir, c’est aussi vouloir la protéger et défendre l’histoire de nos quotidiens.

Jérôme Lorieau

Accédez à la deuxième édition de GASP (Bimestrielle)
>> http://hanslucas.com/mag/gasp02

Sortie de la publication GASP#1 by Hans Lucas

Quand certains visent l’instant décisif, d’autres aspirent secrètement au “gasp”. Gasp ? Un mot emprunté à nos voisins anglophones qui résume parfaitement cette très brève inspiration de surprise qu’espèrent ressentir les photographes de rue lors de leurs errances citadines à l’affût de ces petits accidents qui transforment le banal en extraordinaire…

GASP, c’est aujourd’hui le projet de sept photographes du studio Hans Lucas, passionnés de ce genre aux contours relativement flous : Cyril Abad, Lou Camino, Markko Jarron, Kalel Koven, Jérôme Lorieau, Andrea Mantovani et Denis Meyer.

Leur souhait, modeste et motivé : illustrer, grâce à un webzine éponyme idéalement bimestriel présentant coups de coeur, figures totémiques et autres actus, toute la richesse et la diversité de la photographie de rue. Quant à leur espoir ? Vous amener à descendre dans la rue pour y glaner votre propre GASP !

Accédez à la première édition de GASP (Bimestrielle)
>> http://hanslucas.com/mag/gasp01

Eamonn Doyle exposé au Centre photographique Pôle Image Haute-Normandie

C’était sans doute l’exposition à ne pas rater lors des dernières Rencontres d’Arles : End d’Eamonn Doyle. Tout le monde en parlait, alors pour tous ceux qui n’ont pas eu la chance de la visiter, ou pour ceux qui auraient envie de la redécouvrir, c’est à Rouen que ça se passe, et plus précisément au Centre photographique Pôle Image Haute-Normandie.

Dublin Trilogie – composée de 3 séries : i / ON / End – explore le Dublin natal du photographe irlandais Eamonn Doyle. L’exposition
scénographiée par Raphaëlle Stopin a été repenser intégralement pour s’associer au lieu, offrant ainsi une seconde lecture au travail de Doyle. Immersion totale dans la street photography.

EXPOSITION
Dublin Trilogie
Eamonn Doyle
Du 15 octobre 2016 au 18 février 2017
Centre photographique Pôle Image Haute-Normandie
15 rue de la Chaîne
76000 Rouen
http://www.poleimagehn.com